Impressions sur les séries du printemps 2017 (2ème Partie)

Suite de mes impressions hautement subjectives sur les anime de ce printemps, avec un petit tour d'horizon de quelques nouveautés. La troisième et dernière partie devrait arriver au plus tôt la semaine prochaine, au plus tard début mai !

 

Uchouten Kazoku (The Eccentric Family) - Saison 2

Printemps 2017 - The Eccentric Family 2

S'il y a bien une seconde saison que j'attendais au tournant, c'est celle d'Uchouten Kazoku, la première datant tout de même de 2013 !

Pour rappel, Uchouten Kazoku est à la base un roman de Tomihiko Morimi, l'auteur de The Tatami Galaxy. Un autre de ses romans, Yoru wa Mijikashi Arukeyo Otome, a d'ailleurs été adapté en un film d'animation qui vient tout juste de sortir au Japon. Si pour ces deux derniers on retrouve Masaaki Yuasa à la réalisation, ce n'est pas le cas de cet Uchouten Kazoku, qui possède toutefois son style bien à lui.

L'histoire d'Uchouten Kazoku se déroule à Kyoto, dans un Japon où les humains cohabitent avec les tengu et les tanuki. La première saison tournait autour des enfants de la famille de tanuki Shimogamo et du mystère entourant la disparition de leur père, qui avait fini en ragoût. Dans cette série, les tanuki sont en quelque sorte en bas de la hiérarchie (et de la chaîne alimentaire), et la première saison était assez étrange à ce niveau-là : ils acceptent sans rechigner leur destin qui est de parfois finir comme repas, ce qui me donnait par moment l'impression de regarder une série sur la vie de moutons avant qu'ils ne finissent à l'abattoir. Bien entendu, le fond de l'histoire est plus compliqué que cela, mais c'est quand même un aspect de l'anime assez déconcertant. Les relations entre les humains, les tengu et les tanuki n'étant pas non plus si simples que cela.

Cette seconde saison est donc une suite directe, et ça m'a fait plaisir de retrouver tout ce petit monde. Il en est de même pour la réalisation et tout le côté visuel : c'est toujours aussi joli à regarder, notamment au niveau des paysages et des décors.

Une nouvelle saison qui fait donc très très très plaisir, avec de nouveaux personnages qui s'annoncent intéressants et... excentriques. Je suis simplement un peu attristée pour le moment par l'absence de Benten, un personnage ambigu et complexe que j'aimais détester dans la première saison. Et c'est d'ailleurs amusant de voir que les personnages passent une bonne partie de ces premiers épisodes à se demander également quand est-ce qu'elle reviendra. Vivement la suite !

VERDICT :  

 

ID-0

Printemps 2017 - ID-0

L'une des séries tout en 3D de la saison. Avec du joli monde derrière : Gorō Taniguchi à la réalisation, Range Murata à la création des personnages, Hironobu Kageyama au générique de fin... Le tout avec un scénario un minimum intéressant : l'histoire se déroule dans un futur lointain où l'humanité a pu faire un énorme bond technologique grâce à la découverte d'un minerai nommé "Orichalt". Ce minerai se trouvant sur des astéroïdes, des "I-Machines" ont été mises au point pour l'extraire : il s'agit de robots dans lesquels on peut transférer sa conscience et sa mémoire. Il est donc possible d'effectuer ainsi des travaux dangereux sans aucun risque, étant donné qu'une "copie de sauvegarde" de la conscience est effectuée avant qu'elle ne soit transférée dans une machine. Et dans le pire des cas (si le robot est par exemple détruit ou perdu dans le vide spatial), seuls les souvenirs possédés après le transfert de la conscience sont perdus.

Sans être un concept novateur ou original, ça aurait pu donner quelque chose d'intéressant à la Ghost in the Shell au niveau des pistes de réflexion, d'autant plus qu'il est visiblement possible dans le monde d'ID-0 de copier à l'infini sa conscience ; certains personnages ont même choisi d'abandonner leur corps humain en transférant définitivement leur conscience dans un corps mécanique.

Malheureusement, la réalité est tout autre : d'une part, la 3D utilisée ici est quand même bien moche par rapport à celle utilisée dans d'autres séries, et elle ne fait vraiment pas honneur au style de Range Murata. D'autre part, l'anime n'est pas très sérieux et utilise beaucoup d'humour bien lourd, tout en s'appuyant sur les mêmes clichés vus et revus, l'héroïne (une jeune étudiante) ayant des réactions assez enfantines. En fait, ce mélange de sérieux et de comédie dans un anime se déroulant dans l'espace me rappelle un peu Mouretsu Pirates, qui m'avait d'ailleurs déçue pour les mêmes raisons.

