Nous sommes début janvier, ce moment où beaucoup publient leur bilan de l’année, voire de la décennie : je n’allais évidemment pas passer à côté de cette tradition qui existe sur ce blog depuis 2008. C’est un rendez-vous annuel qui me tient à cœur, et où accessoirement je peux étaler mes goûts douteux. :D

Ce bilan va une fois de plus être découpé en plusieurs billets à cause de sa longueur, et pour changer un peu, je vais cette fois-ci commencer par ce qui est habituellement ma dernière partie : un retour sur l’année qui s’est écoulée et une sélection de jeux qui m’ont marquée (meilleure surprise, déception personnelle, etc.). Quant à ma liste commentée des jeux attendus pour l’année 2020, elle était tellement longue que j’ai préféré écrire un billet à part.

Les prochains billets qui suivront celui-ci me permettront de revenir sur tous les jeux que j’ai pu faire en 2019 mais ne datant pas forcément de cette année-là, le tout avec quelques commentaires : ça a été de mon côté une année avec du neuf, du moins neuf, des bonnes et des mauvaises surprises et quelques jeux abandonnés en cours de route. Le tout sera classé par thème (RPG, visual novels…), tout comme l’année passée.

Bonne lecture~


  • MEILLEURE SURPRISE DE L’ANNÉE
Disco Elysium

Disco Elysium (PC)

Une grosse claque et une bien bonne surprise. En entendant son nom pour la première fois, j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une sorte de jeu de rythme (oui, bon…), donc je n’avais pas cherché à me renseigner davantage dessus. Entre temps, le bouche à oreille a fait son effet : les nombreuses critiques positives m’intriguent, et je découvre qu’il s’agit en fait d’un jeu de rôle. Puis je tombe sur des avis qui le considèrent comme le digne héritier de Planescape Torment, et là il ne m’en fallait pas plus pour que je saute dessus. Et je n’ai pas été déçue.

Disco Elysium est en fait un RPG sans combat dans lequel on passe énormément de temps à lire. Et à faire des choix. La moindre interaction se fait à travers ses nombreux dialogues, et on est ici finalement plus proche du jeu de rôle sur table : on a même droit à un lancer de dés pour valider certains choix reposant sur nos points de compétence. C’est un jeu assez fascinant avec également beaucoup d’humour, les compétences et autres aptitudes habituelles des RPG possédant ici leur propre identité et personnalité ! Ces dernières, au nombre de 24, correspondent à un fragment de la psyché de notre personnage, un détective qui se réveille amnésique alors qu’il était sur une affaire de meurtre : elles vont dialoguer avec lui dans sa tête, voire même discuter entre elles, ce qui donne souvent lieu à des conversations assez amusantes.

C’est aussi un jeu doté d’une énorme rejouabilité. Non pas parce que nos choix ont une grosse influence sur le déroulement de l’histoire, mais plutôt parce qu’ils ont tendance à façonner la manière dont est perçu notre personnage, le tout de manière immersive et naturelle. En tout cas, j’ai adoré : c’est un petit bijou d’écriture et une expérience qui prend aux tripes, avec des personnages et des quêtes secondaires qui ne sont pas en reste.

Disco Elysium n’est disponible pour le moment que sur PC et en anglais, mais il devrait débarquer dans quelques mois sur PS4 et Xbox One avec une version française, ce qui n’est pas plus mal vu le niveau de langue demandé pour y jouer dans sa version originale. Et je souhaite d’ailleurs bien du courage à l’équipe en charge de sa traduction.


  • COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE
SaGa Scarlet Grace: Ambitions

SaGa Scarlet Grace: Ambitions (PC, PS4, Switch)

Je n’aurais jamais deviné en y jouant que ce SaGa, qui est arrivé pour la première fois en anglais chez nous début décembre, allait finir par être mon gros coup de cœur et mon titre préféré de l’année. C’est quand même un jeu qui, de loin, peut rebuter : ce n’est pas très joli, son budget est plus que minimaliste et son approche différente fait qu’il n’y a ni ville, ni donjon à explorer (!) : ces derniers ne sont en fait qu’un menu avec une image en fond. Et pourtant, c’est probablement l’un des RPG les plus addictifs auquel j’ai pu jouer ces dernières années.

