Histoire de l’Anime et du Manga en France – 1978 à 2003
J’avais écrit cet article il y a assez longtemps sur mon ancien blog. Cette petite rétrospective n’ira pas plus loin que l’année 2003, vu qu’après cette date-là je n’étais plus trop au courant de ce qui se passait à la télévision française.

Je vais parler ici principalement de l’arrivée de l’animation japonaise en France, ainsi que de celle des mangas, mais je tiens à préciser que ce petit article est loin d’être complet ! Il se peut, et c’est même probable, qu’il contienne aussi quelques erreurs. Donc si vous en voyez, n’hésitez pas à m’en faire part.
Je vais donc essayer de retracer ici le plus justement possible l’histoire de la japanimation dans notre pays, et parler des différentes réactions que cette « invasion nippone » a pu engendrer. J’espère en tout cas que cela évoquera parmi les plus anciens fans de vieux souvenirs agréables.
***
- Comment tout a commencé ?
Il nous faut revenir presque trente ans en arrière, en juillet 1978 plus exactement. Un dessin animé d’apparence anodine mettant en scène un robot se mit à attirer des milliers de téléspectateurs. Son nom est Goldorak (Grendizer), et personne n’allait deviner que cet engouement pour un simple dessin animé (ce fut un tel succès que Goldorak eut même droit à sa couverture dans Paris Match) allait donner naissance à un phénomène qui, aujourd’hui, n’est plus un vulgaire phénomène de mode. Étonnamment peu populaire dans son pays d’origine, Goldorak n’était pourtant pas le premier dessin animé japonais à arriver en France, puisque quelques années auparavant avaient été diffusés Vic le Viking, les aventures de la petite abeille Hutchi (appelée aussi Hacou), ainsi que deux oeuvres de Tezuka, le père du manga moderne : Le Roi Léo et Astro le Petit Robot. Face au succès inattendu de Goldorak, d’autres séries nippones arrivèrent en masse, notamment Candy, Albator et Capitaine Flam, qui furent de grands succès, ainsi que Maya l’Abeille.
Ce fut donc le déclic, et les chaînes se mirent de plus en plus à acheter des anime (surtout qu’ils coûtaient moins cher qu’un dessin animé américain ou européen…). Un véritable raz de marée frappa donc le pays durant les années 80. Plusieurs émissions de jeunesse virent le jour durant cette période : Croc Vacances (présentée par Claude Pierrard, et qui programmait des séries « gentilles » comme Alice au Pays des Merveilles), Cabou Cadin (émission de la récente Canal+, qui diffusa Crocus, Bioman, Cobra, Edgar détective cambrioleur, Sherlock Holmes…), et les multiples émissions de FR3 (qui permirent de découvrir Dan et Danny (Dirty Pair), Cat’s Eye, les Petits Malins, Conan le fils du futur, etc.).

Même si la concurrence entre les différentes unités de jeunesse des chaînes fit rage, c’était encore l’époque où la censure ne charcutait pas les séries à tout va, bien qu’elle fut présente (le meilleur exemple est Candy, avec la mort d’Anthony, où dans la version francaise il est simplement dit qu’il est parti très loin), et où le dessin animé nippon n’était pas encore très critiqué.
Certaines émissions de jeunesse réussirent à marquer leur époque comme Récré A2, Youpi l’Ecole est Finie, Croc Vacances ou encore le Club Dorothée. Ce dernier a par ailleurs largement permis l’engouement envers les anime d’atteindre son paroxysme, donnant ainsi naissance à bon nombre d’animéfans, mais paradoxalement il lui donnera une bien mauvaise réputation. Ce fut la fameuse période « anti-manga », mais j’y reviendrai plus tard.***
- L’arrivée du Manga
Il est apparemment arrivé pour la première fois en France vers la fin des années 60, dans le Budo Magazine Europe, avec quelques planches de Bushidou Muzanden, du mangaka Hirata Hiroshi. Puis une dizaine d’années plus tard, un courageux publia une revue, Le Cri qui Tue, qui proposait une compilation de plusieurs mangas, avec des histoires destinées aux adultes et d’assez bonne facture : Golgo 13 de Saito Takao, Good Bye de Tatsumi Yoshihiro, Le Système des Super Oiseaux de Tezuka, et l’Hôpital Infernal de Kitagawa et Matsumori. Pourtant, le succès ne fut pas au rendez-vous.
D’autres mangas furent édités, mais au format d’une BD franco-belge. Même les Humanoïdes Associés tentèrent une percée avec Hadashi no Gen, de Nakasawa Keiji, sans succès. Dès lors, plus aucun manga ne fut publié en version française, sauf si l’on prend en compte les mangas colorisés et retouchés des éditions Téléguides (notamment ceux de Candy), avec des traductions risibles et des jeux à l’intérieur. Sans oublier les fameuses BD de Astro, Gigi et Goldorak, faites par des français, au scénario battant des records de stupidité… il n’y eu donc plus aucun manga, jusqu’à l’arrivée une décennie plus tard d’un certain Akira, et qui connut également les joies du cinéma en 1991 (réunissant par la même occasion 40 000 entrées rien qu’à Paris).

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- La guerre de l’audience
Revenons à ce bon vieux Goldorak. Diffusé dans l’émission Récré A2, créée en 1978 (émission qui succède à « Dorothée et ses amis »), il connut un succès tel que TF1 voulut le contrer en proposant le dessin animé La Bataille des Planètes (la version américanisée de Gatchaman), via son émission pour la jeunesse, Les Visiteurs du Mercredi. La série marcha bien mais ne fit pas le poids. Récré A2 devint alors l’émission de jeunesse de référence, jusqu’à la création de La5 en 1986, qui débarqua avec tout son lot d’anime qui marchèrent très bien (Embrasse-moi Lucile, Robotech, Princesse Sarah, Creamy Merveilleuse Creamy, Jeanne et Serge, Olive et Tom, Max et Cie…).
Mais revenons à Récré A2 : l’émission avait pour animatrice principale Dorothée, accompagnée de Patrick Simpson-Jones, Ariane et Cabu. Diffusée le week-end, elle aura en 1985 une case horaire le mercredi matin. Cela peut sembler anodin comme remarque, mais c’est la première fois en France qu’une émission de jeunesse occupe un tel horaire. En 1986, TF1 crée l’émission Vitamine, pour contrer Récré A2, avec comme présentateur un certain Jacky. En 1987, Dorothée quitte Récré A2 avec une partie de son équipe mais surtout avec tous les anime qui ont fait les beaux jours de l’émission, pour aller sur TF1, récemment privatisée (et qui lui aurait semble-t-il proposé un contrat très alléchant), ce qui conduira l’émission d’Antenne 2 à sa perte. Même les animatrices qui lui succéderont, Charlotte Kady et Marie Dauphin, ne pourront sauver l’émission.
Le 2 septembre 1987, c’est donc la naissance officielle du Club Dorothée. Récré A2 essayera tant bien que mal de continuer, avant de s’arrêter définitivement durant l’été 1988 : l’émission aura tout de même duré 10 ans. Dès lors, le Club Dorothée n’a plus qu’un seul concurrent : Youpi l’école est finie, l’émission phare de La5. M6 naîtra durant cette époque et essayera de réintroduire des séries à succès comme Albator, mais cela ne marchera pas, malheureusement. Et ce fut donc le début d’une guerre d’audience sans merci…

