Cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas écrit sur ce blog, et ça me manquait un peu ! Voici donc le retour de mon habituel bilan annuel des jeux vidéo, dans lequel je reviens sur les titres auxquels j’ai joués cette année.
Pour 2025, je n’ai terminé que 17 jeux. Dont 10 remasters/remakes. Eh oui, je suis vraiment restée dans ma zone de confort, même si beaucoup de ces « vieux » jeux ont été des découvertes : il y en avait pas mal dans le lot que je voulais faire depuis des années, en fait.
Il n’y a pas vraiment eu de gros changements de mon côté au niveau des jeux vidéo, en 2025 : j’utilise toujours principalement ma PS5 et ma Switch, et très rarement mon PC même s’il est tout à fait capable de faire tourner les jeux récents (c’est juste une question de confort, je préfère de très loin jouer sur console).
Je ne compte pas spécialement prendre la Switch 2 dans un avenir proche, étant donné qu’il n’y a rien dessus qui m’intéresse pour le moment. En revanche, le jour où Nintendo annonce un nouvel Animal Crossing dessus, je risque très certainement de sauter le pas.
Je terminerai ce bilan avec quelques mots sur les nouveautés que j’aurais aimé faire en 2025, ainsi qu’un petit tour rapide des quelques jeux terminés en 2023 et 2024.
Bonne lecture !
MES COUPS DE CŒUR
Trails in the Sky 1st Chapter

J’attendais avec curiosité ce remake du tout premier volet de la longue série des Trails, et j’ai beaucoup aimé le redécouvrir ! J’ai surtout apprécié tout le côté coloré et agréable à l’œil, et j’ai même été surprise d’apprendre qu’il s’agit du même moteur de jeu que celui des derniers volets en date : je trouve que le style en cel-shading rend beaucoup mieux.
On retrouve également ici le tout nouveau système de combat hybride introduit depuis le dernier arc en date, c’est-à-dire la possibilité d’alterner entre des combats au tour par tour et en temps réel, en pouvant passer de l’un à l’autre à volonté (sauf contre les boss).
J’étais également très curieuse de voir comment certains passages du jeu original allaient être retranscrits à travers ce remake tout en 3D. C’était assez intéressant de voir les différences au niveau de la mise en scène, et dans l’ensemble c’était très fidèle même si j’ai trouvé certains passages un peu plus marquants dans la version originale, surtout vers la fin. Le rythme reste relativement lent et ça s’étale parfois un peu trop en longueur (je pense notamment au chapitre avec la pièce de théâtre), mais personnellement ça ne m’aura pas vraiment gênée.
Bref, j’ai beaucoup aimé y rejouer, et ça a été l’un de mes gros coups de cœur de l’année 2025. Vivement le remake de 2nd Chapter, déjà prévu pour l’automne 2026 ! J’espère que 3rd Chapter, mon volet préféré de cette trilogie, aura droit lui aussi au même traitement.
The Hundred Line – Last Defense Academy

À l’origine, je n’attendais pas spécialement ce titre : le dernier jeu de Kazutaka Kodaka auquel j’ai joué, c’était Danganronpa V3, et ses autres jeux sortis après (World’s End Club, Rain Code) ne m’intéressaient que moyennement. J’ai quand même voulu lui donner une chance vu les retours positifs, et j’ai été très agréablement surprise.
Ce jeu rappelle tout de même Danganronpa sur bien des points : une mascotte louche, plusieurs personnages enfermés dans une mystérieuse école qui ignorent comment ils ont atterri là… La différence étant que ces derniers se retrouvent dans l’obligation de sauver le monde d’une invasion de monstres, avec une limite de temps de 100 jours. On a donc des personnages et un univers typiques de Kodaka, qui a été ici épaulé par Kotaro Uchikoshi (Zero Escape), que l’on retrouve derrière l’écriture de plusieurs routes. Et ça se sent. Même si, paradoxalement, ce jeu m’aura en fait surtout rappelé 13 Sentinels : Aegis Rim du studio Vanillaware.
C’est très ambitieux, très long, et j’ai trouvé le scénario incroyablement prenant. Au fil des heures les mystères s’épaississent, on fait des tas de théories dans sa tête afin de comprendre ce qu’il se passe réellement. Et une fois que le jeu démarre vraiment (après un long « prologue » qui dure bien 25 heures !), c’est là que l’on comprend enfin l’ambition de ce titre, avec ses multiples embranchements, ses nombreuses différentes routes et ses innombrables fins disponibles. Je suis vraiment curieuse de connaître la taille réelle du script du jeu, d’ailleurs…
L’autre surprise, ce sont les phases de gameplay sous forme de tactical-RPG, qui entrecoupent les phases de visual novel : je m’attendais à quelque chose de plutôt basique, mais en fait c’était bien plus intéressant que prévu, avec des combats qui donnent surtout l’impression de résoudre un puzzle.
C’est donc l’un de mes gros coups de cœur de 2025, mais cela reste un jeu assez difficile à recommander : c’est très verbeux, c’est très long, ça demande un certain investissement et les différentes routes ne sont pas forcément toutes de qualité égale.
LES BONNES SURPRISES
Fantasy Life – La voleuse de temps