SaGa Scarlet Grace, c’est aussi un jeu avec un côté « jeu de plateau » très marqué, un vaste continent à explorer librement, des quêtes qui peuvent se résoudre de différentes manières, plusieurs fins différentes, de nombreux personnages à recruter, un boss de fin plus ou moins puissant suivant certains choix et actions au cours de l’aventure (j’ai eu du bol, j’ai eu la version la plus facile), un world building des plus intéressants, et surtout un gameplay absolument passionnant une fois que l’on a compris ses subtilités : je pourrais même comparer chaque combat à un puzzle.

D’une difficulté parfois brutale, j’ai trouvé qu’il s’agissait pourtant du SaGa le plus simple d’accès : une section « Tips » renseigne sur les mécaniques du jeu, la notion de mort permanente a disparu (les personnages qui ont perdu tout leur LP sont simplement K.O pendant plusieurs tours), et il est même possible de modifier le niveau de difficulté des affrontements (Faible, Standard, Fort). Dommage tout de même que certaines options ne se débloquent qu’après avoir terminé le jeu une première fois, comme la possibilité d’accélérer les combats.

J’étais déjà une grande fan des SaGa, mais ce SaGa Scarlet Grace est probablement le seul volet de la série qui m’a passionnée et obsédée à ce point : c’est une véritable drogue. J’aurais un peu de mal à le recommander vu que cela reste une expérience très spéciale, bien loin d’un RPG classique, mais cet épisode est un très bon point d’entrée pour quiconque aimerait se lancer pour la première fois dans un SaGa.


  • DÉCEPTION DE L’ANNÉE
Astral Chain (Switch)

Astral Chain (Switch)

Ouh là, j’ai vraiment eu du mal avec Astral Chain. Qui est loin d’être un mauvais jeu, d’ailleurs. J’avais principalement été intéressée par le combo Masakazu Katsura / PlatinumGames, et au final j’ai surtout eu l’impression de jouer à un mélange entre Evangelion, Jojo’s Bizarre Adventure et Kamen Rider. Avec un générique 100 % anime. Ce qui n’est d’ailleurs pas un reproche, bien au contraire, mais je suis quand même un peu triste de ne pas avoir accroché plus que cela à ce titre.

C’est très barré, c’est plutôt joli et il y a des tonnes d’options pour personnaliser son gameplay (arbres de compétences, talents… même le niveau de difficulté peut être customisé), mais j’ai malheureusement retrouvé ici tout ce que je déteste dans un jeu vidéo : des phases d’infiltration, des missions d’escorte mais aussi et surtout des phases de plateformes obligatoires. Elles sont beaucoup trop nombreuses, et on y a même droit durant le boss de fin ! Il y a aussi des puzzles plus ou moins intéressants, même si celui où le sol disparaît au bout d’un certain temps était relativement pénible.

« Pénible » est d’ailleurs le mot que j’utiliserais pour résumer mon expérience. Les combats sont chouettes même s’il arrive de s’emmêler un peu les pinceaux au niveau des commandes, et la bande-son est sympa, mais je n’ai eu aucune passion en y jouant. C’est plutôt répétitif, et sur la fin j’en avais tellement marre que je voulais surtout terminer le jeu, son scénario poussif n’ayant certainement pas aidé. Je n’ai pas non plus compris l’intérêt d’avoir un jeu d’action avec un personnage principal muet (et comme je venais de terminer Fire Emblem: Three Houses juste avant, ça n’a probablement pas aidé), mais mis à part cela je peux comprendre que l’on puisse vraiment accrocher à ce jeu. De mon côté, ça a surtout été : vite joué, vite oublié.


  • COUP DE CŒUR MUSICAL DE L’ANNÉE
SaGa Scarlet Grace: Ambitions

SaGa Scarlet Grace: Ambitions

Et oui, encore du SaGa Scarlet Grace, mais ses musiques sont celles qui m’ont le plus marquée en 2019 ! Le compositeur habituel de la série, Kenji Itō, signe ici une bande-son qui évoque surtout les RPG de l’époque des 16 bits. C’est peut-être pour cela que je l’ai vraiment appréciée : il y a un petit côté nostalgique, je trouve. Mon thème préféré, Deities: Guardians, rappelle d’ailleurs un peu le thème de combat du tout premier Romancing SaGa sur Super Famicom.