C'est vraiment dommage d'avoir un anime avec un côté scientifique intéressant, un petit soupçon d'aventure (l'héroïne se retrouve mêlée à des pirates suite à une mission d'excavation illégale) et des tas de mystères qui s'annoncent passionnants, et de le voir ainsi gâché par des petits détails stupides : le second épisode se termine par exemple avec la découverte d'un Orichalt renfermant une entité mystérieuse, représentée par... une gamine avec des oreilles de chat. Bref, j'abandonne cette série, car entre ça et la 3D qui pique les yeux je n'ai plus tellement envie de regarder la suite.

VERDICT :  

 

Kabukibu !

Une série tirée d'un light novel de 2013 toujours en cours de publication, et dont les personnages ont été dessinés par CLAMP pour cette adaptation en anime. L'histoire tourne autour de Kurogo Kurusu, un lycéen mordu de kabuki et dont le rêve est de monter un club sur cet art. Le problème est que pour monter son club, il doit recruter d'autres membres intéressés eux aussi par le sujet.

Je sais bien qu'il était inutile de s'attendre à quelque chose dans la veine de l'excellent Le Rakugo ou la Vie (le studio Deen étant derrière ces deux séries !), mais ce n'était pas terrible même si c'était largement moins pire que ce à quoi je m'étais attendue. Si l'anime se veut un minimum éducatif pour le néophyte, avec notamment des explications sur les origines du kabuki, le reste ne semble toutefois pas vouloir se démarquer de ces nombreuses séries où on suit un héros très enthousiaste et rempli de passion qui veut monter son propre club. Mais à partir du moment où l'anime n'a absolument pas réussi à me donner envie de m'intéresser à cet art très japonais (au contraire de Chihayafuru et le karuta, Le Rakugo ou la Vie avec le rakugo ou encore Hikaru no Go et le jeu de go), je me dis qu'il a un peu raté son but.

Tant mieux si certains y trouvent leur compte, mais de mon côté j'ai vraiment trouvé ce début peu palpitant et les personnages inintéressants (à part Kaoru), le tout avec une réalisation très quelconque : je ne compte donc pas regarder la suite.

VERDICT :

 

Natsume Yuujinchou Roku

Natsume Yuujinchou Roku

Sixième saison de Natsume Yuujinchou, une série racontant le quotidien mouvementé de Natsume, un adolescent qui peut voir les youkai.

Cela fait également plaisir de retrouver cet anime, qui fait suite à la saison précédente diffusée l'automne dernier. Le premier épisode était particulièrement mignon et touchant, et le second était tout aussi agréable à suivre : Natsume Yuujinchou est d'ailleurs l'une des rares séries pour lesquelles je n'ai jamais été déçue par un seul épisode. Mention spéciale aux génériques de début et de fin, que je trouve vraiment réussis.

Pas la peine de vraiment m'étaler sur cet anime, que je suivrai bien entendu en entier : ceux qui ont suivi les saisons précédentes y trouveront leur compte. En revanche, j'aurais du mal à conseiller cette série aux nouveaux-venus malgré son côté épisodique, car il y a une réelle évolution au niveau de la relation entre les personnages qui perd tout son sens si on ne l'a pas suivie depuis le début.

VERDICT :  

 

Ren'ai Boukun (Love Tyrant)

Renai Boukun (Love Tyrant)

Une parodie de Death Note mettant en avant un Kiss Note : les personnes qui voient leurs noms écrits dedans tombent amoureuses l'une de l'autre si elles s'embrassent. Ce Kiss Note appartient à Guri, un ange qui se fait passer pour un shinigami et dont le but est de créer des couples, mais elle a par erreur écrit le nom de Seiji Aino, un lycéen a priori sans histoires.

J'ai trouvé les dix premières minutes du premier épisode de cette série vraiment amusantes, avant que cela ne tourne très vite en rond. En fait, cette comédie est assez indigeste : il y a trop de gags à la minute condensés en un seul épisode, ce qui m'a donné l'impression de voir un anime hystérique qui faisait tout pour que le téléspectateur ne s'ennuie pas une seule seconde devant. Ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais j'ai trouvé que cela allait un peu dans l'excès, d'autant plus que je n'ai personnellement pas trouvé la majorité des gags très drôles. Mis à part ceux venant de Guri, qui est clairement le meilleur personnage de cette série : Seiji est un protagoniste masculin plutôt fade, et j'ai trouvé Akane tout aussi inintéressante ; pourtant, j'aime bien les yandere, habituellement.