J’attendais avec curiosité ce nouveau volet inédit, ayant plutôt bien aimé Fantasy Life lors de sa sortie sur 3DS, il y a déjà un peu plus d’une dizaine d’années. Et je me suis bien amusée dessus !
On y incarne un explorateur ou exploratrice personnalisable qui finit par se retrouver accidentellement sur une île mystérieuse. On doit choisir son métier (paladin, cuisinier, forgeron, tailleur, mineur, alchimiste…), en pouvant sans problème passer de l’un à l’autre à la volée. C’est d’ailleurs la force de ce Fantasy Life, je trouve : son ergonomie et le fait que tout a été pensé pour rendre le jeu le moins pénible possible. C’est aussi un jeu pour les personnes qui aiment le grind, mais j’ai trouvé cet aspect-là étonnamment plutôt addictif.
Le scénario en lui-même n’est vraiment pas des plus palpitants, mais le gameplay élève vraiment tout le reste. Et puis je ne m’attendais absolument pas à ce que le jeu devienne une sorte d’Animal Crossing au bout d’une dizaine d’heures, avec une île à gérer et ses maisons à construire et décorer… Même le système pour ajouter des ponts et bâtiments a été complètement copié dessus. Et le plus étonnant dans tout cela est que c’est totalement optionnel. Tout comme le Giganterrarium, cette immense carte explorable qui donne quant à elle l’impression de se retrouver dans un Zelda.
C’était donc plutôt chouette, avec de très (trop ?) nombreuses choses à faire et une boucle de gameplay très addictive. Un DLC gratuit vient même tout juste de sortir en décembre, donc je m’y replongerai sûrement en 2026.
Dragon Quest I & II HD-2D Remake

J’avais à peine touché aux premiers Dragon Quest sans jamais les terminer, donc ces jolis remakes en HD-2D tombaient bien. Je n’avais malheureusement pas accroché à la nouvelle version de Dragon Quest III, sortie en 2024, et je m’étais même ennuyée dessus. J’espérais donc que ces deux premiers Dragon Quest allaient mieux passer, et en effet ça a été le cas ! Surtout le second volet, en fait.
Je ne reviendrai pas vraiment sur le premier Dragon Quest, qui est très court et très simple (on combat en solo), même si je l’ai plutôt bien apprécié. Parce que la bonne surprise, ça a surtout été au niveau de Dragon Quest II : je n’en attendais rien car j’ai souvent lu que c’était un peu le mal-aimé des fans de la série, mais ce remake a été mon préféré des trois. Et de très très loin.
C’est beaucoup plus ambitieux que DQI et DQIII, il y a un scénario plutôt prenant derrière ainsi que des personnages intéressants avec un minimum de personnalité. C’est relativement long, en plus, avec pas mal d’ajouts par rapport au jeu original : j’ai donc vraiment beaucoup aimé, même si ça reste un RPG très classique dans le fond.
Cette compilation des deux premiers volets de la saga a donc été une bonne surprise, mais aussi un régal pour les yeux : vivement une version HD-2D des épisodes IV, V et VI.
LES MEILLEURES « RÉTRO-DÉCOUVERTES »
Suikoden I & II HD Remaster

J’avais déjà joué au tout premier Suikoden en 2014, et même s’il était encore relativement frais dans ma tête, j’ai apprécié le parcourir à nouveau à travers ces remasters, d’autant plus qu’il s’agit d’un RPG plutôt court. Mais s’il y a bien un jeu qui m’intéressait dans cette compilation, c’est Suikoden 2.
Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de véritablement me lancer dedans, et c’est donc maintenant chose faite à travers cette nouvelle version : j’ai beaucoup aimé, malgré mes attentes relativement élevées vu sa réputation. En revanche je n’ai pas obtenu la vraie fin qui demandait de recruter les 108 étoiles, mais je n’avais pas spécialement envie d’y jouer en suivant un guide.
Je ne connaissais donc rien du tout de l’intrigue de base, et ça a été un véritable plaisir de découvrir et suivre toute cette aventure à base d’alliances et de trahisons, sous fond d’intrigues politiques. Mais c’est aussi une histoire avec des passages émouvants, et j’ai bien envie de recommencer ce Suikoden 2 plus tard, en essayant cette fois-ci d’obtenir la « bonne » fin. Mon principal reproche ? Les nombreux passages qui m’ont vraiment donné l’impression de vouloir rallonger la durée de vie du jeu (les nombreux allers-retours, le miroir pour le télétransport à volonté qui ne s’obtient que très tard…). Ça clashait un peu avec le premier Suikoden qui, lui, n’avait pas de temps mort en comparaison.
Ce dernier a d’ailleurs un rythme beaucoup plus soutenu, et j’avais quand même bien aimé sa simplicité ainsi que ses personnages. D’ailleurs, l’un de mes aspects favoris du second Suikoden était la possibilité de retrouver les personnages du premier jeu et de découvrir ce qu’ils sont devenus quelques années plus tard.
J’ai en tout cas passé un très bon moment avec cette compilation, mais il est dommage que certains aspects de l’interface et du gameplay n’aient pas été retouchés (notamment la gestion de l’inventaire, assez pénible).
Final Fantasy Tactics – The Ivalice Chronicles

Encore un remaster d’un grand classique que je n’avais pas fait (décidément), malgré une réédition en 2007 sur PSP. C’est donc fin 2025 que j’ai enfin pu découvrir ce Final Fantasy dont j’entendais très souvent parler en bien. Et c’était un très bon jeu !
Tout comme Suikoden 2, le scénario et les personnages ont été une découverte totale, et j’ai adoré suivre ces histoires de conflits, d’élites corrompues, de complots, de trahisons… Chose amusante, j’ai enchaîné ce Final Fantasy Tactics directement après avoir terminé Suikoden 2, donc du coup je n’ai pas pu m’empêcher de voir certains parallèles entre Jowy/Delita et Riou/Ramza.
Le gameplay est avant tout du pur tactical-RPG relativement simple à prendre en main, avec un système de classes qui donne envie de toutes les débloquer. Mais en dehors des quelques pics de difficulté et des soucis de visibilité sur certaines cartes à cause de la caméra, j’avoue qu’il était tout de même très frustrant de ne pouvoir utiliser que cinq personnages maximum par combat. Graphiquement, je redoutais aussi l’aspect un peu lisse des sprites et des décors, mais finalement une fois le jeu en main cela ne se remarque pas trop.
C’était donc une belle découverte, même si apparemment cette version ne contiendrait pas les ajouts de la version PSP.
C’ÉTAIT SYMPA
Fuuraiki 5

