Pour le second billet de ce bilan, j’ai décidé de me focaliser sur les RPG faits en 2018 ! Des RPG majoritairement japonais, d’ailleurs, et les seuls qui manquent à l’appel sont ceux cités dans la première partie consacrée à Nintendo.

Parmi les absents il y a Digimon Story: Cyber Sleuth – Hacker’s Memory, sorti au tout début de l’année, et que j’avoue avoir complètement zappé alors qu’il m’intéressait ; 2018, c’était également l’arrivée de Lost Sphear en Occident, un RPG de Tokyo RPG Factory, les développeurs de I am Setsuna…. Du coup, je ne l’ai pas pris, et apparemment je ne rate rien.

Au niveau des autres sorties, il y a Shining Resonance Refrain que je compte faire peut-être un jour, sauf que j’hésite entre la version Switch ou PS4 ; Pillars of Eternity II: Deadfire, pour lequel j’attends un portage sur console, mais avant cela il faudrait que je fasse le premier volet ; le remake de Secret of Mana, qui me fait moyennement envie ; Resonance of Fate 4K/HD Edition, mais vu l’absence de réelles nouveautés au niveau du gameplay, je vais sûrement me lancer à la place dans la version PS3, que je possède déjà. Et enfin, il y a The Last Remnant, que je n’ai pas encore pris par manque de temps étant donné qu’il est sorti en fin d’année. Je pense que c’est à peu près tout au niveau des RPG sortis en 2018 qui m’intéressaient et que je compte (peut-être) faire un jour !

Quelques impressions sur les titres faits cette année (en majorité sur PS4), mais ne datant pas forcément de 2018 :

Community Pom ~ Omoide wo Dakishimete

Une petite curiosité que je voulais faire depuis un bon moment. Community Pom est un action-RPG très charmant sorti en 1997 sur PlayStation, et disponible depuis 2011 sur le PSN japonais. Il s’agit en fait d’un mélange entre The Legend of Zelda: A Link to the Past et Secret of Mana : il pioche sans hésiter un peu dans ces deux jeux tout en proposant autre chose qu’un simple copier-coller. Et en plus, il se permet même d’être presque aussi bon que ces deux derniers.

Le côté « Zelda » se remarque surtout au niveau des donjons et de ses puzzles, très similaires, tandis que tout le côté Secret of Mana se retrouve au niveau de l’univers en lui-même, avec ses paysages colorés et ses ennemis qui donnent une impression de déjà-vu. Surtout ceux en forme de champignon ! Il y a tout de même des éléments de gameplay un peu différents : un système de magie à base de livres à équiper et une gestion de communauté de Poms.

Les Poms sont en fait des petites bestioles similaires à des lapins qui viennent de la Lune et ont échoué sur Terre. Il est ici possible de s’occuper de ces créatures et de les aider à bâtir un village ; en échange de nourriture, elles peuvent construire des maisons et autres bâtiments plus ou moins utiles. Et ça ne s’arrête pas là, car elles peuvent également accompagner l’héroïne dans son aventure : chaque Pom possède ses propres capacités et ses propres statistiques. Il y a donc un côté gestion assez sympa, même si le jeu reste avant tout un A-RPG avec des donjons.

Un univers charmant, des graphismes mignons et des musiques entraînantes : dommage que ce Community Pom soit assez méconnu, parce qu’il mérite mieux que ça. C’est également bourré d’humour, avec une héroïne impertinente qui n’hésite pas à casser le quatrième mur.

Pour finir, le très sympathique générique de début, qui sert aussi de prologue :

The Legend of Heroes - Sen no Kiseki Kai 1 & 2

Il s’agit en fait d’un portage sur PS4 des deux premiers Trails of Cold Steel. Et la bonne nouvelle est que les sauvegardes de ces derniers sont compatibles avec cette nouvelle version ! Il suffit de passer par le menu du jeu sur PS3 ou Vita et de mettre en ligne sa sauvegarde, puis de récupérer le tout via l’option « transfer » dans la version PS4 du jeu.

J’ai beau avoir déjà fini ces deux RPG, j’ai quand même eu envie de m’y replonger en attendant la sortie du quatrième et dernier volet. Les nouveautés disponibles ici n’intéresseront peut-être pas ceux et celles qui y ont déjà joué sur PC : ce portage propose du 60 fps, un « High Speed Mode » pour accélérer aussi bien les cinématiques que les combats, ainsi que l’intégralité des DLC. Si les textures piquent tout de même un peu les yeux sur PS4, on appréciera l’absence de temps de chargement, surtout vu leur longueur sur PS3 et Vita (surtout Vita, en fait), avec des téléportations quasiment instantanées dans Trails of Cold Steel 2. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de réelles nouveautés : le fond de ces deux jeux reste inchangé, et cette version japonaise propose toujours aussi peu de dialogues doublés.