Une petite comédie sans prétention que je ne suivrai donc pas, étant donné que j'ai déjà eu un mal fou à terminer le premier épisode.

VERDICT :  

 

Seikaisuru Kado (KADO : The Right Answer)

KADO : The Right Answer

L'histoire se déroule à notre époque, au Japon. Un énorme cube venu de nulle part et composé de matériaux inconnus apparaît soudainement sur Tokyo ; manque de chance, ce cube s'est matérialisé sur un avion qui allait décoller, absorbant au passage l'appareil et ses passagers. Un être albinos nommé Yaha-kui zaShunina sort de ce cube et annonce qu'il veut aider l'humanité à "progresser" ; Kōjirō Shindō, qui travaille pour le ministère des Affaires étrangères et fait partie des passagers happés par le cube, va lui servir de médiateur auprès du gouvernement japonais.

Encore un anime en 3D. Et contrairement à ID-0 mentionné plus haut, ça pique moins les yeux ici même si ça fait très "cinématique de jeu vidéo". Si par certains côtés cet anime rappelle un peu le film Premier Contact, il m'a d'abord fait penser à une sorte de Gate à l'envers. Dans Gate, il était question d'un portail reliant le Japon à un monde d'heroic fantasy, tout en mettant en avant le gouffre technologique entre les forces d'auto-défense japonaises et ce monde médiéval. Dans Kado, il est plutôt question d'une sorte d'extra-terrestre au peuple technologiquement très avancé qui souhaiterait aider les humains, le mystérieux cube (nommé "kado", d'où le titre de l'anime) étant peut-être une sorte de portail entre les deux mondes. Sauf que pour le moment, on ne sait rien des tenants et aboutissants des "envahisseurs", représentés par une seule personne, ni ce qu'aurait à gagner Yaha-kui zaShunina (un cousin éloigné de Kaworu ? :p) en aidant l'humanité.

J'ai beaucoup aimé tout le côté science-fiction, et pour un titre que je ne pensais même pas suivre au départ, j'ai été très agréablement surprise. On a malheureusement droit comme pour ID-0 à des passages qui m'ont fait dire "pourquoi ?", notamment ceux avec la scientifique moe tête en l'air, mais globalement ça s'annonce nettement plus sérieux. C'est une série que je n'attendais donc pas au tournant mais dont le scénario a réussi à me passionner ; paradoxalement, je n'ai pas vu le temps passer alors que l'histoire avance trèèèès lentement : je ne suis pas étonnée de voir beaucoup de personnes trouver ce titre très ennuyeux étant donné qu'il met surtout en avant (pour le moment ?) le thème de la "négociation".

Cela reste une très bonne surprise de mon côté et je compte suivre cet anime en entier, en espérant que le scénario ne se casse pas trop la figure en chemin.

VERDICT :  

 

Tsuki ga Kirei

Tsuki ga Kirei

L'histoire prend place dans un collège de la ville de Kawagoe, au Japon. Kotarō aimerait devenir écrivain, tandis qu'Akane est une fille sportive : tous deux collégiens dans la même classe, ils deviendront de plus en plus proches grâce à l'application de messagerie instantanée LINE, et ce malgré leurs caractères opposés.

Un anime mignon comme tout avec de la romance, le côté très "pastel" et doux des dessins me rappelant beaucoup Hourou Musuko (Wandering Son), mais aussi les anime romantiques des années 90 comme Mizuiro Jidai. En revanche, apprécier cet anime dépendra fortement de son degré de tolérance vis-à-vis des personnages principaux très timides qui n'osent pas se parler ou se regarder, un peu à l'opposé d'un Kuzu no Honkai. Certains trouveront cela très mignon et très doux (et cet anime l'est vraiment), mais de mon côté je me suis surtout ennuyée devant : c'est trop classique, mais c'est aussi un peu mou. Et cette série me donne également l'impression d'être une énorme publicité gratuite pour LINE tellement les personnages insistent lourdement dessus.

