Voici enfin le quatrième billet de mon bilan des jeux vidéo, qui va être consacré aux visual novels, jeux narratifs et autres titres hybrides, avec des impressions en vrac sur quelques titres plus ou moins récents. Quant aux otome games, ils seront cette fois-ci absents : étant donné que j’ai pu en terminer une bonne petite dizaine en 2020 et que je ne voulais pas alourdir davantage cette quatrième partie, ils auront droit à un billet qui leur sera entièrement dédié !

Il y a d’ailleurs eu de nombreuses sorties intéressantes 2020, mais je n’ai pas eu le temps de réellement me consacrer aux titres récents à part quelques exceptions ; en fait, j’ai préféré me concentrer sur les nombreux visual novels qui traînaient dans mon backlog. J’en ai pas mal qui m’attendent sur PC, Switch, mais aussi sur PS3 et PS Vita, avec tout autant de titres traduits en anglais que d’œuvres entièrement en japonais.

Du côté des titres sortis en 2020 que j’aimerais quand même bien faire un jour :

  • Yoru, Tomosu : un visual novel orienté horreur de Nippon Ichi avec apparemment beaucoup de mauvaises fins. J’aime beaucoup ses illustrations, que l’on doit à Kaoming.
  • Adabana Odd Tales de Liar-soft, là aussi parce que j’aime beaucoup son style artistique, mais il a visiblement de bonnes critiques. Il est disponible en anglais via le site de JAST USA.
  • Majikoi! Love Me Seriously!, qui a enfin débarqué officiellement en anglais le 25 décembre dernier ; disponible sur le site de JAST USA, une version Steam est également prévue pour plus tard. J’ai toujours voulu le lire vu sa très bonne réputation.
  • Marco & The Galaxy Dragon, qui a l’air bien spécial. Il est disponible en anglais sur Steam.
  • Buried Stars, un titre coréen disponible en anglais sur PS4 et Switch. C’est apparemment assez similaire à Danganronpa.
  • Abyss of the Sacrifice, qui est est plutôt un jeu de type escape room avec des énigmes à résoudre, et que je suis surprise de voir débarquer chez nous à la fois sur Steam et Switch. Je possède la version PSP depuis des années car elle avait fait partie à un moment des jeux « gratuits » du programme du PlayStation Plus japonais, mais je ne m’étais jamais lancée dedans à cause des avis plutôt mitigés.
  • Robotics;Notes Elite et Robotics;Notes DaSH, disponibles à la fois sur Switch, PS4 et Steam ; j’attends surtout une baisse de prix parce que ne suis vraiment pas sûre d’accrocher.
  • Summer Pockets, qui va rejoindre je le sens ma longue liste de jeux du studio Key que j’aimerais bien faire un jour. Il est disponible sur Steam.

Impressions en vrac sur les titres que j’ai pu terminer en 2020 :

YOU and ME and HER: A Love Story

YOU and ME and HER: A Love Story

Probablement le visual novel que j’attendais le plus en 2020. Également surnommée « Totono », diminutif de son titre japonais Kimi to Kanojo to Kanojo no Koi, cette œuvre de Nitroplus avait déjà fait parler d’elle il y a quelques années pour son côté méta et subversif. Et j’ignore si c’est réellement le cas, mais je ne serais pas surprise d’apprendre que c’est le succès d’un certain titre similaire sorti en 2017 qui a eu une influence sur son arrivée en Occident.

L’histoire commence de la manière la plus typique qui soit, avec un triangle amoureux entre notre protagoniste Shin’ichi et les deux héroïnes : son amie d’enfance Miyuki et la très étrange Aoi, qui dit pouvoir communiquer avec Dieu. Le côté galge des premières heures n’est pas très engageant au départ, même si on sent qu’il y a quelque chose qui cloche ; mais le « cœur » du jeu est en revanche très chouette et m’a passionnée, l’expérience en elle-même étant assez fascinante. C’est aussi l’un des rares visual novels où suivre un guide ne sert pas à grand-chose, ce dernier n’étant d’ailleurs pas très long (moins d’une quinzaine d’heures).

YOU and ME and HER est le genre de titre dans lequel il vaut mieux se lancer sans rien lire dessus ou en en sachant le moins possible, mais même en connaissant la plupart des twists (suite à une certaine vidéo d’un célèbre passage qui circule sur Youtube depuis des années), ce jeu a quand même réussi à me surprendre. C’est également une expérience assez personnelle et intime, à l’impact plus ou moins fort suivant la manière dont le message derrière nous touche.

(Et puis Aoi > Miyuki :3 )

Bref, difficile d’écrire quoi que ce soit dessus sans entrer dans le domaine du spoiler, donc le reste se trouve dans le texte caché ci-dessous (même si ça s’adresse surtout aux personnes qui l’ont déjà terminé).

Impressions remplies de spoilers

Ce que j’ai beaucoup aimé ici, c’est la mise en avant des conséquences de nos actes. Notamment lorsqu’on passe d’une route à l’autre en choisissant de draguer une autre héroïne, comme dans un galge classique : que se passerait-il si l’une de ces héroïnes gardait en mémoire toutes nos actions et pense qu’on est en train de la trahir ? J’ai par ailleurs fini par considérer Miyuki comme la principale antagoniste, prête à tout pour que l’on ne quitte pas sa route vu son obsession non pas pour le protagoniste, mais pour le joueur derrière son écran. Miyuki est également une yandere que j’ai trouvé assez terrifiante, sachant qu’elle est omnisciente et peut donc savoir tout ce que l’on fait (notamment en lisant l’history log du visual novel). Je suis d’ailleurs restée un long moment coincée dans sa « route », qui s’était transformée en véritable boucle infernale.

L’impossibilité de revenir en arrière fait que l’on doit ici assumer ses choix jusqu’au bout, vu qu’à un moment il est impossible de charger ses sauvegardes (elles sont effacées), à moins de réinstaller le jeu : on ne peut donc choisir qu’une seule héroïne. J’ai de mon côté choisi Aoi vu le côté un peu trop psychotique et obsessionnel de Miyuki, et puis j’ai préféré voir cette dernière finir avec le protagoniste que l’on contrôle plutôt qu’avec le joueur. Quant à Aoi, elle est l’image-même du personnage que je n’aime habituellement pas dans les visual novels mais j’ai vraiment fini par l’apprécier, notamment après tout ce qu’elle a dû endurer. Et puis sa fin n’en est pas réellement une : elle nous donne rendez-vous dans d’autres visual novels dans lesquels elle incarnera d’autres personnages, son rôle étant de collectionner les CG. En fait, Aoi résume un peu pour moi l’essence-même de ce visual novel, notamment la connexion entre le joueur et les personnages. Après, j’imagine que si beaucoup choisissent Miyuki plutôt que Aoi, c’est à cause du passage avec du NTR. :’)

Une fois le jeu terminé, j’ai appris l’existence d’un code à rentrer à un certain moment : il permet de débloquer toutes les CG et de littéralement rendre le visual novel inutilisable, d’autant plus qu’il va à l’encontre de son message et revient à trahir les deux héroïnes (qui savent pertinemment ce que l’on est en train d’essayer de faire). Le tout se termine par un court passage avec un commentaire à la fois amusant et brutal de la part du protagoniste…

Personnellement, je n’ai pas eu le cœur à essayer, mais cette « fin » est disponible sur Youtube. Il y a d’ailleurs énormément de scènes cachées du même style, dont une lorsqu’on lance le jeu dix ans après l’avoir commencé.

Pour finir, même si Doki Doki Literature Club est souvent comparé à ce YOU and ME and HER, je trouve qu’ils proposent quand même quelque chose d’un peu différent, DDLC étant plus orienté creepy pasta/horreur. Mais les similitudes restent assez nombreuses, même si le créateur de DDLC a déclaré à plusieurs reprises de ne pas s’en être inspiré.

Disponible sur : Steam, JAST USA (18+)


Fuuraiki 3

Fuuraiki 3

J’avais terminé en 2018 le tout premier Fuuraiki, que j’avais bien aimé : il proposait un mélange des genres assez unique donnant l’impression de jouer à un croisement improbable entre un visual novel et une simulation de Google Map/Google Street View, le tout sous fond de tourisme, de camping et de romance. En 2020 je me suis lancée directement dans le troisième volet sur PS Vita, qui nous met ici dans la peau d’un nouvel héros nommé Chihiro. Ce dernier est devenu reporter suite à la lecture d’un article qui l’avait énormément marqué lorsqu’il était au lycée ; il souhaite à son tour participer à un concours de publication du meilleur reportage, et n’hésite donc pas à embarquer sur un ferry avec sa moto afin de rejoindre l’île d’Hokkaido et y trouver l’inspiration pour écrire le meilleur article.

Le staff derrière ce troisième volet a beau être différent de celui des deux premiers jeux, il y a tout de même ici un feeling très similaire à celui du tout premier Fuuraiki : non seulement il se déroule au même endroit (Fuuraiki 2 se déroule quant à lui à Okinawa) et on y retrouve les mêmes musiques, mais il propose également les mêmes thèmes ; notamment ceux de la solitude et de l’introspection, avec de longs monologues de la part de notre protagoniste sur ses choix dans sa vie, ses regrets et ses espoirs, ou encore sur ce concours auquel il participe.

Tout l’aspect romance est ici une fois de plus optionnel, mais à vrai dire y jouer sans un guide est très difficile car il est impossible de vraiment savoir à quel endroit exact il faut se rendre pour débloquer la route de l’une des héroïnes… Surtout vu l’immensité de la carte de Hokkaido, qui possède ici bien plus de lieux touristiques à visiter que dans le premier jeu. Mais j’ai personnellement toujours préféré la fin où notre personnage finit seul, vu que ça colle beaucoup mieux par rapport aux différents thèmes abordés.