Youpi, l’école est finie : cette émission qui a marqué toute une génération est arrivée en 1987 sur La5. Présentée par un lapin bleu, elle avait l’avantage de n’avoir aucun jeu, aucun concours, aucune chanson, rien… On passait directement à ce qui intéressait ceux qui la regardait : les dessins animés. Certains ont marqué les esprits, notamment Jeanne et Serge et Olive et Tom, qui permirent à de nombreux clubs de sport d’augmenter leur nombre d’adhérents, tout comme au Japon. La politique de La5 était de diffuser des dessins animés familiaux et non violents, comme Princesse Sarah, Pollyanna, ou encore les séries de magical girls telles Emi Magique et Vanessa et la Magie des Rêves, ce qui fit le succès de cette émission de jeunesse.
Certaines séries destinées à un public un peu plus âgé furent diffusées le soir. Ce fut le cas de Robotech qui, diffusé de 20h à 20h30, connut un assez bon succès. Certaines séries étaient censurées, surtout Max et Compagnie (Kimagure Orange Road), mais la faute revenait aux italiens, les dessins animés de La5 française étant issus de La5 italienne, qui coupait tout ce qui pouvait être jugé « choquant » pour les enfants.

Mais les dessins animés de La5 marchaient très bien. Trop bien même, selon TF1, qui décida de sortir l’artillerie lourde en ramenant du Japon ce qui cartonnait là-bas: Saint Seiya, Ken le Survivant, Lamu, Juliette je t’aime, et quelques séries live (Bioman, Liveman, Spectroman, Spielvan…). L’audimat du Club Dorothée explosera et atteindra son apogée en 1989, avec l’arrivée de Dragon Ball. Le Club Do’ créera la même année « Club Dorothée Magazine », qui deviendra le Dorothée Magazine; deux ans plus tard, ce fut la naissance de la fameuse carte de membre du Club Dorothée.
Pendant ce temps, Antenne 2 tentait une percée avec Cobra et Sherlock Holmes, qu’elle avait racheté à Canal +, malheureusement cela resta sans effet.

A l’époque, il n’y avait pas de quotas de diffusion. Il y avait donc énormément de dessins animés américains (G.I Joe, Cosmocats, Musclor, Galaxy Rangers…) et japonais. A l’approche des années 1990, on pouvait sentir un merchandising naissant.
Mais en 1991, La5 va mal, économiquement parlant. Des séries font leur apparition mais disparaissent quelques jours après, comme Ashita no Joe 2 et la Reine du Fond des Temps (retrouvés bien plus tard au fin fond des stocks d’AB, et qui connurent leur résurrection sur les chaînes Mangas et TMC au début… 2000!).
AB et TF1 mettent la main sur le catalogue de La5 et en profitent pour leur refiler les séries qu’ils trouvent être les moins intéressantes, comme Nolan et Paul le Pêcheur. Pourtant, le film de Saint Seiya « Abel » sera diffusé sur La5 un dimanche matin, mais avec de la publicité toutes les 5 minutes!
La rentrée 1991 fut donc la dernière de La5. Quelques nouveautés, et non des moindres, apparaissent en matière d’anime, comme Nadia ou le secret de l’eau bleue, Théo ou la batte de la victoire, les Samourais Pizza Cats… Entre temps, « Cabou Cadin » sur Canal+ devient « Canaille Peluche » et diffuse désormais des dessins animés américains, comme les Tiny Toons. Il y eut une guerre Antenne 2 / TF1, avec « Giga » et le « Club Dorothée », mais ce dernier l’écrasa littéralement.
Le 12 avril 1992, après de multiples rediffusions, c’est la mort de La5, bouleversant de nombreux animéfans, maintenant condamnés à supporter Sahara, le célèbre dromadaire extra-terrestre du Club Dorothée!

***
- La vague « anti-manga »
Bref, le Club Dorothée a commis là une bourde, mais il commettra quelques années plus tard la même erreur avec Très cher Frère (Onisama e), série jugée assez « malsaine » car remplie de sous-entendues, tendances suicidaires et autres passages ambigus (on peut dire que c’était un peu l’ancêtre de Utena la Fillette Révolutionnaire), et qui obligea Dorothée à présenter des excuses publiques au journal de 20 heures. Par ailleurs, cette même série avait également eu des problèmes au Japon.
Le parallèle est en tout cas fait avec les dessins animés américains et surtout ceux de Disney qui, eux, sont encensés pour leur morale, leur non-violence, leur vision optimiste de la vie et leur « magie ». Même si il est assez peu pertinent de comparer un long-métrage avec un anime de 20 minutes destiné à la télévision… Les anime sont donc accusés de tous les maux (ils « pervertiraient la jeunesse », selon certains magazines) et se retrouvent charcutés, doublés à la va-vite et affublés de génériques immondes.

Du côté des mangas, c’est en revanche le début d’une certaine renaissance. Glénat éditera avec succès Akira et, toujours en ce début des années 90, Dark Horse sortira Outlanders, Kraken éditera Vaelber Saga de l’alors inconnu Nobuteru Yuuki, et les Humanoïdes Associés sortiront Rêves d’Enfants.
Durant cette période, des fans d’anime commencent réellement à se manifester. Deux fanzines sont crées : Animéland et Mangazone, tirés à 700 exemplaires, mais qui se vendent comme des petits pains. Quelques magasins vendant des revues japonaises ainsi que des manga en VO cesseront leurs activités car ils ne pouvaient plus subvenir à la demande des fans, trop nombreux. Le marché noir de la japanimation apparut, et c’est alors que commencèrent à circuler des vidéo de films et d’anime inédits, le plus souvent de qualité médiocre et en VO sous-titrée chinois.

