Voici avec un peu de retard la seconde partie de mon bilan annuel des jeux vidéo, avec cette fois-ci un petit tour d’horizon des RPG (principalement japonais) que j’ai pu faire en 2020 !

Les seuls titres qui manqueront à l’appel sont ceux qui ont déjà été mentionnés dans mon précédent billet (Yakuza: Like a Dragon, Genshin Impact et Vagrant Story). L’autre absent notable est Moon: Remix RPG Adventure, sorti miraculeusement en anglais sur Switch en 2020 et que j’ai pu refaire à l’occasion ; mais étant donné qu’il s’agit d’un simple portage, je n’ai pas grand-chose à rajouter par rapport à ce que j’avais déjà écrit sur le sujet il y a quelques années.

Bonne lecture~


The Legend of Heroes – Hajimari no Kiseki (PS4)

Hajimari no Kiseki a débarqué cet été 2020, soit deux ans après la sortie japonaise de Trails of Cold Steel IV ; ce dernier est un épisode que j’avais trouvé plutôt bancal, où le bon côtoie le (très) mauvais, et avec surtout de gros problèmes de rythme. Du coup, j’appréhendais un peu l’arrivée de ce nouveau Kiseki, qui devait apporter une conclusion à certains éléments du scénario des précédents jeux tout en glissant des indices sur le prochain arc narratif. Finalement, je l’ai plutôt bien aimé (bien plus que Trails of Cold Steel 1, 2 et 4, en tout cas) : c’est un épisode véritablement rafraîchissant par rapport aux précédents volets.

The Legend of Heroes - Hajimari no Kiseki

Une partie de sa structure narrative rappelle celle de Trails in the Sky the 3rd et, à l’image de ce dernier, nous avons droit à un gros donjon, le « True Reverie Corridor », qui permet de débloquer des épisodes spéciaux dans lesquels on en apprend un peu plus sur les différents personnages. La grande nouveauté ici est tout de même le très intéressant système de « routes », qui offre la possibilité de zapper entre les trois protagonistes (Lloyd, Rean et « C ») et d’avoir des points de vue différents sur certains événements. Le jeu a également le bon goût de ne pas trop s’étaler en longueur (j’ai mis 60 heures pour le terminer, contre 90~100 heures minimum pour les précédents volets) et de ne pas vraiment avoir de temps mort, contrairement à son prédécesseur.

Au niveau des routes proposées, celle de C était de très loin ma préférée ; non seulement on a droit à de nouveaux personnages avec une bonne dynamique, mais en plus c’est celle que j’ai trouvé être la plus originale et la plus intéressante. Malheureusement, c’était aussi la route la plus courte. J’ai en revanche trouvé celle de Lloyd assez inégale, et la route de Rean c’était quasiment Trails of Cold Steel V, même si j’ai fini par l’apprécier. Je reprocherai tout de même au jeu sa gestion assez chaotique des quartz/master quartz et de l’équipement vu le grand nombre de personnages jouables (une cinquantaine !), quelques plot twists un peu trop tirés par les cheveux ou encore la présence d’un pseudo-système de gacha intégré au donjon principal et qui n’apporte rien de bien intéressant.

Au final, c’est un épisode que j’ai bien aimé et sur lequel je ne me suis pas ennuyée une seule seconde : ce n’est pas le meilleur volet de la saga, loin de là, mais j’ai passé un très bon moment dessus. Vivement le prochain titre prévu pour cette année, Kuro no Kiseki, qui va enfin démarrer un nouvel arc narratif dans une nouvelle région (la république de Calvard) et avec de nouveaux protagonistes !

Pour terminer, quelques brèves impressions bourrées de spoilers sur certains points du scénario :

Lire les spoilers

Ma grosse déception était quand même la libération de Crossbell, que j’attendais depuis la fin de Ao no Kiseki, mais au final c’était très court et vite expédié durant le prologue ; je me demande même pourquoi ça n’a pas été intégré directement à la fin de Cold Steel IV. Surtout que la ville se fait de nouveau occuper juste après. :’) Et puis c’est dommage que le jeu tourne toujours autant de Rean, même si je m’y attendais. J’ai d’ailleurs été surprise par l’identité de C, car dans ma tête je m’étais imaginée toute une théorie comme quoi il s’agissait du Rean de la fin normale de Cold Steel IV. Mais j’ai été en revanche assez surprise de voir que ce Rean alternatif, Ishmelga-Rean, était bien présent mais en tant qu’antagoniste. Même si ça fait partie des points du scénario que je trouve un peu trop « forcés », tout comme l’existence d’Elyseum.