Comme souvent avec les RPG, ce sont ses différents thèmes de combat qui m’ont surtout marquée comme Daemons: Fallen Ones, Magic is a Blessing ~ Divine Star Macha, la première et la troisième partie du thème du boss de fin ou encore Tread on Flowers, le thème de combat d’Urpina. Car le jeu se paye en plus le luxe d’avoir des thèmes de combat et de carte différents pour chacun de ses quatre personnages principaux : j’aime beaucoup Going My Way, le thème de carte de Leonard, tout comme celui d’Urpina, In Full Bloom, dont je ne me suis jamais lassée alors qu’on l’entend 90 % du temps. En tout cas, c’est une bande-son que j’ai beaucoup aimée dans l’ensemble : objectivement, ce n’est peut-être pas la meilleure de 2019, mais c’est celle qui m’a le plus marquée.

Et les autres jeux de l’année 2019 ? Des titres auxquels j’ai joué, je retiendrais surtout Scala Ad Caelum de Kingdom Hearts 3, Chasing Daybreak de Fire Emblem: Three Houses, l’hypnotique Task Force Neuron d’Astral Chain ainsi que le très chouette thème des champions d’arènes de Pokémon Bouclier/Épée. Et il faudrait vraiment que j’écoute un de ces jours la bande-son de Sayonara Wild Hearts, qui a de très bons retours.


  • CHANSON / THÈME DE L’ANNÉE

« Can Cry » (Crystar)

Sorti chez nous en 2019 sur PS4 et Steam, Crystar est un action-RPG auquel probablement pas grand monde n’a joué et sur lequel je reviendrai dans un futur billet de mon bilan : ça a d’ailleurs été l’une de mes bonnes surprises de l’année. Il possède une jolie bande-son ainsi qu’un générique d’ouverture entièrement animé et réalisé par le studio Shaft (Bakemonogatari, March Comes in like a Lion, Puella Magi Madoka Magica…), sa chanson étant interprétée par Nagi Yanagi. J’ai tout de suite accroché à ce thème d’ouverture, tant au niveau musical que visuel : en tout cas, à chaque fois que je jouais à Crystar, j’avais pour habitude de toujours lancer ce générique avant.


  • MASCOTTE DE L’ANNÉE
Untitled Goose Game

L’oie d’Untitled Goose Game

Oui, l’oie farceuse et impertinente de ce jeu, qui a d’ailleurs donné naissance à bon nombre de mèmes et autres parodies, est mon personnage préféré de l’année. Et puis quel plaisir de taquiner les gens et de semer la terreur dans un petit village en subtilisant des objets et en cacardant à tout-va !

J’étais au départ un peu dubitative quant à l’intérêt de cet Untitled Goose Game : un jeu d’infiltration dans lequel on incarne une oie ? Par pure curiosité, j’ai fini par craquer avec la version Switch, et au final j’ai été surprise d’avoir autant accroché. Il m’a même un peu réconciliée avec le genre, vu que je ne suis habituellement pas très fan de ce style de jeu que je trouve très frustrant : pas de pénalité ici ni de game over si on se fait repérer, et ce côté non punitif est vraiment très appréciable.

C’est aussi une sorte de jeu de puzzle et de réflexion, avec une une liste d’objectifs plus ou moins variés à accomplir (voler des clés, faire tomber un vieillard sur ses fesses, enfermer une vendeuse dans son garage, passer à la télévision…) pour pouvoir progresser et accéder à la zone suivante. Rien de véritablement pénible, et j’ai apprécié le côté « bac à sable » qui permet d’expérimenter un peu et de se fixer ses propres objectifs.

Untitled Goose Game se démarque également par son humour : c’est léger, c’est charmant et c’est souvent drôle. Certaines situations m’ont vraiment amusée, et j’ai pris un malin plaisir à faire peur aux enfants et à importuner les pauvres habitants en criant HONK HONK. Dommage qu’il soit aussi court : il faut compter environ cinq heures pour boucler l’aventure.


  • LE GRAND OUBLIÉ DE L’ANNÉE
The Walking Dead: The Final Season

The Walking Dead: The Final Season

Sortie à cheval entre 2018 et 2019, cette quatrième et dernière saison a vu ses deux derniers épisodes débarquer en 2019. Et on a bien failli ne jamais les avoir vu que Telltale Games a entre-temps mis la clé sous la porte, mais heureusement Skybound Games a pu reprendre le flambeau.

La conclusion des aventures de Clementine est, j’ai l’impression, sortie dans l’indifférence la plus totale. Ce qui est un peu dommage car j’ai trouvé cette ultime saison bien meilleure que les précédentes ; je l’ai même presque autant aimée que la première. On retrouve ici encore quelques bugs graphiques, mais dans l’ensemble c’est beaucoup plus fluide, et y jouer directement après les saisons précédentes (je venais de terminer A New Frontier juste avant) choque un peu vu l’ambiance différente et l’interactivité un petit peu plus poussée, avec par exemple des objets à trouver et à collectionner. Grosse surprise tout de même au niveau de la version française : c’est pour la première fois doublé en français !

Il n’y a ici que quatre épisodes, mais ils sont bien plus longs que ceux des saisons précédentes. J’ai en tout cas trouvé l’aventure prenante et riche en émotions, avec un final qui peut tout de même diviser.

SPOILERS - impressions à propos de la fin

Lors de la toute dernière partie du jeu, j’ai vraiment cru que Clementine était morte : elle se retrouve dans une situation similaire à celle de Lee à la fin de la première saison. Je me suis dit que ça aurait été un peu trop gros de faire un copier-coller de cette scène, même si une telle fin ne m’aurait pas gênée. Puis l’arrivée d’un flash-back m’a fait très peur, et là j’ai bien cru qu’on allait avoir droit à un horrible « tout ceci n’était qu’un rêve ». Heureusement, ça n’a pas été le cas.

On voit donc au final Clementine qui a survécu à sa morsure avec une jambe en moins, le tout suivi d’un Happy End… D’un côté j’étais contente parce que Clementine mérite de vivre, mais d’un autre côté ça cassait un peu trop toute la scène émouvante où on voit clairement qu’elle commençait à se transformer. Et amputer sa jambe était normalement bien trop tard, si on veut rester cohérent avec l’univers de la série. Personnellement, je suis plutôt satisfaite de cette conclusion, mais je pense que le meilleur choix aurait été de proposer deux fins possibles : une où elle meurt et une où elle survit, et faire en sorte que la fin dépende de son influence sur Alvin Junior et de la capacité de ce dernier à prendre ses propres décisions lors d’un choix difficile. Comme ça, on a la possibilité de choisir le sort que l’on souhaite réserver à Clementine, et tout le monde est content (ou pas, vu que la théorie du « rêve » continue de circuler sur le web…).

J’aurais tout de même quelques reproches à faire au niveau du gameplay : on se retrouve dans cette saison bien plus souvent en situation de combat, et les contrôles étant très approximatifs, ce n’était franchement pas la joie à ce niveau-là. En dehors de ça, j’ai vraiment beaucoup aimé cette ultime saison qui, pour ma part, conclut de manière satisfaisante les aventures de Clementine.


  • COUP DE CŒUR DE L’ANNÉE QUI NE DATE PAS DE 2019

Growlanser (PSP)

Ah, Growlanser. J’avais joué en 2017 au quatrième volet, Growlanser: Wayfarer of Time, et il m’avait tellement plu que j’ai eu envie de faire tous les épisodes de la série. Et pas seulement pour les jolies illustrations de Satoshi Urushihara. En 2019 je me suis enfin lancée dans le tout premier volet à travers son remake PSP de 2009, qui n’est d’ailleurs disponible qu’en japonais.

J’ai vraiment beaucoup aimé : c’est très classique mais je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, avec en prime toujours ce système de combat façon jeu de stratégie en temps réel. Le personnage principal, Carmine/Carmaine, est ici un jeune homme qui ignore tout de ses origines et qui fait parfois d’étranges rêves prémonitoires ; adopté et élevé par la magicienne de la cour, sa naissance est un grand mystère lié à deux prophéties. L’histoire de Growlanser tourne autour de son passé, mais aussi d’un conflit entre plusieurs royaumes et dans lequel Carmaine jouera le rôle de médiateur. Les nombreux personnages qui vont rejoindre l’équipe sont quant à eux attachants et intéressants ; notamment Julian, un personnage que j’ai trouvé relativement complexe.

