Le japonais que les Japonais ne connaissent pas

C’est sous ce titre que pourrait se traduire Nihonjin no shiranai nihongo, un manga de deux volumes publié en 2009 qui connut un bon petit succès dans son pays d’origine. Il s’agit en fait d’un recueils d’anecdotes d’une enseignante de Yokohama, qui enseignait le japonais aux… étrangers.

L’auteur, Umino Nagiko, relate donc avec humour durant deux volumes les nombreuses questions que lui ont posé ses étudiants de nationalités différentes. Des questions parfois tordues, souvent très pointilleuses (comment on appelle en japonais la cuillère qui se trouve dans le bol de ramen ?), qui font ressortir les particularités de la langue et de la culture japonaise. En abordant certaines expressions, mots et kanji qui peuvent être source de cauchemar pour bien des gaijin (et je pense que tous les étudiants en japonais sont passés par là !), l’auteur se moque également des petites erreurs que font souvent les Japonais.

Autre point intéressant, ce manga met également en évidence la manière dont le japonais est enseigné à l’étranger, notamment l’apprentissage du japonais « poli » avec ses formes en ~masu et desu. Ce même japonais qui fait que l’on peut se retrouver complètement perdu une fois lâché au Japon après deux années de fac parce qu’on a pas l’habitude de la forme neutre et du langage familier (oui, c’est du vécu…).

La langue japonaise japonais à l’étranger et au Japon n’est bien entendu pas enseigné de la même manière : la pauvre héroïne du livre aura donc bien du mal à s’habituer aux quelques mots parfois étranges ou désuets utilisés par ses élèves, donnant naissance à des quiproquos parfois embarrassants, alors que leur niveau oral est relativement bon.

« Professeur, pourquoi les enfants japonais dessinent le soleil avec la couleur rouge ? »

Ce manga est donc très intéressant, mais le problème est qu’il est presque impossible de le traduire sans perdre la nuance de la langue et les jeux de mots, sans parler des malentendus provoqués par ces gaijin pourtant remplis de bonne volonté.
Cet exemple est un peu représentatif de ce que l’on peut trouver dans ce manga au niveau du « malentendu » en terme de langage :

Le professeur demande donc ici à son étudiant de se lever pour parler ; ce à quoi l’étudiant répond « ta ». Pourquoi ? Parce que la phrase du professeur, « tatte itte kudasai », littéralement « lève-toi et dis-le », peut se comprendre également « dis ‘ta’ « . Et lire un manga avec ce genre d’explication, ce serait un peu comme expliquer en quoi une blague est drôle, ça enlèverait tout l’intérêt : voilà donc pourquoi je pense que malheureusement, aussi intéressant qu’il soit, ce manga ne sortira peut-être pas des frontières japonaises… à moins de le sortir en tant que livre pédagogique assimilable à une sorte de manuel de japonais et donc bourré d’explications.

Car ce manga n’en est pas vraiment un : il y a entre les chapitres des explications sous forme de texte sur certains termes, expressions, et autres différences culturelles entre le Japon et les autres pays, ainsi que quelques exercices tirés de véritables tests (notamment du fameux JLPT).

Le cauchemar des nombreux suffixes pour compter en japonais…

On apprend néanmoins beaucoup de petites choses dans ce manga, comme par exemple pourquoi au Japon il existe deux kanji pour indiquer l’âge, prononcés indifféremment « sai » : 歳 et 才. Le premier est en fait le kanji exact, le second étant simplement un kanji simplifié pour les enfants.

On apprend également que le japonais poli standard, avec ses formes en desu et masu, était à l’origine la langue des geisha ; lorsqu’autrefois les hommes venaient à la capitale voir des geisha et les entendaient parler de cette manière, ils pensaient alors que c’était le japonais standard. De ce fait, ceci s’est petit à petit répandu dans tout le pays, et les formes en masu et desu sont donc devenues les formes du japonais tel qu’on le connaît actuellement.

Le fait qu’au Japon on utilise O pour valider et X pour annuler sur les consoles de jeu est également une question de différence culturelle.