Cette traduction d’une interview de Toshihiro Kondo de novembre dernier apporte également quelques éléments très intéressants sur le jeu. Je suis d’ailleurs bien contente que l’identité de C ait été modifiée par rapport au plan initial, car faire de lui originellement un simulacre de Lloyd était une idée que je ne trouve finalement pas terrible…

Et pour la forme, mon classement personnel des épisodes de la série (qui a tendance à changer chaque année !) : Ao no Kiseki > Cold Steel 3 > Trails in the Sky the 3rd > Zero no Kiseki > Trails in the Sky 2nd Chapter > Hajimari no Kiseki > Cold Steel 1 > Trails in the Sky > Cold Steel 4 > Cold Steel 2.


Final Fantasy VII Remake (PS4)

Mon dernier gros jeu de 2020, qui m’a bien occupée pendant les vacances de Noël. J’étais très curieuse de me lancer dans ce remake vu les avis et les discussions parfois enflammées sur le sujet, notamment sur sa fameuse fin. Et j’en suis ressortie avec une impression très mitigée.

Final Fantasy VII Remake

D’un côté, le jeu commençait fort ; on a droit à des combats qui mêlent habilement l’ancien système d’ATB et un côté plus action, une réorchestration/réinterprétation des musiques réussie, un scénario et des personnages qui gagnent en épaisseur, ainsi qu’une redécouverte de l’univers du jeu qui permet de se rendre compte de la taille de Midgar (qui se résumait à quelques écrans dans le jeu original). D’un autre côté, on se retrouve avec des modèles de personnages très détaillés qui côtoient des textures qui piquent les yeux, des quêtes secondaires d’un intérêt discutable, des éléments de gameplay bien lourds et de gros problèmes de rythme. C’est d’ailleurs à ce niveau-là que j’ai eu le plus de mal, bien plus que les ajouts par rapport au jeu original comme les espèces de fantômes qui ont l’air de venir tout droit de Harry Potter.

Le rythme inégal du jeu est ce qui m’a le plus gênée : il y a aussi bien des chapitres intéressants que des chapitres complètement mous du genou. Le problème est que j’ai trouvé les chapitres inintéressants bien plus nombreux ; on sent que tout a été fait pour rallonger la durée du jeu, et je ne garde vraiment pas de bons souvenirs de certains passages (le cimetière des trains, les égouts, le laboratoire de Hojo, le passage avec les grues en forme de main qu’il faut actionner ou encore les courses-poursuites en moto). D’autres changements sont plutôt sympas ; j’ai bien aimé le chapitre dédié à Jessie, qui permet d’avoir un aperçu des hauteurs de Midgar, ainsi que le passage du Wall Market qui m’a donné l’impression de venir tout droit d’un Yakuza. Même si du coup j’ai trouvé l’ambiance radicalement différente par rapport à la version originale.

Mon autre problème concerne toutes ces mécaniques de jeu assez lourdes, comme ces nombreuses séquences dans lesquelles on est forcé de marcher ou encore tous ces passages étroits qui servent tant bien que mal à masquer les écrans de chargement : je ne cache pas que vers le chapitre 16 j’avais surtout hâte d’en finir avec le jeu, et c’est bien dommage.

Et cette fameuse fin, dans tout ça ? Ma première réaction a été de me dire que Tetsuya Nomura est encore parti dans des délires dignes de Kingdom Hearts, mais je me suis surtout dit « pourquoi pas » : ça peut être aussi casse-gueule qu’intéressant, mais au moins ça me donne envie de voir ce que va proposer le prochain épisode de ce remake (en espérant que ce soit moins pénible à jouer…).


Trials of Mana (PS4)

L’autre remake d’un ancien jeu de Squaresoft, sorti même pas deux semaines après celui de FF7. On sent que le budget n’était probablement pas très élevé, mais cette version remise au goût du jour d’un jeu sorti sur Super Famicom m’a étrangement donné l’agréable impression de jouer à un bon vieux RPG venu tout droit de l’époque de la PS2.

Trials of Mana

C’est toujours intéressant, je trouve, de voir un jeu originellement en 2D retranscrit en 3D ; je me suis demandée tout au long de ma partie comment allaient être adaptés certains passages, ou encore à quoi allaient ressembler certains boss. Le petit problème ici est que le jeu se veut être un peu trop fidèle : on se retrouve par exemple avec les mêmes dialogues que la version originale, sauf que ça passe assez mal dans des scènes en 3D ; du coup, on se retrouve avec une mise en scène plutôt molle. Mais c’est surtout au niveau de la réorchestration des musiques que j’ai été déçue : elles ne se démarquent pas vraiment des thèmes originaux et restent bien trop proches de ces derniers.

