Cette troisième partie va être consacrée à une poignée de jeux en vrac, notamment ceux qui ne rentraient pas dans les autres parties de mon bilan, mais surtout aux quelques jeux indé que j’ai pu faire en 2020. Et il y en a pas mal, même si je n’ai pas pu jouer à tout ce qui m’intéressait.

Bonne lecture !


Jeux en vrac

Yakuza 3 Remastered

Yakuza 3 Remastered (PS4)

Le deuxième Yakuza que j’ai pu terminer en 2020, aux côtés de Yakuza: Like a Dragon. C’est aussi le dernier Yakuza qu’il me restait à faire au niveau des épisode principaux, et je dois dire que faire la série complètement dans le désordre n’est vraiment pas quelque chose que je recommande : étant donné que j’ai joué à ce Yakuza 3 entre Yakuza Kiwami 2 et le septième volet, j’étais un peu perdue. En fait, je ne savais plus quel personnage était censé être vivant ou non, et encore moins quel était leur rôle ; et le fait d’avoir fait Yakuza 4 en 2018, qui utilise certains personnages apparus dans ce jeu, n’a absolument pas aidé.

J’avais aussi entendu dire que ce Yakuza 3 avait des avis assez partagés, et pas seulement parce qu’il avait été amputé d’une partie de son contenu annexe lors de sa sortie sur PS2 en Occident ; j’ai moi-même eu du mal et, au final, je ne l’ai que très moyennement aimé malgré l’ambiance d’Okinawa, qui change un peu. Le début est relativement lent, notamment tout ce qui concerne l’orphelinat ; au début, ça ne me dérangeait pas, mais j’avoue que sur la fin j’en avais un peu marre. En fait, j’ai eu du mal à rentrer dans le scénario : j’ai trouvé l’intrigue pas forcément très passionnante, avec peu de personnages réellement intéressants (à part Rikiya). Et puis je suis un peu triste pour le personnage de Kaoru Sayama, qui apparait au tout début du jeu et fait ses adieux à Kiryu en lui faisant la promesse de se revoir, ce qui bien sûr n’est jamais arrivé et n’arrivera probablement jamais étant donné qu’elle a complètement disparu de la série.

Ce n’est clairement pas un mauvais Yakuza, mais c’est personnellement celui que j’ai le moins aimé ; je me suis même bien plus amusée sur Yakuza: Dead Souls, c’est dire. Le jeu accuse également son âge et certaines améliorations des épisodes les plus récents sont forcément absentes ici, mais ça ne m’a personnellement pas dérangée. Prochaine étape, en attendant le futur nouvel épisode : me lancer dans les spin-offs ! (Kenzan sur PS3, Ishin sur PS4 et les deux Kurohyō: Ryū ga Gotoku sur PSP)


Catherine Full Body

Catherine: Full Body (PS4)

Je voulais y jouer en 2019, mais c’est finalement en 2020 que je me suis lancée dans cette version « Plus » de Catherine, ce jeu de puzzle addictif dans lequel on incarne un trentenaire paumé. Cette version propose bien des changements, tant au niveau du gameplay que du scénario (avec de nouvelles fins), mais également du côté de ses personnages. Pour le meilleur et pour le pire.

Les changements au niveau du gameplay sont bien plus importants que ce à quoi je m’étais attendue, avec notamment l’arrivée d’une difficulté « sans risque » et son mode auto-play : du coup, le jeu se joue littéralement tout seul. Ce qui est en fait très pratique si on souhaite voir les différentes fins sans forcément refaire à chaque fois les puzzles (même si on peut sauter les tableaux directement). Un mode Remix est également présent, avec cette fois-ci des briques de forme différente qui rappellent Tetris, histoire de compliquer les choses. En revanche, j’ai trouvé le mode normal classique étrangement bien plus simple que celui de la version originale sur PS3.

L’autre grosse nouveauté est l’ajout du personnage de Rin, qui demande tout de même d’utiliser un guide si on souhaite suivre sa « route ». Une route qui n’était d’ailleurs peut-être pas aussi intéressante que ce à quoi je m’étais attendue, l’arrivée de Rin dans l’intrigue principale n’étant pas non plus forcément bien intégrée ; elle change même certains points du scénario et casse un peu le rythme. En tout cas, j’ai eu pas mal de soucis avec ce personnage, que ce soit sa mise en avant par rapport aux deux autres Catherine, sa « révélation », sa quasi disparition de l’histoire si on ne suit pas sa route ou encore sa fin complètement surréaliste. Sans oublier non plus les réactions étranges et pas très logiques de la part de Vincent : dans la fin où il choisit Rin au lieu de Katherine, il n’a aucune hésitation ni remords alors que tout au long de l’histoire principale, tromper Katherine avec Catherine le tourmentait sans cesse.