Le prologue du jeu, qui détermine les statistiques de notre personnage, mérite lui aussi d’être mentionné : on a en fait droit ici à un prologue jouable où le héros se promène en ville, accompagné de sa fée-homonculus Tippi chargée de le surveiller. Nos moindres actions (bonnes ou mauvaises) et choix vont avoir une influence sur ce que pense Tippi, ce qui va déterminer nos statistiques de base pour le reste de l’aventure : c’est une idée finalement toute simple, mais sur le coup j’ai trouvé ça original.

C’est un jeu également très complet : il possède plusieurs fins différentes, les dialogues sont entièrement doublés et l’aventure est relativement longue, le tout avec de multiples rebondissements. De nombreuses quêtes secondaires et autres activités sont disponibles, comme un système de vacances qui rappelle fortement les « Private Actions » des Star Ocean ou encore une simulation de gestion de ville qui permet de développer son propre domaine en construisant des bâtiments et en recrutant des PNJ.

Dommage que la toute dernière partie du jeu s’étale un peu trop en longueur et qu’il y ait tout de même beaucoup trop d’allers-retours obligatoires, mais en dehors de ça Growlanser fait partie de mes coups de cœur de l’année : c’est un RPG que j’ai trouvé passionnant.


RETOUR SUR 2019

Rétrospective 2019
Source : https://www.monolithsoft.co.jp/anniversary20th/

Tout comme 2018, l’année 2019 a été plutôt bien remplie, même si la majorité des jeux qui m’intéressaient sont quasiment tous sortis les quatre derniers mois de l’année. Je constate aussi que depuis quelque temps, mon mode de consommation de jeux vidéo a évolué, et c’est encore plus vrai en 2019 : j’achète nettement moins de jeux import qu’avant. Tout simplement parce que les jeux arrivent désormais assez vite chez nous, avec peu d’écart entre leur sortie japonaise et leur sortie occidentale : c’est d’ailleurs pour cela que j’ai fait l’impasse sur la version japonaise du nouveau Sakura Wars ou encore les récents portages de la version Deluxe des Atelier Ayesha/Escha&Logy/Shallie (oui, je suis un pigeon). L’autre raison est que certains jeux de niche autrefois condamnés à rester coincés au Japon arrivent désormais chez nous, notamment du côté des visual novels.

Il y a quelques exceptions, et ces dernières années j’ai par exemple sauté sans hésiter sur les versions japonaises de Persona 5, Dragon Quest XI ou encore des derniers Trails/Kiseki de Falcom : le premier parce qu’à l’époque, ce n’était pas sûr d’avoir droit au doublage japonais dans la version localisée ; le second parce que vu la manière dont Square Enix traite la série en Occident, je me suis demandée s’il allait réellement sortir du Japon ; quant aux derniers, c’est tout simplement parce que les Trails ont tendance à débarquer assez tard chez nous, mais aussi pour éviter les spoilers. Il m’arrive tout de même d’importer des jeux parce qu’ils sont disponibles uniquement en version numérique chez nous et que je tiens à les avoir en version boîte.

Désormais, je passe surtout par la case import pour les jeux qui ont l’air de ne pas vouloir sortir du Japon (voire ceux qui ne sortiront jamais en anglais, comme par exemple la majorité des otome games). Pour 2019 ce fut le cas de Gnosia (PS Vita), Satsujin Tantei Jack the Ripper (PS4, Switch) et To All of Mankind – Jinrui no Minasama e (PS4, Switch), que je vais très probablement importer si aucune localisation n’est annoncée courant 2020.

2019 est aussi l’année où je me suis rendu compte que beaucoup de jeux auxquels j’ai joué sont des portages/remakes/remasters. Et ça va être le cas d’une bonne partie des titre que j’attends pour cette année 2020 ! On pourrait critiquer le manque d’originalité et l’absence de prise de risque de l’industrie, mais d’un autre côté je suis bien contente de pouvoir jouer dans de meilleures conditions à certains titres, surtout ceux qui n’avaient jamais été localisés en Occident auparavant (Seiken Densetsu 3/Trials of Mana et Romancing SaGa 3, entre autres), sans oublier les jeux qui ont eu droit à une véritable refonte graphique (Link’s Awakening). Il y a aussi les simples portages (HD ou non), mais bon, je ne dirais rien parce que je fais partie du problème : je suis la première à me jeter sur la moindre réédition d’un épisode de la série des Atelier. :’)

Il y a également eu quelques (gros) absents de mon côté en 2019. Des jeux auxquels je n’ai pas joué pour différentes raisons, alors qu’ils m’intéressaient un minimum à un moment :

