[CRITIQUE] Xenoblade

Xenoblade est le dernier RPG en date de Monolith Soft, société notamment connue auprès des fans de RPG pour avoir crée les Xenogasa sur PS2 et les deux Baten Kaitos sur Gamecube, mais aussi quelques titres sur Nintendo DS comme Soma Bringer. Xenoblade, c’est aussi l’une des raisons qui m’auront poussée à acheter une Wii étant donné le staff derrière : et sincèrement, je ne le regrette pas. Après l’avoir terminé en une petite cinquantaine d’heures, je peux enfin affirmer que ce jeu est une petite merveille bourrée de surprises et qu’il est probablement l’un des meilleurs RPG japonais que j’ai pu faire ces dernières années. Rien que ça.

  • UN LIEN AVEC XENOGEARS ET XENOSAGA ?

Comme on peut le lire un peu partout sur la toile, Xenoblade s’appelait à l’origine Monado: Beginning of the World. En janvier dernier, il a officiellement changé le nom, en l’honneur de son scénariste Tetsuya Takahashi, le papa de Xenogears. Si Xenoblade ne partage qu’une similarité au niveau de son titre et possède un univers qui n’a donc rien à voir avec celui de Xenogears et les Xenosaga, ce n’est pas pour autant que le jeu ne possède pas de références à ces deux titres, bien au contraire… On se retrouve donc avec quelques clins d’œil, comme par exemple l’un des personnages qui possède l’une des attaques de Kos-Mos ou encore la présence d’une armure qui fait ressembler celui qui l’équipe à T-elos.

Mais il n’y a pas que ça, car le jeu rappelle énormément les autres titres de Takahashi. L’univers est différent, mais les thèmes sont similaires : cela ne se découvre que bien tard dans l’aventure, car si le début suit un déroulement assez classique, plus on avance dans le jeu, plus on retrouve des scènes, des situations et des personnages similaires, et qui peuvent être considérés comme de véritables hommages à Xenogears et Xenosaga. Je ne m’y attendais franchement pas, surtout à cause de l’insistance sur le fait qu’il n’y a absolument aucun lien antre Xenoblade et les productions antérieures de Takahashi, alors qu’en fait on peut dresser de nombreux parallèles entre les différents jeux. Je trouve même Xenoblade bien plus proche de Xenogears que ne l’aura été Xenosaga, c’est dire.

Boss Battle Theme : « One Who Gets in Our Way »

  • UNE ÉPÉE DIVINE NOMMÉE « MONADO »

Le  jeu se déroule dans un monde où ont autrefois combattu deux dieux géants, appelés Kyojin et Kishin, et qui se sont retrouvés figés pour l’éternité lors du coup de grâce. La vie s’est développée sur le corps inerte de ces géants : c’est notamment aux pieds du Kyojin qu’habitent la race humaine des Homs ainsi que celle de petits animaux de fourrure, les Nopon, spécialisés dans le commerce, tandis que les machines et autres robots se sont développés sur le Kishin. Une autre race très avancée, les Hienter, habite quant à elle presque au sommet de ces divinités immobiles.

Les machines attaquent sans cesse les colonies des Homs et sont insensibles à la plupart des armes : la seule pouvant leur infliger des dégâts est la mystérieuse épée Monado (en référence au concept philosophique du même nom ?). La Monado est une arme assez particulière car peu de monde arrive à la maîtriser. Elle possède de plus la particularité de ne pas pouvoir tuer les êtres humains (la lame passe à travers leur corps) et est donc la seule arme à pouvoir occasionner des dégâts sur les robots. Elle possède toutefois le pouvoir de transmettre cette capacité particulière aux coéquipiers de celui qui la manie (ce qui est retranscrit dans le jeu par le pouvoir « Enchant »).

Il est dit que cette épée est en fait un cadeau des Dieux, mais personne ne connaît son origine. Dunban, un Homs considéré comme un héros, a été le seul capable de l’utiliser et a ainsi pu vaincre une armée de machines lors d’événements  se déroulant tout juste avant le début de l’histoire.

Mais c’est lors d’une invasion surprise par des machines que le héros, Shulk, se retrouvera par la force des choses à manier la Monado. A la grande surprise de Dunban, il arrivera à la manier parfaitement, et apprendra à ses dépends que la Monado permet à celui qui l’utilise d’avoir de brefs visions du futur. Comprenant qu’il possède ainsi le pouvoir de changer le destin et que rien n’est décidé à l’avance, le héros décidera de s’aventurer  sur le corps du Kishin, dans le but de se venger des machines.