The Legend of Heroes : Sen no Kiseki IV ~The End of Saga~

The Legend of Heroes - Sen no Kiseki IV ~The End of Saga~

L’an dernier, Trails of Cold Steel III avait été une excellente surprise : il proposait un schéma narratif similaire à celui du premier Cold Steel, mais en beaucoup plus intéressant et avec un scénario qui avançait réellement. Les éléments se mettaient en place et annonçaient un final grandiose, d’autant plus que le jeu se terminait sur un cliffhanger assez violent. Bref, ce troisième épisode est devenu l’un de mes épisodes préférés de la série, et en toute logique ce quatrième et dernier volet qui conclut pour de bon l’arc d’Erebonia était bien parti pour donner un jeu mémorable.

Et puis le jeu arrive. Je me jette dessus dès sa sortie, et une centaine d’heures plus tard, je vois enfin les crédits de fin défiler. Et là, je ne sais pas trop quoi en penser.

Dans ce Trails of Cold Steel IV, le très bon côtoie le très mauvais. Par exemple, j’ai trouvé le rythme abominable, avec cette impression d’avoir un jeu sans fin et des tas de longueurs, ainsi qu’une structure calquée sur celle de Cold Steel II qui peut donner un gros sentiment de lassitude. D’un autre côté, tout le contenu annexe était vraiment très bon, avec des quêtes secondaires que je considère comme étant les plus intéressantes de toute la série.

La meilleure partie du jeu est sans conteste son côté « all stars », avec la présence des personnages principaux des Trails in the Sky et de la duologie Ao et Zero no Kiseki. Inutile de préciser qu’il vaut mieux avoir joué à ces derniers ; si les ignorer ne posait aucun problème avec les deux premiers Cold Steel (quant au troisième épisode, ça se discute), on ne peut pas en dire autant de ce quatrième épisode : il spoile allègrement de nombreux points importants du scénario des autres jeux, sans aucune pitié pour ceux qui ne les ont pas faits.

En ce qui concerne le gameplay, le jeu repose toujours sur son nouveau système de « Break » et de « Brave Orders » ; pas de gros changements à ce niveau-là, les petites nouveautés se retrouvent surtout au niveau des améliorations du confort de jeu : la possibilité de voir à quel PNJ on a déjà parlé (déjà introduit dans Cold Steel III), l’apparition de sauvegardes automatiques, une liste de tous les coffres proposant des épreuves ainsi que la possibilité de s’y téléporter directement, une petite étoile indiquant quels PNJ peuvent donner des livres, la possibilité de sauter les cinématiques entièrement… Au niveau des mini-jeux, il y a de quoi faire, et le jeu de cartes Vantage Masters introduit dans l’épisode précédent est encore plus complet (et toujours aussi addictif !).

S’il y a bien un aspect du jeu que j’ai un peu moins apprécié, c’est au niveau de certains personnages. Quelques-uns sont un véritable gâchis : je pense surtout à Musse dont le personnage pourrait se résumer à « tout ça pour ça », tandis que d’autres ont été complètement massacrés au niveau de leur développement (coucou Claire). Et puis du côté des trucs qui fâchent vraiment, il y a tout ce qui concerne la romance. Ça ne m’avait posé aucun problème dans les deux premiers Cold Steel, et c’était un aspect étonnement un peu plus en retrait dans le troisième volet, mais alors là je trouve que c’est devenu un peu du gros n’importe quoi, le harem de Rean ayant pris des proportions plus qu’inquiétantes. Même cette pauvre Yuna, la sympathique héroïne aux cheveux roses introduite dans le troisième volet, est devenue ici une nouvelle prétendante de plus pour Rean. Bref, je pense sincèrement que Falcom devrait réduire le nombre de personnages à « romancer » et éviter de faire une grosse fixation dessus.

En fin de compte, Trails of Cold Steel IV est un jeu paradoxal : il arrive à proposer un dernier épisode qui conclut un arc de manière assez décevante tout en ayant le final le plus touchant et le plus émouvant de toute la série. Ça ne m’a pas empêchée de le dévorer, d’autant plus qu’il apporte de nombreuses révélations ainsi que des informations importantes et intéressantes sur le monde dans lequel se déroule la série. J’espère tout de même que le prochain arc proposera un meilleur rythme et surtout une structure différente de celle des Cold Steel, avec également un peu moins de personnages principaux.

Sen no Kiseki IV ~The End of Saga~

Bonus : maintenant que j’ai fini tous les épisodes sortis, j’ai tenté de faire mon classement plus ou moins définitif~

Ao no Kiseki > Trails of Cold Steel 3 > Trails in the Sky the 3rd > Zero no Kiseki > Trails in the Sky 2nd Chapter > Trails of Cold Steel 1 > Trails of Cold Steel 4 = Trails of Cold Steel 2 > Trails in the Sky 1st Chapter.

Dark Rose Valkyrie

Dark Rose Valkyrie

Un RPG au tour par tour que l’on doit à Compile Heart, plus connu pour sa série des Neptunia, et qui n’a pas fait trop de bruit lors de sa sortie chez nous. Du moins, c’est mon impression.

Ce jeu fait quand même furieusement penser à Sakura Taisen : une histoire qui se déroule dans une sorte de version alternative du Japon des années 1920, un personnage qui se retrouve à la tête d’une unité spéciale composée majoritairement de filles et avec lesquelles il doit essayer de gérer ses affinités, un chara-design que l’on doit à Kōsuke Fujishima… À la différence qu’ici, le Japon doit faire face à un virus nommé « chimera » qui peut transformer les personnes contaminées en de dangereuses créatures. Il y a une ambiance assez similaire, mais ça s’arrête là, car c’est loin d’être aussi intéressant.

J’ai tout de même trouvé que c’était le jeu de Compile Heart le plus ambitieux. Il y a de bonnes idées, et une volonté de proposer un véritable scénario qui se veut un minimum sérieux. Le jeu repose également sur une idée intéressante : débusquer la traîtresse de son équipe. Une traîtresse est choisie aléatoirement au début du jeu, et la démasquer se fait grâce à un système d’entretiens : plusieurs fois au cours du jeu, il faudra interroger son équipe sur un sujet donné et passer en revue les différentes réponses afin de repérer la moindre incohérence. Et pour compliquer les choses, il se peut que certains entretiens ne proposent aucune incohérence. C’est un système intéressant, mais pas forcément très bien fichu : on a un peu l’impression de voir un antagoniste sorti de nulle part vu que le personnage qui trahit l’équipe est choisi au hasard par le jeu.

J’ai quand même bien aimé ce système, mais je ne peux pas en dire autant du reste. Je ne sais pas par où commencer tellement il y aurait des choses à dire, mais techniquement c’est assez honteux : des ralentissements, des donjons d’une pauvreté sans nom, une caméra pas terrible, des animations rigides… Le côté 2D lors des phases de dialogues est en revanche réussi et est plutôt agréable à l’œil, ce qui tranche avec les rares cinématiques plutôt laides utilisant le moteur 3D du jeu. Niveau gameplay, il y a du bon et du moins bon, avec un système de combat assez complet mais inutilement complexe à base de combos, sachant que l’on peut même créer des combos dans des combos, tous personnalisables à souhait : j’ai l’impression d’avoir passé finalement beaucoup trop de temps dans les menus.

Dark Rose Valkyrie souffre de gros problèmes de rythme en proposant un schéma narratif similaire à chaque chapitre, avec un certain nombre de missions à remplir afin de faire avancer le scénario principal. Des missions monotones et très répétitives, qui donnent malheureusement l’impression d’être là pour rallonger la durée de vie. Quant au scénario en lui-même, il se laisse suivre, le problème étant surtout les personnages, plutôt creux. On a même droit au cliché de la fille issue d’une famille très riche et qui ne sait pas comment utiliser de l’argent ! À noter qu’au Japon, le jeu a été très critiqué ; non pas pour son contenu, mais parce que l’une des héroïnes est doublée par une célèbre cosplayeuse qui n’a aucune expérience dans le milieu du doublage… et qui se trouve être la récente épouse de Kōsuke Fujishima, le character designer du jeu. Il y a même eu une pétition pour retirer sa voix : résultat, Compile Heart a fini par intégrer dans une mise à jour une option permettant de désactiver les voix des personnages.

Au final, je vois plutôt ce jeu comme un gros gâchis. De bonnes idées mal exploitées pour un jeu qui aurait surtout gagné à être plus court, moins moche et moins bordélique : je n’ai pas détesté (je me suis même plus amusée dessus que sur le dernier Star Ocean, par exemple), mais ce n’est clairement pas un RPG que je recommanderais.

Divinity Original Sin

Divinity Original Sin - Enhanced Edition & Divinity Original Sin II - Definitive Edition

J’avais entendu beaucoup de bien de Divinity Original Sin, qui tombait à pic parce que cela faisait un moment que je voulais de nouveau jouer à un bon petit C-RPG à l’ancienne. J’ai commencé par Divinity Original Sin – Enhanced Edition sur PS4, mais je triche un peu car ma partie s’est étalée sur 2017 et 2018, sans pour autant finir le jeu : j’ai passé plus de temps à le recommencer qu’autre chose soit parce que je n’étais pas satisfaite de mes personnages, soit parce que j’avais mis le jeu en pause trop longtemps et donc je ne me souvenais plus où j’en étais. Et puis j’ai fini par me rendre compte que j’avais le même problème qu’avec la série des Elder Scrolls : j’aime beaucoup y jouer et il y a des tonnes de choses à faire, mais la quête principale n’est franchement pas intéressante.