- Le début de la relève?
En 1992, je le rappelle, c’est la mort de La5. Par conséquent le Club Dorothée se retrouve sans concurrent direct et ne propose donc plus de nouveautés. C’est aussi l’apparition des quotas de diffusion, qui veulent qu’un certain pourcentage de séries et de dessins animés français et européens soit diffusé. C’est ainsi qu’apparurent Sophie et Virginie, les jumeaux du bout du monde et autres Maître des Bots (une série avec des passages que l’on pouvait voir en 3D grâce à des lunettes spéciales). AB productions, la boîte qui produit le Club Dorothée, en profite pour inonder le marché de ses sitcoms à l’humour plus que douteux, mais qui connurent un grand succès (Premiers Baisers, Hélène et les Garçons (très populaire en Russie), Salut les Musclés, Le Miel et les Abeilles…
Il y a tout de même de multiples rediffusions de Saint Seiya, des émissions spéciales avec Masami Kurumada en invité d’honneur (une petite vidéo est visible ici), et quelques rares nouveautés comme Nicky Larson alias City Hunter, Patlabor et Ranma ½ sont tout de même là.
TF1 en a cependant un peu marre de l’emprise d’AB productions et commence à insérer discrètement des émissions de jeunesse présentées par des animateurs virtuels, tôt le matin : serait-ce les prémices d’une future relève, le commencement de la fin pour Dorothée? Tout le monde pense que c’est la mort du dessin animé japonais, qui n’est qu’un phénomène de mode qui a fait son temps. Et les nombreux articles très violents concernant le sujet ne sont pas là pour arranger les choses (merci Télérama).
Parallèlement, en 1993, les boutiques de japanimation poussent comme des champignons, suite à la demande des fans lassés des multiples rediffusions de Saint Seiya et Dragon Ball à la télévision. Les ramicards, les porte-clefs, les OST arrivent en masse. Les fanzines font également leur apparition, ainsi que de petites conventions, plus ou moins officielles.
A la TV, Antenne 2 et FR3 changent de nom pour devenir respectivement France 2 et France 3. Cette dernière met à l’antenne les Minikeums (après l’échec de « C’est Lulo »), qui arrivera à grignoter des parts de marchés à TF1. M6 Kid fait sa rentrée et programme les 26 premiers épisodes de Graine de Champion, alias Ashita e Freekick, le seul anime sur le foot où les héros ne jouent presque jamais au foot (la fin de la série ne sera d’ailleurs jamais diffusée), et diffuse aussi trois malheureux épisodes de Cobra.

Puis arriva la folie Dragon Ball Z. Jamais depuis Goldorak une série ne connut un tel engouement, pas même Saint Seiya. DBZ par-ci, DBZ par-là… Les fans de DBZ sont méchamment surnommés les Gagaballiens (prononcez « gagaboliens »), et sont le plus souvent critiqués par les anciens fans, ceux de la génération Goldorak. Glénat sortira alors le manga, qui se vendra très bien. L’éditeur Grenoblois lancera dans la foulée celui de Ranma ½, puis suivront Appleseed, Orion, et Docteur Slump.
Le Club Dorothée met à l’antenne de nouveaux anime, sans trop y croire, comme Sailor Moon. La série marcha cependant plutôt bien (mais son succès fut moindre en comparaison avec DBZ), et Glénat sortira aussi le manga.
Les éditeurs de vidéo se mirent à sortir des anime japonais inédits : des OAV et des films sortent donc en français grâce à des sociétés comme Manga Vidéo, AK Vidéo, Eva Vidéo et Dragon Vidéo. Mais la plupart essayèrent de profiter de ce succès en lançant des anime hentai ou gores, ou même parfois les deux en même temps (comme Urotsukidoji).
Évidemment, il y eut un moment où il sortait plus de vidéo hentai qu’autre chose, et c’est en partie à cause de ça que de nombreuses personnes assimilèrent le mot manga à celui de porno. Dans la presse, de nombreux magazines sur les jeux vidéo, pour suivre la mode ou par véritable passion, consacrèrent également de nombreuses pages à l’animation japonaise (rappelez-vous de toutes ces couvertures avec du DBZ dessus…).

Du côté du satellite, c’est l’émergence de certaines chaînes comme TMC, qui diffuseront des anime issus du catalogue d’AB productions. D’autres, comme MCM avec son Mangazone présenté par Ness, présenteront l’actualité de l’animation japonaise (avec le plus souvent des extraits de dessins animés hentai…).
En 1994, France 2 propose Télévisator 2, pour contrer la joyeuse bande de la toute-puissante Dorothée. Malgré la diffusion surprise de Albator 84, ils ne feront pas le poids. Dommage, car l’émission était très sympathique, et pour une fois assez axée jeux vidéo. Il faut signaler que France 2 a au total utilisé plus d’une dizaine d’émissions différentes pour contrer le Club Dorothée : Graffiti 5-15, Bonjour les baskets, Chaud les glaçons, Cérise Surprises, Croque-matin, Giga, Eric et Cie, Eric et Noëlla, Eric et toi et moi, Cekanon, Hana barbera dingue dong, et donc Télévisator 2, qui n’a pas marché… L’émission Chalu Maureen est alors lancée, en septembre 1994, et devint la concurrente la plus sérieuse du Club Dorothée auprès de la cible des adolescents. Son animatrice principale, Maureen Dor, souhaitait mettre fin au monopole de cette brave Dorothée…

La même année sera créée La Cinquième, proposant uniquement des programmes culturels. Quant à France 3, la chaîne commence à proposer timidement de nouveau des anime (dont « La légende de Blanche-Neige », et une série rescapée de feue-La5, « les Contes les plus célèbres »). Le Club Do’ proposera cette année une seule nouveauté : Fly, un dessin animé inspiré du jeu vidéo Dragon Quest. Pourtant, elle aura peu de succès (et les deux derniers épisodes seront inversés lors de leur diffusion, sacrée Dorothée, va!). TF1 propose le matin à 7 heures l’émission A tout Spip, qui diffusera un anime qui aura le mérite d’être au moins une nouveauté : les Aventures de Robin des Bois (alias Robin hood no daibôken, une co-production italo-japonaise).
La boutique Tonkam se mettra à éditer des mangas, notamment Video Girl Ai : malgré une mauvaise qualité d’impression, ce sera un bon succès. Mais dans la presse, on commence véritablement à parler de « japoniaiseries »…