Au final, j’ai bien aimé ce Fuuraiki 3, qui propose la même chose que le premier volet mais en plus joli, avec un côté « simulation touristique » qui donne envie de partir tout de suite à Hokkaido. C’est un jeu véritablement unique et paisible (largement aidé par sa bande-son aux nombreux thèmes relaxants), et je suis bien contente de voir qu’un Fuuraiki 4 est également prévu pour cette année.

Disponible sur : PS Vita (Japon)


Iwaihime

Iwaihime

Un titre mêlant horreur et surnaturel, sorti cette année en anglais sur Steam. Je l’avais acheté il y a quelque temps sur PS4 parce qu’on y retrouve Ryūkishi07 (Higurashi, Umineko) au scénario, mais si j’avais su j’aurais attendu l’arrivée de la version anglaise étant donné que je n’avais pas encore eu l’occasion de le commencer… La version Steam contient d’ailleurs les bonus des versions PS4/PS Vita avec un chapitre additionnel, vendu ici sous forme de DLC.

Nous suivons ici le quotidien de Suzumu Susuhara, notre héros fraîchement transféré dans un nouveau lycée, et qui se retrouve mystérieusement fasciné par une camarade de classe : Toe Kurokami, une étrange jeune fille au regard vide toujours accompagnée de sa poupée japonaise et dont tout le monde semble avoir peur. Malédiction et cauchemars forment le cœur de ce visual novel, qui propose également de la romance ; chacune des quatre héroïnes a droit à son propre chapitre, et la première partie de ce visual novel ressemble surtout à une sorte d’immense puzzle dans lequel on est souvent perdu : ce passage est-il un rêve ou bien un événement réel, voire même une métaphore ? La deuxième partie contient quant à elle les réponses aux questions que l’on pourrait se poser, avec de nombreuses révélations. Les personnes qui ont lu d’autres titres de Ryūkishi07 ne seront en tout cas pas dépaysées par la structure narrative utilisée ici.

Le surnaturel est bien présent dans Iwaihime, mais je trouve cela un peu dommage que le scénario se repose autant sur des scènes grotesques qui se veulent être choquantes, plutôt que de proposer des moments réellement angoissants. Beaucoup de passages sont quasiment du torture porn : âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes très descriptives peuvent vraiment mettre mal à l’aise. Nous ne sommes finalement pas très loin d’un eroge, le jeu n’hésitant pas non plus à aller assez loin dans ses allusions et autres passages suggestifs. Du coup, je comprends mieux pourquoi les versions PS4 et Vita sont classées CERO Z au Japon, soit 18 ans et plus, chose assez rare sur console pour ce type de jeu.

Si les passages horrifiques sont la meilleure partie de ce visual novel (j’ai également bien aimé toute la partie se déroulant dans le passé), il est dommage que le reste ne soit pas vraiment à la hauteur. En fait, il n’y a aucune subversion, ici : tout est plat et sans réel surprise. Les thèmes de l’intrigue principale et la psychose des personnages sont dans le fond intéressants, mais ils sont mal exploités ni forcément bien développés. Le héros est également très fade et inintéressant au possible, le pire étant tout de même tout le final qui m’a fait me demander si j’étais en train d’assister à un mélange improbable entre Jigoku Shoujo et… One Punch Man.

Au final, il y a quelques passages intéressants et les illustrations sont plutôt jolies, mais le scénario est beaucoup trop prévisible pour marquer les esprits, avec en prime une romance qui se termine finalement en harem. Le DLC optionnel, musubihime, est paradoxalement le chapitre que j’ai préféré : je l’ai trouvé bien meilleur que l’intrigue principale. Il est également extrêmement bien plus choquant, avec deux passages en particulier qui m’ont hantée pendant des semaines.

Disponible sur : Steam


Utawarerumono: Prelude to the Fallen

Utawarerumono - Prelude to the Fallen

Cela faisait bien longtemps que je voulais me lancer dans la série des Utawarerumono, principalement parce que j’en avais entendu parler très souvent en bien. L’arrivée de ce remake du premier volet tombait donc à pic, et je me suis jetée dedans complètement à l’aveuglette : je n’ai jamais regardé l’adaptation en anime et j’ignorais même complètement de quoi parlait cette série. En fait, je savais uniquement qu’il y avait des personnages avec des oreilles d’animaux et que le héros est amnésique (je me suis même demandée pendant un moment si c’était une sorte d’isekai) ; ça a donc été une découverte totale, et je ne le regrette absolument pas.

Cet Utawarerumono est également un titre hybride, avec une partie 70 % visual novel et 30 % tactical-RPG (il y avait nettement plus de combats que ce à quoi je m’étais attendue), mais au final c’était une une longue histoire passionnante à suivre ; le fait qu’il n’y ait pas de « route » ni de choix et que le tout soit très linéaire a probablement aidé, d’ailleurs, même si ce pauvre Hakuowlo m’a surtout donné l’impression d’être devenu un héros de série harem malgré lui. :’D En dehors des personnages et du scénario, mon aspect préféré a été sans conteste les détails sur l’univers du jeu, notamment ses références à la culture aïnou, ce qui lui donne un aspect « fantasy » très japonais et très distinct.