Les fans de ce genre de série à la romance des plus classiques devraient apprécier, d'autant plus que c'est joli à regarder (certains plans sont vraiment superbes !). De mon côté je ne la suivrai pas, m'étant un peu endormie devant.

VERDICT :  

 

Les recalés de cette seconde fournée

C'est-à-dire les séries très courtes que je ne continue pas et celles pour lesquelles je n'ai même pas réussi à terminer le premier épisode.

Ani ni Tsukeru Kusuri wa Nai! : une courte série de 3 minutes basée sur un manga et mettant en avant le quotidien d'un frère et d'une sœur qui aiment se détester. Pas grand-chose à dire dessus si ce n'est que je n'ai pas trouvé ça super intéressant.

Busou Shoujo Machiavellianism : une série se déroulant dans un lycée autrefois mixte où les filles se chargent de corriger les garçons et, plus généralement, les étudiants jugés problématiques. Je m'attendais au départ à une comédie à la Prison School, mais au final je me suis retrouvée face à un anime castrateur et misogyne à la morale plus que douteuse.

Hinako Note : des filles mignonnes qui font des trucs mignons dans une série qui semble évoquer d'autres productions du même type (un générique de début avec une danse qui rappelle certaines séries ? Un personnage qui ressemble vaguement à Konata ?). C'est mignon, c'est coloré et ça devrait plaire aux amateurs de ce genre d'anime.

Room Mate : c’est l'équivalent de One Room de l'hiver dernier (une série où les personnages parlent directement à la personne qui visionne l'anime derrière son écran), mais en visant cette fois-ci un public féminin. C'est un peu moins glauque toutefois étant donné qu'il y a des interactions entre les personnages, mais l'intérêt de la chose est très limité et ça ne vole pas bien haut. Adieu également les superbes illustrations d'hidari : on a droit à la place à un chara-design quelconque.

 

Hinako Note - Coïncidence ? Hommage ? Manque d'imagination ? (source)

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6 Commentaires sur "Impressions sur les séries du printemps 2017 (2ème Partie)"

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SANCHEZ Miguel
Invité

J’ai trouvé super bizarre dans Kado que l’épisode 0 ne soit pas en 3D mais animé comme on en a l’habitude. Et dans certaines séquences, je me trompe où ils reviennent à une animation classique? Et est-ce que les créateurs sont ceux qui sont derrière Bubuki/Buranki? Les persos on les mêmes têtes, c’est troublant et les deux sont en CGI.

Akubahn
Invité

Merci pour cette deuxième partie (toujours pas de Sin nanatsu no taizai *sniff*) !

++++
ID-0
++++
Que dire…
C’est TRES moche !

Verdict – 3D, 3D, 3D, vomissements, 3D, 3D…

+++++++++++
Ren’ai Boukun
+++++++++++
Alors là, ça m’a fait exactement le même effet que toi Exelen ; au début l’aspect parodique est très accrocheur puis… Puis tu as cette honte d’Akane qui crache littéralement un mollard à la gueule des fans de Yandere. C’est qui cette hystérique qui se balade en permanence avec un couteau à la main alors qu’on vient de lui baisser son pantalon ?! Franchement je n’ai pas été capable d’aller jusqu’au bout du premier épisode, tellement ça m’a gonflé de voir un tel massacre.

Verdict – Tu aimes les yandere ? Fuis cette immondice !

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Busou Shoujo Machiavellianism
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Je ne l’ai pas trouvé si mauvais que cela ce premier épisode ; j’ai même regardé la suite. Après on est d’accord, ça ne vole pas très haut, mais l’aspect shonen action fonctionne bien. Cependant, ça n’a en effet strictement rien à voir avec Prison School.

Verdict – Si t’aimes l’action et les clichés sexistes ; ça passe.

++++++++++
Hinako Note
++++++++++
Tout ce que l’animation japonaise fait de chiant depuis une décennie est dans cet anime… Kawaï ou Moe à outrance et pas la moindre cohérence scénaristique. C’est typiquement le genre d’anime qui enchaîne les clichés comme dans un mauvais sitcom américains des années 90. Donc à moins d’aimer les stéréotypes très lourds ; il n’y a aucun intérêt à regarder ce truc…

Verdict – C’est mimi, bébête et surtout chiant.

Sinon concernant Uchouten Kazoku, ça vaut le coup d’être vu ? J’ai raté la première saison et je me demandais s’il y avait un aspect dramatique ou du moins un peu de sérieux dans l’intrigue ?

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