En 1995, le Club Dorothée accueillera une série américaine basée sur les fameux sentai japonais et qui connaîtra un très grand succès malgré sa médiocrité : les Power Rangers. Pendant ce temps, France 3 achète quelques séries chez AB et diffusera Ulysse 31, Princesse Sarah, Rémi sans famille, le Roi Léo, et proposera aussi des inédits comme les Enfants du Capitaine Trapp et un Chien des Flandres, qui seront censurés (le premier verra ses scènes avec les croix gammées supprimées alors que c’est un dessin animé historique, et le second aura la fin amputée, car le héros et son chien meurent).
Sur le satellite, l’émission phare de TMC présentée par Isis, Récré Kids, commence à devenir culte. Outre le fait que de nombreux anime que l’on n’a pas vu depuis longtemps y soient diffusés, des nouveautés telles que Petite Bonne Femme (seuls quelques épisodes passeront plus tard au Club Dorothée) et Marc & Marie apparaissent.
Au cinéma, le 21 juin 1995, c’est l’arrivée d’un second film d’animation japonais, après Akira : Porco Rosso. Malgré les bonnes critiques, et la présence de Jean Réno au doublage, il n’attirera que 61 945 spectateurs dans toute la France.
Par la suite aura lieu la première grande convention officialisée, sous le nom de Planète Manga, et qui connut un tel succès que les guichets ont du fermer pendant 3 heures ! Mais c’est un peu à cause de ce salon que l’on assimilera les anime aux mangas, et que certaines personnes prononceront le mot manga au pluriel « mangasse » (si, si…).
Quelques jours plus tard, le Cycle Cinémangas est crée, et proposera la diffusion des films de Macross, Conan le fils du futur, ou encore les Héros de la Galaxie, ce qui attirera en tout et pour tout en France 20 045 spectateurs en 10 semaines. Puis le 31 octobre c’est l’arrivée de DBZ dans les salles obscures, attirant pas moins de 547 089 personnes.

Quant à AB production, c’est la débâcle. La sortie du film de Sailor Moon dans les salles obscures en mai n’attirera que 17 163 curieux dans tout le pays. Même le Tombeau des Lucioles, alors peu connu et diffusé dans les salles un mois après, attirera 29 118 spectateurs. Quant au Club Dorothée, il ne diffusera que quelques épisodes de Un Garçon Formidable et ne diffusera pas la fin de la quatrième série de Sailor Moon. Du coup on ne verra jamais Sailor Moon Sailor Stars, la cinquième et dernière série. DBZ sera également prématurément stoppé, à une dizaine d’épisodes de la fin, car jugé trop violent par le CSA. Evidemment, il leur aura fallu attendre 410 épisodes pour s’en rendre compte… Et une semaine plus tard, comme par hasard on pouvait trouver sur le marché les derniers épisodes vendus en coffret pour une valeur de près de 500F (environ 80 euros).
Les relations entre TF1 et le Club Dorothée deviennent très tendues, car AB venait de créer AB Sat, un bouquet de chaînes concurrent de TPS (dont TF1 est actionnaire avec M6). La fin du Club Do’ devient imminente… Sur le satellite, AB Sat accueille AB Cartoons, qui deviendra la future chaîne Mangas, une chaîne ne diffusant que des anime (enfin, à 90%, à cause des fameux quotas à respecter). RTL9 diffuse également de vieilles séries comme Pollyanna et Goldorak; TPS lance sa chaîne de dessins animés, Télétoon. Un anime inédit y fera son apparition : Les Jumelles de Saint Clare, une série de la Nippon Animation (à qui on doit Princesse Sarah, Pollyanna…).

Brutalement, dès 1997, le marché de la japanimation s’effondre. De nombreux magazines lancés à la va-vite pour profiter du phénomène de mode « manga » s’arrêtent au bout du 5ème ou 6ème numéro (pour les plus chanceux) : qui se rappelle de J.A.M, Nishi Paradise et autres Top Manga? Les éditeurs, qui s’étaient aussi lancés dans l’aventure « manga » parce que ça marchait bien, font faillite les uns après les autres. La japanimation a une trop mauvaise image, à cause du trop grand nombre de cassettes vidéo érotiques et de manga hentai (Shin Angel sera ainsi interdit d’exposition, une descente de la police aura même lieu à Tonkam). Maintenant, dans certains journaux, on dit que le manga est trop violent et incite à la pédophilie. Le marché est saturé à cause du surnombre d’éditeurs, qui proposent plus de produits médiocres que de chef-d’oeuvres. Pourtant, la sortie de Ghost in the Shell en janvier (114 894 entrées dans tout le pays) essayera de redorer le blason de l’animation japonaise ; c’est en partie réussi car le film est très bien critiqué.
Fin août c’est le coup fatal qui est porté avec la mort du Club Dorothée, symbole des anime en France. Les nombreux détracteurs sont contents (Familles de France en tête) : c’est la fin du manga en France, la fin de la « perversion morale de la jeunesse française », la victoire finale sur « l’envahisseur nippon ». Et ce fut le désert cathodique absolu pendant plusieurs mois, les animéfans n’ayant plus rien à se mettre sous la dent. Le pitoyable TF! Jeunesse remplace le Club Dorothée et essaye de faire de l’ombre aux Minikeums de France3, désormais leaders en terme de part de marché…