En revanche, je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il y ait autant de scènes dites « tranche de vie » ; j’ai eu l’impression par moment que les personnages passaient la majorité de leur temps à boire du thé ou de l’alcool. Ça ne m’a pas vraiment dérangée, et ça a nettement contribué à donner à ce titre ce côté très paisible et relaxant : pendant un long moment il n’y avait absolument pas de fil directeur, et je me suis souvent demandée vers quoi le scénario allait se diriger. Et puis je reste persuadée que les nombreux problèmes qui arrivent tout au long de l’histoire auraient pu être évités si les personnages prenaient le temps de discuter entre eux ; c’est toujours un peu frustrant de voir des personnages qui savent quelque chose mais ne disent rien, ou encore qui sont témoins de quelque chose mais ne le mentionnent pas.

Quelques remarques sur certains points du scénario, au passage :

Lire les spoilers

Il y a eu pas mal de petites intrigues pour lesquelles je me suis demandée pendant longtemps où ça voulait en venir ; que ce soit tout ce qui concerne l’impératrice masquée Kuuya, introduite vraiment très tôt par rapport à son rôle dans l’histoire, ou encore tous ces passages étranges qui tournaient autour du « vampirisme » de Camuy (et dont je n’ai toujours pas compris l’utilité ???). Je n’ai pas très bien saisi non plus quel était le lien entre Eruruu et Mikoto (réincarnation ?), et je suis un peu perplexe quant à l’utilité de Yuzuha dans l’histoire, dont le seul but se résumait finalement à faire un enfant avant de mourir (si c’est pas déprimant, ça…).

La seule chose à laquelle je ne m’étais absolument pas attendue est d’apprendre que l’univers de la série se déroule dans un monde post-apocalyptique. Il n’y a pas vraiment d’indices là-dessus durant tout le jeu, si ce n’est à la toute fin où ça vire carrément à la science-fiction ; du coup, ça a été ma plus grosse surprise au niveau du scénario.

Au niveau du gameplay, il s’agit vraiment d’un T-RPG des plus basiques et qui fait son boulot, mais je ne retiendrai pas ce jeu pour cet aspect-là (la 3D assez moche n’aide pas non plus). Paradoxalement, avoir un visual novel avec des combats fait que je me suis attachée bien plus rapidement aux personnages.

Au final, c’était un titre très sympa, ni trop long ni trop court (j’ai mis 25 heures pour le terminer), avec un début relativement lent que j’ai toutefois bien aimé et un scénario qui finit par enchaîner sur des tonnes de rebondissements et de révélations. Et une fois le jeu terminé, je n’ai eu qu’une envie : me jeter sur ses deux suites !

Disponible sur : PS4, PS Vita, Steam


Utawarerumono: Mask of Deception & Mask of Truth

Utawarerumono: Mask of Deception / Mask of Truth

Après avoir terminé Utawarerumono: Prelude to the Fallen, j’ai donc directement enchaîné avec Mask of Deception ; étant donné que ce dernier et sa suite Mask of Truth m’ont donné l’impression d’être un gros jeu coupé en deux, j’ai donc décidé de les regrouper ensemble ici.

Je comprends en tout cas un peu mieux pourquoi j’avais lu que l’on pouvait tout aussi bien commencer la série par Mask of Deception : ça reste une bonne introduction à l’univers, et avoir terminé le premier Utawarerumono juste avant fait que l’on connait déjà la plupart des mystères derrière ce monde ; on en sait donc bien plus que notre héros complètement amnésique. Du coup, on comprend aussi tout de suite qui est Kuon.

Enchaîner directement Prelude to the Fallen avec Mask of Deception est également un peu un choc, car le jeu est beaucoup plus joli et mieux écrit. La traduction anglaise est aussi d’un niveau largement au-dessus, avec parfois des termes soutenus et autres expressions peu usitées, mais ça se remarque surtout au niveau du personnage de Maroro qui utilise un vieil anglais parfois incompréhensible pour s’exprimer ; heureusement, le doublage japonais m’a bien aidée à comprendre ce qu’il racontait. :’)

J’ai tout de suite accroché au personnage principal, Haku, qui est l’antithèse de Hakuowlo du précédent volet : il apparait beaucoup plus sympathique, et surtout il est très drôle. Mais ça c’est en très grande partie grâce à son doubleur, Keiji Fujiwara, qui a fait là un boulot absolument fantastique (et le plus triste dans tout cela est qu’il est malheureusement décédé en 2020). L’autre aspect de ce jeu que j’ai trouvé absolument remarquable concerne les nombreux détails sur son univers, que ce soit au niveau des plantes, des vêtements, de la nourriture ou encore de la monnaie : tout est expliqué en détail dans le glossaire avec parfois des illustrations, et c’est quelque chose qui manquait un peu dans le premier Utawarerumono.