J’aime beaucoup la série des Fuuraiki, inédite chez nous, chaque nouvel épisode se déroulant dans une région différente du Japon. Ce cinquième volet nous emmène cette fois-ci dans la préfecture de Mie, et on y retrouve ce mélange très particulier de simulation de tourisme à moto (on peut même prendre des photos) et de romance. Ce dernier point reste 100 % optionnel, mais certaines héroïnes ont tout de même des histoires parfois très émouvantes.
Cette série est une sorte de « simulation de Google Maps », comme j’aime bien l’appeler, sauf que depuis Fuuraiki 4 nous avons enfin de véritables vidéos lors des déplacements à moto de notre personnage. Il n’y a d’ailleurs pas de grandes nouveautés ici, tous les ajouts du volet précédent sont là (notamment la vue à 360 degrés qui permet de regarder tout autour de soi comme si on était sur place) : on se retrouve finalement avec le même jeu, mais dans une région différente.
Ce que j’apprécie particulièrement dans cette série, c’est tout le côté documentaire/reportage, qui reste ici bien présent et permet donc de s’instruire tout en s’amusant. Sans oublier non plus les nombreuses spécialités culinaires qu’il est possible de découvrir à travers le périple de notre personnage.
Bref, c’était un cinquième volet très sympa, mais ça reste vraiment un jeu de niche. À noter au passage qu’un portage de la version PS2 du tout premier Fuuraiki a débarqué sur Steam en 2025, en japonais uniquement.
To a T

J’ai principalement voulu jouer à cette petite curiosité parce qu’on la doit à Keita Takahashi, le créateur de Katamari Damacy. On se retrouve ici avec une bizarrerie vidéoludique dans laquelle on incarne « l’Ado », un personnage qui vit en permanence figé avec une « pose en T », et qui est aidé dans la vie de tous les jours par son fidèle toutou.
C’est très mignon, les différents chapitres (ou plutôt « épisodes ») du jeu sont entrecoupés de chansons entraînantes, il y a des girafes qui préparent des sandwiches, un monocycle qui parle, et notre personnage peut même s’envoler en tourbillonnant sur lui-même. D’ailleurs, la première fois que ça arrive c’est en voulant enlever le caca que son chien avait laissé devant la porte d’un habitant. Oui, c’est à la fois très spécial et surréaliste.
C’est vraiment un jeu assez touchant, avec un joli message derrière ; j’ai bien aimé dans l’ensemble, mais j’aurais du mal à le recommander à cause de son côté très répétitif, d’autant plus que ce n’est pas spécialement toujours très amusant à jouer.
RAIDOU Remastered – The Mystery of the Soulless Army

Décidément, j’ai fait beaucoup de découvertes « rétro » en 2025, avec cette fois-ci le remaster d’un spin-off de la série des Megami Tensei sorti à l’origine sur PS2.
On se retrouve ici dans un Japon alternatif des années 1930, avec un héros invocateur de démons qui travaille pour une agence de détectives. C’est un titre assez rafraîchissant (et déroutant), du coup, et j’ai bien aimé le côté « série TV » avec son découpage en épisodes.
Ce qui peut perturber est que contrairement aux autres titres de la série, il n’y a pas de tour par tour, ici : c’est avant tout un jeu d’action où on affronte directement les démons avec son épée, son arme à feu ou encore sa magie. C’est d’ailleurs intéressant de voir la manière dont les invocations de démon et les négociations ont également été intégrées dans ce type de gameplay ! Quant au côté « enquête », je l’ai trouvé assez léger mais original, les démons pouvant également utiliser leurs capacités pour analyser des scènes, interagir avec certains éléments du décor ou encore lire les pensées des gens.
Ça reste clairement un RPG de niche, mais j’ai passé un bon moment dessus. J’imagine que le second volet aura droit au même traitement (c’est Atlus donc je ne suis pas étonnée qu’une compilation avec les deux jeux ne soit pas sortie directement), mais j’espère que Digital Devil Saga ne sera pas non plus oublié.
Xenoblade Chronicles X – Definitive Edition

Le dernier jeu sur Wii U pour lequel j’attendais désespérément un portage sur Switch. Et il aura fallu tout de même attendre jusqu’en 2025 : Xenoblade Chronicles X, malgré ses gros défauts, reste l’un de mes RPG préférés et aussi mon Xenoblade préféré, aux côtés du tout premier volet.
La grande nouveauté ici, à part l’amélioration du design des personnages et les nouveautés en terme d’ergonomie et de confort de jeu, c’est son chapitre inédit, relativement long, qui fait office d’épilogue : le jeu original se terminait sur un gros cliffhanger, et on a enfin des réponses aux questions que l’on pouvait se poser. La plus grande surprise pour ma part est l’intégration ici de certains concepts issus de l’artbook « Art of Mira » sorti en 2015, notamment le personnage de Neinail, parce que je ne m’y attendais vraiment pas.
En ce qui concerne les toutes nouvelles révélations, dans l’ensemble elles ne m’auront pas forcément emballée, d’autant plus que le scénario de ce chapitre m’a semblé partir dans une direction totalement différente du reste du jeu (tout le côté mystérieux et mystique de la planète Mira est du coup passé à la trappe). Et tenter de lier ce Xenoblade aux épisodes de la trilogie principale ne m’aura pas franchement intéressée, non plus.
Bref, en dehors de ce nouveau chapitre dont je n’ai pas été très fan et que je préfère ignorer, parcourir de nouveau Mira et ses magnifiques paysages a été un grand plaisir.
Tokimeki Memorial – Forever With You Emotional