  • Death Stranding m’intriguait beaucoup, mais au vu des avis très divisés dessus et des quelques critiques que j’ai pu lire, je ne suis pas vraiment sûre d’accrocher… Je préfère attendre une baisse de prix.
  • Baba is You : un jeu de réflexion/casse-tête/puzzle qui a l’air très original, mais je sens que ça risque de vite me prendre la tête si c’est trop frustrant.
  • Shenmue 3 : il faudrait que je (re)joue aux deux premiers Shenmue avant, j’espère que ça n’a pas trop mal vieilli. :(
  • A Plague Tale : Innocence me tentait bien lui aussi, sauf que de loin ça me faisait penser à The Last of Us… Et beaucoup de critiques s’accordent à dire que c’est similaire sur bien des points à ce dernier, ce qui m’a assez refroidie : je ne suis pas fan de The Last of Us. Surtout de son gameplay, en fait.
  • AI – The Somnium Files : j’ai failli le prendre à sa sortie, mais j’aimerais bien faire/terminer les autres visual novels de Uchikoshi avant.
  • Daemon X Machina : la démo m’a définitivement convaincue de ne pas l’acheter. :D
  • Code Vein : là aussi j’ai fait la démo, mais je me rends compte avec tristesse que ce que j’ai préféré, c’est l’outil de création de personnage. J’ai d’ailleurs passé plus de temps dessus que sur la démo en elle-même, qui ne m’a pas trop emballée même si c’est plus qu’inspiré de Dark Souls… Peut-être que je prendrai le jeu si jamais il a droit à une grosse baisse de prix.
  • Sekiro – Shadows Die Twice : contrairement aux autres jeux de cette liste, j’y ai joué quelques heures avant de jeter l’éponge. Tout simplement parce qu’il m’a rendue malade à cause de mes problèmes de motion sickness : la caméra parfois un peu folle a eu raison de moi (c’était le véritable boss du jeu !) et le framerate n’a probablement pas aidé, sachant que j’y ai joué sur une PS4 classique. Tant pis.
Sekiro - fanart
Sekiro – source : https://www.pixiv.net/en/artworks/74361938
  • Dragon Quest XI S : c’est surtout son mode 2D qui m’intéresse, mais ce sera pour plus tard vu que j’ai fait la version PS4 il n’y a pas si longtemps que ça. Pas sûre d’y jouer en 2020 non plus, mais rien ne presse, après tout.
  • The Outer Worlds m’intéressait jusqu’au moment où j’ai découvert qu’il s’agissait d’un jeu uniquement en vue à la première personne.
  • Life is Strange 2 : j’attendais la sortie de tous les épisodes, ce sera donc pour 2020 !
  • Catherine Full Body : je voulais le prendre mais il est malheureusement sorti durant une période assez chargée de mon côté, puis j’ai complètement oublié son existence jusqu’à ce que je commence à écrire ce bilan… Ce sera donc pour cette année. Normalement.
  • Devil May Cry 5, que j’avais un peu oublié, mais je préfère y jouer après avoir fait le 4 et terminé le 3.

Cette liste n’est pas exhaustive, et les quelques autres absents (notamment au niveau des jeux indés et des visual novels) seront mentionnés dans mes prochains billets !

Le reste de l’année 2019, en vrac :

