En novembre 2015 est sorti au Japon un livre d’illustrations basé sur Ojamajo Doremi, une série plus connue sous le nom de Magical Doremi chez nous : Ojamajo Doremi Ohanashi ehon – Saikou no Okurimono. Comme il est rempli d’illustrations vraiment adorables que l’on doit au character designer original de la série, Yoshihiko Umakoshi, j’ai décidé d’en parler un petit peu ici.

Tout d’abord, ce « livre d’illustrations » n’est pas un artbook à proprement parler : il s’agit d’un livre d’images pour enfants qui raconte ici sur une vingtaine de pages une histoire inédite basée sur l’univers de Magical Doremi. Et Magical Doremi, c’est tout de même une série TV qui s’est terminée en 2003, sans compter les OAV sorties en 2004.

Pourquoi donc publier en 2015, soit presque dix ans plus tard, un livre d’illustrations sur cet anime ? Et bien tout simplement parce que la franchise est toujours vivante avec la publication depuis 2011 de light novels reprenant les personnages de la série avec quelques années de plus, et la sortie de ce livre d’images a même coïncidé avec la parution du tout dernier volume. Il s’agit en fait une sorte de dernier hommage à la série, d’autant plus que contrairement aux light novels il reprend les personnages principaux quand ils sont enfants et donc tels qu’on les connait dans l’anime.

Couverture

Il ne s’agit pas du premier livre d’illustrations basé sur la série avec une histoire inédite, mais cela reste un ouvrage destiné avant tout à un public jeune, la quatrième de couverture indiquant même qu’il est principalement destiné aux enfants de 3 à 6 ans. Personnellement, si je l’ai acheté, c’est donc surtout pour les illustrations inédites de Yoshihiko Umakoshi. Et ça vaut largement les 950 yens que coûte ce bouquin !

Yoshihiko Umakoshi signe par ailleurs une courte préface intéressante ici, où il raconte qu’il n’a eu aucun mal à rentrer de nouveau dans le « monde de Doremi » : il explique que Magical Doremi ayant été son premier anime original (dans le sens où il s’agit de son premier travail sur une œuvre basée sur aucun support préexistant), il reste pour lui un titre qui l’a marqué et pour lequel il peut toujours dessiner les personnages sans en altérer leur design original. Il ajoute également qu’il a absolument voulu inclure dans ce livre les nombreuses expressions assez étranges mais amusantes du visage de Doremi (comme dans l’anime), car d’après lui c’est ce qui fait son charme.

Magical Doremi - Yoshihiko Umakoshi

Quant à l’histoire de ce livre, elle est très simple et surtout très courte : elle raconte les mésaventures d’une Doremi toute contente qui a enfin assez d’argent de poche pour acheter l’épingle à cheveux en forme de fleur qui l’intéressait depuis quelques temps. En arrivant au magasin elle tombe sur le dernier exemplaire, mais elle se retrouve également face à une petite fille qui voulait l’acheter pour l’offrir à sa mère car c’est l’anniversaire de cette dernière… Et si ce livre s’intitule « saikou no okurimono » (le meilleur cadeau), c’est parce qu’ici Doremi apprendra que le plus beau cadeau n’est pas forcément celui que l’on attend.

Pas de magie ici, mais une simple histoire où on retrouve un bref instant les personnages, le tout étant vaguement basé sur la première saison de l’anime. Le texte est de plus écrit entièrement en hiragana étant donné que c’est destiné avant tout aux enfants, ce qui est plutôt pratique pour les débutants en japonais. À noter au passage que l’auteur de l’histoire est Hajime Tsumugi, qui s’est également occupé des livres d’images de Precure.

De mon côté j’ai surtout été contente de retrouver l’univers de la série et de pouvoir apprécier une fois de plus les illustrations de Yoshihiko Umakoshi le temps de quelques pages, mais ce n’est certainement pas la dernière fois qu’on le retrouvera sur cette série : un artbook basé sur son travail sur les light novels de Ojamajo Doremi est déjà prévu pour cet été 2016 au Japon.

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3 Commentaires
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Bahn
Bahn
2 juin 2016 0 h 15 min

En lisant cet article, je me suis remémoré ma visite du studio Toei Animation en 2013.
C’est un genre d’entrepôt assez excentré du centre de Tokyo, où on a 3 salles ouvertes au public. On y découvre des petites expositions avec toutes les sagas cultes du studio. Et mine de rien, c’est là que j’ai réalisé que ce studio avait inventé le style Mécha et le style Magical Girl. Ce qui n’est pas rien.

De plus, je me rappelle d’une salle où il y avait le groupe des Smile Precure en taille réelle. Il était interdit de prendre des photos; c’est d’ailleurs une des choses qui saoule le plus quand on est au Japon…

Bref, tout ça pour dire que Doremi puis Precure maintenant, c’est vraiment une religion au Japon. Toutes les gamines de 6 à 12 ans regardent Precure le dimanche matin, c’est juste hallucinant la popularité de cette saga. Et moi ce qui m’a le plus bluffé avec cette série de Magical Girl, c’est la qualité de la réalisation et l’intensité des combats. En terme d’action, je pense que le plus impressionnant c’est Smile Precure justement. Alors il y a certes ce côté froufrou/kawaii qui dégouline de partout, mais la vache quand ça s’énerve… ça balance du lourd ! A côté de ça, il y a plein de shonen qui ne sont pas au niveau tellement ça en met plein les yeux en terme de combat.

Goku n’a qu’à bien se tenir…

Bahn
Bahn
3 juin 2016 19 h 47 min
En réponse à  Exelen

Oh, je n’avais pas vu cet article sur le studio Toei Animation.

Quand je vois tes photos, ça me rappelle en effet la salle où il y a la chronologie des oeuvres du studio. C’est vraiment bien fait et c’est surtout impressionnant de voir tout ce qu’ils ont pu produire.

L’interdiction de prendre des photos est un véritable cancer au Japon. Il n’y a pas un seul endroit touristique sans interdiction de prendre des photos. Le pire de tous; c’est Akihabara… Absolument toutes les boutiques interdisent de prendre des photos.
« Oh une jolie figurine en vitrine ?! »
STOP ! Tu n’as pas le droit et on te demande de ranger tous tes appareils. Interdit de prendre aussi en photo les maids faisant la pub pour leur café, chaque photo prise est payante… C’est de la parano, je comprends mieux pourquoi ils se lâchent quand ils partent à l’étranger…

Pour les Precure, c’est un peu comme de l’action Shojo qui n’a rien à envier au Shonen. Ce qui me fait rire quand même, c’est le discours de non-violence qui règne dans ces productions, alors que la solution apportée par la gamine va être de balancer un énorme laser en forme de coeur dans la gueule du méchant avec une grosse explosion pour couronner le tout.
On pourrait caricaturer la situation par ce genre de tirade: « Mais vous allez vous aimer bordel ! » *BOUM* xD