Cela n’en reste pas moins amusant à suivre et pas du tout rébarbatif, grâce au petit groupe d’étudiants étrangers introduits dans ces deux volumes et qui ne cessent de poser des questions à leur pauvre professeur. On retrouve donc une française fan de vieux films de samouraï et de yakuza, une suédoise  fan de dramas historiques et de ninjas, un chinois qui passe son temps à comparer la langue japonaise et chinoise, un anglais qui pose toujours des questions très pointilleuses… le second volume introduit également de nouveaux personnages, notamment un second étudiant français, Louis, qui est un gros otaku et a appris le japonais avec les mangas ; ce qui lui donne une façon très particulière de parler la langue, notamment au niveau de la prononciation des kanji.

« Est-ce que tu peux me donner un mot comprenant le caractère (rin) ? »  – 写輪眼 ! (sharingan !)

Bourré d’anecdotes amusantes mais aussi d’explications très intéressantes au niveau linguistique, ce manga peut donc également s’adresser sans problème à ceux qui étudient le japonais ; néanmoins il vaut mieux avoir un minimum de connaissances pour pouvoir comprendre les explications de ce manga, qui s’adresse avant tout à un public japonais. Mais il peut être un bon entraînement pour ceux qui étudient la langue car il n’est pas trop compliqué à lire (mises à part peut-être les explications pointues comme celles sur le keigo).
A noter pour finir que ce manga a été adapté assez librement en drama ; je ne l’ai pas regardé, mais au vu des résumés que j’ai pu lire, ça a l’air tout de même un peu différent.

Edit : bon, finalement ce manga va miraculeusement sortir en France sous le titre « Les japonais ne savent pas parler japonais » aux éditions Clair de Lune en novembre prochain (merci Yuki pour l’info !).

36 commentaires sur “Le japonais que les Japonais ne connaissent pas

  1. Héhé, merci pour cette découverte, ça a l’air très intéressant et sent effectivement le vécu (le problème avec O et X pour les jeux PS, grand moment pour un premier jeu importé). J’vais essayer de me le trouver tiens, ça doit être encore plus drôle quand on apprend soi-même le japonais.

  2. « Ce même japonais qui fait que l’on peut se retrouver complètement perdu une fois lâché au Japon après deux années de fac parce qu’on a pas l’habitude de la forme neutre et du langage familier (oui, c’est du vécu…). »

    oh oui, quand tu arrives, que tu essayes de parler comme on t’a appris, et qu’on te répond tout le temps en forme neutre, tu te dis qu’il y a un décalage. Puis au final, tu te mets à parler en fonction du niveau de langue utilisé par ton interlocuteur.

  3. J’avais jete un oeil rapidement au manga ainsi qu’au drama (adaptation tres libre en effet… apres ca reste du jdrama donc… faut apprecier), je pense que c’est encore un peu premature pour moi mais ca semble suffisamment ludique pour que j’y rejette un oeil plus tard. :)

    A ce propos, il y’avait la mangaka de passage en France pour une conference sur ce manga il y’a quelques semaines dans les locaux de ma fac, dommage que je n’ai pas eu l’occasion d’y assister (cours + salle pleine avec priorites a mes seniors orz), ca semblait interessant :(

  4. J’espère que l’étudiante fan de films de yakuza usent de formules typiques du gokudo (genre « aniki »).

    Si je comprends bien, je peux brûler ma méthode assimil’ qui m’apprend tous les « desu » et « masu » ? Pourtant, Shypre et et Coffret utilisent tout le temps « desu » :/

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  6. >>Le fait qu’au Japon on utilise O pour valider et X pour annuler sur les consoles de jeu est également une question de différence culturelle.