- La renaissance
Courant 1998, ça commence à bouger sur les chaînes du câble et du satellite. Fox Kids vient d’être créée, et AB Cartoons devient la chaîne Mangas. Canal+ diffusera miraculeusement Evangelion doublé en français (et en crypté uniquement), et France 3 crée la surprise avec la diffusion, le 24 décembre, de Génération Albator. C’est un très grand succès d’audience (c’est sûr, face à la messe sur TF1 à la même heure…), et l’émission n’est pas critiquée négativement par les magazines. Mieux encore, il semblerait que l’on assimile moins les anime à des séries pour enfant. Ce retour de la « nostalgie » est curieusement salué par Télérama, qui n’avait pourtant cessé de casser tout ce qui provenait du pays du soleil levant durant le règne de Dorothée. A croire que Télérama ne s’est servi de la japanimation uniquement comme d’un bouc-émissaire pour critiquer Dorothée et, plus largement, TF1…
En 1999, Fox Kids surprend les animéfans en diffusant en exclusivité Pokémon et Card Captor Sakura, pourtant encore en cours de diffusion au Japon. TF1 rachète Pokémon et le diffuse quelques mois plus tard ; il deviendra un énorme succès, y compris dans le monde entier. Pourtant, la directrice des programmes jeunesse de TF1, Dominique Poussier, n’avait pas hésité à qualifier de « japoniaiseries » les dessins animés japonais. Etrange revirement, donc… Suite à ce succès, Fox Kids diffusera deux pokémon-like : Digimon et Monster Rancher. Au cinéma, c’est l’arrivée quasiment simultanée de Perfect Blue, Jin-Roh et Mon Voisin Totoro, fin 1999. Jamais les critiques n’auront été aussi positives.
Début 2000, c’est l’arrivée fracassante de Princesse Mononoke (479 005 entrées au total), et le succès du film de Pokémon en avril (2 224 432 entrées : un record pour un dessin animé japonais). Depuis, c’est le retour des anime sur les chaînes hertziennes. TF1 diffusera Digimon, et M6 créera la surprise en diffusant Card Captor Sakura, qui réussira à faire de l’ombre à TF1. TF1 et M6 ne cachent pas les origines japonaises de leurs séries, et personne ne s’en offusquera. Les mentalités seraient-elles en train de changer ? Canal+ diffusera des anime dans sa nouvelle émission Animasia : Cowboy Bebop, Escaflowne, Serial Experiments Lain..
Sur le Satellite, Gameone, chaîne de jeux vidéo, diffusera elle aussi des anime, issus comme pour Canal+, du catalogue de Dynamic Visions : Utena la Fillette Révolutionnaire, Trigun, Nazca… On pourra également (re)voir Edgar détective cambrioleur, Robotech, des films amateurs, et la diffusion d’une version non censurée de Nadia et le Secret de l’Eau Bleue (ce qui valut à la chaîne de petites tensions avec AB, qui se « vengera » en diffusant plus tard une version de Nadia en VOSTF intégrale sur Mangas). France 2 diffusera Kaz’ Manga, une émission proposant City Hunter (avec un nouveau générique interprété par Doc Gynéco), Cat’s Eye, Ulysse 31, les Mystérieuses Cités d’Or, mais surtout la série TV inédite de Equipières de Choc (You Are Under Arrest). Pourtant, l’émission s’arrêtera au bout de quelques numéros, faute d’audience (forcément, qui allait se lever le samedi matin à 7h30?).

Cartoon Network se tourne aussi vers la japanim’ avec The Big O et Daiguard, tandis que Canal J propose une version retouchée par les américains de la deuxième série de Yûgiô -devenu Yu-Gi-Oh!- (repris par M6 début 2002), puis Nonoko.
Fin 2001, M6 surprend en diffusant Gundam Wing, en dehors d’une émission de jeunesse, et avec les génériques originaux japonais : l’anime sera diffusé au même statut qu’une série, et fera tellement d’audience que la chaîne jouera de la patience des téléspectateurs pour diffuser la suite. Elle fera même la cruauté de proposer lors de sa première diffusion la suite sur Fun TV (« vous avez aimé les 10 premiers épisodes de Gundam Wing ? Retrouvez la suite en vous abonnant à TPS! »).
TF6 proposera des séries de Dynamic Visions doublées en VF pour l’occasion : Yuyu Hakusho, Brain Powerd, Orphen, Neoranga… Il y a beaucoup moins d’anime qu’il y a 10 ans, mais on peut dire maintenant que la qualité prime sur la quantité. En manga, c’est quasiment l’explosion, avec l’arrivée de plus d’une trentaine de nouveaux titres chaque année. La France devient donc officiellement le deuxième pays hors Asie qui consomme le plus de mangas, mais est talonnée de très près par l’Italie et, plus récemment, l’Allemagne.

Où sont les nouveautés? Il faut comme toujours aller les chercher sur le câble et le satellite. 2002 et 2003 furent de bonnes années pour cela : Fruits Basket fit son apparition inattendue sur Cartoon Network, Fun TV propose l’émission A vos mangas! où les premiers épisodes de séries sont diffusés, Canal J nous met du Wagamama Fairy Milmo de Pon! (rebaptisé sobrement « Mirmo »), et Mangas nous propose, entre deux rediffusions de Saint Seiya et DBZ, du Saiyuki et du One Piece, doublés en version française… Des séries certes récentes, mais uniquement accessibles pour un petit nombre d’entre nous. L’animéfan français moyen qui n’a ni câble ni satellite n’a plus vraiment grand-chose à se mettre sous la dent : et ce n’est certainement pas l’arrivée de dessins animés japonais comme Hoshi no Kirby sur TF1 et la dernière série des Transformers sur M6 qui va bouleverser les choses.
D’où l’explosion du marché du DVD, proposant une multitude de dessins animés nippons aux prix relativement bas (si l’on compare avec le prix des DVD au Japon, on se rend compte qu’en France, on a vraiment beaucoup de chance). Sans compter tout ce que l’on peut télécharger gratuitement – et donc illégalement – sur le web, donnant ainsi l’accès aux anime les plus récents : mais ça, c’est une autre histoire…