Ce remake propose tout de même son lot de nouveautés comme de nouvelles classes ainsi qu’un donjon bonus disponible une fois le jeu terminé, dans lequel on retrouve un boss venu tout droit de Seiken Densetsu 4 (Dawn of Mana). Au niveau des changements dans les mécaniques de jeu, j’ai apprécié la possibilité de redistribuer ses points de classe, tout comme le nouveau système de compétences ou encore l’ajout d’un petit cactus à trouver dans les décors et qui permet de débloquer certains bonus. Le jeu est également beaucoup moins difficile que la version originale, mais c’est en grande partie lié au nouveau système de combat ; l’argent et les points d’expérience obtenus ont par ailleurs eux aussi été largement revus à la hausse.

Au final, j’ai vraiment apprécié ce remake ; il est loin d’égaler le charme de la version originale, mais ça a été une grosse bouffée de nostalgie le temps de quelques heures. Dommage tout de même que la version PS4 propose des temps de chargement un peu longs, surtout par rapport à la version Switch…


Langrisser I & II (Switch)

Encore un remake (décidément !) avec cette fois-ci celui des deux premiers Langrisser, que j’avais refaits il n’y a pas si longtemps que ça (2017).

Langrisser

Tout d’abord, j’ai apprécié le fait qu’il soit possible d’utiliser directement depuis les menus les illustrations originales de Satoshi Urushihara ; dans la version japonaise, il s’agissait d’un DLC payant. Je n’ai rien contre Ryō Nagi, l’illustrateur de ce remake (il est surtout connu pour son travail sur la série des Ar Tonelico), mais je trouve que son style ne colle vraiment pas ici et qu’il enlève une bonne partie du charme du jeu original. Le petit problème tout de même est que le jeu comporte des CG spécialement créées pour ce remake et qui s’affichent lors de certains événements, mais elles sont du coup indisponibles si on choisit de jouer avec les illustrations de Satoshi Urushihara…

Ce remake propose tout de même bien d’autres nouveautés, en dehors de sa refonte graphique et de l’ajout de dialogues entre les combats : tout d’abord, la présence d’un système d’arborescence qui permet de retourner sur une carte précédemment terminée. C’est pratique quand on veut faire un autre embranchement de l’histoire sans recommencer depuis le début, ou encore pour refaire un chapitre afin de gagner des points d’expérience. En fait, c’est quasiment identique au mode debug du jeu original, qui proposait déjà de faire la même chose en rentrant un cheat code via une certaine combinaison de boutons. Et vu que j’avais refait ces deux Langrisser sur PS1 avec ce cheat code, ça ne m’a pas trop dépaysée.

L’autre nouveauté, et pas des moindres, est l’arrivée de nouveaux scénarios pour le premier Langrisser, qui ne possédait à l’origine qu’une seule fin. Cette fois-ci, on se retrouve avec des embranchements comme dans Langrisser 2 pour un total de 8 fins, avec en bonus un nouveau personnage crée pour l’occasion : Betty. J’ai trouvé en revanche les nouveaux scénarios proposés parfois complètement farfelus, avec un héros qui peut devenir le méchant de l’histoire pour des raisons pas très logiques. Et tout comme dans Langrisser 2, il est tout à fait possible de se retrouver dans un embranchement où on doit affronter tous ses anciens alliés après les avoir trahis. On peut même s’allier avec les « méchants » du jeu pour ensuite les trahir et finalement affronter tout le monde à la fin ; la route où on se retrouve à la fois face à Chaos et à la déesse de la lumière Lucilis est probablement la plus intéressante, mais c’est aussi celle où j’en ai le plus bavé de tout le jeu.

Les deux jeux ont toutefois été bien simplifiés par rapport à leur version originale aux pics de difficulté parfois étranges, d’autant plus qu’il est possible maintenant de changer à volonté la classe de ses personnages. Quant à Langrisser 2, je ne reviendrai pas dessus car il ne propose pas vraiment de gros changements par rapport à la version originale. Mais ça reste largement mon préféré des deux, tant au niveau de son scénario que de ses personnages.

Au final, c’est un remake que j’ai trouvé plutôt sympa, et ça m’a fait plaisir de replonger dedans malgré la refonte très « jeu mobile » des sprites des personnages sur la carte. Est-ce que les autres Langrisser auront droit eux aussi à un remake ? Je l’espère, même si j’y crois très moyennement.


Banner of the Maid (Switch)

Encore un tactical-RPG, avec cette fois-ci un titre très similaire à Fire Emblem. Disponible depuis 2019 sur Steam mais uniquement en chinois, j’ai été bien contente de voir qu’une traduction anglaise a enfin débarqué en 2020, avec en prime un portage sur Switch. Et les tactical-RPG, je préfère quand même y jouer sur console portable.