Le rythme de l’histoire reste assez inégal, et le début a beau être d’un classicisme absolu, il est doté de quelques petits événements plus ou moins prévisibles et souvent marquants, voire même tragiques pour certains. J’ai cependant ressenti une petite baisse de régime vers le milieu du jeu, pour ensuite repartir de plus belle sur la fin, où le joueur est littéralement bombardé de révélations et  autres surprises scénaristiques en tout genre. Cela ne concerne que les quinze dernières heures de jeu environ, mais ce sont ces révélations qui rappellent justement Xenogears et Xenosaga, voire même Chrono Cross pour un certain passage. Il est de plus amusant de voir qu’il y a une scène qui est également une copie exacte d’un certain passage dans l’anime Evangelion ; en tout cas pour qui a vu ce dernier, il est absolument impossible de ne pas y penser.

Boss Battle Theme : « Confrontation with the Enemy »

  • UN MONDE TROP VASTE ?

La première chose qui surprend en jouant à Xenoblade est son impression d’immensité : oubliez les grands environnements ouverts de jeux comme FFXII, qui sont minuscules à côté. Dès le départ il est même tout à fait possible d’explorer de nombreux environnements sans absolument avancer dans le scénario. La profondeur de champ est également impressionnante, surtout pour de la Wii : on peut repérer de très loin les ennemis, y compris les items (qui apparaissent tous sous forme de sphères bleues brillantes). En revanche, ce sont les éléments du décors qui ont tendance à apparaitre avec un peu de retard (comme les feuillages des arbres), mais ce n’est absolument pas gênant.

L’autre chose qui m’aura surprise, surtout de la part d’un RPG japonais classique  sur console, c’est l’absence de murs invisibles. Cela sautera peut-être moins aux yeux des personnes qui ont l’habitude de jouer aux MMORPG, mais cette absence de murs m’aura un peu prise au dépourvu. Par exemple, dans un RPG classique, on trouve très souvent ce mur invisible qui empêche le joueur de tomber d’une falaise ou d’un pont : rien de cela ici, au moindre faux-pas le héros se retrouve quelques dizaines, voire centaines de mètres plus bas… mais ne meurt pas forcément, bien que cela enlèvera des points de vie suivant la hauteur. Il est d’ailleurs ainsi possible de découvrir de nouvelles zones de jeu.

Ceci est accentué par le fait que le héros peut « sauter », ce qui parfois révèle quelques surprises. C’est ce que j’ai appris à mes dépends dans la première colonie du jeu, où en sautant par dessus une barrière par pure curiosité je me suis retrouvée dans une rivière située quelques mètres plus bas, sauf que j’ai mal choisi mon endroit et que j’ai atterri en plein milieu d’un banc de poissons voraces de niveau 75 (alors que mes personnages étaient niveau 10). Imaginez donc le massacre…

  • LES ENNEMIS ET LE SYSTÈME DE COMBAT

Étant donné que Xenoblade est ce que l’on pourrait qualifier un Action RPG, les combats s’apparentent un peu à ceux d’un MMORPG. Le principe est le même que celui de White Knight Chronicles sur PS3, mais en plus dynamique : on ne contrôle que le héros, qui peut utiliser huit skills maximum au combat, sans compter les capacités spéciales de la Monado. Le fait est que l’on ne peut utiliser des coups spéciaux de cette dernière à volonté : il faut augmenter une jauge en donnant de simples coups d’épées aux ennemis. Ce n’est qu’à ce moment-là que le joueur peut utiliser la Monado, dont il faudra de nouveau monter la jauge à chaque fois que l’on voudra utiliser l’une de ses techniques spéciales. Pour les autres techniques, la jauge augmente seule, mais le temps d’attente diminue au fur et à mesure que l’on augmente leur niveau.

A noter que certaines coups possèdent une capacité particulière, notamment celle de faire des dégâts aux machines. Alors que la Monado est normalement la seule arme à pouvoir le faire, il existe une technique très importante qui permet d’endommager les robots : faire un combo en utilisant une technique ayant la capacité « renverser » et une autre ayant le capacité « retourner ». Ceci étourdit les machines et permet aux armes normales de les endommager. C’est également une technique efficace sur les ennemis normaux et cela marche même parfois sur les boss, ce qui est très utile car ceci les immobilise le temps de quelques secondes.