C’est aussi en 2025 qu’a débarqué un remake de Tokimeki Memorial, la célèbre (au Japon) série de « dating sims » de Konami. En tant que grande fan de longue date de cette franchise, je n’allais évidemment pas rater ça ! C’est un peu dommage que Konami n’ait pas profité de l’occasion pour enfin sortir une version localisée en anglais, d’ailleurs.
Pas de changements ici, le jeu nous met toujours dans la peau d’un lycéen lambda dont le but est de conquérir l’un des personnages féminins du jeu, le tout sous fond de gestion de statistiques et d’emploi du temps. Ce remake nous offre même la possibilité d’alterner entre les graphismes d’époque et ceux de cette version modernisée, au contraire de certains remakes de visual novels récents.
Pas de gros chamboulements dans la formule, donc, et le jeu se déroule toujours à la fin des années 90 : resituer ce Tokimeki Memorial dans les années 2020 aurait de toutes manières demandé de modifier grandement son gameplay étant donné la présence importante de certains éléments de l’époque, comme l’usage exclusif du téléphone fixe pour communiquer.
Bref, ça m’a fait plaisir de redécouvrir ce premier volet, même si j’avoue que j’ai passé la majorité du jeu avec les graphismes d’origine. Je ne me souvenais pas non plus qu’il était aussi facile de se faire détester par la quasi-totalité des personnages… Ce qui donne souvent place à des dialogues (ou plutôt des insultes) très drôles, d’ailleurs. Et je me demande si le second Tokimeki Memorial aura droit lui aussi au même traitement ?
Milano’s Odd Job Collection

En voilà une curiosité qui me faisait de l’œil depuis longtemps. Milano no Arubaito Collection (son titre original) est un jeu de niche assez obscur sorti à la base uniquement au Japon sur PlayStation, en 1999. C’est son très joli pixel art qui m’avait attirée, et je ne m’attendais absolument pas à voir ce titre débarquer officiellement un jour chez nous.
On incarne ici Milano, une petite fille qui doit passer l’été chez son oncle, sa mère ayant été hospitalisée. Une fois sur place, elle découvre que son oncle est parti en vacances ! Livrée à elle-même, Milano décide de s’occuper… en faisant des petits boulots. Pourquoi pas. Bref, derrière ce scénario très simple se cache en fait une collection de huit mini-jeux, avec un soupçon de gestion de statistiques. Je ne m’attendais pas non plus à avoir ici un côté « simulation de vie », qui reste très léger et optionnel, avec la possibilité d’acheter des meubles pour décorer la maison de son oncle, de nourrir son chat, de s’occuper des tâches ménagères ou encore de lire un livre avant de se coucher.
C’est assez répétitif, c’est largement dispensable et on sent que c’est un jeu sorti il y a 26 ans, mais ça reste tout de même une petite curiosité mignonne comme tout. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus d’efforts dans ce portage, mais cela fait toujours plaisir de voir arriver en Occident ce genre de titre de niche japonais, en espérant que d’autres suivent le même chemin.
Disaster Report 4 – Summer Memories

Petite séance de rattrapage avec ce quatrième volet de la série des Disaster Report (Zettai Zetsumei Toshi au Japon), qui aura débarqué chez nous en 2020 : contrairement aux autres jeux de ce bilan, ce titre date donc un peu. Je n’avais joué qu’au tout premier volet sorti sur PS2, et encore c’est parce que j’avais bien aimé son successeur spirituel Kyoei Toshi – City Shrouded in Shadow, sur PS3, du même développeur.
Nous avons ici une simulation de survie se déroulant après un tremblement de terre (avec de temps à autre des répliques), mais avec un côté assez nanardesque qui tranche avec le côté sérieux du sujet et de certains passages bien dramatiques. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme de ce titre, avec ses nombreux costumes à débloquer, son humour très particulier et ses options de dialogues qui permettent de se comporter aussi bien comme un bon samaritain que la pire des ordures (à noter que ces choix moraux n’ont aucune conséquence).
C’est un titre fascinant, où tout l’aspect survie est paradoxalement anecdotique. Se nourrir, boire, aller aux toilettes… ce sont des options bien présentes mais qui n’ont pas grande importance. Bon, techniquement c’est aussi un peu à la rue, mais cela ne m’a pas trop surprise vu les souvenirs que je garde de City Shrouded in Shadow.
Au final, j’ai quand même passé un bon moment sur ce jeu, qui reste assez unique en son genre et rappelle même un peu par certains côtés la série des Yakuza/Like A Dragon. Mais en largement moins bien, quand même.
C’ÉTAIT SYMPA, MAIS…
Iwakura Aria

En voilà un visual novel qui m’intéressait surtout pour ses superbes illustrations. Se déroulant dans le Tokyo des années 60, ce titre nous met dans la peau d’une jeune orpheline, Ichiko, qui se retrouve à travailler en tant que servante pour la mystérieuse Aria. La relation entre Aria et l’héroïne est le point fort de ce titre, tout comme le personnage d’Aria en lui-même, cette frêle jeune fille à la beauté irréelle qui cache bien des secrets. Il y a pas mal de mystères, on se pose plein de questions, mais au final… ça m’a un peu déçue.
Le gros souci que j’ai eu avec ce jeu est que les mystères sont expliqués beaucoup trop tôt : du coup, j’ai largement préféré la première moitié de l’histoire et je me suis un peu ennuyée sur la seconde. Certains thèmes (et personnages secondaires) ne sont pas vraiment développés non plus, ce qui pourrait s’expliquer par la faible durée de vie de ce visual novel, qui aurait d’ailleurs largement gagné à être un peu plus long : personnellement, je l’ai terminé en une quinzaine d’heures environ. Malgré tout, j’ai quand même bien aimé ce récit qui mélange à la fois suspense et fantastique, le tout sous fond de romance saphique.
Bref, je ne regrette tout de même pas d’avoir fait ce visual novel, ne serait-ce que pour son atmosphère et sa direction artistique, mais c’est clairement le genre de titre dont j’aurai oublié l’existence d’ici quelques mois.
Time Gal HD Remaster

