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déc 06

Tales of Graces F

C’est quasiment un an jour pour jour après sa sortie sur Wii que Tales of Graces, devenu Tales of Graces F, pointe son nez sur PS3. Premier Tales en 3D de la Team Destiny, et n’ayant pas eu le temps de jouer à la version sortie sur la console de Nintendo, j’ai donc préféré découvrir ce volet sur PS3, qui propose comme à l’accoutumée des tas de petits trucs en plus : de nouvelles attaques, de nouveaux costumes, des dialogues supplémentaires… mais également et surtout un chapitre inédit rallongeant la durée de vie du jeu, et se déroulant six mois après la fin des événements de l’histoire principale.

L’histoire de Tales of Graces F est découpée en huit parties (clairement indiquées par l’obtention d’un Trophée à chaque fois) et se déroule dans le monde d’Efinea, qui est partagé en trois puissances : le royaume de Windol, l’empire militaire de Fendel et la démocratie de Strata. Au beau milieu de tout cela se trouve le village de Lhant, convoité par certaines des puissances alentours car possédant de nombreuses mines de Cryas, des cristaux dont est extraite une énergie appelée Arles. Chaque pays possède un cristal de Cryas géant appelé Balkines Cryas, servant lui aussi de source d’énergie.

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Le village de Lhant est dirigé par le seigneur Aston Lhant, dont les deux fils Asbel et Hubert, alors âgés respectivement de 11 et 10 ans lors du prologue, sont bien trop jeunes pour se sentir impliqués dans une quelconque intrigue politique. C’est au cours d’une escapade pour voir des fleurs qui ne fleurissent qu’une fois par an que les deux garçons découvrent allongée au milieu des fleurs une mystérieuse jeune fille ; ayant perdue la mémoire, l’inconnue est nommée Sophie en raison d’une fleur qui semble l’intéresser, la Krosophie. Les deux garçons deviennent vite amis avec elle, groupe d’amis qui sera donc complété par Cheria, l’amie d’enfance d’Asbel et Hubert, et de Richard, prince de Windol, alors de passage à Lhant.

Le prologue se termine sur une note tragique, le petit groupe d’amis prenant alors un chemin différent pour finalement se retrouver sept années plus tard, certains ayant bien changé. C’est à partir de là que l’intrigue de Tales of Graces démarre vraiment, pour se concentrer sur une mystérieuse menace appelée Lambda et désirant fusionner avec le cœur de la planète.

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J’ai personnellement trouvé le prologue vraiment intéressant, car il permet de se familiariser tranquillement avec l’univers et les personnages. Le système de combat, assez simple à ce niveau-là de l’aventure, révèle lui aussi toute sa saveur et sa richesse lorsque le jeu démarre vraiment. En tout cas cela offre un contraste assez saisissant entre ce prologue et le reste ; la plupart des personnages m’ont semblé plutôt dépressifs sept ans plus tard, et ce qui surprend également est le changement de personnalité pour certains, notamment Cheria, qui n’hésitera pas à dire à Asbel que durant ces sept longues années il est le seul à ne pas avoir changé et qu’il passe son temps à fuir la réalité. Ce n’est que quelques heures de jeu plus tard que l’ambiance redeviendra heureusement un peu plus légère.

Pour le reste c’est bourré de vocabulaire crée spécialement pour le jeu, comme dans bon nombre de Tales, et j’avoue que j’ai eu du mal à ne pas m’emmêler les pinceaux avec certains termes récurrents, d’autant plus que certains passages sont remplis de termes techniques et scientifiques (les dialogues de Emeraude sont certainement les pires à ce niveau-là). Mais globalement j’ai trouvé l’intrigue relativement agréable à suivre même si elle ne brille absolument pas par son originalité, et ce malgré quelques lourdeurs et autres côtés un peu « naïfs », voire même niais, lors de certains passages.

 

« F » comme « Futur »

Ce n’est qu’une fois l’intrigue principale terminée que l’on peut débloquer cette sorte d’épilogue, dont Namco se vantait il y a quelques mois de contenir l’équivalent de trois quarts de l’histoire du jeu principal. Ce qui finalement s’avérait être très exagéré car il est en fait plutôt court, ayant pu terminer ce chapitre en… 9 heures.

Se déroulant six mois après les événements du jeu, ce chapitre permet d’éclaircir quelques points du scénario original, notamment sur Lambda mais également sur les véritables origines de Sophie, et introduit une nouvelle antagoniste : Little Queen, une mystérieuse jeune femme aux cheveux violets vouant une haine profonde aux êtres humains. Les relations sentimentales des personnages sont également mises en avant, notamment avec Asbel qui approche la vingtaine et dont sa mère pense qu’il ferait mieux de songer à  se marier et Hubert qui doit faire face à un mariage arrangé alors qu’il aime une autre personne.