Banner of the Maid

Ce jeu s’inspire des guerres napoléoniennes et de la Révolution française, mais on se situe ici plutôt dans une sorte d’uchronie : il vaut mieux ne pas être très regardant vis-à-vis du respect de certains événements historiques. On y incarne Pauline Bonaparte, la petite sœur de Napoléon, qui se trouve être une « maid » (qui correspond ici à « pucelle », en référence à Jeanne d’Arc) ; ces « maids » sont des jeunes femmes possédant un étrange pouvoir, mais leur existence semble être entourée de bien des mystères. Le scénario se laisse suivre, mais j’avoue que j’ai souvent été tentée de passer rapidement la plupart des dialogues pour aller droit à ce qui m’intéressait : les combats !

C’est un T-RPG très classique au gameplay plutôt solide, mais il est loin d’être facile et est assez souvent punitif ; outre l’influence du terrain sur lequel se trouvent nos unités, on a également droit à l’influence de la météo, qui peut renverser le cours d’une bataille : la pluie qui ralentit les troupes et fait utiliser deux fois plus de munitions (il y a un système de durabilité des armes similaire à celui des Fire Emblem), le brouillard qui empêche d’utiliser des armes à distance… Certains objectifs peuvent même être bien difficiles à atteindre ; non pas parce que les ennemis frappent fort, mais plutôt à cause des restrictions liées à certaines cartes, qui demandent de finir un combat en un certain nombre de tours ou encore d’empêcher un ennemi d’arriver à un endroit bien précis. Heureusement, cela concerne principalement les cartes des quêtes optionnelles, et dans le pire des cas le jeu propose plusieurs niveaux de difficulté (Difficile, Normal et Mode histoire) ; mais il n’est pas rare de devoir recommencer une carte parce qu’on a placé une unité au mauvais endroit au mauvais moment.

Banner of the Maid
On a même droit après chaque combat à un écran de victoire en français avec la Marseillaise en fond :’)

C’est également un jeu que j’ai trouvé plutôt joli, tant au niveau du pixel art que de ses illustrations lors des passages narratifs, et j’ai souvent été admirative en voyant les détails au niveau des costumes. Le design des personnages en eux-mêmes est quant à lui très variable ; ça vire un peu au fétichisme pour certains, quand on ne tombe pas carrément dans le mauvais goût. Mais ce qui m’a surtout gênée, c’est la dissonance entre le design des personnages féminins et masculins (notamment les personnages les plus âgés), qui donnent l’impression de venir de jeux complètement différents.

En tout cas, Banner of the Maid est un petit tactical-RPG assez sympa que j’ai plutôt bien aimé, malgré ses pics de difficulté parfois frustrants.


Xenoblade Chronicles: Definitive Edition (Switch)

Cette nouvelle version de Xenoblade était l’un de mes jeux les plus attendus de 2020 : depuis le temps, j’avais vraiment envie d’y rejouer.

Xenoblade Chronicles: Definitive Edition

Nous avons droit cette fois-ci à une véritable refonte graphique, notamment au niveau du visage des personnages principaux, même si dans le fond ça n’en reste pas moins un jeu Wii : certaines textures n’ont pas changé depuis 2010, et l’animation parfois assez robotique des personnages saute encore plus aux yeux qu’avant. La majorité des thèmes musicaux ont eux aussi été réorchestrés, même si le résultat reste très variable ; personnellement, je préférais les anciennes musiques des combats, mais j’aime beaucoup les nouvelles musiques d’ambiance.

Les plus gros changements concernent surtout tout ce qui touche à l’ergonomie : une interface plus lisible et agréable, un traqueur de quêtes plus complet, un menu qui permet de modifier l’apparence de ses personnages comme bon nous semble sans se soucier des statistiques des armures, une mini-carte bien plus pratique, des sauvegardes automatiques, un mode facile et un mode Expert… Je n’avais pas vraiment de soucis à ce niveau-là avec le jeu original, mais ces changements rendent l’aventure encore plus agréable qu’avant. Sans oublier non plus l’arrivée d’un mini-jeu avec des défis contre-la-montre, que je n’ai personnellement pas vraiment utilisé.