Il existe également une jauge spéciale de couleur bleue coupée en trois niveaux, qui se remplit au fur et à mesure que l’on frappe un ennemi avec des coups spéciaux : une fois cette jauge remplie, des lignes bleues apparaissent entre les trois personnages de l’équipe, qui peuvent alors faire un Chain Combo. Combo qui dépend entre autre des affinités entre les personnages, et qui peut s’avérer être très dévastateur…

Field Theme : « Colony 9″

Cette jauge bleue peut également être utile pour ressusciter un personnage : tant qu’il reste une barre, il est possible de ramener au combat un coéquipier qui a été mis K.O. Ceci est très important car il est impossible d’utiliser le moindre objet lors d’un combat. A vrai dire, les objets habituels que sont les potions de soin ou les antidotes n’existent pas dans Xenoblade (les personnages retrouvent même leurs points de vie après chaque combat) : mais cela ne gêne tellement pas que personnellement je ne m’en suis réellement rendue compte qu’après 20 heures de jeu.

  • LES POINTS D’EXPÉRIENCE ET LES QUÊTES

Ce n’est pas pour autant que le jeu est extrêmement facile. Mais il  n’est pas bien difficile non plus : tout se déroule sans encombre et il est inutile de faire des séances de level up pour avancer, sauf peut-être vers les toutes dernières heures du jeu, et pour cause : on gagne des points d’expérience tout le temps. Car Xenoblade est un jeu très gratifiant :  parler aux gens, découvrir de nouveaux lieux, obtenir un Player Award (sorte de petit système de trophée/succès propre au jeu), ouvrir un coffre… quasiment la moindre action rapporte des points d’expérience. Bien entendu, ce qui en rapporte le plus est de faire des quêtes. Et c’est bien la première fois que je trouve un RPG avec des quêtes qui ne sont pas une corvée.

En général, dans un RPG, lorsque l’on veut faire une quête il faut aller l’obtenir auprès d’un NPC, la remplir, puis retourner voir le NPC. Ce qui peut être une véritable horreur si il s’agit de récupérer un objet à l’autre bout du monde. Mais il y aura rarement cela à faire dans Xenoblade : dans 90 % des cas il faudra juste tuer un certain nombre d’ennemis. Et une fois la quête terminée, pas la peine de retourner auprès du NPC qui l’a donnée : on obtient de suite sa récompense et ses points d’expérience. C’est d’autant plus appréciable que la plupart des quêtes demandent de tuer des ennemis que l’on finit toujours par affronter en avançant simplement dans le jeu… les autres quêtes demanderont de trouver un certain objet, ou de tuer un certain monstre « unique », tandis que d’autres sont limitées dans le temps.

A vrai dire, j’ai fait le jeu sans vraiment m’attarder sur les quêtes, car elles sont tellement nombreuses qu’elle peuvent occuper des dizaines et des dizaines d’heure dans avancer dans le scénario. D’autant plus qu’il y a vraiment de quoi s’occuper, car il y a au total environ 400 quêtes

  • LES VISIONS DU FUTUR

Comme mentionné plus haut, l’épée Monado permet à Shulk de brièvement apercevoir le futur. Un futur qui n’a pas encore été décidé et qu’il est donc possible de modifier. Ceci transparait également durant les combats : lorsqu’un ennemi est plus fort que le groupe et qu’une attaque risque de causer de gros dégâts, le temps s’arrête momentanément. On a donc droit à un aperçu de ce qui va se passer et quelle attaque va être utilisée contre quel personnage. Une fois la vision terminée, le temps reprend son cours normal et un compte à rebours apparait.

Ce compte à rebours est donc le nombre de secondes qu’il reste avant que la vision ne devienne réalité… et c’est donc au joueur de déjouer cette vision. Pour cela il existe de nombreuses manières de  le faire : soit en alertant un allié (en échange d’une barre de la jauge bleue), qui utilisera alors un sort décidé par le joueur ; soit en utilisant le pouvoir de la Monado afin de limiter les dégâts (comme par exemple utiliser le sort Shield) ; soit en étourdissant l’ennemi ; ou tout simplement soit en éliminant ce dernier avant qu’il ne fasse son attaque.