Ce chapitre utilisant la sauvegarde de la partie principale, les personnages continuent donc avec les mêmes statistiques, objets, etc. possédés après avoir battu le boss de fin. Attention cependant, car certaines sous-quêtes ne sont étrangement plus accessibles dans ce chapitre… C’est également dans le premier donjon, suite à un événement lié au scénario, que l’on acquiert une nouvelle option pour les combats, le Accel Mode, déjà introduit lors de la démo sur PS3. Ce Accel Mode n’est donc utilisable que dans ce chapitre, et c’est quand même un peu comme jouer en trichant : non seulement tous les personnages peuvent l’utiliser, mais en plus les effets du Accel Mode sont différents suivant chacun, Cheria pouvant par exemple stopper le temps pendant une bonne poignée de secondes lorsqu’elle l’utilise. La jauge d’Accel est de plus assez facile à faire monter, à une vitesse qui dépend également de l’arme équipée par le personnage en question.

Au niveau des donjons, ce chapitre spécial se contente de revisiter deux donjons déjà explorés lors de la partie principale mais légèrement modifiés, et en ajoute cinq autres, tous dotés d’un level design plus que discutable, le pire restant à mes yeux le donjon final, si on peut appeler ça un donjon. C’est un peu comme si le staff s’était dit « bon, on n’a plus d’idées, alors on va faire un machin bleu complètement vide avec quatre~cinq monstres au milieu, et un bruit qui arrache les oreilles du joueur lorsqu’il marche sur le sol ». Au passage on retrouve également la forêt labyrinthique de la démo mais en plus longue et plus vicieuse, et des donjons peuplés d’énigmes toutes aussi inutiles les unes que les autres. Les musiques des combats ont cependant le mérite de changer à certains moments, et c’est également dans ce chapitre que sont disponibles certains nouveaux hi-ougi des personnages.

Globalement, ce chapitre spécial m’aura donc assez déçue, le trouvant très largement dispensable. Je le vois plus comme un bonus permettant de jouer au jeu une dizaine d’heures de plus, et même si il apporte quelques précisions sur le scénario, au bout du compte on se rend compte que ce dernier tient très bien la route tout seul si on se contente de l’intrigue principale. D’autant plus qu’il n’y a quasiment pas de sous-quête supplémentaire, mises à part celles pour chaque personnage et leur permettant d’obtenir leur dernier hi-ougi.

Pour parler du reste du jeu, je vais faire un petit récapitulatif sous forme de j’aime / j’aime pas.

  • J’AI AIMÉ :

- L’interaction entre les personnages. Si il y a bien quelque chose que j’ai apprécié dans ce jeu, ce sont ses personnages, très vivants, et auxquels on s’attache facilement grâce aux nombreux skits et autres sous-quêtes. Les petites séquences lors de l’écran de victoire après un combat renforce également encore plus cela, je trouve : on s’attache vraiment facilement à ce petit monde, même si certains personnages sont plus développés que d’autres (Malik étant, je trouve, quand même un bon gâchis). Le personnage que j’aurais préféré est en tout cas Sophie, et de loin.

- Le système de combat. Je n’entrerai pas dans les détails car j’ai toujours trouvé cela pénible de décrire un système de combat, surtout lorsque le système en question est plutôt riche, et de toutes façons d’autres le font très bien. Le système de combat est ici absolument jouissif et facile à prendre en main et il est même devenu mon système de combat préféré dans un Tales of. Adieux également les TP, on accueille donc le système de Chain Capacity. Les hi-ougi, appelés Blast Calibers, sont toujours là et sont assez nombreux dans cette version PS3.

- L’importance des Titres. Habituellement inutiles ou ne servant qu’à augmenter temporairement certaines statistiques, j’ai été très étonnée de voir que ces titres sont devenus d’une importance capitale dans ce volet. Divisés en 5 niveaux, ils permettent non seulement d’augmenter certaines statistiques de manière définitive (augmenter le nombre de points de vie, par exemple), mais également d’apprendre de nouvelles attaques ou nouveaux sorts. Quant aux costumes spéciaux qui changent l’apparence des personnages, il faut au moins monter le titre qui le possède jusqu’au niveau 3 (ou 5, selon les cas) avant de pouvoir l’équipper, ce qui peut parfois être fastidieux.

  • JE N’AI PAS AIMÉ :

- Le level design de fainéant. Habituellement cela ne me gène pas trop, mais dans ce jeu cela m’aura assez marquée. Entre les donjons identiques avec seulement la couleur qui change et ceux complètement vides et génériques parfois remplis d’énigmes vraiment lourdes et surtout inutiles, je trouve cela vraiment dommage… Quant aux décors et paysages je les ai trouvés plutôt jolis et colorés, notamment au niveau de certaines villes. Dommage tout de même que ces dernières soient vraiment désertes et très souvent peuplées d’une dizaine de personnes tout au plus.