Bref, en dehors du gameplay, je trouve quand même le jeu original bien meilleur, tant au niveau du rythme que de son scénario, qui est devenu ici inutilement biscornu : je n’aurais pas été contre la possibilité de faire le jeu original mais avec le gameplay de ce Full Body. Et y jouer m’a aussi fait penser que j’aimerais bien voir un jour un Persona avec des personnages plus adultes…


Sakura Wars

Sakura Wars (PS4)

En voilà une série qui revient de loin. Lorsque ce jeu avait été annoncé en 2018, je m’étais attendue à un énième spin-off sur mobile, mais j’ai été très agréablement surprise de voir qu’il s’agissait d’un véritable nouvel épisode sur console de salon. Avec en prime une sortie en Occident et, plus étonnamment, une traduction française.

Je me suis un peu méfiée avant de me lancer dedans : je savais pertinemment qu’il s’agissait d’un jeu d’action à la place d’un tactical-RPG et que l’on allait probablement avoir un Sakura Wars un peu différent, mais je ne m’attendais pas à ce que le jeu repose autant sur la nostalgie ; à commencer par le thème d’ouverture, Geki! Teikoku Kagekidan – Shinshou, qui est une version « upgradée » du thème original (même si je garde une préférence pour ce dernier). Kōsuke Fujishima a laissé ici sa place de chara-designer à l’auteur de Bleach, Tite Kubo, mais le cœur du jeu n’a pas changé : on retrouve la formule habituelle avec ce mélange de phases d’aventure (qui regroupent également la partie jeu de drague et les mini-jeux) et de phases d’action, le tout avec un côté 100 % anime qui s’assume entièrement. Ça ne vole pas bien haut, c’est bourré de clichés, mais ça se laisse suivre et ça évoque un peu de manière nostalgique cette époque où bien plus de jeux de ce style sortaient sur console (au Japon, du moins). Bref, il faut vraiment rentrer dans le trip, mais j’ai bien aimé.

J’ai tout de même bien des reproches à faire à ce Sakura Wars : en dehors du choix de la 3DCG pour les scènes d’animation (j’ai vraiment eu du mal), je regrette qu’il y ait autant de passage silencieux : seules les scènes les plus importantes sont doublées. L’autre gros problème, c’est en fait toute la partie du jeu consacrée aux combats : c’était très… moyen, pour rester gentille. On a droit à une sorte de musou du pauvre très monotone et répétitif ; c’est de plus relativement facile, ce qui n’est toutefois pas plus mal pour les personnes qui veulent jouer à ce Sakura Wars pour sa partie narrative, mais une option avec plusieurs niveaux de difficulté n’aurait pas été de refus.

Au final, je ne retiendrai pas ce Sakura Wars pour son originalité ni pour ses combats assez pauvres et sans grand intérêt d’un point de vue ludique, mais globalement je l’ai relativement bien apprécié : il y a du bon et du moins bon, et le mode Aventure était relativement sympa. J’espère tout de même que Sega sortira un jour une suite, voire un remake des anciens épisodes.


JEUX INDÉ

Je m’étais dit en 2019 que je voulais faire peu plus de jeux indépendants en 2020, et c’est en partie réussi ! Mais ça, c’est notamment grâce au fameux Bundle for Racial Justice and Equality mis en vente l’an dernier sur itch.io et qui permettait de récupérer un peu plus de 1 100 jeux pour 5 dollars minimum (il est écrit 1 741 mais cela prend en compte les livres, RPG sur table, bandes-sons, etc.). J’avais essayé au départ de naviguer dans ce bundle page par page et de télécharger tout ce qui m’intéressait, mais vu l’ampleur de la tâche j’ai vite arrêté. Heureusement, il existe des sites qui permettent de faire le tri, étant donné la qualité très variable des jeux proposés. En tout cas, je suis loin d’avoir pu jouer à tout ce qui m’intéressait un minimum, mais j’espère pouvoir continuer sur cette lancée en 2021 !

Voici donc quelques impressions en vrac sur les titres indé que j’ai pu faire, mais qui ne proviennent pas forcément tous de ce bundle.

A SHORT HIKE

Jeu d’exploration dont le but principal est d’atteindre le sommet de la montagne d’une île, A Short Hike est un petit titre très reposant et mignon comme tout aux graphismes qui rappellent l’époque de la Nintendo DS. Véritable jeu bac à sable dans lequel on peut discuter, pêcher, nager, chercher des trésors ou encore ramasser des coquillages, il est tout à fait possible ici d’errer et de flâner sans aucun but. Dans le fond, ça m’a beaucoup rappelé Animal Crossing, et pas seulement parce que les personnages sont tous des animaux. Il y a même un rocher qui donne de l’argent lorsque l’on tape dessus avec sa pelle ! Le jeu rappelle également Breath of the Wild, notamment pour tout le côté escalade et vol plané, avec ici des plumes dorées à collectionner qui permettent de voler plus haut et plus longtemps. Un titre à la fois doux et paisible avec des airs de vacances, et dont le principal défaut est de ne pas être plus long.

> Durée : une bonne heure pour en voir le bout
> Site officiel

LENNA’S INCEPTION

Un clone de Zelda parmi tant d’autres, c’est un peu la première impression que pourrait donner ce jeu dans lequel on incarne Lenna, héroïne malgré elle qui part sauver le royaume de ▜̴͈̔▕̴͜͝▯̴̳̈́░̷̪͗▚̷̪̆▒̸̣̓ (c’est son nom). Et finalement, ce n’est pas tellement faux ; c’est un titre certes joli (il propose même au choix un mode 8-bit et 32-bit, avec un filtre CRT optionnel) et essentiellement parodique, mais on ne peut pas dire qu’il brille par son originalité : il surfe un peu trop sur le succès de certains jeux plus ou moins récents qui proposent une aventure « méta ». Il reste son gameplay, qui aurait pu lui permettre de se démarquer, mais ce Lenna’s Inception propose malheureusement un monde généré procéduralement à chaque nouvelle partie. Un choix qui est peut-être cohérent avec le thème du jeu, mais qui a un certain inconvénient : on se retrouve avec des donjons générés eux aussi aléatoirement et qui sont, par conséquent, plutôt simples et très répétitifs. Ça n’en reste pas moins une jolie petite curiosité que je retiens surtout pour son aspect visuel, mais je ne peux m’empêcher d’être un peu déçue au niveau du contenu : ça aurait pu être tellement meilleur.

> Durée : environ cinq heures
> Site officiel

DREAMING MARY

Un petit jeu réalisé sous RPG Maker sorti il y a quelques années, mettant en scène une héroïne qui évolue dans un monde onirique rose-bonbon mignon à souhait qui n’est peut-être pas si rose que ça. Encore un titre inspiré de jeux comme Yume Nikki ou encore Ib, pourrait-on penser, mais il s’en sort plutôt bien. Si ce Dreaming Mary évite de se reposer sur des mécaniques de jeu visant essentiellement à faire peur ou sursauter (quoi que…), on retrouve tout de même ici un fond horrifique et un thème bien glauque à souhait, surtout quand on comprend les tenants et aboutissants de son histoire une fois toutes les fins terminées. Un petit titre à la fois intéressant et marquant, dommage tout de même que certains puzzles assez obscurs m’aient obligée à aller chercher la solution sur le web.

> Durée : environ une heure
> Page du jeu sur rpgmaker.net

LONELY WOLF TREAT (série)

Un autre jeu créé sous RPG Maker et qui a été une intéressante petite découverte. Seul le premier épisode avait été proposé dans le bundle d’itch.io, mais j’ai trouvé ça tellement adorable que je me suis jetée sur les deux épisodes suivants (sur les six déjà sortis). Une histoire charmante comme tout avec des animaux anthropomorphes, débutant par l’arrivée d’une louve dans un village de lapins qui doit subir tous les préjudices liés à son statut de carnivore, mais qui finit par se lier d’amitié avec une lapine après avoir sauvé cette dernière. Si le premier épisode est à la fois mignon et amusant, des thèmes plus ou moins durs sont abordés au fil de la série, avec plus ou moins de finesse. J’ai hâte de découvrir les autres volets de cette petite aventure épisodique, qui propose avant tout une histoire très linéaire qui se suit comme une série TV.

> Durée : une demi-heure environ par épisode
> Page des jeux sur itch.io

ASTROLOGASTER

Un jeu narratif bourré d’humour se déroulant dans l’Angleterre du XVIe/XVIIe siècle et dans lequel on incarne Simon Forman, à la fois astrologue et médecin, qui établit ses diagnostics en lisant les étoiles. Prodiguer le bon traitement et aider ses patients aux troubles qui ne sont pas toujours d’origine médicale, le tout en évitant d’être à côté de la plaque afin d’améliorer sa réputation, forme le cœur de ce jeu. Le but ultime ? Rassembler huit lettres de recommandations qui permettraient à ce brave Simon d’obtenir une licence afin d’exercer en toute légalité la médecine. C’est très drôle (il faut quand même aimer ce genre d’humour), c’est joliment présenté à la manière d’une comédie musicale sous forme de livre « pop-up », et c’est basé sur la vie du véritable Simon Forman et de ses écrits. Une bonne petite diversion le temps de quelques heures, même si je reconnais que ce n’est absolument pas pour tout le monde.