    Ca m’a toujours semblé plus logique de valider avec « O » et « X » pour annuler, donc je ne vois pas trop quelle différence culturelle il existe là. En même temps, j’appuie ptêt sur X sans m’en rendre compte à force de jouer :D
    J’ai que des jeux européens et la seule chose que je sais, c’est que je hurle quand, après avoir joué qui valide avec « O », le suivant valide avec « X », car, à cause des automatismes acquis dans le premier jeu, je n’arrête pas d’annuler quand je veux valider XD
    Y’en a pas des masses qui sont opposés, mais ça arrive, sisi. Je suppose que ce sont des versions qui n’ont pas dû être corrigé par rapport à la version jap’, ceci expliquerait alors cela. Bon, en même temps, on reprend vite le coup. Mais bon, chez moi, croix = arrêt donc annulation par défaut. Faudrait que je surveille ça la prochaine fois que j’allumerais la PS tiens. :)

  7. Ca fait un bout de temps que je passe ici, mais c’est la première fois que je décide d’y poster un commentaire.

    J’ai aussi vécu le problème X/O lors que j’ai importé mon premier jeu du Japon. x)

    J’ai pas du tout un niveau suffisant (j’en suis surement très loin), mais je me note ça quelque part où je pourrai le retrouver facilement, car ça me parait intéressant à lire.

    Gemini -> J’utilise le Manekineko, et on voit aussi en premier lieu et on utilise aussi principalement les formes « desu » « masu », et je suppose que c’est aussi la même chose pour la plupart des livres d’apprentissage du japonais.

    Donc au final, c’est plus la forme neutre qu’on utilise au Japon ?

  8. C’est le genre de manga simple mais très drôle que j’adore mais c’est dommage que très peu sortent en dehors du Japon. Et c’est encore plus dommage de ne pouvoir lire le japonais!

  9. Tabris > le pire est quand tu débarques la première fois au Japon et que c’est à Kyoto, tu subis le kansai-ben en plus de la forme neutre, l’horreur. En tout cas au début les personnes que je comprenais le mieux au Japon étaient finalement les personnes âgées.

    nyo > ah, je ne savais pas qu’elle était de passage en France. Dommage que tu n’ai pas pu assister à sa conférence.

    Gemini > non, ne brûle pas ta méthode Assimil’, car les formes en desu et masu restent quand même importantes, hein. ;)

    Corti > et je suis bien d’accord, je trouve cela plus logique de valider avec le O qu’avec le X.
    Visiblement, comme c’est expliqué dans ce manga, la différence est qu’en occident le O est synonyme de « incorrect » (à l’école le prof entourerait les erreurs dans les copies des élèves… je ne sais plus trop si ça se passe comme ça en France), et le X est synonyme de valider quelque chose (comme quand tu fais une croix dans la case d’un questionnaire).

    Trinity > en général, dans la rue, dans le train, tu entendras plus la forme neutre. Dans les magasins tu entendras plus la forme très polie. La forme polie que l’on apprend reste quand même bien utilisée à la télé (enfin dans le journal TV et autres trucs du genre) et dans les publications, et est plus utilisée par les personnes âgées. Mais bon, en général, il vaut mieux parler poliment au Japon, le problème étant après de comprendre ce que les gens disent quand ils utilisent la forme neutre / familière (comme le « wasureteshimaimashita » que tu apprends a la fac qui devient « wasurechatta » ou « wasureteshimatta » au Japon, et bien d’autres trucs joyeux du genre).
    Mais une fois au Japon on finit par s’y habituer et, comme le dit Tabris, on finit aussi par s’aligner sur le niveau de langage de l’interlocuteur. Sinon, personnellement j’utilise surtout la forme neutre au Japon (sauf au boulot durant les rares fois où j’ai l’occasion de parler japonais). Mais j’ai l’impression que les gens n’en tiennent pas trop rigueur si tu ne t’alignes sur le même niveau de langue que celui de ton interlocuteur si tu es un gaijin.

    vinhnyu > mets-toi au japonais ! :)

  10. Un grand merci d’avoir mis un billet sur ces livres, ça sera l’occasion de me remettre au Japonais.
    J’en profite pour te féliciter pour ton blog qui fut une jolie découverte il y a quelques semaines. Bonne continuation!

