[PS3] Atelier Rorona : The Alchemist of Arland

Je regrette de ne pas m’y être mise plus tôt à Atelier Rorona, le dernier épisode en date de la série des « Atelier » sorti en 2009 au Japon, d’autant plus que j’avais le jeu depuis septembre ; car en plus d’être mignon, Atelier Rorona est extrêmement addictif. Mais la série des Atelier, c’est un peu comme une drogue pour moi : une fois commencé, je ne peux pas m’arrêter, et j’ai donc bouclé le jeu en quelques jours.

J’avais déjà un peu parlé de cette série il y a quelques années avec Atelier Marie : les Atelier, c’est en quelque sorte une simulation d’alchimiste avec beaucoup d’éléments de gestion et des combats au tour par tour assez simplifiées. J’ai personnellement du mal à classer ce type de jeu dans la catégorie des RPG purs et durs car les combats ne sont pas un élément primordial, et on ne peut pas dire qu’il y ait de véritable scénario.

Quelques héroïnes des Ateliers

Les tout premiers Atelier sont très différents des trois Atelier Iris et des deux Mana Khemia sortis sur PS2, car ces derniers sont plus des RPG dans le sens traditionnel du terme ; ils s’éloignent un peu du principe de base des autres Atelier, bien que l’alchimie demeure le point commun.

La principale différence étant que dans un Atelier traditionnel, l’accent est vraiment mis sur l’aspect simulation, ce qui fait que l’on passe plus de 90 % du temps à ramasser des objets, regarder des tableaux et gérer des statistiques. Et ce Atelier Rorona se situe dans la continuité des Atelier originels, à savoir une mise en avant de ce côté « gestion »par rapport au côté RPG.

Atelier Rorona

Le scénario de base de cet Atelier Rorona est très simple : le joueur incarne Rororina Fryxell, surnommée Rorona, une alchimiste de 14 ans très tête en l’air qui travaille dans un atelier en compagnie de son professeur, Astrid Zxes. Le problème ? Leur atelier est menacé de fermeture par le Royaume d’Arland car jugé inutile. Rorona devra le sauver en réussissant des épreuves qui lui ont été assignées par décret royal, et tout cela dans le but de prouver que leur atelier est utile : elle devra réussir au total douze épreuves durant trois longues années.

Si jamais elle échoue à ne serait-ce qu’une seule d’entre elle, l’atelier devra fermer et ce sera game over pour le joueur… Inutile en revanche de compter sur l’aide de Astrid, qui la laissera se débrouiller toute seule et ira même jusqu’à léguer l’atelier à Rorona.

Atelier Rorona

Le but du jeu est donc de réussir ces épreuves, et pour cela il va falloir passer beaucoup de temps à fabriquer des objets grâce à l’alchimie. A partir de là, les habitués de la série ne seront pas perdus, car le principe reste le même : pour trouver des matières premières, il faudra soit les acheter dans les différentes boutiques de l’unique ville du jeu, soit aller les récolter en s’aventurant à l’extérieur.

Comme laisser Rorona s’aventurer toute seul hors de la ville n’est pas très recommandé, il est bien entendu toujours possible de recruter quelques personnages afin de l’aider, moyennant un peu d’argent ; bien que le seul personnage pour lequel il n’est pas nécessaire de débourser quoi que ce soit est sa meilleure amie Cuderia. Quant aux autres personnages, plus ils seront proches de l’héroïne (il y a une statistique « amitié »), moins ils demanderont d’argent.

Cette statistique liée à l’amitié n’est cependant pas à prendre à la légère : elle permet d’obtenir la la fin de l’un des personnages, et un niveau trop bas peut avoir quelques incidences sur le scénario.

Atelier Rorona

Une fois un ou deux personnages recrutés, il est possible de choisir sa destination parmi plusieurs au choix, certaines se débloquant au fur et à mesure de sa progression, d’autres étant secrètes. Les différents lieux ne contiennent ni forcément les mêmes matériaux, ni les mêmes ennemis, mais heureusement il est possible de retrouver où se trouve tel matériau ou tel monstre grâce aux indications données sous chaque point de destination. Les matériaux et autres ingrédients s’obtiennent donc soit en les récoltant directement aux différents endroits d’une destination, soit en affrontant les divers ennemis.