Quant à l’épilogue bonus se déroulant un an après, « Future Connected », il m’a grandement déçue. Je l’ai trouvé très inutile, même si j’ai bien aimé la nouvelle zone à explorer. En fait, je ne vois pas trop le rapport entre ce chapitre et le futur de la série, alors qu’il avait été annoncé qu’il allait apporter quelques indices à ce niveau-là. Au moins, la mise en scène était bien meilleure que celle de l’aventure principale, et cet épilogue permet également de mettre un peu plus en avant Melia, qui méritait bien ça (par contre je me serais bien passée des Nopons…), mais en le finissant je me suis surtout dit « tout ça pour ça ». Dommage.

Mis à part cela, ça m’a fait énormément plaisir de replonger dans ce Xenoblade, que j’ai toujours largement préféré à Xenoblade 2. J’espère tout de même que l’on aura droit également un jour à un portage de Xenoblade X


Shining Resonance Refrain (PS4)

Ouh là là. Je ne sais plus pour quelles raisons je me suis lancée là-dedans ; peut-être par pure curiosité morbide, vu les retours pas très élogieux à son sujet. J’avais fait la démo sur Switch, mais les performances pas terribles m’ont plutôt fait pencher vers la version PS4, qui en plus d’être bien moins chère propose du 60 fps (enfin, en théorie, car ça rame parfois durant les combats). Assez étonnamment, je suis quand même arrivée jusqu’au bout de ce jeu et je l’ai terminé, ce que finalement je n’aurais jamais cru.

Shining Resonance Refrain

Ce Shining Resonance ressemble beaucoup à un Tales of. Mais un Tales of du pauvre, tout le budget étant probablement passé dans les illustrations de Tony Taka et les doubleurs japonais, car on a droit à un véritable casting de luxe : Nana Mizuki, Mamoru Miyano, Miyuki Sawashiro… On ne peut pas dire que ce jeu flatte la rétine (admirez ce magnifique chien cubique sous fond de textures hideuses), mais il a des problèmes plus importants que ses graphismes : un début très lent, une mis en scène pas terrible, des personnages pas très intéressants dont un héros tête à claques, de nombreux allers-retours obligatoires, un monde à explorer relativement petit, des sous-quêtes identiques qui se répètent inlassablement… Le scénario n’est pas non plus spécialement passionnant, même si ça s’améliore un peu après le cinquième chapitre (sur huit au total…), et tout le trip musical, assez amusant au départ (les armes des personnages sont des instruments de musique), devient vite lourdingue.

Au niveau du gameplay et des combats, c’était un peu mieux. C’est d’ailleurs ce qui m’a aidée à aller jusqu’au bout de l’aventure, car à un certain moment on peut débloquer un système de donjons générés aléatoirement, complètement déconnecté du reste du jeu : on peut personnaliser le contenu de ces donjons, et j’ai beaucoup aimé passer du temps dedans, bien plus que dans l’intrigue principale. L’IA des membres de son équipe n’est quant à elle pas terrible, voire horrible, mais heureusement on peut l’améliorer grâce au système d’affinité du jeu, qui donne également accès à certains buffs : c’est un système relativement complexe qui n’est pas vraiment expliqué, mais heureusement on peut trouver des guides assez complets sur le web. En fait, il y a pas mal de petits trucs qui facilitent la vie mais qui ne sont pas forcément explicites : par exemple, les personnages que l’on n’utilise pas durant les combats ne gagnent pas de points d’expérience, mais on peut y remédier grâce à un objet que l’on peut fabriquer à partir d’un certain chapitre. Et ça, le jeu ne nous le dira jamais.

Bref, ce Shining Resonance Refrain n’est franchement pas terrible, mais je me suis tout de même un minimum amusée dessus grâce à son gameplay et son système de donjons aléatoires. Il n’est pas bien long non plus (j’ai mis tout juste 30 heures pour en voir le bout), mais ça reste un RPG que je ne recommanderai pas. Y compris aux fans de Tony Taka.


Valkyrie Profile 2: Silmeria (PS2)

Eh oui, un intrus. En 2020 j’ai voulu profiter du confinement pour faire quelques jeux PS2 qui trainaient dans mon backlog, puis je me suis rappelée que j’avais commencé Valkyrie Profile 2 il y a quelques années ; j’ai beau être très fan du premier jeu, j’ai toujours eu du mal avec ce second épisode que je n’ai jamais pu terminer, mais je me suis dit qu’il était temps de lui donner une seconde chance.

Valkyrie Profile 2: Silmeria

C’est aussi en y rejouant que je me suis rendu compte que ce jeu est vraiment sublime pour un titre PS2. Il est même bien plus joli que certains jeux PS3, mais c’est en grande partie grâce à sa direction artistique. J’y ai joué directement sur ma bonne vieille PS2, et je dois dire qu’il rend très bien sur un écran HD moderne, d’autant plus qu’il fait partie de ces rares titres de la console à proposer un mode progressive scan et une option 16:9. Les musiques sont elles aussi très jolies, même si je préférais les compositions de Sakuraba sur le premier Valkyrie Profile, que je trouve plus marquantes.