> Durée : environ six heures
> Site officiel

ROYAL ALCHEMIST

Intrigues politiques et trahisons sont les thèmes de ce jeu dans lequel on incarne un (ou une, au choix) alchimiste en charge de l’éducation de trois princes d’un royaume. Véritable simulation de survie, Royal Alchemist est très similaire dans son principe à Long Live the Queen, un jeu où nos choix et l’influence de nos statistiques peuvent avoir des conséquences sur le déroulement de l’histoire et, dans de nombreux cas, mener tout droit à la mort de notre personnage : empoisonnement, meurtre, assassinat… J’ai apprécié l’univers développé, d’autant plus qu’il y a même la possibilité d’obtenir des fins romantiques (c’est présenté comme un jeu otome/BL sur le site officiel, mais je trouve la romance peu importante ici). C’est probablement l’un de mes titres préférés de cette liste, mais je regrette tout de même que le système de statistiques repose essentiellement sur le hasard : ça complique inutilement les choses et ça demande de faire un bon paquet de sauvegardes régulièrement (ce qui explique probablement l’existence d’un guide officiel, vendu… 20€).

> Durée : une quinzaine d’heures
> Site officiel

MILKMAID OF THE MILKY WAY

Un point’n click à l’ancienne se déroulant dans la Norvège des années 20, dans lequel on incarne une laitière dans une ferme isolée qui se demande si elle ne ferait pas mieux de tout laisser tomber ; son quotidien va toutefois basculer le jour où un étrange vaisseau fait son apparition non loin de là et kidnappe l’une de ses vaches. La principale originalité de ce titre est de proposer des textes et dialogues entièrement écrits en rimes, mais dans l’ensemble ça reste assez similaire aux bons vieux point’n click de LucasArts, y compris au niveau des énigmes un peu trop tordues (utiliser une cuillère pour retirer un clou…?). J’aurais personnellement préféré un scénario moins tiré par les cheveux et rocambolesque, mais ça n’en reste pas moins un petit titre assez sympa sur lequel on passe un bon moment.

> Durée : un peu moins de trois heures
> Site officiel

WHIPSEEY AND THE LOST ATLAS

Un petit jeu de plates-formes sans prétention dans lequel on incarne un garçon transporté dans un autre monde, et qui se retrouve sous la forme d’une petite boule rose nommée Whipseey. Nous avons là un clone de Kirby dans lequel on utilise une sorte de fouet comme dans Castlevania avec des ennemis qui semblent venir tout droit de The NewZealand Story : c’est mignon, c’est délicieusement rétro, mais on ne peut pas vraiment dire que l’originalité soit au rendez-vous tellement c’est générique au possible ; même le dernier niveau rappelle le château de Bowser de Super Mario World, avec des ennemis et des pièges similaires. Malheureusement, ce n’est guère mieux au niveau du gameplay, tant au niveau des problèmes de collision que des contrôles parfois frustrants qui augmentent artificiellement la difficulté du jeu : au final, autant jouer à Kirby à la place.

> Durée : moins de deux heures
> Site officiel

MISSED MESSAGES

Une étudiante pas très motivée par ses études essaye de travailler dans sa chambre. Va-t-elle se laisser distraire par un message qu’elle vient de recevoir sur son ordinateur ? C’est sur ce postulat de départ très simple que démarre cette aventure narrative aux multiples fins. Joliment illustré par Angela He, ce titre à la fois immersif et intime propose une histoire courte et, une fois la première fin obtenue, je n’ai pas pu m’empêcher de lancer immédiatement une seconde partie (qui fonctionne un peu comme un « New Game Plus ») afin d’obtenir un dénouement moins brutal : ce n’est clairement pas le genre de jeu que l’on se contente de terminer une seule fois. Une histoire qui prend aux tripes, avec un côté qui m’a étrangement beaucoup rappelé Life is Strange.

> Durée : une trentaine de minutes
> Page du jeu sur itch.io

A HOLE NEW WORLD

Un jeu de plates-formes aux inspirations rétro dans lequel on incarne un maître des potions, et qui utilise ces dernières pour bombarder ses ennemis : on débloque de nouvelles potions au fil des niveaux (feu, foudre…), plus ou moins efficaces suivant un certain type d’ennemi. Mais la véritable originalité ici se retrouve au niveau des… trous. Dans un jeu de plates-formes classique, quand on tombe dans un trou, on meurt ; ici, tomber dans un trou nous fait passer dans un monde inversé (c’est-à-dire que l’on se retrouve avec la tête en bas) : il faudra souvent sauter dans un trou afin de passer certains obstacles bloquant le passage dans le monde « normal ». A Hole New World est également un titre qui rappelle beaucoup les jeux NES, avec la difficulté qui va avec, même s’il bénéficie des avantages du jeu vidéo moderne : nous avons droit à des points de contrôle, et quand on perd toutes ses vies on ne recommence pas le niveau depuis le tout début. Il a d’ailleurs une réputation de jeu un peu hardcore, mais je l’ai trouvé largement plus simple que Whipseey and the Lost Atlas cité plus haut étant donné que le gameplay est ici bien meilleur et plus intuitif. Un titre sympathique, mais qui ne restera pas vraiment dans les mémoires.