Les combats sont ici extrêmement simples et classiques, et seule l’héroïne peut utiliser des objets de l’inventaire, comme les potions. Les combats sont également très faciles et il n’y a pas besoin de s’amuser à avoir un niveau élevé. Il est de plus facilement possible de voir si un ennemi peut poser des problèmes : la musique de combat change en fonction de la puissance de ce dernier. Et si tous les personnages voient leurs points de vie tomber à zéro, il n’y a pas de game over : ils sont tous rapatriés à l’atelier de Rorona.

Atelier Rorona

Ceci peut toutefois être pénalisant, sachant que chaque destination demande un certain nombre de jours afin de s’y rendre, ce qu’il faut multiplier par deux pour un aller-retour. Car la gestion du temps est ici primordiale, comme dans tout Atelier, ne serait-ce ici qu’à cause des épreuves obligatoires ainsi que des diverses quêtes qui sont limitées dans le temps. Sans parler des événements ponctuels, comme le Festival du Royaume ou encore la visite tous les 15 du mois d’un marchand, ainsi que des événements cachés qu’il serait alors facile de rater.

Pour progresser, acheter ou trouver des matières premières ne suffira pas ; il faudra également acheter divers livres de recette afin d’étendre les connaissances de Rorona. Ce n’est qu’une fois ces conditions remplies qu’il est possible de fabriquer des objets, chacun possédant un niveau qui influe sur le pourcentage de réussite : plus un objet possède un niveau élevé, plus il donnera des points d’expérience en alchimie à l’héroïne. En contre-partie, les chances de rater sa création seront plus élevées, même si c’est assez rare. Dans ma partie cela ne m’est arrivé que deux fois, et encore la deuxième fois cela faisait partie d’un événement à débloquer avec Cuderia.

Chaque objet fabriqué sera toutefois différent grâce à la qualité des matériaux utilisés : on n’y fait pas vraiment attention au départ, mais plus on avance dans le jeu, plus on aura besoin de créer des objets de très bonne qualité. Par exemple, il est possible de trouver de l’eau gratuitement dans un puits à côté de l’atelier ; mais créer un objet avec cette eau donnera forcement un résultat bien moins convainquant et différent d’un objet créé avec l’eau achetée à l’épicerie du coin.

Il faut toutefois faire attention de ne pas trop créer d’objets à la fois, car pratiquer l’alchimie fait également perdre des points de vie à  Rorona, qu’elle peut récupérer en se reposant quelques jours.

Le joueur passera la majorité de son temps à remplir des quêtes, que ce soient celles obligatoires pour avancer dans l’histoire du jeu ou celles proposées par les différents personnages : les Friend Quests. Ces dernières permettent également d’augmenter son pourcentage d’amitié envers le personnage qui propose la quête ; de plus, il existe aussi des Front Quests, c’est-à-dire des quêtes plus classiques qui demandent de récolter certains ingrédients, fabriquer tel objet ou encore tuer tel ennemi. Ces quêtes servent quant à elles à augmenter sa popularité auprès des habitants de ville, ce qui est primordial pour obtenir les meilleures fins.

Atelier Rorona
« Hom », l’homonculus de Rorona, et dont le sexe est déterminé par le choix du joueur.

Au niveau des graphismes on doit le chara-design à Mel Kishida, qui avait récemment travaillé sur celui de l’anime Sora no Woto. Son style ne ressort malheureusement pas très bien en 3D, avec des personnages qui ont l’air d’être beaucoup plus jeunes qu’ils ne le sont, et ce côté assez « loli » peut être assez repoussant. On finit par vite s’y habituer, mais on ne peut qu’être déçu face au résultat… Heureusement, cela a l’air de s’être grandement amélioré dans la suite qui sortira cet été au Japon, avec un chara-design bien plus fidèle aux illustrations de Mel.