J’ai trouvé ce premier jeu quand même assez drôle, avec de nombreuses possibilités dans la résolution des quêtes et des musiques assez chouettes. J’ai moins été fan des combats, assez lents, d’autant plus qu’ils finissaient par s’étaler un peu trop en longueur. Et je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai trouvé les commandes et l’interface en général assez bordéliques. Sans parler des quelques bouts de phrases et autres mots superposés dans les menus qui rendent le texte illisible, mais ça, c’est peut-être propre à la version française.

Un jeu sympa, donc, et j’allais le recommencer une énième fois lorsque je me suis rendu compte que le second épisode, Divinity Original Sin II – Definitive Edition, débarquait lui aussi enfin sur PS4. Pas besoin d’avoir joué au premier volet pour l’apprécier, d’autant plus que je n’ai rien retenu du premier jeu au niveau de son scénario. :D Bref, ce second jeu m’a nettement plus enthousiasmée, et j’ai pu le finir d’une traite : c’est tellement mieux fichu. Une écriture nettement plus inspirée (à condition d’aimer les jeux verbeux), un scénario plus limpide et intéressant… Et surtout, les personnages sont nettement plus marquants. Surtout Fane, le squelette.

Les combats ont également été améliorés et apportent quelques nouveautés, comme un système d’amure physique et magique. Le dernier tiers du jeu est tout de même un peu moins intéressant car ça traîne beaucoup trop en longueur, avec quelques combats bien pénibles (les marionnettes qui passent leur temps à ressusciter…). C’est en tout cas un jeu qui offre de grandes libertés et qui reste très généreux en terme de contenu, tout en étant plus encadré dans son déroulement : je me suis sentie nettement moins perdue que dans le premier volet. Au niveau de la bande-son, c’est une fois de plus très réussi, et certaines musiques m’ont vraiment marquée.

C’est aussi un jeu plus facile d’accès, avec des tutoriels et un mode « story mode » qui, malgré son nom, n’est absolument pas une promenade de santé. Je regrette tout de même que les commandes et les menus soient aussi chaotiques, et gérer son inventaire à la manette n’est pas forcément ce qu’il y a de plus pratique. Pour finir, même l’humour est ici nettement moins lourd par rapport au jeu précédent, et certaines quêtes sont absolument hilarantes, voire plutôt cocasses. J’ai beaucoup aimé la quête où on termine avec un poulet qui finit par nous suivre un peu partout.

Ce Divinity Original Sin II – Definitive Edition, c’était quand même 60 heures de pur bonheur et je me suis amusée avec du début jusqu’à la fin. Si un troisième épisode débarque un jour, je me jette dessus sans problème !

Dark Souls Remastered

Pouvoir jouer de nouveau à Dark Souls sur console avec cette fois-ci du 60 fps, ça ne se refuse pas. J’avais prévu au départ de le prendre également sur Switch, mais vu ses nombreux retards, je me suis finalement contentée de la version PS4. En tout cas, ça a été un véritable plaisir de retrouver l’univers de ce premier volet, qui possède probablement le meilleur level design de la série.

Cette nouvelle version introduit quelques nouveautés, et j’ai vraiment apprécié la possibilité de pouvoir enfin changer de serment directement auprès des feux de camp. Il est en revanche impossible de cacher l’interface du jeu comme dans les derniers Dark Souls, ce qui n’est pas toujours génial quand on veut prendre des captures d’écran. Pas de gros changements non plus par rapport au jeu original, il ne faut donc pas s’attendre à de réelles améliorations au niveau de certains boss (genre Bed of Chaos).

Mon seul gros regret concerne toutefois les changements liés au matchmaking : le niveau des armes du joueur est désormais pris en compte. Par exemple, quelqu’un avec une arme +15 ne peut pas rencontrer une personne possédant une arme +1, même si leur niveau d’âme est similaire. C’est probablement pour éviter que les joueurs expérimentés avec un faible niveau d’âme et des armes puissantes s’en prennent à ceux qui viennent de débuter l’aventure, mais de mon côté ça a surtout rendu mon jeu un peu désert : il n’y a qu’à partir du New Game Plus que j’ai finalement eu des tas de signes pour invoquer d’autres personnes.