  • Le rapprochement inattendu de l’année : Microsoft et Nintendo, ce qui nous a permis de voir débarquer en 2019 sur Switch des jeux comme Cuphead ou encore Ori and the Blind Forest. À quand l’arrivée du Game Pass ?
  • La bombe de l’année : Left Alive.
  • Le clone de l’année : Enchanted Portals, un projet Kickstarter plus qu’inspiré de Cuphead. Et j’ai quand même très envie d’y jouer.
  • La traduction surprise de l’année : des fans ont traduit le tout premier Sakura Wars sur Sega Saturn en anglais !
  • Le tue-l’espoir de l’année : on aurait pu avoir un éventuel remaster de Xenosaga, mais aux dires de Katsuhiro Harada cela ne risque malheureusement pas d’arriver de sitôt (voire jamais).
  • Le challenger de l’année : l’arrivée de Google sur le marché du jeu vidéo avec sa Stadia.
  • Le pire fandom de l’année : les fans de Pokémon.
  • La disparition de l’année : 2019 a marqué la fin de la production de consoles PS Vita au Japon. RIP.
  • Le coup de gueule de l’année : ARRÊTEZ DE SORTIR DES JEUX AVEC DES SOUS-TITRES ET DES POLICES MINUSCULES. Là je pense surtout à GreedFall, mais aussi à Fire Emblem: Three Houses en mode portable.
  • La découverte de l’année : Peace Island, un projet de jeu d’aventure open world par une petite équipe indépendante dans lequel on incarne… des chats. J’espère vraiment que ça va finir par aboutir.
  • L’arnaque de l’année : Capcom qui ose sortir Devil May Cry 2 sur l’eShop et le vendre 20 euros.
  • L’arrestation de l’année : l’affaire Pierre Taki et ses conséquences sur Judgment.
  • L’invité surprise de l’année : Keanu Reeves lors de l’E3 2019, et qui apparaîtra dans le futur Cyberpunk 2077.
  • Le mystère de l’année : en mai 2019, Project Prelude Rune, supervisé par Hideo Baba (l’ancien producteur des Tales of qui avait fini par rejoindre Square Enix), a finalement été annulé : problèmes de gestion, restructurations ou différends avec Hideo Baba (il a depuis quitté le studio) ? On ne le saura peut-être jamais.
  • La « trahison » de l’année : on a eu droit à une petite guerre entre fans lorsqu’il a été annoncé que c’est NISA et non Xseed qui allait sortir et localiser Trails of Cold Steel III en Occident.
  • La « 2B » de l’année : Ryza, l’héroïne du dernier Atelier qui a inspiré bon nombre d’artistes. Le jeu a d’ailleurs réalisé le meilleur démarrage de la franchise au Japon.
  • L’attaque la plus cool de l’année : celle de Cowboy Bebop dans Super Robot Taisen T.
  • Le pire matos de l’année : les problèmes de Joy-Con de la Switch font de plus en plus parler d’eux, et la console a même été nommée « produit le plus fragile de l’année » par le site 60 Millions de Consommateurs.
  • Le prix de l’Arlésienne : ça se joue entre Deep Down (qui n’est toujours pas mort) et le remake de Tsukihime (annoncé en… 2008).
Atelier Ryza
Atelier Ryza ~ Ever Darkness & the Secret Hideout (source)

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9 Commentaires
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Tama
4 janvier 2020 2 h 20 min

Il est là ! On l’attendait (enfin moi) ce fameux trop annuel !
Merci encore de prendre le temps de détailler ces jeux, c’est toujours un plaisir de lire ton avis.
Personnellement, si je connais une partie des jeux, je crois bien n’avoir joué à aucun d’entre eux mais la plupart me donne bien envie. Tellement de jeu à finir et à faire et tellement pas de temps et d’argent…

Le seul jeu sur lequel je suis potentiellement plus « refroidie » serait SaGa, malgré un enthousiasme qui fait envie. Je ne suis pas sûr que ça soit pour moi, aux vues des caractéristiques que tu décris. J’ai Unlimited Saga sur ps2 -que j’ai toujours pas fini d’ailleurs, comme tant d’autres…- et j’ai vraiment du mal avec le système de jeu que je n’ai absolument pas compris. Pas sur que les saga soient pour moi, vu que j’aime prendre mon temps et me balader, même si beaucoup moins dernièrement.

« il m’a rendue malade à cause de mes problèmes de motion sickness »
Je me sens moins seule d’un coup… j’ai également ce problème et c’est une plaie sur certains jeux (la raison principale pour laquelle je me risque pas au FPS, outre le fait que je suis pas fan du genre, ou autre jeu à la première personne). Mais je compatis car je sais à quel point ça peut être handicapant et qu’il faut parfois du temps pour s’en remettre (je me souviens de ne pas avoir réussi à aller au bout de Portal car j’avais fini en PLS avec la bassine à côté).

Bref. Hâte de voir la suite.

Dexterraca Castellan Cassedane
Dexterraca Castellan Cassedane
6 janvier 2020 2 h 26 min

L’ennui avec le nouveau Sakura Taisen c’est que je n’accroche pas du tout au chara design, j’ai jamais aimé le trait de Tite Kubo et le nouveau chara design manque cruellement de vie. Sans compter son héroïne qui n’a aucun charisme, je préfère de loin Lancelot qui a un bien meilleur chara design et le capitaine de l’équipe allemande doublé par Nana Mizuki.