  11. Ouaip’, je vais essayer d’aller me le procurer, ce manga. Essayer. Ca a l’air plutôt sympa, même pour quelqu’un qui est en cours d’apprentissage de la langue.
    En tout cas, quand j’ai commencé à apprendre la langue, je savais déjà que dans la rue on avait plus tendance à utiliser la forme « courante », donc je l’ai faite passer avant la forme « polie » (sans pour autant ignorer cette dernière). Je remarque que j’ai bien fait. :D

  12. Perso ici, j’emploie les formes en fonction de mon interlocuteur. Mais le fait que l’on enseigne systématiquement la 丁寧形 (forme polie mais pas trop) est plutôt une bonne chose imho.
    En effet en cas de doute, on aura toujours le réflexe de se rabattre sur la forme polie parce que c’est référentiel « de base ». Après c’est une forme que j’utilise assez souvent dans mon club de judo avec mes senpai (gardant la forme ultra polie pour le prof).
    Enfin pour la pratique de la forme neutre, il suffit de fréquenter 1 ou 2 japonais lors de son apprentissage pour vite saisir le truc, mais les films/anime/jv sont aussi un bon moyen pour s’habituer à ce registre de langue.

    Sinon le manga a l’air fun, j’achèterai peut-être.

  13. ya plein de truc de la vie courante qui sont pas appris dans les bouquins ou les cours de jap, rien que pour l’âge.
    Si un jap te dit ikutsu, il ne te demande pas combien est ton tarif pour recevoir de l’amour dans les fesses, mais il te demande gentiment ton âge.
    ya aussi le coup de la formule inutile ‘watashi no namae wa’ qu’on t’apprend alors que bon, même les gamins de maternelle n’utiliseraient pas cette formule.
    De même pour le ‘anata’, bien que considéré comme ‘neutre’ c’est assez impoli de l’utiliser pour ‘tu’ quand tu t’adresses à quelqu’un. La plupart du temps, on ne le met même pas ou alors on le remplace par nomdelapersonne-kun.

    parler le japonais en -imasu c’est has bee, faut parler le keigo.

  14. Un manga qui parait bien sympa effectivement. Puisqu’apparemment il y a de l’histoire vécue pour toi et pour d’autres, au delà du langage est ce que ça vous est arrivé de faire quelque chose de complètement innocent à vos yeux mais qui a surpris des japonais.

  15. Ichikyo > si, il est disponible sur Amazon.jp :)
    Sinon j’ai lu l’article du lien du blog que tu as mis, et c’est en partie un honteux plagiat d’un célèbre texte qui circulait il y a quelques années sur le net. :(

    Asmoghien > comme jonas, j’ai aussi malencontreusement dit « chin chin » la première fois que j’ai trinqué au Japon.
    Sinon personnellement des erreurs j’en fais toujours, surtout sur des trucs tout bêtes. Par exemple ca m’arrive quand je suis fatiguée de m’emmêler les pinceaux avec « fukuro » (sac en plastique) et « ofukuro » (les parents), voire même bizarrement avec « ofuro » (le bain), comme ca m’est arrivée récemment. Ça fait parfois sourire les caissières… Enfin je n’ai jamais fait d’erreur au point de vraiment choquer les japonais… du moins pas encore. :p

  16. mais les japs sont parfois sympas avec les gaijin qui parlent mal japonais et le ne corrige pas forcement.
    qq1 m’a raconté que personne n’a rien dit quand un gars chaque fois qu’il quittait le boulot disait « katsu kare sama ».
    non, en fait, s’ils n’ont rien dit, je suis sûr c’est parce qu’ils se foutaient de sa gueule !

  17. Ayant eu la possibilité de voir le Drama et après lecture de ton article je dirai que l’un est assez respectueux de l’autre.
    En fait la seul chose que je regrette vraiment c’est le manque de professionnalisme/crédibilité des acteurs étrangers, là encore ce n’est pas forcément facile d’en trouver localement ayant fait l’Actor studio je m’en doute. Pour le reste les acteurs n’en font pas trop et restent crédibles dans l’ensemble.
    Non en fait ce qui m’a le plus étonné dans ce Drama c’est l’accent mis quasiment systématiquement sur la précarité du statu de résident étranger au japon et surtout des restrictions qui leurs sont imposées. N’ayant pas moi-même travaillé là-bas je ne sais pas si elles sont romancées ou bien malheureusement avérées.
    Enfin concernant le sujet « O / X » les spectateurs de Tokyo Café de Suzuka sur Nolife ont certainement l’habitude de ses petits panneaux agités au rythme des questions réponses.
    Bonnes réponses : O
    Mauvaises réponses : X