Sympathique, mais frustrant : c’est un peu ce que je retiens de ce Time Gal, le remaster d’un jeu en full motion video à base de QTE sorti dans les années 80.
Time Gal nous met dans la peau de Reika, une héroïne aux faux airs de Lum de la série Urusei Yatsura qui voyage dans le temps à la poursuite d’un criminel. Chaque petit scénario se déroule à une époque donnée, et remplir une séquence de QTE sans se tromper permet de passer à une autre époque.
Le timing est parfois très strict, mais il faut aussi aimer la présence de choix multiples où il faut deviner sur quel bouton appuyer. Je pense par exemple à ce passage où notre héroïne, face à une sorte de tortue de mer géante, se retrouve avec trois options pour lui échapper : aller en haut, en bas, ou tirer sur la tortue. Le bon choix était « en bas », ce qu’il est impossible de deviner… Cela donne donc surtout l’impression de totalement dépendre du hasard et non de ses réflexes, ce qui n’est pas forcément ce qu’il y a de plus amusant.
J’aurais probablement un peu plus apprécié ce Time Gal si j’y avais joué à l’époque, je pense ; il me faisait d’ailleurs un peu rêver quand je voyais des images dessus dans les magazines des années 90. C’est également un jeu plutôt court (il peut se terminer en une heure, même en faisant pas mal d’erreurs), ce qui peut refroidir pas mal vu le prix.
Lunar – Silver Star Story Remastered

Cela faisait très longtemps que je voulais me lancer dans cette série, mais j’ai toujours été un peu perdue à cause de ses très nombreuses éditions et portages. Rien que pour le premier jeu, nous avons une première version appelée Lunar – The Silver Star sortie en 1992 sur Mega-CD, qui a par la suite connu un remake sur Saturn en 1996 renommé Lunar – Silver Star Story Complete (disponible aussi sur PlayStation). Une autre version de ce même remake est sortie sur Game Boy Advance en 2002 sous un nouveau nom (Lunar Legend), avant de connaître un autre remake sur PSP en 2009 : Lunar – Silver Star Harmony. Comment donc se retrouver dans tout cela sachant que chaque remake propose ses propres nouveautés ?
Heureusement, en 2025 débarque une nouvelle compilation, Lunar Remastered Collection, dont le remaster du premier jeu se base finalement sur la version sortie sur Saturn et PlayStation. Et maintenant que j’ai pu y jouer, eh bien j’en suis ressortie plutôt mitigée.
Ce Silver Star Story est vraiment un RPG très classique, avec des personnages et un humour typiques des séries des années 90. En fait, c’est tout à fait le genre de titre que j’aurais sûrement bien plus apprécié en y jouant il y a 20 ans : contrairement aux autres remasters/remakes mentionnés dans ce bilan, je trouve que ça a très mal vieilli. C’est un jeu qui devait sûrement être plutôt novateur à l’époque de sa sortie, notamment à travers ses cinématiques sous forme d’anime et ses innombrables clichés que l’on retrouvera plus tard dans bon nombre de RPG japonais. Mais en 2025, ça a du mal à passer.
Du coup ça m’a un peu coupé l’envie de me lancer dans l’autre remaster de cette compilation, Lunar 2 – Eternal Blue, même si apparemment il est bien meilleur. Ce sera toutefois pour plus tard !
LE COUP DE GUEULE DE L’ANNÉE
Infinity Nikki

Ah, Infinity Nikki… Il y en aurait des choses à dires sur ce jeu. Il s’agit donc d’un gacha avec un monde ouvert, basé sur la franchise Nikki, et qui a donc débarqué fin 2024 à la fois sur PS5 et mobile (et plus tard sur Steam).
Je me sentais un peu visée par ce titre : un jeu ayant pour cible principale les femmes et dans lequel on peut personnaliser les costumes de son héroïne, le tout dans un immense univers coloré (mais pas si mignon que ça si on fait attention), avec des mécanismes d’exploration et de plate-forme que l’on doit à un ancien de chez Nintendo (Kentaro Tominaga) ? Je signe tout de suite !
J’ai donc plutôt apprécié les premiers mois passés sur ce jeu, son joli monde à explorer, ses musiques, le tout aidé par un mode photo très complet. Mais de mon côté l’aventure s’est hélas assez vite arrêtée au printemps dernier, avec l’arrivée de la version 1.5, qui aura fait couler beaucoup d’encre. Une grosse mise à jour qui coïncidait en fait avec la sortie du jeu sur Steam.
Il y a eu beaucoup de critiques et articles à ce sujet, mais pour résumer brièvement, cette mise à jour a été épouvantable : des bugs en pagaille empêchant carrément certaines joueuses sur PS5 de lancer le jeu (personnellement j’ai surtout eu de nombreux crashes et des freezes, notamment dans les menus), des objets au prix rocambolesque (une baignoire à 50 € ???), une nouvelle zone nommée la mer des étoiles assez buguée et aux activités d’un intérêt douteux…
Mais ce qui m’a le plus déçue, c’est l’arrivée d’un tout nouveau prologue : il remplace le précédent qui existait donc depuis la sortie du jeu, entraînant du coup une sorte de « retcon » de l’histoire vu que l’intrigue de départ se retrouve complètement chamboulée. C’était d’ailleurs cet ancien prologue qui m’avait donné envie de donner sa chance à Infinity Nikki, notamment la scène avec Ena qui avait l’air de sortir tout droit d’Elden Ring.
Ce nouveau prologue introduit maladroitement du multivers et autres univers parallèles pour justifier l’arrivée d’un mode co-op, et le résultat m’a tellement déçue (et dégoûtée) que j’ai désinstallé le jeu durant ce patch : j’ai eu l’impression que tout ce qu’avait vécu Nikki n’a servi à rien, donc difficile de s’investir dans un scénario et des personnages qui peuvent à tout moment être complètement réécrits.
Bref, c’est un peu dommage parce que derrière tout ça (et surtout derrière tout le modèle économique très discutable) il y a quand même des costumes absolument superbes et détaillés, ainsi que des artistes de talent. :(
LES JEUX QUE J’AURAIS AIMÉ FAIRE EN 2025