> Durée : environ trois heures
> Page du jeu sur itch.io

UN PAS FRAGILE

Un petit jeu dans lequel on incarne une grenouille introvertie qui souhaite faire de la danse classique. C’est mignon, c’est minimaliste, et le gameplay se résume essentiellement à guider notre petite grenouille, mais ça n’en reste pas moins un titre à l’ambiance et au style bien propres à lui. Autant le considérer comme une sorte de démo vu sa très courte durée, même s’il m’a un peu rappelé ces courts-métrages amateurs que l’on retrouve parfois projetés dans certains festivals de cinéma : c’est bien plus une expérience narrative qu’un véritable jeu vidéo.

> Durée : une quinzaine de minutes
> Page du jeu sur itch.io

BIG DIPPER

Un visual novel sur le thème de la neige et du Nouvel An (chose amusante, il est sorti en plein mois d’août sur Switch et PS4) et qui nous vient tout droit de Russie. Il s’agit en fait d’un kinetic novel : pas de choix ici, on se retrouve à suivre une histoire sur rails sans avoir la moindre influence sur le déroulement de cette dernière. L’intrigue se déroule entièrement du point de vue d’Andrew, un jeune homme parti rejoindre un chalet perdu dans les bois afin d’y fêter le Nouvel An avec sa mère, sauf qu’il tombe sur une étrange jeune femme qui s’y trouve déjà et le prend pour un voleur : Julia, qui croit en l’existence des sorcières de la forêt et aux esprits. Surnaturel et romance sont les thèmes de ce visual novel, qui en plus d’être court et pas toujours très passionnant, a le problème de se dérouler extrêmement rapidement : on a droit à une romance improbable tellement elle est rapide (les deux protagonistes ne se connaissent que depuis 12 heures mais ils songent déjà à la fin à fonder une famille…). Le tout n’est pas aidé par la traduction anglaise très hasardeuse aux tournures maladroites, avec des fautes de grammaire et autres erreurs typographiques qui cassent complètement l’expérience.

> Durée : deux heures environ
> Page du jeu sur itch.io

ESCAPED CHASM

Un jeu narratif gratuit dans lequel on incarne une fille solitaire qui semble avoir un lien avec un autre monde qu’elle aperçoit dans ses rêves. Créé par Temmie Chang, l’artiste principale d’Undertale, ce petit titre développé sous RPG Maker est surtout une sorte de long prologue d’un futur jeu ; il reste toutefois une expérience complète avec quatre fins possibles, tout en proposant des séquences sous forme de dessin-animé et une utilisation très intéressante de sa palette de couleurs. Une aventure surréaliste qu’il vaut mieux découvrir soi-même sans lire le moindre spoiler, et qui m’a en tout cas bien donné envie de voir ce que donnera sa « suite ».

> Durée : une trentaine de minutes
> Page du jeu sur itch.io

A MORTICIAN’S TALE

Cette petite curiosité avait fait parler d’elle il y a quelque temps : ce n’est pas tous les jours que l’on incarne une thanatopractrice dans un jeu vidéo. On se retrouve ici dans la peau de Charlie, qui travaille dans une morgue ; s’occuper des soins de conservation des corps des défunts, les préparer suivant certaines directives reçues par e-mail, assister à la veillée funéraire… C’est loin d’être joyeux, mais c’est plutôt sobre dans la manière dans laquelle la mort est abordée. Le style graphique utilisé tranche avec le thème du jeu, mais c’est probablement parce que ça reste avant tout un titre essentiellement éducatif ; et c’est bien là mon problème, car j’ai eu l’impression de jouer à un long tutoriel d’une heure, sans véritable histoire derrière. J’en suis ressortie un peu perplexe, car je me dis que lire une page Wikipédia sur le sujet aurait eu le même résultat, et c’est un peu dommage.

> Durée : une heure environ
> Page du jeu sur itch.io

THE SUPPER

Un point’n click assez court, mais qui se trouve être un véritable petit bijou de pixel art. On dirige ici la patronne d’une auberge qui doit cuisiner les plats de trois clients tout aussi étranges que l’univers macabre dans lequel baigne ce jeu, et qui sur bien des points m’a rappelé la série des Monkey Island. Cette curiosité (gratuite !) propose un gameplay assez simple, mais se termine de façon pour le moins inattendue ; de mon côté, je retiendrais surtout son atmosphère et son style paradoxalement assez charmant par rapport à son contenu. Dommage que ce soit si court, car je ne serais vraiment pas contre un point’n click de plusieurs heures du même style.