J’ai donc beaucoup aimé Mask of Deception, qui a une structure similaire à celle du premier Utawarerumono : un début un peu lent qui sert d’introduction, un milieu un peu moins passionnant avec des personnages qui passent leur temps à boire du thé et à manger, et un final bourré de rebondissements. Et j’ai mis à peu près le même temps pour le finir : 26 heures. Quant au côté T-RPG, je l’ai trouvé beaucoup plus complexe ici, mais les combats étaient plus intéressants malgré certains boss qui sont de gros sacs à PV.

Mask of Truth est en revanche beaucoup plus long. J’avais été prévenue à ce niveau-là, mais j’ai quasiment mis 45 heures pour en voir le bout (dont un combat final qui a duré trois bonnes heures…). Bien plus sérieux, plus dramatique et plus imprévisible aussi, le contraste entre les deux jeux était assez intéressant. C’est aussi avec ce volet que j’ai compris pourquoi certains fans de la série des Trails/Kiseki comparaient cette dernière à Utawarerumono : il y a des aspects bien similaires, notamment au niveau du développement de son univers, ses nombreux personnages et ses intrigues politiques, mais aussi cette narration identique avec un début plutôt calme avant que tout n’explose à la figure avec des tonnes de rebondissements.

Je pensais d’ailleurs préférer Mask of truth à Mask of Deception, qui a un rythme relativement bien plus soutenu, mais finalement ça n’a pas été le cas : mon problème est que j’ai trouvé les passages très bien vraiment excellents et les passages mauvais… très nuls.

Lire les spoilers

Je pense notamment à tout l’arc dédié à Woshis, un antagoniste vraiment inintéressant jusqu’au bout et assez lamentable, vu qu’il n’est finalement qu’un enfant gâté. J’aurais préféré que Raiko soit le véritable « méchant », car il avait au moins de bonnes raisons pour justifier son comportement et ses actions.

Mon principal reproche est tout de même tout l’arc se déroulant à Tuskur ; c’est vite expédié et bien trop rapide, et je n’aurais pas été contre un quatrième jeu développant davantage cette partie et la conclusion (et faire conclure Mask of Truth après la défaite de Raiko). J’ai d’ailleurs trouvé ça assez amusant que la fin de Mask of Truth se termine paradoxalement sur un happy end pour les protagonistes du premier jeu, Hakuowlo et Eruruu. :’)

Au niveau des personnages secondaires, j’ai été surprise de voir que Fumirul, le bébé dans le premier jeu que Ulthury ne voulait pas rendre à ses parents, était devenue ici une adulte et un personnage jouable. En revanche j’ai été bien triste de voir qu’il n’y avait rien sur le destin de cette pauvre Kuuya (même pas une simple mention), qui avait régressé mentalement à la fin de Prelude to the Fallen.

Au final, et malgré mes reproches sur certains passages de Mask of Truth, ce sont deux jeux que j’ai trouvés largement meilleurs que Prelude to the Fallen. J’avoue avoir été un peu lessivée après les avoir enchaînés tous les trois sans aucune pause, mais c’était une expérience mémorable et une formidable aventure pleine de surprises. J’espère qu’un jour il y aura un nouvel épisode dans cet univers…

Disponible sur : PS4, PS Vita, Steam


Tears To Tiara II: Heir of The Overlord

Tears To Tiara II: Heir Of The Overlord

Après avoir terminé la trilogie des Utawarerumono, j’ai ressenti comme un gros vide et j’ai donc commencé à chercher quelque chose de similaire. Je me suis alors rappelée que j’avais Tears To Tiara II sur PS3 depuis des années (je l’avais même acheté le jour de sa sortie en France…), que l’on doit au même studio Aquaplus. J’en ai donc profité pour me lancer enfin dedans, même si je savais que l’expérience allait être un peu différente. Il est d’ailleurs considéré davantage comme un Tactical-RPG plutôt qu’un visual novel, même si je dirais qu’on a là un visual novel à 60 % et un T-RPG à 40 % ; ce n’est peut-être pas comparable à Utawarerumono, qui est nettement plus bavard, mais il y a quand même de longs passages de plus d’une heure sans le moindre gameplay.

Malgré le « II » du titre on peut tout à fait se lancer directement dans ce jeu ; le premier volet se déroule dans le même univers et quelques-uns de ses personnages font leur apparition vers la fin, mais il reste largement dispensable. Personnellement, je n’ai jamais été perdue au niveau du scénario, malgré des premières heures assez déroutantes qui commencent par un événement qui ne se déroulera que bien plus tard. En ce qui concerne l’ergonomie, la disposition des boutons et les menus, j’étais également en terrain connu : c’est similaire à Utawarerumono, y compris au niveau des combats, qui sont quasiment identiques (bien que plus recherchés et plus difficiles).