- Les puzzles et autres énigmes pour avancer dans les donjons. Ça devrait être interdit d’avoir encore des énigmes où il faut pousser des blocs en 2010… ;_; Mais globalement, je n’ai eu aucun plaisir à faire les puzzles dans les donjons.

- L’absence de carte du monde. Bon, il y en a quand même une, mais se contenter d’un joli couloir entre chaque ville et chaque donjon, ça fait un peu mal. On finit tout de même par s’y habituer, mais c’est quand même quelque chose que je regrette à ce niveau-là. Il en est de même pour le moyen de transport aérien que l’on obtient à la fin du jeu, et qui se contente de lister les zones disponibles où l’on peut se rendre. Certaines locations étant tout de même cachées, on peut les découvrir sur la carte soit en ayant obtenu ses coordonnées, soit en appuyant un peu partout au hasard sur le bouton L1. Dans l’ensemble le jeu reste donc assez dirigiste et sans réelle liberté, du moins avant la toute dernière partie, et avec de nombreux aller-retours dans les mêmes endroits.

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  • ET LE RESTE :

- Les musiques. Pas grand chose à dire là-dessus tellement j’ai trouvé la bande-son absolument quelconque, mis à part deux ou trois morceaux. Pas vraiment d’originalité, et j’ai l’impression que c’est de pire en pire à ce niveau-là au fil des Tales of tellement cela semble peu inspiré. C’est tout de même intéressant de voir que le thème des combats change suivant le continent où l’on se trouve, et dépend également des costumes que l’on porte… ce n’est donc pas pour rien que j’ai souvent fait porter les costumes de Tales of Destiny 2 à mes personnages rien que pour les trois thèmes de combats différents offerts avec, et que je trouve bien meilleurs que ceux de Tales of Graces.

- Les DLC. Ce qui me permet d’en venir aux fameux DLC, ces attrape-pigeons pour renflouer les caisses de Bandai Namco grâce aux nombreux costumes inédits, et dont je suis malheureusement une bonne cliente. Actuellement sont donc disponibles les costumes de Code Geass, de Toro et de Hatsune Miku, sans parler de ceux comme les maillots de bain mais que l’on peut obtenir dans le jeu, au contraire des autres. J’avoue que j’ai quand même craqué pour certains costumes, et qu’avoir fait l’intégralité du jeu en équipant ce pauvre Richard du costume de Lelouch m’aura absolument empêchée de prendre le scénario au sérieux une seule seconde. ;)

- Les bonus. Là je parle des bonus fournis avec le jeu ; on a donc droit à un Dramatic DVD fourni avec des illustrations de Inomata, sans parler d’un code qui permet de télécharger gratuitement les costumes de Tales of Destiny 2 ainsi que des thèmes pour sa PS3. A noter également la présence d’un coffret collector plutôt cher (13 800 yens, soit quasiment le double du prix du jeu), dont le contenu est détaillé sur ce blog.

J’ajouterai pour conclure que j’ai trouvé ce Tales of Graces F agréable à jouer et plutôt sympa malgré ses défauts. Avec ce qui est certainement l’un des meilleurs systèmes de combat de la série, ses nombreuses sous-quêtes et autres mini-jeux, il y a de quoi s’occuper pendant des dizaines d’heures sans avoir le temps de s’ennuyer. Ce n’est clairement pas mon Tales of préféré (qui reste pour le moment Tales of Vesperia), mais il n’en reste pas moins assez bon, au point de l’avoir littéralement dévoré en quelques jours. Si on oublie un peu l’inutilité du chapitre additionnel inédit pour la PS3 et le level design foireux qui n’aura visiblement pas changé entre la Wii et la PS3 (pendant ce temps, Bandai Namco préfère refaire le doublage de certaines scènes), on tient quand même là un RPG dans le fond assez classique, sans réelles surprises, mais extrêmement divertissant, et qui sans être non plus le RPG de l’année mérite tout de même à mes yeux de figurer en haut du panier pour 2010… à condition de ne pas avoir joué à la version Wii avant.

 

Note : à noter pour finir qu’il semblerait que certaines personnes aient eu des bugs avec leur jeu (les mêmes que sur Wii…), mais pour ma part je n’en ai eu absolument aucun durant ma  partie.

16 commentaires

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  1. neokenji

    Très tentant ce « nouveau » Tales of même si Namco ne s’est pas trop foulé au niveau du portage PS3. Et ce que je craignais au niveau des bugs a l’air de s’être réalisé… Y a plus de debug team chez Namco ou quoi ? :D

    Cela dit, je me demande vraiment ce qu’apporte ce nouvel opus par rapport aux anciens volets de la saga… Ca fait combien de fois qu’on nous fait le coup du classique mais efficace ?