- Mes souvenirs ;-)
- Site : http://clubdo.free.fr/
- Magazines : Dorothée Magazine n°105 (24 octobre 1991), Soseki n°2 (mai 1995), Sciences et Vie Junior n°80 (avril 1996), JAM (mai/juin 1996), Tsunami n°22 (septembre 1996), Animéland n°70 (avril 2001), ainsi que quelques numéros des magazines suivant : Nishi Paradise, Ha-Do ! Mag, Yoko, Yumi, Top manga, et Okaz.
Sans oublier des vieux numéros de Télé 7 jours de 1989 à 1992 que j’avais gardés précieusement en souvenir…
52 commentaires
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Par SbebiWan, 5 août 2007 @ 17 h 04 min
o_0 le boulot ! j’ai pas tout lu, mais chapeau !!
Par Exelen, 5 août 2007 @ 17 h 06 min
Je me souviens plus combien de temps ça m’avait pris pour tout écrire, mais je me souviens que j’avais fait ça pendant juillet-août, quand j’avais rien d’autre à faire XD
Par Zechs Marquise, 5 août 2007 @ 17 h 19 min
J’ai déjà dû te dire que c’était un article excellent mais je le refais :b.
Pour ton ancien blog, tu gardes tes notes dans un coin ? Perso j’enregistrais ce que tu postais sur mon DD mais j’ai tout paumé quand il est mort -_-. C’est toujours intéressant de relire les vieilles notes et commentaires ^^.
Par Exelen, 5 août 2007 @ 17 h 21 min
Zechs Marquise >> oui, je garde toutes les notes sur mon DD, mais il y en a certaines que je vais déplacer ici, et d’autres ailleurs (j’ai des blogs/sites planqués un peu partout sur le web… XD).
Par Killy-et-Lilie, 5 août 2007 @ 17 h 54 min
Merci beaucoup pour cet historique, c’est sympa de retomber en enfance :)
Lilie
Par Lax, 5 août 2007 @ 21 h 57 min
Très très bon résumé ! Très objectif, bien mené, chapeau pas grand chose a redire ^^
Par asmodeal, 6 août 2007 @ 0 h 36 min
Un article très intéressant, ça a vraiment du te prendre du temps de compiler tout ça.
Tu disais à l’époque qu’il y avait bcp moins d’anime que dix ans auparavant, mais ce n’est pas l’impression que j’en ai, il y en a/avait vraiment sur toutes les chaînes et c’est encore pire avec les chaînes de la tnt/internet/cable/sat.
Finalement rétrospectivement est ce que les choses auraient pu se faire autrement.
Comme tu le dis, c’est partit d’un engouement, puis une stigmatisation pour arriver dans le creux de la vague et repartir de façon apaisée. Est ce que ce serait une affaire de génaration, est ce que c’est le contenu qui a relativement changé, est ce que c’est le sevrage qui a mis en relief les qualités des animes, ou est ce que le couple infernal média/bien pensants bien chiants ont trouvé d’autres os à ronger (du style jeux vidéos).
Je pense qu’il y a encore des bons coûts à faire sur la diffusion d’anime qui n’ont pas été fait, mais je ne suis pas sur qu’on n’y viendra jamais.
Par CowabungaLeVrai, 6 août 2007 @ 2 h 45 min
Bravo pour ce dossier. Intéressant, exhaustif, nombres d’éléments ressurgissent des abîmes de l’oubli.
L’erreur de Ken diffusé en plein après-midi dans le Club Dorothée a entraîné un beau gâchis. Lorsque la japanimation est devenue la bête à abattre c’est tout un pan culturel d’une génération qui fut amputé dans le paysage audiovisuel français. Le sevrage fut difficile avec l’insipidité flagrante des séries remplaçantes qui rendaient des japoniaiseries répétitives typées Magical Girl dignes d’éloges intarrissables.
En dehors des chaînes câblées les émissions jeunesses des grandes chaînes hertziennes n’ont pas été capable de murir et de remettre à sa place attitrée la japanimation. Tous les univers différents chargés en émotion qui berçaient mon enfance et ont forgé mon imagination sont réduits à la diffusion marginale de quelques pokémons et consorts. Les générations changent et la culture aussi, mais j’ai l’impression qu’un déficit cruel se creuse chez les plus jeunes, sous-alimentés en programmes de qualité destinés à leur tranche d’âge.
Par Garik-Loran, 6 août 2007 @ 9 h 11 min
Exellente retrospetive, travail d’orfevre ^^
Bravo XD
Par Hagumi, 6 août 2007 @ 11 h 53 min
Ton article est trés interressant. ^___^
Par shilom, 6 août 2007 @ 14 h 39 min
Chapeau pour l’article!
Grosse bouffée de nostalgie du coup ^^
Par Skull-One, 6 août 2007 @ 18 h 43 min
Jolie travail!
Par -Ciel-, 7 août 2007 @ 0 h 00 min
Superbe article, du beau boulot! ^^
Pour revenir au doublage, j’ai adoré celui de ‘magical doremi’ dont la doubleuse de Aiko (Sophie), a fait un bon travail en doublant nombreux personnages et surtout principaux comme Pop (Bibi) et Hana (Flora) par la contre c’est juste la traduction qui était parfois bizarre et incohérente… :s
Puis One Piece, n’en parlons pas, c’est genre 5 personnes qui double la voix de tout le monde…
Par jeyjie, 7 août 2007 @ 1 h 46 min
Très très bon article !! aah ça rappel des souvenirs : Jeanne et Serge, Les Chevaliers du Zodiaque… Club Dorothée Forever !!! \^_^/
+++
Par sebhades, 7 août 2007 @ 10 h 52 min
Superbe article, très fourni, très intéressant. :jap:
Anecdote : à l’époque de la folie Goldorak, ce dessin animé s’approchait des 100% de parts de marchés lors de la diffusion à la télé. Même si il n’y avait que trois chaînes à l’époque, c’est dingue de penser que quasiment tous les gens devant la télé regardait Goldorak !
Par Joska, 7 août 2007 @ 13 h 09 min
Awesome article!
I lived in France from 1985 to 1988, and as a 6 year old the cartoons were alot of fun to watch and as an added bonus, they helped me to learn french! It might be worthwhile to mention the french-japanese productions of Les Mondes Engloutis (my first cartoon ever) and Les Mysterieuzes Citees d’Or in your article, as they were definetely as good as or even better than most of the other series.
« Les bandes desinees » were a very important part of my stay in France, which in turn has had a major impact in my life. You can imagine my shock and the emptiness when I returned to The Netherlands where there were almost no cartoons at all! Even now, the anime-market here is extremely small. We’ve had pokemon and DBZ (in 2002!!), and these days the japanese videogames are contributing, but it’s still very meagre.