Quant aux musiques, elles ne marqueront pas les esprits mais sont parfaitement dans le ton du jeu. Certaines m’ont même donné l’impression de ressembler aux musiques des anciens épisodes de la série ; le thème lorsque Rorona est dans son atelier ressemble d’ailleurs beaucoup à celui utilisé dans Atelier Marie, et le jeu commence également par un joli générique sous forme d’anime, Falling, the Star Light, chanté par Mineko Yamamoto.

Il se dégage en tout cas de ce jeu une grosse dose de bonne humeur et une certaine fraîcheur, à condition de ne pas être trop allergique au côté un peu niais. Les personnages, tous plus stéréotypés les uns que les autres, finissent toutefois par être vraiment attachants.

Atelier Rorona

Globalement, Atelier Rorona reste un RPG très agréable, et j’ai passé un bon moment avec. En fait, ce jeu m’aura donné l’impression d’un retour aux sources de la part de Gust, avec un Atelier bien plus proche des tous premiers volets. Mes seuls reproches concerneraient la 3D vraiment passables, les décors un peu vides et… les bugs. Ces derniers ont été corrigés par un patch, mais cela ne m’aura pas empêchée au cours de ma partie de subir un freeze durant un combat et un reset du système alors que je naviguais dans les menus…

Le jeu peut sembler assez répétitif au départ, mais c’est surtout au bout d’une année environ (sur les trois au total) qu’il révèle sa richesse : il y a beaucoup à faire, et il y a même un certains nombres d’événements cachés. Sans parler des petits trucs en plus qui font penser que rien n’a été laissé au hasard ; par exemple, en finissant le jeu une première fois, la musique d’introduction à l’écran titre change légèrement. Il est de plus assez long pour un jeu de ce genre, qui se centre principalement sur la simulation et le crafting, et je l’ai de mon côté fini en 17 heures avec la fin « normale » : ma popularité frisait les 25 %, ce qui est ridiculement bas, sachant que pour débloquer la True Ending il faut au moins 80 %… Les fins sont par ailleurs assez nombreuses : il y a quatre fins liées au scénario, sept fins liées aux personnages et trois fins spéciales.

Une suite, Atelier Totori, sortira également sur PS3 en juin prochain. Quant à Atelier Rorona, il devrait arriver en Occident cet automne, et ce sera également le second Atelier « pur gestion » de la série à sortir du Japon, après Atelier Annie sur Nintendo DS.

Atelier Rorona

 

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25 Commentaires sur "[PS3] Atelier Rorona : The Alchemist of Arland"

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X4713R
Invité

Taru~ Taru~ Taru~
Atelier Annie se fait attendre en Europe d’ailleurs… Peut-être qu’on aura droit à une version française?? C’est beau la naïveté hein?
En tout cas c’est bien joli ce Rorona.
Le cross-over ultime : Atelier Donkey Kong ! tarutarutarutarutarutarutarutarutarutarutaru

Iku
Invité

Wow, c’est fou ce que ça me fait penser au jeu Rune Factory Frontier, le concept O_o

The Drig Overmind
Invité

Atelier Pédorona !

Jack
Invité

C’est vrai que quand on regarde les artworks (qui sont vraiment très beaux) et qu’on les compare avec les designs in game des personnages, c’est un peu le jour et la nuit, elles font vraiment loli les héroïnes :(.

J’ai jamais fait un jeu de la série Atelier, et celui là a l’air sympathique, ça change un peu des RPG classiques où il faut tuer des monstres sans cesse; puis le côté gestion du temps et de la popularité auprès des habitants et des autres personnages est attirant aussi ^^.

C’est cool que des jeux un peu originaux comme celui-ci arrivent à sortir du Japon de nos jours, car y’en a plein qui mériteraient d’être joués en occident, mais qui n’en ont pas la chance malheureusement :(.

Dam's
Invité

Tient un jeu qui m’intéresse grandement, vivement sa sortie européenne, et ton avis m’a donné grandement envie d’y jouer ^_^

Nashi
Invité

Encore un article qui me donne l’envie de me mettre à la série, dommage qu’il ne sorte qu’en jap >:

nyo
Invité

La vache les illustrations de Kishida Mel sont vraiment adorables, je testerai ptet quand ca sortira dans nos lattitudes :3

Mister Kzimir
Invité

GUST et NIS dépouille regulièrement mon portefeuille depuis la sortie de leurs franchises sur PS2.