Megadimension Neptunia VII

Sans être non plus une grande fan, j’aime bien la série des Neptunia. C’est un peu mon plaisir coupable, et j’y joue surtout pour son humour et ses petites piques envers l’industrie du jeu vidéo. On a par exemple droit dans cet épisode à un personnage qui est obsédé par l’argent et que l’on devine facilement être une personnification de Bandai Namco : ça ne vole pas bien haut, mais ça me fait sourire.

Megadimension Neptunia VII débute dans un monde dévasté, la dimension Zéro. Probablement une sorte de représentation du triste sort de la Dreamcast, incarnée ici par Uzume, une jeune fille accompagnée de son poisson à visage humain qui parle (en référence à Seaman), et accessoirement dernière CPU/déesse de ce monde. Ce jeu est toutefois assez original dans sa construction car il est découpé en plusieurs actes, considérés comme des jeux différents, avec à chaque fois une progression remise à zéro.

Le problème avec la série des Neptunia, c’est quand même son côté techniquement dépassé et son recyclage qui donne l’impression de voir toujours les mêmes ennemis et les mêmes endroits au fil des épisodes. Ce Megadimension Neptunia VII a tout de même fait un effort par rapport aux autres volets, ce qui est appréciable, même si ça manque de prise de risque. Il propose des combats également un peu plus dynamiques, des personnages attachants ainsi que la meilleure bande-son de la série, avec des thèmes vraiment réussis : une bonne partie de l’OST est signée Earthbound Papas, le groupe de Nobuo Uematsu.

Au final, ce n’est pas toujours très intéressant, mais c’est assez sympa. Après, ça reste du Neptunia : un petit RPG sans prise de tête si on en demande pas trop, avec tout de même dans cet épisode quelques gros problèmes de rythme. Au passage, mention spéciale aux crédits de fin, véritable hommage à ce bon vieux Live A Live de Squaresoft.

Megadimension Neptunia VII

Final Fantasy X HD & Final Fantasy X-2 HD

Final Fantasy X a une petite place spéciale dans mon cœur vu que c’est l’un de mes tout premiers jeux achetés sur PS2. J’avais quand même bien envie d’y rejouer, donc ce remaster tombait à pic, sauf que j’ai mis 4 ans pour le terminer : je l’ai commencé en 2014 sur PS3, pour le finir en 2018 sur PS4 (merci les cross-saves).

À l’époque, FFX était l’un de mes Final Fantasy favoris, mais ce n’est plus vraiment le cas en 2019 : ça a quand même sacrément mal vieilli, au contraire de FFXII. Le nombre incroyablement élevé de combats aléatoires au kilomètre carré n’aide probablement pas, sans parler de l’impossibilité de sauter les cinématiques déjà vues. Ce qui me faisait d’ailleurs un peu redouter le combat contre Yunalesca, mon pire cauchemar à l’époque où il fallait après chaque game over se farcir la même cinématique super longue, mais heureusement pour moi je me suis souvenue de la fameuse tactique qui consiste à « zombifier » un membre de son équipe. En revanche, je ne me suis pas amusée à récupérer toutes les armes ou encore à faire les courses de Chocobo, vu que j’avais déjà fait tout ça à l’époque (sauf les 200 éclairs à éviter). Ce remaster propose également le choix entre les musiques originales et réorchestrées, mais je ne suis pas fan de la plupart des remix (mais qu’ont-ils fait au thème de la Via Purifico ?!).

Final Fantasy X-2 a un peu été une redécouverte. Je n’y avais joué qu’en japonais à l’époque de sa sortie, et j’avais même poussé le vice jusqu’à le finir plusieurs fois pour avoir un scénario complété à 100 % et obtenir la fin secrète alors que j’avais moyennement aimé le jeu. À part le système de combat, qui est toujours aussi chouette.

C’était aussi l’occasion de mon côté de découvrir les ajouts de la « version internationale », avec un système de capture de monstres assez sympa et la possibilité de les utiliser en combat. Mais s’il y a bien un truc que j’avais beaucoup aimé dans FFX-2, c’est le jeu du Sphere Break, même si j’ai l’impression d’être un peu la seule. Et pour les personnes qui ont du mal avec ce dernier, grâce à la magie d’Internet il existe dorénavant des sites web qui facilitent la vie ! Quant à The Last Mission, une sorte de dungeon-crawler qui se déroule après les événements du jeu, je n’ai pas tenu longtemps tellement j’ai trouvé ça pénible et frustrant, mais apparemment je ne rate pas grand-chose.

Ça m’a tout de même fait plaisir de rejouer à ces deux Final Fantasy, et avec du recul je me rends compte que je me suis plus amusée dessus que sur certains autres jeux sortis en 2018. En revanche, je préfère oublier l’existence de l’audio drama bonus et de son scénario digne d’une mauvaise fanfic, qui me fait redouter un éventuel futur FFX-3.