J’avais joué à la démo de Digimon Story Time Stranger et j’avais plutôt bien aimé, mais je pensais naïvement que le fait que ce soit verrouillé à 30 fps sur console n’était que temporaire, et que ça allait être patché plus tard. Finalement, le jeu complet est sorti, et il n’est toujours pas en 60 fps… Du coup je ne l’ai pas acheté.
Atelier Resleriana est un titre qui m’intéresse beaucoup car il semble proposer une expérience plus proche de celle des anciens Atelier, avec également le retour des combats au tour par tour. En revanche ça a l’air très accès sur le fan service étant donné la présence de nombreux personnages issus des autres volets de la saga.
Rune Factory – Guardians of Azuma est un spin-off qui m’intéressait lui aussi beaucoup, mais j’attendais une éventuelle sortie sur une autre console que la Switch : les gros soucis techniques de Rune Factory 5 sur cette dernière ne m’avaient pas laissé un très bon souvenir. Heureusement, il devrait débarquer en février prochain sur PS5.
Je n’oublie pas non plus Octopath Traveler 0, qui a débarqué un peu tardivement en 2025, donc si je l’ai zappé c’est principalement par manque de temps. Étant donné que j’aime beaucoup cette série, je compte bien me jeter dessus en 2026 !
Les autres absents








Clair Obscur : Expedition 33 est l’un des gros absents de ce bilan. Je voulais me laisser tenter par ce RPG made in France qui aura énormément fait parler de lui, mais tout ce que j’ai pu lire sur son système de combat m’a bien refroidie (le timing, les parades, le côté similaire à Sekiro…). Dommage qu’il n’y ait pas de démo jouable.
Je n’ai pas fait non plus le dernier Pokémon, Légendes Pokémon : Z-A, mais ça c’est surtout parce que j’avais trouvé le précédent volet auquel j’ai joué sur Switch, Pokémon Écarlate, assez honteux à cause de sa pauvreté technique. Ce qui est dommage parce que dans le fond, ces jeux restent intéressants et avec de bonnes idées… Mais vu que chaque nouvel épisode continue à se vendre par palettes entières, j’imagine que ça ne changera pas de sitôt.
Du côté des remasters et remakes, j’ai fait l’impasse sur Tales of Graces F Remastered, sorti en début d’année : j’aimerais beaucoup y rejouer, mais pas dans l’immédiat. On notera aussi la sortie de Tales of Xillia Remastered, sauf que là je ne comprends pas du tout l’intérêt de l’avoir sorti sans sa suite ? Je serais tout de même assez curieuse d’y rejouer pour voir si mon avis à son sujet changerait car il m’avait très déçue, à l’époque.
Saga Frontier 2 Remastered est un autre remake que je voulais faire étant donné que je n’ai jamais joué au jeu original et qu’il m’intéresse beaucoup, mais je ne l’ai pas pris par manque de temps. Ce sera donc pour 2026 !
Concernant les autres absents, il y a en vrac Super Robot Wars Y (principalement parce que je ne veux pas me spoiler le scénario de Gundam : The Witch from Mercury, que je compte regarder un jour et qui fait partie des séries présentes dans cet épisode), Elden Ring Nightreign parce que les jeux en co-op c’est non, Like a Dragon – Pirate Yakuza in Hawaii que j’avais pourtant acheté à sa sortie mais que je n’ai toujours pas commencé, Atelier Yumia parce que j’ai vraiment du mal avec les Atelier récents (je n’ai pas du tout aimé la trilogie de Ryza), le visual novel tout en pixel art Urban Myth Dissolution Center sur le thème des légendes urbaines, le jeu d’aventure à énigmes Blue Prince, ainsi que Shuten Order même si les retours ont l’air assez mitigés. Et ayant bien aimé Ghost of Tsushima malgré sa répétitivité, Ghost of Yotei sera assurément un futur achat, quand j’aurai le temps de m’y mettre.
Parmi les absents un peu moins récents qui m’intéressent, il y a Metaphor ReFantazio, un RPG que j’ai volontairement évité de prendre à sa sortie parce que je me suis dit qu’une version complète allait certainement débarquer plus tard. Eh oui, j’en ai un peu marre de me faire avoir à chaque fois donc j’évite désormais d’acheter les nouveaux titres d’Atlus dès leur sortie. Et visiblement je ne suis pas la seule.
PETIT RETOUR SUR 2023/2024
Pour terminer, j’ai décidé de revenir sur les quelques titres faits durant 2023 et 2024 (et encore, je suis sûre d’en avoir oublié), étant donné que je n’ai pas écrit de bilan ces deux dernières années. J’ai quand même essayé de faire court pour ne pas rallonger davantage ce billet !

- Slay the Princess – The Pristine Cut
Un visuel novel aux très nombreux embranchements narratifs qui ne paye pas de mine, mais que j’ai trouvé très prenant. On incarne ici un mercenaire chargé de tuer une princesse captive : cette dernière serait un véritable danger et pourrait même détruire le monde. C’est le genre de titre qu’il vaut mieux découvrir sans rien savoir dessus, ce qui a été mon cas, et je ne le regrette pas.
- Fire Emblem Engage
Ce Fire Emblem m’a fait un peu l’effet inverse de Three Houses : j’ai trouvé le scénario (et la direction artistique) nullissime mais j’ai beaucoup aimé son gameplay. Tout le côté fan service avec les invocations des esprits des personnages issus des autres jeux de la série était finalement bien amené, et puis ça rendait les combats intéressants. Du coup j’avais fini par sauter tous les passages liés au scénario afin de me concentrer uniquement sur le gameplay (je n’en pouvais plus de Colgate-chan et ses amis), et c’est nettement mieux passé.
- Dragon’s Dogma II
J’avais presque oublié l’existence de ce jeu alors que j’ai quand même passé 64 heures dessus. Oui, c’est paradoxal. En fait, c’est un titre assez étrange : j’ai beaucoup aimé son ambiance, sa boucle de gameplay ainsi que tout le côté exploration, mais je l’ai vite oublié une fois terminé. D’ailleurs, je ne me souviens même plus de quoi parlait le scénario… La seule chose qui m’aura vraiment marquée, ce sont les énigmes du Sphinx.