> Durée : une quarantaine de minutes
> Page du jeu sur itch.io

FOSSIL ECHO

Un titre très joli dans lequel on accompagne un garçon qui doit grimper une immense tour. Jeu de plates-formes en 2D à l’interface minimaliste (l’histoire est racontée sans dialogues), nous avons droit ici à des graphismes somptueux et des musiques envoutantes pour un titre qui semble beaucoup s’inspirer d’Ico et de Shadow of the Colossus. Le jeu idéal pour se détresser après une dure journée ? Pas vraiment, car ici le côté enfantin et très « studio ghibli » tranche directement avec les nombreuses morts que peut subir notre personnage : j’avoue avoir eu un choc la toute première fois où mon personnage s’est fait tirer dessus par des ennemis et est mort de manière assez violente. Impitoyable et exigeant, il s’agit clairement d’un jeu du style die and retry : le timing dans les phases de plates-formes est important et certains tableaux peuvent demander de grimper en un temps limité, mais le chemin à suivre est quasiment du par cœur où il ne faut pas se rater au millimètre près. C’est beau, mais qu’est-ce que c’est frustrant.

> Durée : entre deux et trois heures
> Site officiel

La prochaine partie de ce bilan sera entièrement dédiée aux visual novels !

6 commentaires

  1. J’étais persuadé que tu avais fait toute la série yakuza lors de ton marathon (et dans l’ordre). J’ai commencé la série par le 6 (quasi fini mais mis en pause…j’essaie de finir de draguer toutes les hôtesses :p ) et j’ai la trilogie remasterisée qui attend sur une étagère. Honnêtement, j’avais peur d’être largué mais ça va… Je comptais faire la trilogie dans l’ordre une fois le 6 finis mais ça me refroidi un peu ce que tu dis sur le 3 ^^’ (Rien que de parler de Yakuza j’ai envie de m’y remettre).
    J’étais même pas au courant de ce bundle….si j’avais su…ceci dit j’aurais pas mal de jeux en double je pense…m’enfin avec 1 100 jeux tu as de quoi t’occuper ! Le seul que j’ai fait c’est Milkmaid of the milky way qui est sympa et assez simple. Je ne sais pas comment l’héroïne arrive à vivre avec seulement quelques vaches mais bon. C’était mignon, touchant et assez facile d’accès au niveau des énigmes. C’était effectivement pas une révolution dans le genre. J’adore les point’n click et j’en ai plusieurs dans le même style donc pour moi c’était plus un jeu pour les personnes qui ne sont pas des habituées des p’n c et qui aimeraient se lancer.
    A mortician’s tale est le second que je connais de la liste indé avec a short hike (dans ma pile de jeux posséder mais pas encore tester), j’avais hésité à me le prendre pour l’ambiance et le thème mais les éléments que tu cites (et que j’ai retrouvé dans d’autres avis) m’ont dissuadé de le faire.
    Je me suis lancé dans les sakura wars (j’ai celui sur wii) pour l’instant ça va. Même si les héroïnes sont un peu caricaturales et que mon perso se fait traiter comme de la merde. La version ps4 ne me fait pas méga envie, le changement de style graphique ne me gêne pas tant que ça mais les retour tièdes font que pour l’instant je le mets de côté.

    Ouiii les visuals novels !!~~~ Vivement la partie 4 ! :3

    • Eh non, je n’avais pas fait Yakuza 3 dans mon marathon de la série. À l’époque, la version « Remastered » n’avait pas été encore annoncée, et la seule possibilité d’y jouer aurait été de trouver une version boîte du jeu vu qu’il n’est pas dispo sur le PS Store.
      Du coup ma progression a été : Yakuza 0 > Kiwami 1 > Yakuza 4 > Yakuza Dead Souls > Yakuza 5 > Yakuza 6 > Kiwami 2 > (Judgement) > Yakuza 3 > Yakuza 7. Ce n’est pas idéal, mais ça aurait pu être pire.
      Je pense qu’effectivement commencer par Yakuza 6 n’est pas trop gênant, mais si tu comptes après jouer aux Yakuza 3/4/5, ça va peut-être faire un peu bizarre. XD

      Pour le bundle de jeux indé, il valait vraiment le coup vu la présence de certains titres (Celeste, Night in the Woods…). Je me suis du coup aussi retrouvée avec des jeux que j’avais déjà, mais ce n’est pas trop gênant. Il y a plein de petites pépites dans le lot. :3

  2. J’aurai bien aimé que quelque-uns des jeux indés que tu as parlé soient sur console ps4 aussi(ils étaient sur Switch des fois au moins). J’ai regardé des vidéos sur la plupart des jeux cités et quelques-uns on l’air d’être un bonne expérience..un peu trop courtes des fois. Cela peut être 1h avec un rhytme parfait et avec peut-être un contenu vraiment prenant, mais le temps que l’immersion arrive le jeu est déjà fini. J’ai peut-être tord, mais c’est le genre d’expérience que je peux oublier plus facilement sur le long terme(souvenirs, effets/présence apportés dans la vie de tout les jours en dehors du jeu, etc.).