Quant au scénario, il se laisse suivre ; c’est inspiré de différents mythes et légendes mais aussi des guerres puniques, et le tout se déroule dans une Europe imaginaire, notamment dans le royaume d’Hispania. Les deux personnages principaux, Hamil et Tarte (c’est le diminutif d’Astarte… mais elle tient à se faire appeler Tarte), sont plutôt intéressants et leur relation est très mignonne, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste ; j’ai tout particulièrement apprécié Izebel, qui est probablement l’un des personnages les plus complexes et tragiques. L’intrigue devient de plus en plus intéressante (et épique) au fil des heures avec son lot de rebondissements, et l’aventure se termine de manière plus que satisfaisante.

Au final, c’est un titre très sympa avec une histoire agréable à suivre (et puis j’aime beaucoup son générique de début !) ; j’ai passé un bon moment dessus, et il est de plus relativement long : il m’a demandé une bonne cinquantaine d’heures pour en voir le bout. Dommage qu’il n’y ait jamais eu de Tears to Tiara III

Disponible sur : PS3


Gothic Murder

Gothic Murder: Adventure That Changes Destiny

Un petit titre intéressant qui se trouve être bien plus proche du jeu d’aventure que du visual novel pur et dur : c’est en fait assez similaire à la série des Ace Attorney, avec des passages dans lesquels on doit démontrer la culpabilité des personnages en leur balançant des preuves à la figure, mais avec également des énigmes à résoudre.

On incarne ici une domestique, Ellie, qui a le pouvoir de voir la mort future de certaines personnes. Embauchée comme nouvelle servante dans un immense manoir, elle va se retrouver mêlée à une sombre histoire de tentatives de meurtre visant son propriétaire, qui se trouve être le jeune héritier de la fortune familiale. Très fan de romans de détectives, Ellie va elle-même tenter d’élucider ces mystères grâce à sa logique mais aussi grâce à ses rêves prémonitoires.

Loin de proposer quelque chose d’extraordinaire, l’histoire se laisse suivre : on a droit à quelques petits rebondissements, et les énigmes ne sont pas trop tordues. Le principal problème de ce Gothic Murder est qu’il s’agit d’un titre assez court qui se termine en une poignée d’heures : l’intrigue va droit au but, sans avoir le temps de réellement développer ses personnages. Il est également souvent répertorié à tort dans la catégorie des otome games, mais c’est très probablement à cause du style très shoujo des illustrations, que l’on doit à Shuri Yasuyuki. Il n’y a d’ailleurs pas vraiment de romance non plus, même s’il y a une fin différente pour chacun des deux principaux protagonistes masculins.

Il s’agit au final d’un petit titre sans prétention (et sans doublage !) qui se laisse suivre sans aucun problème, à condition de ne pas trop en attendre. À noter que la version anglaise ne propose pas le récent DLC (payant) de la version japonaise, qui rajoute une courte histoire inédite qui n’a pas de lien avec l’intrigue principale.

Disponible sur : Switch, PS4, Steam


EMIT

Un jeu original développé par Koei, et qui appartient à la courte série des « English Dream » : il s’agit en fait d’un titre éducatif dont le but est d’aider les étudiants japonais à progresser en anglais. Ce visual novel possède à la fois des sous-titres anglais et japonais, mais également un doublage dans chacune de ces deux langues : il est donc tout à fait possible d’y jouer avec les voix japonaises et des sous-titres (et textes) entièrement en anglais.

En tant que jeu éducatif, on peut trouver ici des exercices de prononciation et des questions de compréhension, mais c’est entièrement optionnel et on peut donc tout simplement suivre l’histoire comme s’il s’agissait d’une série d’OAV classique. Et contrairement à ce que le titre « EMIT » laisserait sous-entendre (oui, c’est « TIME » à l’envers), il n’est pas question de voyages dans le temps mais plutôt de voyages interdimensionnels : la Terre est ici reliée à une autre dimension parallèle dans laquelle les gens vieillissent à l’envers ; dans cette dimension, on nait vieux et plus on rajeunit, plus on se rapproche de la mort. Du coup, j’ai surtout passé mon temps à me poser des tas de questions qui, bien entendu, n’ont jamais eu de réponses (quand quelqu’un meurt de vieillesse dans ce monde, redevient-il un fœtus ? Et comment naissent les gens s’ils sont déjà adultes à leur « naissance » ?!).

Dans cette histoire sans queue ni tête mais très divertissante, on se retrouve dans la peau de Yuri, une lycéenne qui va découvrir par hasard l’existence de cet univers parallèle. Malheureusement pour elle, son sosie qui y habite va débarquer dans le monde de Yuri afin de prendre sa place. Le scénario avance plutôt rapidement et est également découpé en trois épisodes, chacun ne durant que trente minutes.

Il s’agit en tout cas d’un divertissement intéressant et d’une petite curiosité qui fait passer le temps, même si j’y ai surtout joué pour ses illustrations et son chara design, que l’on doit à Mutsumi Inomata. À noter que ce titre est également sorti sur un nombre de supports assez impressionnant au Japon, qui va du PC-98 à la PlayStation en passant par Windows, Mac, la Super Famicom, la Sega Saturn mais aussi la 3DO.