Pour en revenir au jeu en lui-même, cette seconde tentative a donc été la bonne puisque j’ai enfin réussi à aller jusqu’au bout. J’ai eu du mal avec les phases de plateforme et je ne suis décidément pas fan du changement au niveau des Einherjar, qui sont devenus de simples statistiques sur pattes que l’on intègre directement dans son équipe, mais mon gros problème reste le côté répétitif du jeu : on a tendance ici à faire un peu trop d’allers-retours dans les mêmes endroits, voire les mêmes donjons. Et quand on veut sortir d’un donjon, on doit se retaper tout le chemin à l’envers… Je ne garderai pas non plus de très bons souvenirs de certains passages, comme le donjon avec les éclairs ou encore celui où on doit trouver la sortie dans une limite de temps donnée, et qui a d’ailleurs été un gros moment de stress vu que je n’ai absolument aucun sens de l’orientation.

J’avais à l’origine abandonné le jeu au Chapitre 3, et effectivement je comprends mieux pourquoi : c’est interminable, d’autant plus qu’on passe une grosse partie de l’intrigue à courir après ce fichu Orbe du Dragon. Et quand le scénario démarre enfin, c’est quasiment la dernière ligne droite du jeu… J’ai tout de même bien apprécié tout le final, notamment dans la manière dont les deux Valkyrie Profile sont liés, même si je comprends mieux pourquoi certains fans n’avaient pas apprécié (avec du recul, ça me rappelle un peu la polémique sur la fin de FFVII Remake !).

Je garde tout de même une impression très mitigée de ce Valkyrie Profile 2, qui reste un RPG bien plus classique dans sa structure par rapport à son prédécesseur. Le système de combat est clairement l’un de ses points forts, mais je trouve que ses problèmes de rythme plombent vraiment le reste : trop de longueurs, une première moitié horriblement lente, une mise en scène mollassonne… Je préfère de très loin Covenant of the Plume, le tactical-RPG sorti sur Nintendo DS. Ça ne m’empêche tout de même pas de regretter l’absence d’une version « PS2 Classics » sur PS3, voire un portage sur PS4 comme pour Star Ocean 3, car laisser un jeu aussi joli coincé sur PS2 est un crime.


Tales of Legendia (PS2)

Je suis loin d’avoir fait le tour des Tales of et il me manque encore quelques jeux de cette série que j’aimerais bien faire un jour, mais ce Tales of Legendia fait partie de ceux qui m’intriguaient le plus à cause de sa réputation pas très glorieuse. Comme il prenait la poussière dans mon backlog, j’ai finalement décidé de sauter le pas et de me lancer dedans ; et j’ai plutôt bien aimé cet épisode, que j’ai trouvé vraiment sympathique comme tout.

Tales of Legendia

Avec ce Tales of Legendia, j’ai en fait eu l’impression de jouer à un Tales of qui n’en est pas un tellement il tranche avec le reste de la franchise, et pas seulement à cause de son chara-design différent. On n’échappe tout de même pas aux habituels termes spécifiques créés pour l’occasion (« merines », « ferines », etc.), mais le monde à visiter est ici bien plus petit et il n’y a qu’une seule grande ville. J’ai toutefois trouvé l’ambiance plutôt originale, tout comme le décor du jeu : il se déroule exclusivement sur une île qui est en fait le navire d’une ancienne civilisation perdue.

Mais ce que je retiens ici, ce sont surtout les personnages : c’est vraiment le casting que j’ai préféré de tous les volets de la saga que j’ai pu faire. Il y a probablement la meilleure dynamique de groupe, et même si j’ai eu un peu de mal au départ avec Senel et Shirley, j’ai vraiment trouvé tout ce petit monde très attachant. Même Norma, qui est habituellement le genre de personnage comique qui me tape sur les nerfs, m’a souvent fait sourire durant toute ma partie. L’humour est d’ailleurs l’un des points forts de ce titre ; c’est un jeu rempli de bonne humeur avec des passages bien stupides, même s’il propose bien entendu son lot de moments sérieux et tragiques.