  18. Bonjour. Tout d’abord felicitations pour ton blog que je suis depuis un petit moment deja.
    Je voulais revenir sur l’importance des formes en desu/masu. Je pense au’elles restent quand meme les formes a apprendre en priorite meme si elles sont vites oubliees lorsqu’il s’agit de parler avec des amis ou sa famille d’accueil par exemple.
    Il ne faut pas oublier que les japonais, que ce soit a l’ecole ou au travail ont la relation Senpai-Kohai qui peut paraitre bizarre pour nous les etrangers. Une simple annee d’ecart au lycee et il faut parler poliment a son senpai…meme si c’est pas une regle absolue. Dans le monde du travail ca parait encore plus necessaire. Perso, je pourrais pas causer de facon neutre a mon president japonais..L’ideal serait le keigo mais c’est tellement tordu qu’il vaut mieux assurer le coup avec un bon vieux ~desu.
    Par ailleurs les japonais que je peux voir dans mon entreprise vont plutot me causer de facon polie voir en keigo alors que je suis plus jeune qu’eux..Ca peut donc paraitre bizarre de leur repondre en forme neutre. Tout ca pour dire qu’il ne vaut mieux pas zapper les forms polies pendant les cours de japonais.

    Sinon dans l’emmelement de pinceaux, j’ai un Iroppoi place a la place d’un kodomoppoi en parlant des pokemon..pas tres glorieux…

  19. Je voudrais dire par rapport à ce qui est écrit, non ce n’est *pas* du tout une bonne chose pour un étranger de se pousser à utiliser la forme neutre ! D’abord parce que les japonais n’utilisent jamais la forme neutre *seule*, il y a toujours quelque chose pour atténuer derrière. Quoi exactement ? Ben ça dépend du contexte, et il faut donc une sacré expérience pour maîtriser exactement comment s’exprimer sur la base de la forme neutre, alors que le -masu en comparaison c’est tout simple.
    Le deuxième, c’est que s’exprimer d’une manière un peu familière, décontracté, est totalement normal pour un natif mais toujours un peu bizarre dans la bouche d’un étranger. Surtout que l’étranger va mélanger cela avec des erreurs de temps en temps. Donc *parceque* quoi que vous fassiez, vous serez toujours un étranger au Japon, il est très souhaitable d’en rajouter un peu sur la politesse sur le niveau de langue. Et de rester avec la forme en -masu, sauf vraiment avec des potes du même âge, que vous connaissez bien.

    Ce qui n’empèche qu’il est utile de *comprendre* la forme neutre car vous la rencontrerez tout le temps.
    Mais il n’est pas souhaitable de chercher à l’utiliser. Le jour où vous maîtriserez totalement les nuances de langue, où vous serez capable de sentir à quel niveau parle un japonais, à quel moment et dans quel contexte il en change subtilement (je parle pas du keigo, ou du passage de neutre à -masu, mais de nuances dans l’utilisation du neutre), oui. Avant non.

  20. Je vais faire mon casse-burnes mais « ta’tte ittekudasai » a mon avis ca se traduit juste par « dis ‘ta’ s’il te plait »….
    Enfin moi ce que j’en dis.
    Mais sinon merci pour cette presentation du manga, ca a l’air bien marrant en effet.

  21. Joe > non, tu as parfaitement raison, je ne me suis meme pas relue et je n’avais pas vu que j’avais ecrit cela (d’autant plus qu’il n’y a meme pas le verbe « se lever » dans la phrase, je ne comprends meme pas comment j’ai pu ecrire ca ^^; ). Je vais corriger cela, encore merci~

  22. Non, non. Dis-toi que tu as eu de l’influence sur un éditeur ! Tu es écoutée ! Tu es le nouveau messie de la scène éditoriale française !

    /me repart chercher sa beu :V

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