Ces visions apparaissent donc uniquement pour les ennemis puissants ou susceptibles de causer certains points de dégâts aux personnages et il est donc ainsi assez facile de repérer ainsi si un monstre est dangereux ou pas. Il y a également d’autres moyens de repérer et comprendre le comportement d’un ennemi : bien que son niveau soit indiqué en permanence, il existe différentes icônes de couleur qui permettent de savoir si il s’agit d’un monstre pacifique, d’un monstre qui alertera des alliés, ou encore d’un monstre d’un niveau inaccessible pour le joueur (signalé par une couleur bien rouge).

Theme : « Xanthe »

  • UN GAMEPLAY AU SERVICE DU JOUEUR

Si il y a bien une chose qui se remarque de suite, c’est cette façon qu’a le jeu de tout faire pour être agréable. Comme écrit plus haut, le système de quêtes est un exemple parmi tant d’autres, car on évite ici les aller-retours inutiles. Mais il y a aussi des tas de petites choses qui facilitent la vie et rendent le jeu vraiment très agréable, sans pour autant le rendre plus facile. Il y a donc par exemple le système des landmarks, ces sortes de points d’ancrage disséminés un peu partout et permettant de se téléporter d’un bout a l’autre du monde. Il est donc tout à fait possible au beau milieu d’un donjon de se téléporter de nouveau dans la toute première ville du jeu puis de revenir : ce système évite de s’amuser à parcourir inutilement certains zones, les lieux étant parfois vastes. Tellement vastes qu’il y a même certains endroits optionnels où pour aller d’un bout à l’autre de la carte il faut la parcourir pendant plusieurs dizaines de minutes (en temps réel), les déplacements des personnages n’étant pourtant pas spécialement lents !

De plus, ces landmarks agissent comme des check-points où les personnages sont ramenés une fois qu’ils ont perdu un combat. Car il n’y a pas vraiment de Game Over dans Xenoblade, et mourir n’est pas pénalisant : lorsque le héros est mis K.O., si jamais il ne peut être ramené à la vie par un allié le combat est donc perdu. Mais tous les objets ramassés, les points d’expérience acquis, l’argent et les ennemis déjà tués sont définitivement acquis (sauf exception) : on ne perd donc rien du tout. Ceci évite bien des arrachages de cheveux, car la principale difficulté du jeu est de tomber sur des ennemis qui ont 50 niveaux de plus que son groupe, ce qui n’est pas rare. Sans parler des ennemis dont le niveau change suivant qu’il fasse jour ou nuit, ou encore qu’il pleuve ou fasse beau…

Autre chose facilitant la vie, c’est le fait de pouvoir sauvegarder à volonté n’importe où, n’importe quand : pas de point de sauvegarde, et les landmarks agissent de toutes façons comme de petites sauvegardes automatiques temporaires (tant que le joueur n’éteint pas la console). Il m’arrivait même souvent de ne pas sauvegarder mon jeu pendant des heures, car ceci combiné aux landmarks fait qu’il n’était franchement pas impératif de sauvegarder tout le temps. Mais il vaut mieux, au cas où la console freezerait (ce qui m’est arrivé une seule fois, me faisant perdre au passage deux heures de jeu…).

  • UN SYSTÈME DE JEU BÂTI AUTOUR DES RELATIONS ?

Je complèterai ce petit tour des différents aspects du gameplay en mentionnant le très important système des relations. Le jeu permet donc d’améliorer ses relations non seulement avec les autres personnages de son équipe, mais aussi avec les différents NPC.

Il existe donc une partie du jeu qui est un immense diagramme indiquant toutes les relations de tous les personnages auxquels on aura parlé durant le jeu. Tout est indiqué : leur nom, où ils habitent, l’heure à laquelle on peut les trouver, et même la relation entre les NPC eux-mêmes. Concernant les relations entre les personnages, leur niveau est indiqué par un petit visage. On peut augmenter ces relations soit durant les combats, soit lors de kizuna talk (petites scènes à débloquer entre deux personnages). Ceci permet d’obtenir des points de kizuna, permettant de débloquer de nouvelles capacités ; ce qui permet également de rendre les personnages qui s’entendent bien entre eux plus efficaces au combat, notamment lorsqu’il s’agit d’effectuer un combo.