L’autre chose qui m’a surprise, c’est le fait d’avoir un RPG quasiment sans temps mort ; on alterne même assez souvent entre notre équipe et des scènes mettant en avant les antagonistes. Le scénario se laisse suivre et propose son lot de rebondissements, et la toute première partie du jeu se termine en une vingtaine d’heures. Ce qui explique d’ailleurs le rythme soutenu de l’aventure principale : tout ce qui concerne le développement des personnages est regroupé dans la deuxième partie du jeu via des quêtes personnelles. Et cette seconde partie, qui se déroule après avoir sauvé le monde, m’a surtout donné l’impression de jouer à un gros DLC ; en tout cas, c’est assez sympa de voir un RPG qui nous montre l’évolution de son univers une fois le boss de fin battu.

Le gros point fort du jeu, et qui est probablement le seul aspect sur lequel tout le monde est d’accord, est clairement sa bande-son. Go Shiina a fait ici du très bon boulot, même si je regrette que l’on entende assez souvent les mêmes thèmes. Mais des musiques comme The Bird Chirps, I sing et Chasing Shirley m’ont particulièrement marquée, et dans l’ensemble l’OST tranche elle aussi avec le reste de la série. Là où c’est moins convaincant, en revanche, c’est au niveau des combats. Ils ne m’ont pas gênée tant que ça malgré le côté beat’em up très prononcé (ça m’a même parfois rappelé Tekken ou encore Virtua Fighter au niveau du feeling), mais j’ai plus été gênée par la fréquence des combats aléatoires. Quant aux donjons, n’en parlons pas : ils se ressemblent presque tous et la plupart d’entre eux sont très linéaires.

Au final, ce Tales of Legendia est loin d’être l’horreur absolue à laquelle je m’étais attendue au vu des critiques : il a ses défauts mais j’ai passé un très bon moment dessus, et je l’ai même largement préféré à certains autres Tales of bien plus récents (Tales of Zestiria et Xillia, pour ne pas les citer).


EN VRAC

Fire Emblem: Three Houses – Ombres embrasées (Switch) : j’avais un peu hésité avant de prendre ce DLC, mais avec du recul je me dis que j’aurais mieux fait de m’abstenir vu que ce n’était pas terrible : c’est court et on voit les plot twists venir de très loin. Les cartes disponibles proposent heureusement un bon niveau de difficulté et quelques petites originalités, même si trois d’entre elles proviennent du jeu principal… Quant aux nouveaux personnages, ils sont plutôt sympas et peuvent être recrutés dans l’aventure principale, mais ils ne justifient clairement pas l’achat. À oublier.

Tales of Hearts R (Vita) : contrairement à Tales of Legendia mentionné un peu plus haut, ce jeu a été une véritable purge. :D Commencé en janvier 2015 (!), j’ai définitivement jeté l’éponge en 2020. J’ai vraiment voulu lui donner une chance, mais je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout : entre les personnages stupides, le scénario pas très palpitant et la 3D plutôt laide qui me fait regretter de ne pas plutôt avoir joué à la version originale sur Nintendo DS, rien ne me motivait vraiment. Heureusement, le système de combat est assez sympa et j’ai bien aimé les passages humoristiques, mais c’est tout. J’ai surtout eu l’impression de jouer à une horrible parodie de RPG, donc quand je vois la plupart des avis positifs sur ce Tales of, j’ai l’impression de ne pas avoir du tout fait le même jeu. :’)

Atelier Ayesha DX / Atelier Escha & Logy DX / Atelier Shallie DX (Switch) : j’ai beau avoir retourné dans tous les sens les versions originales sur PS3 ainsi que les versions « Plus » sur PS Vita, je me suis quand même lancée dans ces versions « Deluxe » sorties début 2020 chez nous ; le portage de cette trilogie a par ailleurs l’avantage de ne pas avoir les bugs et autres ralentissements des versions PS Vita et d’inclure tous les DLC. Étant donné que Atelier Ryza m’avait un peu déçue, je m’étais demandée si je n’étais pas devenue blasée par la série, mais la réponse est non : je me suis vraiment bien plus amusée sur cette trilogie que sur ce dernier. En y rejouant, je me suis surtout rendu compte que je préfère largement les personnages, l’ambiance, le scénario et le gameplay de ces trois jeux à ceux des cinq derniers Atelier. Et les jolies illustrations de Hidari me manquent, aussi…

Rune Factory 4 Special (Switch) : étant très fan de la version 3DS, je n’ai pas hésité à me jeter sur la version « spéciale » de cet action-RPG/simulation de ferme qui propose le jeu original avec quelques petits ajouts : de nouvelles cinématiques, des épisodes bonus et un mode « jeunes mariés ». Et surtout, une toute nouvelle traduction française avec en prime la possibilité de choisir le doublage japonais, qui était absent sur 3DS. Contrairement à ce que je craignais, l’absence de second écran n’a pas été trop gênante, même si la gestion de l’inventaire est nettement moins pratique sur Switch. C’était en tout cas une bonne petite mise en bouche avant le futur Rune Factory 5, que j’attends avec impatience et qui devrait enfin débarquer cette année.