Death Come True

Death Come True

Un thriller interactif que l’on doit à Kazutaka Kodaka, plus connu pour être le créateur de la série des Danganronpa. Ce titre entièrement en Full Motion Video nous met dans la peau de Makoto, amnésique, qui se réveille dans la chambre d’un hôtel. Il apprend en regardant la télévision qu’il est apparemment un tueur en série, mais il découvre également qu’il peut « remonter le temps » à chaque fois qu’il perd la vie.

Ce jeu ne propose pas énormément de possibilités par rapport aux titres du même genre : il faut toujours choisir le bon choix pour progresser, sous peine d’obtenir une mauvaise fin (et il y en a un certain nombre, toutes à collectionner). En fait, l’aventure est une véritable ligne droite où la moindre décision n’a aucun impact sur le déroulement de l’histoire ; il n’y a aucun embranchement, et seul le final propose un unique choix important.

Le but ici est de faire avancer l’intrigue en utilisant les souvenirs des morts précédentes de Makoto afin de ne pas répéter les mêmes erreurs. Malheureusement, on voit venir de très loin les plot twists, et on comprend assez vite ce qu’il se passe réellement : le fait que cela ne dure que deux heures est probablement aussi la raison pour laquelle le scénario donne l’impression de progresser aussi rapidement. Et je n’ai absolument pas été fan des commentaires sans fin du héros, étant donné que l’on a droit à toutes ses pensées dans le moindre détail sous forme de monologues : autant ça passe dans un visual novel classique, autant ici ça sonne faux et ça ne semble surtout pas très naturel.

Death Come True est au final un titre que j’ai vraiment trouvé pas terrible et très moyen, tant au niveau de son contenu que de sa mise en scène. D’un autre côté, je me dis que ça aurait été peut-être mieux d’avoir à la place un véritable visual novel avec des routes, des choix et un scénario plus développé, car le fond de l’intrigue n’est pas si mauvais que ça.

Disponible sur : Switch, PS4, Steam


EN VRAC

Wedding Peach – Doki Doki Oironaoshi (PSone) : l’un des nombreux jeux obscurs qui traînaient dans ma collection depuis des années. J’aime bien Wedding Peach (et ses génériques !), une série qui avait été réalisée par une partie du staff de l’anime de Sailor Moon, malgré ses passages un peu ridicules où les héroïnes combattent en robe de mariée. Cette adaptation en jeu vidéo est une sorte de mélange entre un visual novel et une simulation à la Princess Maker, avec de nombreuses fins différentes pour chacune des trois héroïnes ; et la série originale a beau s’adresser avant tout aux jeunes filles, comme Pretty Cure, le public visé ici est clairement plus adulte (et masculin…). Ça ne vaut tout de même pas Princess Maker : il y a moins de statistiques à gérer, moins d’événements et c’est surtout très répétitif. Bref, ce n’était pas terrible.

Bishoujo Senshi Sailor Moon (PC Engine CD) : une petite curiosité sortie à l’origine en 1994 et qui a été traduite en anglais l’an dernier par des fans. Ce visual novel est en fait ce que l’on appelait plus communément à une époque un « digital comic » ; il est de plus entièrement doublé et se déroule chronologiquement après la première série mais avant la seconde partie de Sailor Moon R. Il se termine en deux bonnes heures et m’a un peu donné l’impression de lire une fanfiction, mais ce n’était pas si mauvais que ça et c’était même plutôt intéressant. On peut également choisir qui incarner parmi les cinq héroïnes, ce qui ne change pas grand-chose au déroulement de l’histoire si ce n’est que cela donne droit à quelques scènes supplémentaires. Son générique de début, interprété par les principales doubleuses de la série, est en tout cas très entraînant (et très « années 90 »).


Et en 2021 ?

Parmi les visual novels prévus pour cette année, j’attends avec curiosité le futur Anonymous;Code : annoncé depuis 2015, il devrait enfin sortir cet automne sur PS4 et Switch ; quant à la version PS Vita, elle a depuis été annulée. J’espère qu’il vaudra le coup vu l’attente, mais son scénario m’intéresse énormément : il est question ici de mondes parallèles, de simulations virtuelles et d’un héros qui a le pouvoir de charger/sauvegarder la réalité comme dans un jeu vidéo.

Un autre titre qui m’intéresse est Memories Off Historia, une compilation en deux volumes des visual novels de la série du même nom (et il y en a un paquet !). Je voulais me lancer dedans depuis un bon moment et j’en possède déjà quelques-uns achetés durant les différentes soldes de 5pb., mais les avoir plus facilement sous la main n’est pas plus mal (même si cette compilation semble ne proposer que les volets principaux et non les suites/fandiscs…). Elle sera disponible sur Switch et PS4 dès mars prochain au Japon, avec également une « super édition collector » qui va coûter… 45 000 yens. Quasiment le prix d’une PS5.