Ce n’est pas pour autant que le système de relations est primordial, on peut très bien finir le jeu sans réellement développer les relations entre les personnages hormis durant les combats, mais cela reste un plus appréciable. Il est même possible d’améliorer un peu ces relations en offrant un cadeau, via le menu (option tellement bien cachée que je ne l’ai découverte qu’au bout de 40 heures de jeu !).

Mais le jeu reste vraiment très, très riche. Il y a beaucoup de choses à faire, et je suis bien loin d’avoir tout mentionné. Je citerai donc en vrac la présence d’un système de crafting, d’un système d’amélioration de skills à base de livres à acheter et à trouver, une alternance jour/nuit modifiable à volonté, un système de météo, la présence d’ennemis uniques qui donnent de bonnes récompenses, un système de collection d’objets par zones appelé Collepedia, des armures qui font changer l’apparence de ses personnages…

Strong Enemy Theme : « Those Who Bear Their Name »

  • SIX COMPOSITEURS POUR LE PRIX D’UN

Si il y a autre de chose de marquant dans ce jeu, c’est bien sa très jolie bande-son. On a là quelque chose de vraiment très agréable à l’écoute et de toute beauté. On notera donc la présence de Yoko Shimomura, qui avait par le passé composé des musiques de jeux vidéo aussi diverses que celles de Street Fighter 2, Front Mission, Live A Live, Legend of Mana ou encore les Kingdom Hearts. On ressent d’ailleurs l’influence de ces derniers dans certaines de ses compositions sur Xenoblade. L’autre compositeur est Manami Kiyota, notamment connue pour être la chanteuse de l’album Mahoroba~ Final Fantasy Song Book, et qui signe ici des musiques plutôt douces, mais parfois également épiques. La plupart des musiques de combat, et celles très énergiques, sont quant à elles signées par le trio ACE+… et je dois dire que c’est une franche réussite, car je trouve le travail qu’ils ont fourni absolument remarquable : je ne connaissais pas du tout ce groupe de compositeurs, et je dois dire que leurs compositions sont celles qui m’ont le plus marquée. Enfin, le thème de fin est signé Yasunori Mitsuda, ami de longue date de Takahashi, qui voulait que ce soit lui qui le compose pour un jeu qui est quand même estampillé « Xeno » (fan service, quand tu nous tiens…).

On se retrouve donc avec des styles différents mais complémentaires, apportant une variété très intéressante. A noter que le jeu possède tout de même un système de musiques évolutives ; les deux RPG qui me viennent tout de suite en tête et qui ont utilisé le même procédé, ce sont Skies of Arcadia et Phantasy Star III. Comme dans ces deux derniers, la musique évolue durant un combat, suivant que l’on est en train de perdre ou de gagner, que l’un des personnages est mort, ou encore lorsque le héros réussit à changer le cours d’un combat grâce à ses visions.

En résumé, Xenoblade aura été pour moi une très bonne surprise car je ne m’attendais pas à un RPG d’une telle qualité. Véritable antithèse d’un certain autre RPG liberticide que je ne citerai pas, on tient là une aventure riche en surprises et vraiment prenante, très immersive, avec de plus des quêtes secondaires extrêmement nombreuses mais pour une fois absolument pas énervantes à faire, chose rare pour être signalée. Un univers vaste, un système de combat simple mais efficace, des musiques excellentes, une niaiserie inhérente au genre qui arrive à être presque absente, des personnages attachants, des dialogues intelligents : tout est réuni pour donner là ce qui est probablement l’un des grands RPG épiques de la Wii (en attendant le futur The Last Story). Un peu moins convaincue par la modélisation des visages et la réalisation qui fait très PS2, je suis tout de même restée impressionnée par l’immensité des décors et surtout par la profondeur de champ. J’ai malheureusement trouvé la présence des boutiques très inutiles, étant donné que l’on trouve toujours de meilleurs armes et armures grâce aux monstres, mais c’est vraiment mon seul gros reproche : ce jeu est mon gros coup de cœur en terme de RPG japonais de ces dernières années. Merci Monolith Soft.