Rendez-vous dans le courant de la semaine prochaine pour le prochain billet de ce bilan !

4 commentaires

  1. Avatar

    Pas mal de remake dans ce bilan !
    Il y en pas mal auxquels je n’ai jamais joué et un remake est l’occasion de me pencher dessus. Seulement aux vus des changements apportés sur certains, des retours parfois mitigés autour de moi, etc. je ne me demande si je n’ai pas raté quelque chose. Je veux dire je ne pourrais jamais vivre ce que les gens ont vécu au moment de la sortie de tel ou tel jeu et je ne jouerais qu’à une version 2.0. Est-ce que ça vaut le coup de jouer à un original qui aura pris un coup de vieux ou plutôt une version réadaptée pour son époque ?
    Valkyrie Profile 2, l’un des seuls jeux de la liste que j’ai fait (et encore je l’ai pas fini). Ma version ne mentionne pas Silmeria sur la jaquette. Je n’ai pas fait le premier opus. Je garde un bon souvenir de cette version PS2, même si j’ai une vision du personnage féminin comme assez « raide » surtout lorsqu’il fallait faire des sauts sur ces foutus plateformes. Je HAIS les timers dans les jeux, je pense pas être bien loin dans l’aventure mais là d’un coup ça me refroidi…
    Les T-RPG, à chaque fois ça me donne envie pour l’ambiance, les costumes, l’histoire etc…et chaque fois que j’en essaie un je m’emmerde. Je crois que c’est vraiment pas mon style de jeu et ça me frustre.
    Xenoblade Chronicles c’est l’autre jeu pas fini de la liste. Il faut que je perde la mauvaise habitude de commencer plein de truc et de pas les finir. Je me rappel avoir eu du mal avec le système de jeu et les mouvements des personnages (surtout quand ils respiraient…c’était bizarre).
    Depuis le temps que je lis tes bilans, j’ai trop envie de jouer à des Ateliers ou des runes factory. Il faudrait vraiment que je m’y lance un de ces jours….

    • Exelen

      Oui, je me rends compte que la majorité des jeux cités ici sont des remakes/bilans… Et ce sera probablement la même chose pour 2021. ^^;

      Je pense que VP2 est typiquement le genre de jeu que j’aurais davantage apprécié si je n’avais pas fait le 1er jeu. La différence entre VP et VP2 est un peu similaire à la différence entre Chrono Trigger et Chrono Cross, pour moi : ça a beau être des suites, ça n’en reste pas moins deux RPG radicalement différents.

      Pour la série des Atelier, c’est très sympa, à condition de ne pas être allergique aux designs mignons et aux personnages un peu niais (je sais qu’il y en a qui ont du mal), mais le système d’alchimie dans ces jeux est toujours très sympa. Et j’ai beau ne pas l’avoir apprécié, Atelier Ryza, le dernier en date, reste quand même une bonne porte d’entrée (c’est aussi le plus simple). Et si tu n’aimes pas les timers/limites de temps, il vaut mieux éviter les anciens épisodes.

  2. Avatar

    Ca me rassure pas ton avis sur la série des Cold Steel XD. Fais le premier cette année (enfin en 2020 je veux dire lol) et je l’ai trouvé répétitif et lourd dans l’ensemble. Heureusement qu’il y a le système de combat, les musiques, le character design et Sara-sensei ^^. Mais les suites sont censés être supérieures à tous les niveaux d’après ce que j’ai lu. Me ferais mon avis sur le tas je présume.

    Banner of the Maid m’intéresse pas mal d’autant que j’avais adoré Jeanne d’Arc sur PSP.

    • Exelen

      Pour les Cold Steel, si tu trouves le premier déjà lourd et répétitif, je ne sais pas ce que tu penseras de la suite. ^^;
      De mon côté c’est surtout au bout de 4 épisodes (+ Hajimari) que j’ai trouvé que ça tournait trop souvent autour du pot, avec toujours Rean au centre de tout. XD Même le côté romance/dating sim assez marrant au début est vite devenu du n’importe quoi sur la fin. Mais bon, j’aime toujours autant le scénario et l’univers de la série, ce serait juste bien d’avoir des épisodes mieux rythmés où il se passe quelque chose un peu plus souvent. Cold Steel 1 et 2 devaient être un seul jeu à l’origine, mais je ne serais pas étonnée que ce soit aussi le cas pour Cold Steel 3 et 4.
      J’espère quand même que le prochain arc sera mieux rythmé.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.