    C’est vrai que je pourrais en jouer un peu sur pc, c’est juste que j’essais d’éviter surtout Steam le plus possible pour prendre le temps de finir ce que j’achète sur console(je radote un peu). Je ne pense peut-être pas d’une bonne manière(je manque plusieurs expériences intéressantes, mais je me connais. J’achèterais sûrement un paquet de petit/moyen jeu sur Steam(surtout pendant les rabais), sans peut-être jamais les lancer. Pour être franc, l’ensemble des jeux sur Steam qui pourrais m’intéresser m’overwhelm. Un jour je pourrais changer d’idée(demain! Mais non je blague). C’est vrai qu’il y a toujours GOG, Playism et plein d’autres. En tout cas je suis content que tu ai aimé ces petites expériences différentes.

    Mignon ce Lonely wolf treat. A Short Hike j’en avais entendu déjà parlé, Lenna’s Inception pourrais être un peu fun même avec une génération procédurale du monde. Escaped Chasm, Long Live the Queen..ça me fais penser que j’ai Life is Strange 2 et la démo à jouer. Bah j’ai tout mon temps. Les jeux vont pas s’enfuir.

    La manière d’utiliser Fay la fée dans A Hole New World ressemble beaucoup à celui de Ribbon dans Rabi-ribi(un très très bon jeu style metroidvania/touhou avec plein d’exploration). Avec Hollow knight, Rabi-Ribi(j’ai la version physique européenne) va me suivre dans mes souvenir toute ma vie(son ost aussi). Pour moi ces 2 jeux sont des chef-d’oeuvres vidéoludiques(pas parfaits) avec comme 3ième Bug Fables: The Everlasting Sapling(dans un genre différent). Ma sainte trinité vidéoludique subjective du moment. Je dis ça, mais il y en a plusieurs que je mettrais aussi haut.

    Pour big Dipper les dessins des scènes de fonds/décors sont vraiment détaillés. Bon ben c’est tout.

    Bonne continuation.

    • Je crois que dans ma liste il n’y a que A Hole New World, Big Dipper et Whipsey qui sont aussi sur PS4, la majorité sont effectivement sur PC/Switch. Personnellement je n’aime pas trop jouer aux jeux indé qui utilisent le pixel art sur PS4, je trouve que ça pique un peu les yeux sur grand écran. Je préfère les faire sur Switch en mode portable, mais pour la majorité j’y joue sur PC vu qu’ils sont moins chers sur ce support.

      C’est vrai que beaucoup sont courts et ça peut rendre l’expérience moins marquante (je préfère moi-même un bon gros RPG de 40 heures), mais ça dépend du style de jeu. Dans cette liste, il y a « A Short Hike » comme jeu très court qui m’a vraiment marquée. Mais bon, ce sont des petites expériences auxquelles j’aime bien jouer entre deux gros jeux.

      Pour Steam (et sur PC en général) j’essaye de n’acheter que les jeux auxquels je suis sûre de jouer dans l’immédiat, surtout pendant les soldes. Du coup mon backlog Steam n’a qu’une trentaine de jeux XD (bizarrement, j’en ai un peu plus sur mon compte GOG).

      • Ouais sur Switch ça doit être pratique(écran plus petit en mode portable) et après d’en avoir fait un assez gros, c’est vrai que des plus petits jeux peuvent servir de pause(comme le breakdown dans une musique).

        J’ai juste beaucoup de mal à accepter le fait qui n’y a pas de croix directionnel dessus(plus précis/pratique pour les jeux 2D ou autres plus demandant) . Il l’a sur la Switch mini..j’espère que la Switch(pro) va pouvoir l’avoir d’une certaine manière(même si c’est contre la philosophie des Joycons). Apparemment ce serait 4K, mais je pense plus à un upscale(peut-être). Tout ce que je veux c’est qu’elle soit un minimum plus puissante et qu’elle peut quand même garder aussi sa portabilité.