So thanks for the article, it’s been fun to recall all the good times with Jeanne et Serge, Saint Seya, Olive et Tom etc!!
Par Exelen, 7 août 2007 @ 15 h 34 min
Killy-et-Lilie, Lax, Garik-Loran, Hagumi, Shilom, Skull-One, jeyjie , et ceux que j’ai oublié >> merci ^.^
asmodeal >> je en sais pas si les choses auraient pu être autrement. Je trouve qu’on a quand même de la chance en France d’avoir eu autant d’anime peu de temps après leur diffusion au japon, ce qui n’était pas le cas dans d’autres pays, à l’époque (je pense surtout à l’italie, l’espagne et à l’allemagne).
CowabungaLeVrai >> ben pour ma part c’est sûr que je suis bien contente d’être née au début des années 80, en comparaison avec ceux qui sont nés il y a 10 ou 15 ans et qui ont raté des choses très intéressantes à la TV. ;p
-Ciel- >> je l’ai trouvé très bon, aussi, le doublage de Magical Dorémi (à part les génériques, surtout elui de la dernière saison *_*).
sebhades >> 100% de part de marché, ça ne m’étonnerait pas. Même le Club Do’ faisait dans les 55% de part de marché, et ça me paraissait déjà énorme. O_o
Joska >> thank you! That’s nice if watching japanese cartoons in French helped you to learn the language. ^^
Par shilom, 7 août 2007 @ 16 h 11 min
Joska> Wow, a Dutch who learned french by watching japanese cartoons on TV. You don’t see that every day ^^
Par Axel Terizaki, 7 août 2007 @ 16 h 34 min
Excellent, ça m’a rappelé plein de bons souvenirs et j’ai pu apprendres quelques trucs, merci vraiment :)
Par Joska, 7 août 2007 @ 21 h 23 min
shilom >> Hehehe I also went to a public primary school ;) That probably also helped ;) I can read and understand french, but talking and especially writing are difficult ;) I can write some but it’s full of errors :P
But all in all the cartoons gave me some fantastic memories ;)
Par Zratul, 8 août 2007 @ 14 h 09 min
Huhu excellent article, ça fait bizarre de voir tout ce qui se passait à l’époque dans les coulisses des chaines alors que je n’étais qu’un môme qui se contentait de regarder le Club Dorothee et qui avait limite envie de jeter des pavés sur TF1 quand pendant cet Août « noir » on a vu le Club Do disparaitre au profit de TF!
N’empêche que là on voit comment les « Japoniaiseries » comme les appelaient les médias Fr à l’époque marchent du tonnerre à l’heure actuelle.
En tous cas merci pour cette rétrospective plus qu’enrichissante :)
Par Exelen, 9 août 2007 @ 5 h 55 min
Zratul >> de rien! :D
Par jackmo, 10 août 2007 @ 20 h 19 min
Un article qui merite 10/5!!!
Par armitage, 24 août 2007 @ 4 h 40 min
Super interessant et bien ecrit comme d’habitude.
En lisant on a des envies de meurtre contre familles de France & co…
Par contre, faudra un jour qu il se decide a faire des localisations correctes (petit j etais traumatise par les doublages de sailormoon et plus recemment Naruto en francais j ai pas pu finir un episode). Enfin deja il semble vouloir un peu moins francise les noms, c est deja ca.
Et surtout qu il fasse de la censure maline, certes des choses passent pas pour les plus petits mais quand meme.
L’exemple qui m avait marque c est dans saint seyia, saga du sanctuaire, combat shura-shiryu, ben il est passe ou son bras entre 2 plan ??? 0_o
Bref on dit merci internet, et maintenant merci d etre au Japon ^_^
Par Machi, 26 septembre 2007 @ 15 h 42 min
moi j’ai ntout lu et je desespere de trouver un jour ce que je cherche T.T
Par Exelen, 26 septembre 2007 @ 17 h 14 min
Machi >> que cherches-tu? ^^’
Par BoB, 15 octobre 2007 @ 16 h 21 min
Je viens de tomber sur cet article en faisant une recherche sur Recre Kids et il est tout simplement génial :)
C’est agréable à lire et ça rappelle pleins de vieux souvenirs ^^
Beau boulot !
Par dr jackal, 28 novembre 2007 @ 9 h 56 min
je te tir mon chapeau,cela a du te prendre un temps fou,beaucoup de précision sur le manga et son histoire.je n’ai pas encore tout lu mais je l’ai enregistrer dans mes dossier perso et compte bien en savourer chaque ligne.ne te relache surtout pas,tu as fait un super boulot.
Par leila03000, 22 décembre 2007 @ 11 h 21 min
salut je voudrai chercher les mangaas les plus réputé dans france…….pouvai me repondre s.v.p.merci
Par gokum, 13 mars 2008 @ 17 h 50 min
wouaaaa merci!grace à toi j ai retrouvé le nom des 2 séries que je regardais étant petite!vraiment merci^^!!
Par miya, 17 mai 2008 @ 11 h 34 min
ca crane votre cite jai deteste
Par lola, 17 mai 2008 @ 11 h 38 min
jai pa trov ma video de doremi magic sa crane trop pour moi dans se cite
Par Exelen, 17 mai 2008 @ 17 h 02 min
Apparemment il y en a qui ignorent que poster deux messages avec deux pseudos différents est inutile, car je peux voir qu’ils ont la même adresse IP. ;-)
Par momo, 23 juin 2008 @ 11 h 30 min
je cherche une ancienne series télévisé sur fox kid dzns laquelle le hero se transforme en homme mouche il avait une moto et une voiture ki parlaient
Par Exelen, 19 juillet 2008 @ 21 h 26 min
momo >> Kamen Rider?
Par célia, 14 août 2008 @ 16 h 50 min
dis puisque que tu a les télé 7 jours de 1989 tu pourrais me dire ce qui est passé le 10 mai a 16h35 s’il te plait
Par célia, 15 août 2008 @ 0 h 31 min
*sur la cinq
Par Morgane, 19 août 2008 @ 22 h 47 min
Bonjour tout le monde!
Je recherche un dessin animé manga qui racontait l’histoire d’une adolescente qui avait un sceptre et des cartes grâce auxquels elle pouvait appeller les « esprits » présents dans ces cartes et il lui arrivait tout un tas d’aventures mais c’était un secret qu’elle seule connaissait et un ou une ami(e)s je ne sait plus. Mais bon incapable de m’en rappeller plus j’était petite. ^^ Si vous pouviez m’aider… ce serait très gentil!
Sinon il y à une photo dans l’article la troisième en partant de la fin (l’image du centre) qui représente un garçon et un fille de chaque côté d’une espèce de lion vous pouvez me dire de quel dessin animé elle provient?