J’ai hate de voir la trame de cette génération d’atelier.
Iris ayant mis la barre assez haute quand même, °3°
Mais Rorona a deja gagné sur le plan de la beauté dans mon petit coeur de fanboy

Mister Kzimir
Invité

Sinon Excelen il manque Iris dans ta fresque :(

Leonia
Invité

J’ai hate de pouvoir découvrir ce jeux en Europe. J’avais pu jouer à Mana Khemia un peu, et j’avais déjà bien aimé l’ambiance (mais je n’ai pas pu y jouer très longtemps donc ^^). En tout cas merci de la découverte !

IcingSugar
Invité

Je ne pense pas que je jouerais, mais indéniablement les artworks sont splendides ! Et c’est vrai que le passage à la 3D ne rend pas du tout honneur au travail de l’artiste. :S

« De plus, le jeu peut sembler assez répétitif au départ, mais c’est surtout au bout d’une année environ qu’il révèle sa richesse » : tu voulais bien dire une heure n’est ce pas ? ;)

yuuki0310
Invité

Le graphisme est assez agréable.

Michiyo
Invité

Je ne savais pas que ce jeu allait sortir en France. J’étais tombée sur le site un jour et j’avais bien aimé les dessins et les vidéos que j’avais vu. Comme j’avais déjà lu un article sur ton blog (d’ailleurs, la seule chose que je connais de la série des Atelier, je l’ai lu sur ton blog) j’avais bien envie d’essayer pour voir si j’aimerais ou pas. Cette sortie française me permettrais d’essayer le jeu en français. Zut, j’ai hâte qu’il sorte maintenant. xD

Walina
Invité

Atelier Annie sur Ds a un concept un peu plus pousser, car non seulement on doit faire face à des assignements obligatoires, mais il faut en plus faire tourner une échoppe pour récolter de l’argent afin de développer / construire des infrastructures de l’île.

Borgor
Invité

Totori pour le mois prochain déjà, argh @_@
Le même jour que Love Plus+ tiens XD Je serais curieux de savoir si ca aura un impact sur leurs ventes, voir à quel point les publics des deux jeux se regroupent :p

Je crois me souvenir que tu n’as pas fait Viorate sinon? Si c’est vrai alors essaie de lui trouver une place dans ton emploi du temps un de ces quatre, ce serait dommage de passer à côté de celui-là ; ;

Ichikyo
Invité

Ah oui je me suis demandé pourquoi tu n’avais pas recolté la True ending en voyant tes trophées (disons que leurs descriptions et leurs obtentions m’ont aidé à savoir où tu en étais^^).
Dans les fins chiante a obtenir, je pourrais te citer l’habituelle fin Milliardaire (alors celle là, c’est sur qu’il faut plusieurs parties pour l’avoir mais à la base c’est pas surmontable quand on sait qu’un des donjons de fin te donne de l’argent a foison mais c’est de supporter les bugs… Crois moi j’étais vénère quand j’ai atteint les 600000 sans avoir pu sauvegarder à temps l’année dernière…).

Sinon question sérieuse, dans ton image d’alchimiste. Je me demandais si c’était nécessaire d’inclure les héroines des versions Spin Off et DS : anis, lise, annie et lina. Juste parce que je me disais qu’elles ne font pas vraiment partie de l’atelier project (x) mais bon je pense que tu as une meilleure justification pour ca :).

Ah tiens par contre, il me semble que pour ta description pour le game over. Seul le tout premier chapitre peut être foiré… Tu recois certes une lettre d’Arland mais elle ne conduit pas a un game over mais au Chapitre suivant.

Ichikyo
Invité

Quand tu veux dire ne pas remplir les objectifs, c’est ne pas avoir 10 etoiles pile(qui ramene a 3 Etoiles l’objectif reussi) ou n’avoir rien fait? :)