Ni no Kuni 2

Ni no Kuni II : L'Avènement d'un Nouveau Royaume

Ni no Kuni, c’est un cas un peu compliqué. Je ne suis pas une très grande fan du premier jeu, que j’avais trouvé mou du genou et sans surprise. C’était certes charmant, mais je n’avais pas du tout aimé son système de combat. Et puis quelques années plus tard, voilà qu’un second volet débarque, et forcément, je décide de passer à côté. Sauf que cette fois-ci, les critiques sont nettement plus divisées : ça m’a bien intriguée, et le fait que le système de combat soit complètement différent étant un gros plus pour moi, j’ai profité des promotions de fin d’année pour me lancer dedans, sans rien en attendre, et… J’ai quand même réussi à en sortir profondément déçue.

Ni no Kuni 2 est pourtant lui aussi très charmant, même s’il est dommage de voir que les cinématiques sous forme de dessin animé ont été remplacées par des images fixes. Le scénario tient quant à lui sur un bout de papier : obligé de fuir son royaume qui a subi un coup d’état, le prince Evan décide de créer son propre royaume à lui. Il va passer la majorité du jeu à essayer de faire signer un traité de paix aux dirigeants des différentes nations, dans le but de former un monde unifié où il n’y aurait plus la guerre. Avec quand même une menace au passage, parce qu’il faut bien un boss de fin.

Le jeu introduit également Roland, qui vient de notre monde et débarque dans l’univers de Ni no Kuni. Sa réaction après la première heure du jeu ? Il n’en a visiblement pas grand-chose à faire d’être arrivé dans ce monde parallèle : aucune curiosité, rien. Il décide même de rester auprès d’Evan, parce qu’il le trouve intéressant et qu’il veut voir comment son royaume va prospérer.  (spoiler)Le type est quand même président des Etats-Unis dans son monde, il a vu un missile détruire sa ville et il se réveille dans un univers étranger, et qu’est-ce qu’il fait ? Il décide d’y rester et d’accompagner un gamin aux oreilles de chat qu’il vient de rencontrer quelques minutes plus tôt. Aucune envie de rentrer chez lui, ni de découvrir le pourquoi du comment (/spoiler). Le reste du groupe n’est pas mieux loti vu que les personnages, une fois introduits dans l’équipe, ne servent plus à rien et sont littéralement oubliés. Un vrai gâchis.

L’histoire avance tout de même plus vite que dans le premier jeu ; il y a un meilleur rythme, mais c’est en revanche nettement moins intéressant. La structure narrative s’inspire de Dragon Quest et de ses fameuses « vignettes », avec une petite histoire à chaque nouvelle ville visitée, mais le résultat est très inégal. Sincèrement, j’ai trouvé l’arc du royaume aquatique horriblement mal écrit, et sa conclusion n’a absolument aucun sens.

Il y a quand même quelques petits trucs sympas, comme la possibilité de personnaliser son expérience de jeu : augmenter ou non ses points d’expérience par rapport aux matériaux/argent que l’on peut récupérer après un combat, modifier les faiblesses des ennemis… J’ai également beaucoup aimé le système de combat : effectivement, c’est bourrin, mais au moins je l’ai largement préféré au système du premier jeu. Et que dire de la traduction française, remplie d’humour et vraiment réussie ?

Le reste me laisse une impression mitigée, que ce soit la carte du monde en 3D qui rame par moment, la mise en scène un peu molle, le manque de diversité des ennemis, les donjons souvent similaires, les nombreuses quêtes Fedex, l’impression d’avoir un jeu inachevé (le désert et le continent de glace ne servent pratiquement à rien si ce n’est pour récupérer un objet)… Il y a bien un mini-jeu de gestion de royaume avec la possibilité de recruter des PNJ (coucou Suikoden), mais je l’ai trouvé assez pénible étant donné que la moindre amélioration ou recherche se fait en temps réel. Et ça peut parfois demander plusieurs heures. Autant pour un jeu sur console portable ou sur mobile, ça passe, mais sur une console de salon ou sur PC, cela n’a aucun sens et aucun intérêt. On est même forcé d’utiliser ce mini-jeu de gestion étant donné que pour des raisons liées au scénario, le jeu demande vers la fin de posséder une forge de niveau 4, ce qui ne peut se faire qu’avec un royaume de niveau 3.