Field Theme : « Gaur Plains »

On en parle ici aussi :

25 commentaires

  • Par Fenriyl, 8 juillet 2010 @ 20 h 24 min

    Oui enfin, l’appellation Xenoblade, c’est surtout une bonne grosse opération marketing pour appâter le chaland. On a un peu l’impression d’un Star Ocean X MMORPG en lisant ton article. Dommage que les bons studios développent pour la Wii :’(.

  • Par neokenji, 8 juillet 2010 @ 20 h 33 min

    « ce jeu rappelle énormément les autres titres de Takahashi » > Ca inclut aussi son style de narration ? Je veux dire par là des phases de jeu entrecoupées de cut-scène qui durent 1000 ans ?

    Sinon t’as dû voir le trailer de The Last Story. J’avais entendu parler des relations entretenu entre Mistwalker et l’équipe d’Ubisoft Montréal mais je ne pensais pas que ça se retrouverait à ce point dans le jeu.

  • Par Myrtille, 8 juillet 2010 @ 20 h 36 min

    Ce jeu me faisait déjà baver, mais après ton article je le veux encore plus =D

  • Par Sirius, 8 juillet 2010 @ 21 h 54 min

    Ça m’emmerde : les bons RPG sont trop éparpillés sur les différentes consoles du moment. Mais ça fait vachement baver.

  • Par Exelen, 9 juillet 2010 @ 2 h 02 min

    Fenriyl > en fait ca ressemble plus à un mélange FF12 + Xenogears/saga version « light » qu’autre chose. Le côté faux MMORPG offline n’est heureusement pas trop marqué.

    Neokenji > ouh la non, on a droit à une narration heureusement normale, les cut-scenes ne durent pas aussi longtemps. xD

    Sinon j’ai vu le trailer de The Last Story, maintenant il n’y a plus qu’a attendre de voir ce que donnera le produit final. :)

    Sirius > c’est bien pour cela que j’ai fini par acheter toutes les différentes consoles (me manque plus que la PSP). Surtout que la Wii commence à avoir maintenant une bonne ludothèque intéressante.

  • Par Johann, 9 juillet 2010 @ 9 h 52 min

    Ça m’a l’air bien sympa tout ça, mais ça serait encore mieux avec une annonce européenne, voir même une date, soyons fou. S’il vous plait Nintendo ?

  • Par hiroki t, 9 juillet 2010 @ 10 h 32 min

    ouah ! les graphismes sont tres tres beaux ! mais y a-t’il un raport avec la séries télévisée idol master xenoglossia ?

  • Par Maniak, 9 juillet 2010 @ 10 h 45 min

    Yop !
    Super test !

    Petite chose :
    « Un lien avec Xenogears et Xenosaga ? »
    Soit avec une chose, soit entre deux choses, non ?

  • Par Maniak, 9 juillet 2010 @ 10 h 45 min

    Ah na, c’est xenogears et xwenosaga, pas xenoblade !

  • Par Rukawa, 9 juillet 2010 @ 11 h 19 min

    c’est vraiment con que soit sorti sur Wii.

    sinon Mariem, pour Minky Momo la fin a été censurée en France. On ne le sait que grâce à Animeland.

    t’as le dernier episode de Umi Momo (version hayashibara) qui a été subbé récemment (?).
    Mais c’est pas trop la même chose.

  • Par Geekos, 9 juillet 2010 @ 12 h 35 min

    Un jeu que j’attend avec impatience dans une éventuelle version européenne. je croise les doigts car ton article donne vraiment envie d’y jouer!

  • Par Daser, 10 juillet 2010 @ 18 h 03 min

    Ça donne envie tout ça dit donc. :p
    le jeu m’intéressait déjà pas mal, mais la je voie que c’est un des titre de la wii a posséder absolument, reste a attendre une sortie française, et ça c’est une autre histoire… >.<

  • Par hiroki t, 10 juillet 2010 @ 19 h 30 min

    (hors sujet) exelen > sur piapro.jp, on peut s’inscrire non ? et si l’on s’inscrit, est-ce que l’on a une page personelle (personalisable) comme celle-ci http://piapro.jp/static/?view=miku_car3 ?
    je ne sais pas si c’est une page personelle en fait ^^’

  • Par Borgor, 11 juillet 2010 @ 0 h 55 min

    « en fait ca ressemble plus à un mélange FF12 + Xenogears » …c’est criminel de dire des choses comme cà. Plus d’autres choix que de s’acheter une Wii maintenant ; ;

  • Par Cypher, 11 juillet 2010 @ 17 h 20 min

    Faut vraiment qu’ils le sortent chez nous celui là. Il me fera acheter une Wii (avec le metroid de Tecmo et Last story, aussi)

  • Par Fisico, 12 juillet 2010 @ 17 h 26 min

    Erf, j’avais fini par abandonné l’idée de m’attaquer à la version japonaise mais ça me donnerait presque envie de changer d’avis. (mais j’ai P3P maintenant, fais chier ;_; )

    Screw you NOA pour ne pas avoir annoncé la date US à l’E3.

    Shulk avait quand même l’air pas terrible comme protagoniste (et sa copine Fioru aussi au passage), il est convenable au final ?

  • Par Exelen, 12 juillet 2010 @ 18 h 05 min

    Fisico > Shulk est un personnage de RPG masculin tout ce qu’il y a de plus classique, en tout cas il ne m’a fait ni chaud ni froid. Je l’ai trouvé juste sympa comme perso, mais c’est tout. En revanche son histoire personnelle cache de très bonnes surprises, malheureusement révélées seulement a la fin.
    En revanche, sa copine Fiorung est l’un des rares personnages féminins dans un RPG que j’ai réussi à vraiment beaucoup apprécier.

    hiroki t > heu non c’est pas une page personnelle, ça. :p
    Sinon, pour répondre à ta question plus haut, Xenoblade n’a absolument AUCUN rapport avec Xenoglossia (qui en fait un anime bâtard vaguement inspiré d’Idolm@ster sur X360).

  • Par Brido, 15 août 2010 @ 4 h 11 min

    Ton test me fait vraiment baver, dommage qu’il n’y ait pas de localisation prévu pour le moment en Occident.

  • Par Flikvictor, 2 décembre 2010 @ 21 h 57 min

    Merci pour cet excellent avis. *__*
    Faudrait maintenant qu’ils se bougent pour le sortir en dehors du Japon.

  • Par Cubia, 31 décembre 2010 @ 12 h 03 min

    Très bon test, j’en avais également fait un peu de temps après la sortie du jeu (moins bien fourni que le tiens), mais j’ai beaucoup aimé ce jeu.

    Le replay value était bon, bien que pas vraiment de donjon optionnel, mais le jeu est tellement grand, que ça compense. Surtout un RPG avec l’un des mondes les plus immenses qui m’ait été donné de voir.

    Ajouter à tout ça que certains boss (dont le boss le plus fort du jeu [optionnel] ) qui ne peuvent être battus qu’en new game+, ça fait un bon paquet d’heure.

    Bref, je vous le conseille, pour ma part, j’attends The Last Story dans un mois, qui s’annonce tout aussi bon. :)

  • Par Uriel, 1 avril 2011 @ 15 h 50 min

    Petit coucou à ma fangirl préférée :)
    Juste pour te dire que je me suis permis de linker ton superbe test de Xenoblade, dans mon article concernant l’annonce de la sortie européenne du jeu prévu pour bientôt.

    Merkiiiiiiiii !

  • Par Naralas, 1 novembre 2011 @ 20 h 55 min

    Je ne connaissais pas les opus Xenogears et Xenosaga, je l’ai donc totalement acheté sur un coup de cœur.
    Le meilleur RPG de ma vie pour le moment, ayant détrôné le sacro-saint Golden Sun (I et II… je ne parle pas du III).

    Oui, je suis une fille qui adore les « activités » annexes. Mais tout est génial dans ce jeu, les musiques, les quêtes annexes, le gameplay, le décor!!! Grandiose!

    Merci pour cet article qui rend bien compte de ce magnifique jeu. Je n’arrête pas de le recommander partout où je vais. Il nous faudrait plus de jeu de ce genre!

    Achetez-le! ;)

Autres liens vers ce billet

  1. Tweets that mention L’Antre de la Fangirl » [CRITIQUE] Xenoblade -- Topsy.com — 8 juillet 2010 @ 19 h 04 min

  2. [Wii]Xenoblade : enfin un RPG moderne ? « Beyond the Time — 27 février 2011 @ 10 h 30 min

  3. [Impressions] Nintendo Post E3 Event 3DS & Wii — 9 juillet 2011 @ 14 h 37 min

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