👀 À part ça il me tarde de connaître tes impressions sur Pio Fiore No Banshou si tu l’as fait. C’est clairement le meilleur otome game de la décennie pour moi, ça été une grosse claque quand je l’ai vu sur BiliBili cet été, je ne m’attendais pas à se que Otomate sorte un tel bijou. Sinon tu as joué à Bustafellows et Enchante aussi ?

Dexterraca Castellan Cassedane
Dexterraca Castellan Cassedane
6 janvier 2020 18 h 39 min
En réponse à  Exelen

Par contre pour Sakura Taisen 5 je kiffe le héro qui est très marrant sans compter la nouvelle coupe de Sumire, c’est la seul chose de réussi par Kubo. En même temps vu le prix d’import des jeux japonais je comprends que tu préfères attendre leur sortis en occident. J’espère juste que Aksys va bientôt annoncer une date de sortie pour Pio Fiore et Enchante en espérant qu’ils ne foirent pas la traduction de Pio Fiore en retirant tout les mots italiens qu’il y a dedans car cela casserais l’immersion. Pour Bustafellows, le jeu est assez cour donc tu pourras le terminer rapidement.

Sinon tu compte prendre Olympia Soiree aussi ?
J’ai remarqué que tu n’avais pas fais de billet sur les anime de l’été et du printemps comme d’habitude.

Moi personnellement je me suis mise au binge watching, je ne me peut plus permettre de faire un marathon pour au final ne regarder que deux ou trois anime correctes par saison, il y en a vraiment beaucoup trop et surtout énormément de daubes. Sans compter le nombre incalculable de Isekai qui viennent pourrir le marché, moi j’en peux plus ! certains d’entre eux sont bien comme Tate No Yusha No Nariagari mais les autres ne méritent pas qu’on y jette un coup d’œil. C’est pas comme-ci il n’y avait pas des tas de bons manga qu’ils pourraient adapter hein ! j’espère que le reboot de Fruits Basket permettra l’adaptation de d’autres shojo en reboot comme Gakuen Alice, Please Save My Earth ou encore Angel Sanctuary, je croise les doigts pour.

Pour revenir à Pio Fiore tout se que je peux te dire c’est que le jeu risque de beaucoup de plaire, quand on est fan de films de gangster c’est vraiment l’otome game qu’il faut.

Dexterraca Castellan Cassedane
Dexterraca Castellan Cassedane
7 janvier 2020 6 h 55 min

Oops ça m’était complètement sorti de la tête, mais tu dois savoir qu’un nouvel opus de Angelique va voir le jour sur Switch, cela va faire 20 ans que la mère des otome game n’a pas eu de jeux sorti sur une console Nintendo. À part ça tu compte jouer au nouveau Haruka Naru Toki No Naka De ou pas ?

Dexterraca Castellan Cassedane
Dexterraca Castellan Cassedane
7 janvier 2020 19 h 53 min
En réponse à  Exelen

😂Je constate qu’on est beaucoup à avoir un backlog de l’enfer, les jeux ne font s’accumuler et au final on y touche jamais parce qu’on a déjà les yeux sur les prochaines sorties. Pour ma part j’essaie de faire de la place de mon côté en finissant mes RPG qui traînent depuis 7 ans maintenant. Angelique n’est pas un reboot c’est un tout nouvel opus, je compte prendre Olympia Soiree ainsi que le nouveau Haruka Naru une fois que j’aurais une Switch, seulement j’attends la sortie de Pio Fiore qui est le seul le jeu qui me motive à acquérir cette console pour en prendre une.

Inuki
Inuki
10 janvier 2020 23 h 05 min

Le bilan annuel incontournable qu’on attend toute l’année ^^.
Mon année vidéoludique 2019 a encore été sous le signe de la PS4 avec des jeux convaincants notamment 428, Valkyria Chronicles 4, God of War, Dark Souls 3 ou encore DB Fighterz. Niveau vn spéciale note pour Flowers Le volume sur Printemps qui était très agréable à parcourir.

Dexterraca >> M’en parle pas. Entre la PS4, la 3DS et le PC j’ai plus de 50 de jeux en attente lol. Bon ça permet d’avoir de quoi s’occuper pendant un long moment au moins XD