Et puis il y a les opérations militaires, ce mini-jeu où il faut affronter des groupes ennemis avec un système basé sur papier-caillou-ciseau. Personnellement, je n’ai pas du tout aimé, et je me suis contentée de faire uniquement les opérations obligatoires du début du jeu. Et là, juste avant le combat final, je découvre avec horreur qu’il y a une opération militaire obligatoire qui demande des troupes de niveau 25~30… Les miennes étant niveau 10 vu que je n’avais pas retouché à ce mini-jeu, j’ai dû passer une bonne heure à monter le niveau de mes troupes. Heureusement, le boss de fin n’était pas très loin, parce que j’étais à deux doigts d’éjecter le jeu de ma console.

Bref, comme on peut le voir, je n’ai pas tellement aimé ce Ni no Kuni 2. C’est vraiment joli et propre, mais ça a été une véritable déception. J’ai l’impression d’avoir joué à un jeu sans ambition et à moitié fini, avec en prime un scénario et des personnages sans saveur, voire médiocres.

Ni no Kuni 2
CE GAMIN EST UN FUTUR TYRAN

Valkyria Chronicles 3

Valkyria Chronicles 3

Avec la sortie de Valkyria Chronicles 4, je me suis dit qu’il était grand temps de me lancer pour de bon dans le troisième épisode. Je l’avais mis de côté étant donné que j’avais été assez refroidie par le second jeu, mais heureusement pour lui, Valkyria Chronicles 3 est bien meilleur… Même s’il possède quelques problèmes similaires au niveau du gameplay. Le jeu se déroule en parallèle au premier Valkyria Chronicles, avec une intrigue cette fois-ci plutôt prenante et sérieuse, les personnages étant littéralement des parias. Et Kurt est probablement le protagoniste le plus intéressant des quatre jeux (d’un autre côté, ce n’était pas bien difficile !).

Il y a quelques améliorations par rapport à VC2, notamment au niveau de la navigation des mini-cartes, et le gameplay en lui-même est toujours aussi addictif. Les « commandes spéciales » sont quant à elles l’une des grosses nouveautés de ce jeu ; utilisables par les trois personnages principaux uniquement, elles sont toutefois différentes pour chacun d’entre eux. Celle d’Imca, qui permet de viser plusieurs ennemis à la fois, est probablement la plus utile, avec en prime une petite musique bien sympa quand on l’utilise. Il y a en revanche quelques aspects assez honteux : on retrouve souvent les mêmes cartes, sans oublier toutes celles qui sont carrément tirées du second jeu ! Même chose pour les musiques… C’est donc un peu dommage de voir autant de recyclage. Le système de jeu a également été simplifié, notamment au niveau du paramétrage de ses unités et de l’armement.

Le scénario est toutefois très sympa à suivre, avec des antagonistes intéressants et redoutables. J’ai en revanche eu un peu plus de mal avec l’évolution de la personnalité de certains personnages au fil du jeu, ainsi que quelques passages mal amenés. Par exemple, au vu des trailers et du générique de début, la rivalité entre Riela et Imca semblait être importante car très mise en avant, alors qu’en fait… pas vraiment. En gros, suite à un certain événement, Imca s’en prend à Riela, mais peu de temps après elles se réconcilient et deviennent d’un coup les meilleures amies du monde : j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose tellement c’était un peu trop facile et abrupt.

Il s’agit au final d’un titre bien sympa qui fait du bien après ce cauchemar qu’était VC2, même s’il  s’éternise un peu sur la fin et qu’il recycle un peu trop ses cartes. En tout cas, les personnages de ce troisième volet sont clairement mes préférés de la série.

Pour finir, j’aime beaucoup le générique de début, interprété par May’n <3

Valkyria Chronicles 4

Valkyria Chronicles 4

Enfin le retour de Valkyria Chronicles sur console de salon, avec un véritable nouvel épisode. Ça fait plaisir, surtout après Valkyria Revolution, que j’aimerais quand même faire un jour par pure curiosité (et masochisme).

Se déroulant en parallèle au premier Valkyria Chronicles, mais cette fois-ci du côté de la Fédération Atlantique, Valkyria Chronicles 4 se veut être un retour aux sources. Et effectivement, c’est très similaire au premier jeu. Un peu trop, même, puisqu’on retrouve le même découpage du scénario sous forme de livre, un système d’entraînement des troupes identique… Même les musiques n’ont pas changé ! Le jeu ne se contente heureusement pas d’être bêtement un copier-coller, et contrairement à VC2 et VC3, on retrouve enfin des cartes uniques et variées, voire même parfois monstrueuses dès le départ. Le système de classement et de récompense à la fin de chaque mission a également été revu et est plus généreux, même si se contenter de finir une carte le plus rapidement possible donnera toujours le meilleur résultat.