Merci d’avance!!
Par Exelen, 19 août 2008 @ 23 h 15 min
Morgane >> la série que tu recherches, ce n’est pas Card Captor Sakura / Sakura, chasseuse de Cartes? Car ta description correspond vraiment.
Quant à l’image dans l’article (celle avec une fille, un garçon et un lion au centre), elle provient d’ailleurs de cette série. :-)
Par Morgane, 20 août 2008 @ 20 h 54 min
Youpi!!!!
Merci infiniment!!!! Merci merci merci merci!!! ^^
J’étais presque certaine que cette photo venait de là mais au cas où.
En tout cas merci beaucoup pour ce titre!!
Par Victim, 9 octobre 2008 @ 15 h 58 min
Ouah… Exelen ( :nerd: ) Non vraiment excellent article.
En tant que gros chieur, j’ai tout de même noté une petite erreur : Le nouveau générique de City Hunter n’est pas chanté par Doc Gynéco mais par un imitateur reprenant le même flow :nerd: … M’enfin tu t’en fous c’était surtout histoire de pinailler.
Sinon, vu que c’est à partir de cette recherche que je suis tombé sur l’article (que j’ai lu du début à la fin) et que pour l’heure je ne tombe sur aucun résultats satisfaisant, serait-il possible de m’indiquer exactement quelles séries ont été diffusées sur Game One entre 1999 et 2000 ? Car je cherche un animé que je regardais à l’époque mais dont je ne me souviens pas du nom (de lointains souvenirs me parlent de combats entre différentes races, les persos volent… Non non pas DBZ :nerd: )
Par Exelen, 9 octobre 2008 @ 16 h 44 min
Victim >> merci pour la précision! Comme je lisais partout que c’était Doc Gyneco qui avait chanté le générique, j’ai bêtement réécrit ça ici. :nerd:
Les séries diffusées sur Gameone entre 1999 et 2000? De mémoire, il y avait Trigun, Utena, Nazca, et Nadia… Pour des persos qui volent et des combats je pencherai plus pour Nazca… Après il y a aussi eu Blue Seed, Silent Mobius, Cowboy Bebop, Escaflowne, Gunbuster, Sol Bianca, mais je crois que c’était après les années 2000.
Bref, je peux pas t’aider plus. :x
Par Alex, 17 décembre 2008 @ 22 h 32 min
Salut a tous !!!!!
Est ce que « Pollyanna » existe en DVD ?!! Si oui savez vous ou je peux le trouver !???
MERCI
Par Devil Spikes Hunter, 17 avril 2009 @ 4 h 30 min
MERCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Merci Bcp pour tout ce qque tu as fait je ne te remercirai jamais assé… je vien grasse a toi de retrouver un des plus beau manga qui est exister sur M6 Brain Powered Kel belle anime..; j’en suis tout emu j’en suis Heureux je ne sais meme pas quoi dire j’en ai des frisson la joix d’ecouter le ending me mets dans un etat second… je vous le propose regarder le bien et admirai du vrai combat!!! kel histoire… c bien un manga a ne pas ratter!!!! WAAAAAAAAAAAAAAAA je suis contant Merci bcp sa fait 4ans a 5ans que je recherche se manga … tu me le trouve maintenant. Merci je vais le regarder mille et une foix merci bcp j’avais oublié le titre et je chercher par rapport a mes souvenir ton blog est parfait j’ai tous de suite repaire le sujet!!! merci Merci merci vraiment merci. trés bon travail serieusement. et encore merci!!!! il est de 1998 je le cherche depuis se temps … j’avais 8 ans quand je le regarder a la télé Sur m6 en meme temps que Neo Ranga et Yu Yu Akusho j’en ai 18 maintenant alors les souvenir s’amenuise peux a peu ^^ lol.mais merci merci bcp bcp de souvenir on été ravivé ^^. Bonne continuation et Encore merci
Devil Spikes Hunter
Par Le Scribe, 28 mai 2009 @ 17 h 58 min
Ayant été l’un des principaux rédacteurs du fanzine Soseki, je me flatte de savoir que notre travail ait pu te servir de référence… Compte tenu de la faible production, la question qui me brûle les lèvres : comment t’es-tu procuré le fanzine ?
Par Exelen, 29 mai 2009 @ 1 h 19 min
Le Scribe > tres bonne question… c’etait ma soeur qui avait achete le fanzine, et je ne me souviens plus comment. Elle avait probablement eu l’adresse ou commande un numero soit grace a une pub dans un magazine (ou un autre fanzine), soit par une connaissance via le minitel, sur le 3615 RTEL. A moins que ce ne soit grace a ses contacts dans le monde du fanzinat de l’epoque. Enfin bref, je pourrais toujours lui demander. ;-)
Par Zearth, 25 août 2010 @ 13 h 40 min
Mille merci, excellent travail~
Même si je suis né en 92, j’ai souvenir d’avoir pas mal vu d’animes étant petit (en plus on a eu Canal sat’ assez tôt chez moi) et moi qui étais toujours scotché sur Fox Kids…
D’ailleurs Magical Doremi et Sailor Moon m’ont donné l’amour des magical girls :o)
J’me souviens de Shinzo, j’adorais mais j’avais du mal à comprendre (j’étais relativement petit) et les incontournables Capitaine Flamme et Ulysse 31 (ce sont les trucs les plus « old school » que j’avais vus il me semble)
Par contre t’aurais pu parler des animes Mario Bros. et Zelda diffusés sur Fox Kids, c’était pas terrible mais quand même des animes tirés de jv… *bave* (bon j’avoue j’me rappelle avoir surkiffé :o) )
Très bon article en tout cas, chapeau!
Par Zearth, 25 août 2010 @ 13 h 43 min
Oups j’ai oublié d’ajouter que j’aurais aimé naître plus tôt pour connaître tout c’que tu cites (notamment le truc où le chien et l’enfant meurent à la fin *bave*… m’okay)
Après je m’estime plutôt heureux parce que je me souviens des premères diffusions de Pokémon et Digimon et de l’engouement qui s’en est suivi par exemple :o)
Par Exelen, 25 août 2010 @ 14 h 34 min
Zearth > merci ;)
Pour les dessins animés de Zelda et Mario, c’est normal que je n’en parle pas, car ce sont de pures productions américaines.
Par hiroki t, 27 août 2010 @ 12 h 29 min
ho ! plein de seris que j’aime ! (pokemon, gigi, jeane et serge, card captor sakura (en fait csakura c’est le meilleur ! ^^),…)
Par Exelen, 27 août 2010 @ 12 h 47 min
(mais comment ca se fait qu’il y ait soudainement des commentaires sur ce billet vieux d’il y a 3 ans ? ^^; )
Par Rukawa, 27 août 2010 @ 22 h 29 min
ils ont dû tomber dessus via google en tapant hentai + jeanne et serge.