        Il y a des personnes qui disent qui peuvent jouer sur la bol de la salle de bain avec leur console portable, mais moi j’ai jamais compris. Si j’y vais, je laisserais la console dans le salon/chambre. Un peu dans le lit à moitié couché pourrais être bien dépendamment la personne(si son travail/autre demande de l’activité physique régulière). Mais si la personne ne bouge pas trop dans la journée c’est pas pratique pour bien dormir après si elle/il joue assez longtemps. Par habitude j’aime mieux rester au minimum dans une chaise/fauteuil pour cela à mon avis personnel. Prends le pas mal, mais si je joue plus sur console de salon depuis quelques années c’est pas parce que l’écran est à la bonne hauteur pour ma tête. Sur des expérience vraiment plus longue sans pause en portable, je commence à avoir vraiment mal au cou. Je m’y prends sûrement de la mauvaise manière…

        Proche de seulement 30 sur Steam?! Wow. J’étais sûr que t’en avait plus(tu gères bien). Puis dans Lonely wolf treat on se sent vraiment mal pour la louve au début :(.

        Pour Tama ou Pichu(à chaque fois que je vois ce nom je pense toujours au court métrage juste avant la diffusion de Pokémon 3: Le Sort des Zarbi/Unown), je pense voir la réponse pour sa difficulté avec les T-RPG. Oh! Qu’est-ce que je vois! Serait-ce..attendez..Valkyria Chronicles!(sauf si tu y a déjà joué).
        ————————————————-
        Quelques musiques des indies qui m’ont pris au coeur avec leur univers(désolé pour les liens, j’ai essayé de réduire le nombre à 7).

        N’importe qui qui aime bien parler à tout les npc dans leur rpg(de trucs intéressants) et errer dans un monde qui se laisse découvrir merveilleusement devraient adorer ce jeu. Ne te laisse pas avoir par le graphique particulier(que moi j’aime bien). Les personnages principaux et secondaires on de la personnalité. Toutes les musiques sont bonnes.

        Bug Fables(In the Court of the Ant Queen)
        https://www.youtube.com/watch?v=sWdeFbILA5E&list=PL6_GDFAu6F50au-JZ1eWa0OnUA1k3cU60&index=18

        Bug fables(His Friends Call Him Spuder (Don’t Call Him Spuder) https://www.youtube.com/watch?v=Ivv-F-q81tA&list=PL4AvMG-8UhbB5nM24SYNS_I7K-rbMT5QW&index=2

        Des fois les textes sont un peu nombreux, mais la fin et surtout la vrai fin avec toute ces musiques, sublime.

        Rabi-Ribi(Home Sweet Home) https://www.youtube.com/watch?v=TUFpxIKjpB8&list=PLxyzshd3ey_4ImQcswloDYAtdfGAIsBQz&index=5

        Rabi-Ribi(Finale) https://www.youtube.com/watch?v=1zvPgo9KP3U

        Rabi-Ribi(Plurkwood) https://www.youtube.com/watch?v=ocv1tlkNsvk&list=PLxyzshd3ey_4ImQcswloDYAtdfGAIsBQz&index=27

        Aussi la 49(RFN – I I I), 18(Sky-High Bridge), 26(Icy Summit), 34(Speicher Galerie), 40(Hi-Tech Duel), 41(Bounce Bounce), 45(Sudden Death) et plein d’autres. Version SP du Boss de Miru(un autre dlc seulement sur PC(pas une ost seule, pour voir les patterns). https://www.youtube.com/watch?v=AtkZim3AmlA

        Pour Hollow knight c’est que des bons choix pour toutes alors je mets City of Tears qui est très relaxant.
        https://www.youtube.com/watch?v=1unm0LS10ao&list=PL4znG1qa2uwYxW0nAESOjMNiYy-JYXipX&index=11

        Hornet, Mantis Lords, Dirtmouth(village du début), Crossroads, Soul Sanctum, etc.
        Plusieurs tracks du jeu Underhero sont très bonne aussi. Lullaby of Death, The Moth Queen, As it All Crumbles Down, etc. C’était plus fort que moi, il fallait que je mette des osts.

  3. . Oui, Yakuza 3 n’est pas l’épisode qui laisse le plus de traces dans la saga :

    – J’avais joué sur la version occidentale amputée de la PS3, et techniquement, c’était déjà pas terrible (surtout que la version européenne est sortie en même temps que celle de FFXIII). Heureusement que les scènes cinématiques assuraient au moins le tarif au niveau de la mise en scène. Niveau système de combats, cela a pris 1 gros coup de vieux par rapport à ses successeurs.

    – Niveau intrigue, malgré le retour de certains personnages (dispensables au demeurant) dans Yakuza 4, il est possible de supprimer l’histoire de Yakuza 3 de la Timeline de la saga, sans trop d’incohérence. La disparition de Kaoru du futur de la franchise est incompréhensible. Par ailleurs, 1 autre personnage aurait pu devenir récurent du fait de sa filiation familiale mais non. Dommage.

    – Sinon, à part Sakura Wars, tout le reste m’est inconnu. De quoi aiguiser ma curiosité. Merci.

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