- Shin Megami Tensei V – Vengeance
Je devrais vraiment arrêter d’acheter les jeux d’Atlus dès leur sortie, parce qu’on se retrouve toujours avec une version plus complète quelques mois/années plus tard. Je me suis tout de même jetée sur ce portage principalement parce que la version Switch était horriblement mal optimisée, avec un framerate qui me donnait mal à la tête, sans parler du scénario assez décevant. Cette version, jouée sur PS5, a donc réglé la majorité de mes problèmes, que ce soit d’un point de vie technique mais aussi scénaristique, avec sa nouvelle « route » que j’ai trouvée bien plus intéressante et complète que celle du jeu original.
- Like a Dragon – Infinite Wealth
Direction Hawaii avec ce huitième volet, qui propose un gameplay que j’ai trouvé ici bien meilleur par rapport à celui de l’épisode précédent. En revanche, le scénario était à mon avis largement moins intéressant, même si ça m’a fait plaisir de retrouver Kiryū. Ça reste en tout cas un titre très généreux avec beaucoup de choses à faire, que ce soit la gestion d’une île qui peut rappeler Animal Crossing ou encore un mode de jeu fortement inspiré de Pokémon. Bref, vivement le prochain épisode.
- Octopath Traveler II
J’avais plutôt bien aimé le premier jeu, mais j’ai adoré ce second volet. Le principe de base n’a pas changé, on retrouve une fois de plus ici huit personnages avec huit histoires, le tout étant un peu mieux intégré avec des chapitres se focalisant parfois sur deux personnages en même temps. En fait, c’est quasiment le tout premier Octopath Traveler mais en mieux : un meilleur gameplay, un meilleur scénario, de meilleurs personnages, un meilleur rythme… Sauf peut-être au niveau de la bande-son, ayant une préférence pour celle du précédent volet.

- The Legend of Heroes – Kai no Kiseki
Ce jeu, qui est la suite directe de Trails Through Daybreak II, va sortir en ce début d’année 2026 chez nous sous le titre Trails beyond the Horizon. J’avoue que j’ai un peu du mal avec ce nouvel arc narratif, probablement parce que je n’accroche pas vraiment aux nouveaux personnages introduits (à part Van, Elaine et Shizuna). On retrouve toutefois dans ce troisième volet d’anciennes têtes, notamment Kevin (qui avait été un peu oublié) et Rean.
Ce Kai no Kiseki était heureusement bien meilleur que le précédent volet au niveau du scénario, mais ce n’est toujours pas le grand final que j’attendais, même si les révélations sont très intéressantes. Il se termine également sur un GROS cliffhanger bien frustrant, et vu qu’il n’y aura visiblement toujours pas de suite prévue pour 2026, l’attente va être longue.
- Romancing SaGa 2 – Revenge of the Seven
En voilà un remake qui fait plaisir ! Il y a déjà eu un remaster sur Switch il y a quelques années, mais on a droit ici à un véritable remake entièrement en 3D. Je n’en attendais rien et j’ai été agréablement surprise : j’ai trouvé cette nouvelle version très réussie avec un système de combat toujours aussi addictif. En fait, TOUT le jeu est addictif, j’ai eu du mal à lâcher ma manette et c’était même mon GOTY de l’année 2024. Et puis le système de génération/héritage reste quand même bien chouette, étant donné que l’on incarne ici non pas un unique personnage mais plusieurs empereurs et impératrices de manière successive (on passe d’une génération à l’autre après un gros événement ou en abdiquant).
- SaGa Emerald Beyond
Difficile de décrire ce jeu, qui est toutefois bien plus proche de Saga Scarlet Grace dans sa construction et son gameplay que de Romancing SaGa 2 dont je parlais juste au-dessus. C’est un RPG avec un système de combat toujours aussi prenant, vraiment pas linéaire du tout (ce qui n’est toutefois pas surprenant pour un SaGa), et avec une grande rejouabilité : on se retrouve à visiter différents mondes avec leur propre culture et identité, mais le plus intéressant est que les événements qui s’y déroulent peuvent être très différents d’une partie à l’autre (et aussi suivant le choix de notre personnage). J’ai beaucoup aimé, mais ça reste quand même très spécial comme jeu.

- Theatrhythm Final Bar Line
Étant donné que j’avais beaucoup aimé la version 3DS, je me suis jetée sans hésiter sur ce nouveau Theatrhythm dès sa sortie, en prenant au passage la version Deluxe qui contenait des musiques inédites. Si je n’ai pas été très fan des (trop) nombreuses versions de Battle on the Big Bridge et One-Winged Angel, j’ai surtout été assez déçue par Dancing Mad de FF6, qui a été ici raccourci par rapport à la version 3DS. Mais ce sont vraiment mes seuls gros reproches, sachant que j’ai quand même passé une centaine d’heures sur ce jeu…
Le plus amusant dans tout cela est que mes musiques les plus jouées ne sont pas tirées de la série des Final Fantasy mais plutôt de Bravely Default, Octopath Traveler, NieR, Secret of Mana et Chrono Trigger. J’ai également beaucoup aimé tout le côté RPG, avec un mode aventure qui demande de planifier un minimum ses équipes et ses capacités.
- Stranger of Paradise – Final Fantasy Origin
Je n’attendais pas grand-chose de ce jeu qui était célèbre à l’époque pour ses meme à base de Chaos (il était sorti en 2022 mais j’y ai joué en 2024), et… j’ai beaucoup aimé ?! Un gameplay très prenant avec un système de jobs qui l’est tout autant, des personnages plus intéressants qu’ils n’en ont l’air, un scénario qui est un véritable parallèle à celui de FF1 et qui fait un peu figure de préquelle… C’était très sympa, je ne pensais pas m’attacher autant aux personnages, et puis le jeu regorge de clins d’œil à toute la série des Final Fantasy. J’ai même passé un bien meilleur moment dessus que sur FF16.
- Final Fantasy XVI
En parlant de FF16… Ouh là, je n’ai pas du tout aimé ce Final Fantasy. J’ai surtout eu l’impression de jouer à un jeu d’action qui misait tout sur le spectacle et rien sur le reste. Je n’ai aimé ni les personnages (à part Cid et Dion), ni le scénario qui partait de plus en plus en sucette au fil des heures. Et je ne reviendrai pas non plus sur l’écriture des personnages féminins… À ce niveau-là ce n’était même plus une déception, mais un jeu que j’ai vraiment détesté. C’est triste à dire mais je m’étais bien plus amusée sur Final Fantasy XV et la trilogie des Final Fantasy XIII. J’espère sincèrement que FF17 sera complètement différent et proposera surtout un véritable RPG !