  2. KKKaze

    Mamorenakatta! Ça ne fait que cinq jours depuis la sortie du jeu et tu l’as déjà fini? :o
    Déçu d’apprendre que la partie future n’est pas très longue. Tant pis, je n’y jouerai encore une fois que pour le combat, n’ayant pas aimé le reste dans la version wii (mauvaise histoire, mauvais cast à part Pascal et peut-être Malik, mauvaises musiques, mauvais level design, etc).
    Espérons que Tales of Xillia soit aussi bon qu’ils veulent nous le faire croire :p

  3. Ichikyo

    Et après je me demande encore comment le testeur de Famitsu a noté sa note de 9 à 10 pour lui donner un total de 37/40 sur PS3 quand la version Wii s’en prend 36/40.
    Tout ca me rappele une certaine scène d’amitié TOMODACHIIIIIII :p (L’ancienne scene sur Wii était bien meilleure…)

  4. Fisico

    J’hésitais à me le prendre la version PS3 plus tard lorsque le prix aurait baissé, mais maintenant je pense que mon choix est fait, en janvier ce sera Last Story et puis c’est tout.

  5. Flikvictor

    Critique des plus intéressantes. Content d’être tombé sur ce blog.
    Certains retours sur ce Tales of le qualifiaient comme l’un des plus réussis.

  6. Exelen

    neokenji > je préfère encore le coup du « classique mais efficace » à des tentatives foireuses d’évolution de la série qui finissent pas diviser les foules, comme une certaine grande saga de Square. :D
    Pour les bugs, je sais pas trop quoi dire… ça doit encore sûrement dépendre du modèle de console utilisé.

    KKKaze > d’un certain côté, si j’avais déjà fait le jeu sur Wii et que j’avais dû le refaire sur PS3 rien que pour goûter au Future Chapter, je crois que j’aurais quand même été bien dégoutée vu la tronche de ce dernier.

    Ichikyo > le point en plus, cela doit être pour les graphismes en HD. Après il y a peut-être d’autres trucs qui sont plus perceptibles par rapport à la version Wii (plus de fluidité, temps de chargement plus courts ?).

    Fisico > et n’oublie pas de passer un jour par Xenoblade. :p

    Flikvictor > le jeu n’est pas du tout mauvais non plus, c’est juste qu’il y a certains défauts qui restent en travers de la gorge pour un jeu qui est censé être une version améliorée, un an après sa sortie, sans parler de l’épilogue inédit à la PS3 qui finalement ne tient pas ses promesses.
    Pour le reste, si tu aimes les RPG, tu en auras largement pour ton argent. :)

  7. Flikvictor

    Exelen=> merci pour les précisions. ^^

    Je me demande lequel est le meilleur entre Vesperia et Graces? Ca ne doit pas se jouer à beaucoup…

  8. ed

    oh purée! l’édition collector! *_* le porte plume est juste sublime! pour une fois c’est pas du foutage de gueule!!

  9. Exelen

    Flikvictor > personnellement j’ai préféré Tales of Vesperia, et de très loin. Après, les goûts et des couleurs…

  10. borgor

    Wow, déjà fini XD

    Si il te reste encore un peu de temps libre ne passe pas à côté de Radiant Historia, c’est le bien ce jeu (même si il y a un ou deux blocs à pousser :p)
    Je voulais le finir avant Gundam Musou 3 la semaine prochaine, mais au final je l’aime tellement ce jeu, je voudrais qu’il ne finisse jamais XD

  11. Inuki

    Il ne m’a jamais attiré plus que ça je dois dire. Et puis un Tales of sans le design de Fujishima part avec un sérieux handicap pour moi. S’il sort en anglais un jour je m’y essayerai sûrement vu que le nombre de rpgs valables sur PS3 n’est pas très élevé.
    Mais t’as mis combien de temps pour le finir en fait?

  12. Exelen

    Inuki > j’ai mis 36 heures et des poussieres pour finir le jeu et 9 heures pour finir le chapitre bonus, donc un total de 45 heures environ.

  13. danzaiver

    je viens de découvrir ton blog et je suis très content car il est franchement pas mal du tout continue comme sa ;)

  14. Zakoo

    J’attends le jeu depuis tellement longtemps argh … Tout comme Vesperia.

    Simple question y’a de la romance dans celui là ? Celle de tales of symphonia ratatosk no kishi était superbe donc depuis je suis un peu fan des Tales of :p

  15. Exelen

    Zakoo > Il n’y a pas vraiment de romance dans la partie principale, mais dans l’épilogue qui dure 10 heures il y en a pas mal, car des « couples » y sont officialisés, d’autant plus que cela parle beaucoup de vie sentimentale / mariage dans les dialogues optionnels.

  16. Daser

    Une sortie française serait pas de refus. u.u

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