Une grosse nouveauté reste tout de même l’arrivée de la nouvelle classe des grenadiers, assez sympa à utiliser. Il y a également les ordres de navire, que personnellement j’ai rarement utilisés, ainsi que les barouds d’honneur où les personnages peuvent exécuter une dernière action avant d’être K.O. Comme je n’ai même pas réussi à en voir un seul au cours de ma partie, j’ai dû utiliser un guide pour comprendre comment les activer, ce qui est bien dommage. Le gameplay est toujours aussi prenant malgré la stupidité de l’IA des ennemis, d’autant plus que le jeu propose des tas de petits trucs qui facilitent la vie : maintenant, même les snipers et les lanciers peuvent riposter.

J’ai trouvé que le scénario mettait du temps à devenir intéressant, mais globalement ce n’est pas ce que je retiendrais de ce jeu. C’est bourré de clichés et les personnages ne sont pas forcément très intéressants ni très attachants, y compris au niveau des antagonistes. Concernant le post-game, VC4 est très généreux et propose de quoi s’occuper pendant encore quelques heures. Dommage qu’il soit toujours aussi facile de profiter du système de jeu : il est une fois de plus possible de finir les cartes en un tour, surtout à partir du moment où l’on obtient le véhicule qui permet de transporter des unités.

En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce Valkyria Chronicles 4, qui est même l’un de mes jeux préférés de l’année 2018. Il a beau être calqué sur le premier volet, ça n’en reste pas moins tout aussi prenant et avec quelques nouveautés appréciables comme les histoires d’escadron, sans oublier sa version française où on sent que l’équipe de traduction s’est quand même bien lâchée. Mon Valkyria Chronicles ultime ? Un jeu avec le gameplay du 4, le scénario du 1 et les personnages du 3.

Valkyria Chronicles 4
Et je n’ai même pas honte de m’être jetée sur le DLC avec Selvaria <3

Ce sera tout au niveau des RPG, et cette année 2019 va également être bien remplie à ce niveau-là, avec dès ce mois de janvier le remaster de Tales of Vesperia. Quant à la troisième partie de ce bilan, elle arrivera dans le courant de la semaine~

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Ryuzaki57
Invité

Très bon bilan. Je suis en train de finir Sen IV, et je vois qu’on en pense la même chose : je me suis amusé pendant ces 120h, mais bon voilà ça aurait pu facilement être 60-70h tant les phases sont trop inutilement trop longues. Le volume et la concentration des surprises n’est en rien comparable au III… J’ai été content de jouer les persos de Ao/Sora mais je pense que Falcom a été radin au regard du grand final qu’on pouvait attendre : les phases avec les invités sont vachement courtes et lol pour Towa/Elise/Alfin qui au final restent dans le vaisseau alors qu’elle étaient jouables dans Sen II. Ou Sen II était trop ambitieux à ce niveau ou le IV ne l’est pas assez étant donnée l’eau qui a coulé sous les ponts en 4 ans (à moins d’une surprise d’ici la fin du jeu, car il me reste un tout petit bout de chemin).

vladisaac
Invité
vladisaac

Toujours un plaisir de lire tes bilans annuels !
Je ne pourrais faire le Sen 4 que dans quelques mois, mais les échos que je reçois ici et là me fond très très peur…
Du coup, les Ys, c’est pour quand ? ->

Eyrtz
Invité
Eyrtz

Bonjour et bonne année !

L’absence de doublage de Rean par moment de l’histoire pour permettre au joueur de rentrer dans le personnage ainsi que le fait d’avoir créé un système de romance entre Rean et les personnages féminin pousse à croire que Falcom a voulu créer son Persona-like avec les épisodes de Sen no kiseki.

Heureusement, les choix ne change en rien à l’intrigue principale.

Minato
Invité

Très chouette bilan mais qui nous rappelle en europe une réalité cruelle….. on attends toujours que Sen 3 et 4 se décident enfin à faire le voyage chez nous (peu importe la plateforme d’ailleurs…)

Inuki
Invité
Inuki

Comme toujours, des bilans au petits oignons ^^.

Dark Rose Valkyrie donne bien envie, Dommage on le verra jamais chez nous.

J’ao adoré VC3 aussi. Le duo Riela – Imca est excellent et Kurt est en effet un héros des plus réussis. J’espère que le 4 soit au moins aussi bon.

Flikvictor
Invité

Ca fait un bail que je ne suis plus passé par ici.
Très intéressant ton avis sur le 4e et dernier opus de The Legend of Heroes sur PS4. Dommage qu’il ne semble pas remplir toutes les espérances voulues pour un final. Le 3e sortant en automne, la reprise de la structure narrative (lourde à digérer) du premier volet me fait un peu peur mais apparemment tu as bien aimé car l’histoire avance vraiment. Je verrai ça lorsque j’aurais décidé de m’y lancer.