World’s End Club, anciennement appelé « Death March Club », devrait également débarquer cette année sur Switch : sorti en septembre 2020 sur Apple Arcade uniquement, cette version incomplète ne proposait que la première partie de l’aventure. Il s’agit visiblement d’une sorte de Zero Escape avec des séquences de plate-forme en 2D, mais j’ai hâte de mettre la main dessus. Root Film, sorti l’été dernier au Japon sur PS4 et Switch, devrait quant à lui voir sa version anglaise débarquer cette année si tout se passe bien. J’espère tout de même que ce sera plus intéressant que Root Letter.

Sharin no Kuni – The Girl Among the Sunflowers devrait arriver lui aussi enfin officiellement en anglais cette année, à la fois sur Steam et sur PS Vita (!). Quant au visual novel que j’attends le plus en 2021, il s’agit du remake de Tsukihime, qui est enfin prévu pour cet été sur PS4 et Switch (au Japon uniquement).

D’autres titres n’ont toujours pas de date comme Kimi ga Nozomu Eien : sa localisation anglaise ayant été annoncée en octobre dernier, je doute qu’il débarque en 2021. Une version « Elite » de Steins;Gate 0 a elle aussi été annoncée l’automne dernier ; pas de date là non plus, mais tout comme pour Steins;Gate Elite on devrait avoir droit au visual novel avec des séquences de l’anime et d’autres inédites. Et pour rester dans la série des « Science Adventure », un nouveau titre en rapport avec Steins;Gate a également été annoncé ; j’espère que ce sera plus intéressant que les derniers spin-offs, mais visiblement ce sera une sorte de suite avec des personnages différents, à la manière de Chaos;Head et Chaos;Child.

Tsukihime

Rendez-vous dans le courant de la semaine prochaine pour le prochain billet, qui sera entièrement dédié aux otome games~

6 commentaires

  1. Avatar

    Utawarerumono une superbe trilogie remplie de personnages attachants, belles musiques et scénario vraiment accrocheur. Touka et Karura la classe totale ^^. Le côté hybride fonctionne bien mais c’est vrai que certains combats étaient hard je me souviens. Me ferai ce remake un jour. Les suites restent au même niveau de qualité sinon. Je te recommande quand même les anime, surtout la saison 2.

    Oh j’ignorais pour le remake de Tsukihime, excellente nouvelle. J’attends toujours une version anglaise de Mahoutsukai no Yoru.
    Sharin no Kuni tu l’as fait du coup ou t’attends cette version ^^?
    Majikoi, un des meilleurs vn que j’ai fait grâce aux personnages (Mayucchi en tête), les musiques, les différentes routes toutes captivantes et l’humour qui fonctionne à merveille.

    • Exelen

      Pas fait Sharin no Kuni, alors que je possède même la version PS3 depuis longtemps. XD Du coup, je vais attendre la version anglaise, mais j’espère que la version Vita n’aura pas trop de retard (elle devrait sortir après la version Steam).

      Et j’espère que Majikoi est à la hauteur de sa réputation, parce que je n’avais pas spécialement accroché à l’adaptation en anime. ^^;

      C’est vrai qu’il y a quelques combats assez chauds dans les Utawarerumono, les derniers boss de fin de Mask of Truth m’avaient causé quelques soucis. Et tout à fait d’accord pour les personnages, les musiques et le scénario. :3

      • Avatar

        Oui l’anime de Majikoi ne tient pas la comparaison si ça peut te rassurer. Y a que le premier épisode qui reprend un scénario du jeu, le reste que du filler bas de gamme.

        Sharin no Kuni c’est du lourd aussi, tu vas adorer je suis sûr ^^.

        Prochain vn à faire pour moi « Flowers Le volume de l’automne », hâte de m’y mettre. Innocent Grey sait vrmt créer des personnages auquel on s’attache et des scénarios particulièrement accrocheurs. Bon s’ils pouvaient sortir Kara no Shoujo 3 avant 2030 ça serait bien aussi^^’.

        • Exelen

          J’aimerais bien me lancer un jour dans la série des Flowers, j’adore ses illustrations ! Ça me fait penser de loin à Maria-sama ga Miteru. Dommage que la version anglaise ne soit pas disponible sur PS Vita/Switch.

          La série des Kara no Shoujo m’intéresse depuis bien longtemps aussi, mais vu qu’il n’y a que des versions 18+ j’espère que ce n’est pas trop hardcore ^^;

          • Avatar

            Si tu fais une allergie aux meurtres bien dégueulasses, ça risque de ne pas te plaire ^^’. Sinon je te conseille aussi de faire Cartagra avant de te lancer dans les KnS, les deux sont liés et c’est nécessaire de le faire pour comprendre certains trucs.

  2. Avatar

    Je viens de vérifier et KnS 3 est en fait sorti à Noël dernier XD. Plus qu’à attendre la version anglaise donc.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.