- Baldur’s Gate III
Je ne m’étalerai pas sur l’un des gros RPG de ces dernières années, mais je ne suis pas surprise d’avoir adoré étant donné que j’avais vraiment beaucoup aimé Divinity – Original Sins 2, du même studio. Le truc intéressant est que ça m’a énormément rappelé Dragon Age Origins, ce qui est assez ironique étant donné que Bioware avait développé les deux premiers Baldur’s Gate et que Dragon Age était en quelque sorte son successeur spirituel. Du moins le tout premier Dragon Age, parce que le reste… Bref, j’ai passé plusieurs centaines d’heures sur ce jeu grâce à son énorme rejouabilité et ses nombreux possibilités au niveau du gameplay, avec en bonus des personnages plutôt intéressants.
- Lies of P
L’un de mes coups de cœur de 2023 ! Je m’étais jetée dessus à sa sortie parce que c’est un Souls-like et que ça ressemblait beaucoup à Bloodborne, le tout étant librement inspiré du roman original de Pinocchio. Effectivement, tout rappelle les jeux de From Software, ici : les menus, l’ambiance, le système de gain de niveaux, certains éléments de level design (les raccourcis, les téléporteurs à débloquer)… On se retrouve vite en terrain connu. Je redoutais le gameplay et son système de parades, mais finalement on s’en sort aussi bien avec les bonnes vieilles roulades (comme dans Dark Souls, en gros). C’était donc très chouette et j’ai beaucoup aimé, en revanche je n’ai toujours pas fait le récent DLC, sorti en 2025.
- Blue Protocol
Annoncé en 2019, ce MMORPG de Bandai Namco avait fini par miraculeusement débarquer en juin 2023, mais au Japon uniquement. Faute de sortie chez nous (la version occidentale avait entretemps été annulée), j’ai décidé d’y jouer fin 2024 via sa version PS5, peu de temps avant la fermeture définitive de ses serveurs en janvier 2025. Eh oui, il aura duré à peine un an et demi. Pourtant, je n’ai pas trouvé le jeu si mauvais que ça (je m’attendais à bien pire vu les avis négatifs) ; ça m’a même vaguement donné l’impression de jouer à un Tales of version MMO. À noter qu’il s’agissait d’un jeu free-to-play avec une monétisation basée principalement sur les cosmétiques (costumes, accessoires…), qui s’obtenaient via un système de gacha.
Il a toutefois pu renaître récemment de ses cendres à travers Blue Protocol: Star Resonance via un développeur différent financé par Tencent, et je ne compte absolument pas toucher à cette nouvelle version (le jeu n’a presque plus grand-chose à voir, d’ailleurs).
Ce sera tout pour le bilan de l’année 2025, rendez-vous (normalement) dans un prochain billet pour parler des sorties de 2026 !


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Belle liste, « que » 17 jeux, ça reste énorme surtout avec le nombre de RPG dans le lot :)
j’ai même pas eu le temps de faire Fantasy Life (l’absence de cartouche en Europe a pas aidé) alors que j’avais poncé le premier
Pour Xenoblade, ça se voit qu’il y a 10 ans d’écart entre cette version et celle de base, le ton est vraiment différent, on se rapproche de l’ambiance des derniers Xenoblade, c’est j’imagine comme tu dis une volonté de consolider l’idée d’un « Xenoverse »
le contenu est condensé et arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et on regrette au final qu’on jette à la poubelle tout le concept de Mira ou des persos comme L oubliés
mais le jeu est toujours un plaisir à parcourir surtout avec le nouveau confort de jeu, je considère son level design comme l’un des meilleurs en open world
et bonne année!
Merci et bonne année à toi !
Oui l’absence de version physique en Europe pour Fantasy Life c’était pas top, heureusement la version import JP propose le français.
Pour Xenoblade X, la différence de ton est vraiment flagrante en effet. J’ai aussi été déçue par le contexte de la scène avec Lao sur la plage, je m’attendais à plus et surtout pas à ce qu’on a eu au final dans le jeu. ^^;
Merci beaucoup, ça m’avait manqué ces deux dernières années. J’ai toujours aimé tes impressions et critiques car tu es en avance en pouvant jouer à la version japonaise des jeux normalement et ça m’aide à me guider pour mes prochains choix de jeux. Mais je sais que je n’aurai jamais l’occasion de jouer à la plupart de ces jeux, mais au moins ça me permets de les découvrir un peu. Au final, je finis par jouer à moins de jeux, mais surtout à prioriser les jeux de certaines séries, comme Trails, Yakuza et Souls (ou soulslike). Parmi cette liste, j’ai beaucoup aimé SofP:FF O, mais je n’ai pas aimé spécialement les DLC (et le dernier DLC avec plus d’histoire m’a beaucoup déçu… probablement à cause du « hype » en lisant d’autres impressions sur internet).