[PSone] From TV Animation X : The Chosen Fate

Ce jeu issu de la Playstation première du nom, datant de 2002, est basé sur l’adaptation en dessin animé du fameux manga de Clamp, X. Et cette adaptation s’est faite sous la forme la plus simple et la plus facile d’accès pour les joueurs : un jeu de combat. Le jeu se retrouve donc pompeusement nommé From TV Animation X : Unmei no Sentaku, et est aussi connu sous le nom de From TV Animation X : The Chosen Fate.

Lorsque l’on met le jeu en route, la première chose qui surprend n’est pas le logo exagérément grand de Bandai qui apparaît sous nos yeux, mais de voir une introduction qui n’est autre que l’opening de l’anime ! Enfin, c’est la même chanson, mais pas les mêmes images. S’ensuit alors une petite animation sympathique comme tout, où on nous invite à appuyer sur Start.

Le menu principal apparaît alors. Un menu classe, sobre et efficace, mais surtout entièrement accompagné de la voix de Kakyo pour nous guider dans nos choix : Introduction, Battle Mode, VS Mode, Gallery et Option. Lorsque le joueur choisit Introduction, on arrive en fait dans un tutoriel où Satsuki et Seiichiro nous expliquent comment jouer. On peut passer d’une explication à l’autre sans l’écouter jusqu’au bout, et le tout est entièrement expliqué à l’oral. La classe, quoi.

Dans l’option Battle Mode, on arrive en fait dans une sorte de mode histoire où, sous fond de musique entraînante et bien bourrin, on nous invite à choisir un personnage. Au choix : Kamui, Sorata, Arashi, Subaru et Yuzuriha, pour les Dragons du Ciel. Pour ceux de la Terre, nous avons Fuuma, Yuto, Nataku, Seishiro et Kusanagi. Dix personnages seulement ? Il n’en manquerait pas, des fois ? En fait, Satsuki et Seiichiro ne sont pas jouables, vu qu’ils sont là pour présenter le tutoriel. Quant à Kakyo, il fait potiche avec Kotori dans l’option Gallery, et Karen, elle, est effectivement jouable mais c’est un personnage caché…

C’est donc avec une impatience fébrile que le joueur, surtout s’il est fan du manga et de l’anime, veut enfin pouvoir commencer le combat en incarnant l’un de ses personnages préférés, dans un jeu qui pour l’instant s’annonce assez beau. Après avoir choisi son handicap et son mode de difficulté (beginner, normal ou expert), le premier combat peut commencer.

Et là, tout bascule.

Et là, on se marre, surtout. Première impression du joueur, qui tombe alors de très haut : mais que c’est moche. Personnages mal modélisés, ridicules (voir un Seishiro aussi laid me fend le cœur) et surtout peu maniables, le comble pour un jeu de ce style. 

Il n’y a de plus que deux boutons pour attaquer : le coup fort et le coup faible. Ah oui, il y a un troisième aussi pour augmenter sa barre « psy ». La barre de vie et la barre psy sont au tout début à égalité : mais si la vie vient à diminuer, le psy augmente alors, et on a plus de chance de réaliser des coups spéciaux. Coups spéciaux tellement merdiques à faire vu la maniabilité du jeu, que Bandai a pensé aux pauvres petits joueurs que nous sommes en intégrant une option permettant de mettre directement les coups spéciaux sur les touches L2 et R2, ce qui fait que l’on n’a plus qu’à presser ces boutons pour les déclencher.

Xa

Les combats se déroulent dans un espace limité (kekkai), mais les personnages, qui se déplacent dans les airs (c’est très important!), peuvent avancer plus vite en se téléportant grâce aux boutons L1 et R1.

Ceux qui ont déjà joué au jeu de combat adapté du manga Bastard!! sur la Super Nintendo ne seront pas vraiment dépaysés : c’est la même chose. Et vu que ce Bastard!! n’est pas une franche réussite, il est étonnant que Bandai s’en soit inspiré pour créer ce jeu.

Bastard!!, l’ancêtre de X ?

Pourtant, si il y a bien un point positif dans les combats, c’est la musique de fond, du rock bien bourrin, qui va très bien avec l’univers de X.

Le Battle Mode a cependant l’originalité de proposer plusieurs fins, dont une bonne ou une mauvaise suivant que l’on ait choisi d’incarner un Dragon du Ciel ou de la Terre. Ces fins apparaissent sous forme de dessins animés, et chaque personnage avec lequel on finit aura également droit à sa petite scène. Et pour les plus courageux, finir le jeu avec tous les Dragons du Ciel permet de débloquer le personnage le plus puissant du jeu, Karen, qui n’a pas été mieux modélisée que les autres, et qui pousse des petits cris stridents assez bizarres quand elle se bat. Enfin bref.

Le VS Mode permet de jouer contre un ami, afin de se sentir moins seul à se marrer devant des polygones qui pixellisent à mort, dans ce jeu qui pourtant s’annonçait bien. Mais il permet aussi de jouer contre l’ordinateur (qui triche évidemment, lui il arrive à enchaîner les coups spéciaux), et même de regarder l’ordinateur qui combat tout seul avec le mode « watch ». L’intérêt ? Aucun, à part se faire du mal en regardant les coups spéciaux s’enchaîner alors que le joueur normalement constitué, lui, ne peut pas le faire.

On remarquera que les combats sont très peu tactiques, privilégiant le « je fonce dans le tas sans réfléchir », et que c’est extrêmement répétitif vu le peu de variétés de coups. On aurait pu alors abandonner ainsi le jeu à son triste sort, mais Bandai a pensé à tout pour éviter de lasser les joueurs : plus on  fait des combats, plus on gagne des points.

Et c’est là que la dernière option dont je n’ai pas encore parlé, Gallery, prend toute son ampleur : on peut échanger ses points contre des artworks des mangas de X et de Tokyo Babylon, des screenshots de l’anime, des vidéo (l’opening et les différentes fins), les combinaisons de coups spéciaux, ou encore le set complet des dialogues de tel ou tel personnage. Voilà de quoi rendre n’importe quel fan de Clamp heureux, mais malheureusement accéder à tout cela se fait au prix de bon nombre de combats, et il y a de quoi en être dégouté, à force.

X : Unmei no Sentaku est un jeu uniquement fait pour les fans de Clamp et non pour les fans de jeu de combat, qui risquent de se lasser très (trop) vite. Un jeu amusant car ridicule, mais intéressant uniquement pour son côté « collection ». Ça reste tout de même ignoble au niveau des graphismes, de la modélisation des personnages (pixellisés et cubiques, de surcroît), et de la jouabilité. Autant investir dans le manga, l’anime ou le film, mais pas dans ce jeu.


 

4 commentaires

  1. Bastard pas réussi ?!? certe il y avait que 6 ou 8 perso jouables, mais j’adoré le jeu pouyr son animation et son gameplay original (j’crois aussi que c’est le jeu le plus cher que j’ai acheté :p )

  2. Bah Bastard ! pour l’avoir acheté à sa sortie sur Super Famicom je l’ai vite ramené tellement c’est qualitativement navrant. Tout était mauvais dans ce jeu et c’est un fan du manga qui parle. A l’époque on avait du Dragon Ball Butoden 2 et c’était autre chose niveau lience d’anime.

    Pour le jeu clamp c’est une adaptation d’un jeu PSone que j’avais à l’époque et qui était original mais bien naze Psychic Force (même gameplay même moteur graphique). D’ailleurs à l’époque on se disait que ca ferait un bon jeu X pour le côté gameplay (et je savais même qu’ils avaient osé faire un vrai jeu X ^_^)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *