Anime – Bilan de la décennie 2001-2010 : suite et fin

Super Heroine Taisen

Avec un peu de retard voici la suite de ce bilan de la décennie au niveau de la japanimation, avec un billet un peu plus long que le précédent.

Après quelques petits constats sur l'évolution des anime, leur augmentation au fil des ans et leur uniformisation, je me suis maintenant intéressée à leur adaptation suivant leur support d'origine : quelle est la proportion d'œuvres originales par rapport aux adaptations de mangas, de jeux vidéo, etc., et combien de suites débarquent chaque année ? Un petit mot sur la montée du fandom féminin suivra, et je terminerai le tout par un petit aperçu général année par année, avec également des impressions très subjectives sur quelques séries et autres événements de cette décennie.

Pour commencer, j'avoue que je ne savais pas trop au départ comment réellement aborder cette deuxième partie sans que cela ne devienne trop indigeste, étant donné que je voulais surtout mettre en avant les séries en elles-mêmes. Entre faire un top ou dresser une liste année par année, résumer dix années d'animation japonaise reste quelque chose de difficile parce que cela demande aussi un gros effort de mémoire ; j'ai donc opté pour le choix le plus simple, c'est-à-dire dresser un bilan année par année, en faisant ressortir quelques événements de l'industrie de l'anime ainsi que quelques titres qui m'auront personnellement marquée (dans le bon et le mauvais sens). Mais avant cela, j'ai voulu faire également ressortir deux autres tendances en plus des trois précédentes citées dans la première partie, en commençant par l'origine des adaptations.

 

Nia déguisée en Lina Inverse

Adaptations & suites à foison

Il y a plusieurs façons de comptabiliser les anime d'une décennie, comme par exemple les classer par genre, mais j'ai trouvé bien plus parlant de les classer par adaptations, et ce uniquement pour les séries diffusées régulièrement à la télévision. Car j'ai surtout voulu faire ressortir l'originalité d'un anime : s'agit-il d'un concept original ne se reposant sur aucune fanbase, ou bien d'une suite ? S'agit-il d'une adaptation de light novel, de visual novel, ou bien d'un remake d'une ancienne série ? Pour certains titres cela aura été un casse-tête de les classer dans telle ou telle catégorie (notamment lorsqu'une série est tirée d'une machine de pachinko...), mais au final si par exemple un manga est adapté en anime pour la première fois, je l'ai classé dans "adaptation de manga" ; si une suite basée sur ce même manga est créée, alors cette suite sera classée dans "suite et spin offs" et non dans les adaptations de manga. Il en est de même pour les light novels et les adaptations de visual novel. Pour certains titres ce fut difficile de trancher lorsqu'il s'agit d'un projet décliné en trois supports (jeu vidéo, anime, manga) quasiment sortis en même temps ; dans ce cas-là j'ai choisi le média pour lequel il a été pensé en premier. J'ai également volontairement omis de ce schéma les remakes et les adaptations de jeu vidéo (hors jeux de drague et autres visual / sound novels), et regroupé ensemble les light novels et les romans.

Au final, classer les anime suivant leur origine aura été intéressant et m'aura permis de voir quelles étaient les tendances année par année. Comment est-on passé d'une trentaine d'anime originaux en 2001 à seulement une dizaine en 2010 ? Et inversement, comment est-on passé d'une dizaine de suites à plus d'une trentaine à la fin de la décennie ? J'ai donc là aussi classé tout cela sous forme de graphique, toujours en me servant de la base de données de Anime News Network mais aussi du Wikipedia japonais.

Et au passage voici une version alternative de ce graphique (merci à Cyberpenpen !) qui montre le pourcentage qu'occupe chaque catégorie dans le total des œuvres de chaque année, afin d'avoir quelque chose de plus exact étant donné la quantité variable de titres diffusés à la TV chaque année.

Que peut-on tirer de tout cela ? Tout d'abord que le nombre de suites n'aura cessé d'augmenter, au profit des anime originaux et des adaptations de manga. Les adaptations de light novel et de visual novel en séries TV auront elles aussi augmenté petit à petit au fil des années, mais ce n'est que vers 2005 et 2006 que l'on reconnait une hausse bien plus nette ; depuis, le chiffre est resté assez constant. Si l'on cumule les chiffres de séries tirées de visual novels et de light novels (hors romans) puisqu'il s'agit des adaptations qui ont connu un véritable boom dans les années 2000, en 2010 cela donne 22 séries, contre seulement 2 en 2001. Ce chiffre atteint 29 en 2006 : si il a légèrement augmenté au fil des années, 2006 est l'année où il aura explosé ; c'est également l'année où le plus grand nombre de nouveaux anime aura été diffusé à la télévision japonaise (pas moins de 150), mais c'est aussi à partir de ce moment-là que le nombre d'anime diffusés par an commencera à diminuer.

Si les anime se reposant plutôt sur le fan service ecchi arrivaient surtout par le biais des OAV, ils étaient encore en minorité à la télévision au tout début de la décennie. Mais petit à petit, tandis que le nombre d'OAV de ce genre de séries diminuait, elles faisaient davantage leur apparition à la télévision, surtout depuis que les anime sont diffusés le soir et la nuit) ; cela a tranquillement commencé vers 2003 où des séries comme Ikkitousen, Tenjou Tenge, Green Green ou encore Lime-iro Senkitan ont fait leur apparition. C'est entre 2005 et 2006 qu'il y aura une nette augmentation, avec l'arrivée plus importante des adaptations de light novels et de visual novels, bien que la majorité des séries dites "fan service" soient des adaptations de manga.

Finalement, le plus inquiétant reste quand même la nette augmentation de séries sans qu'il n'y ait vraiment de prise de risque : le nombre de suites et autres séries dérivées d'un même univers n'aura cessé d'augmenter, et c'est en 2010 que l'on obtient pour la première fois un nombre de suites supérieur aux nouvelles adaptations. Un problème que je ne trouve pas très rassurant aux côtés de celui du trop grand nombre d'anime produits chaque année, adaptant parfois trop vite un titre, et de la pénurie de staff que cela entraîne.

 

Lucky Star

La montée en force des "fujoshi"

Pour en terminer avec ces quelques réflexions sur les tendances qui m'auront marquée pour cette décennie, j'aimerais ajouter un mot sur le phénomène des fujoshi. Les fujoshi, c'est donc le terme très péjoratif par lequel on désigne les fans de sexe féminin, et plus précisément les fans de BL (Boy's Love) et de yaoi. Et cette décennie, j'ai trouvé qu'il y a quand même eu une nette augmentation de séries animées destinées à ce public, car mis à part quelques rares séries TV, notamment à la fin des années 90, la majorité de titres de ce genre sortaient auparavant par le biais des OAV. Si certaines séries des années 80 et 90 ayant un nombre de personnages masculin relativement élevé (Captain Tsubasa, Saint Seiya...) étaient déjà détournées par les fans par le biais de doujinshi, les séries ne visaient pourtant pas ce public.

GenshikenAu fil du temps, des séries à la base dédiées à un public masculin ont finalement fini par attirer une très grosse portion de fans de sexe féminin, et les exemples de ce type de séries sont nombreux : si dans le années 90 je trouve que Gundam Wing aura été assez marquant à ce niveau-là (et dans une moindre mesure Evangelion à cause ou grâce au personnage de Kaworu), pour cette décennie je retiendrais Gundam Seed mais surtout Gundam 00, sans oublier Prince of Tennis, Fullmetal Alchemist, Code Geass, D.Gray Man, Hitman Reborn, Death Note... Ces séries étant pour la plupart de purs shōnen, certaines n'ont pourtant pas attendu leur adaptation en anime pour devenir également populaire auprès de la gente féminine. Des anime s'amuseront également de cela avec leurs personnages masculins à des degrés moindre, comme par exemple Suzumiya Haruhi no Yuuutsu avec Kyon et Itsuki (même si le fan service pour filles est surtout mis en avant dans le jeu vidéo Suzumiya Haruhi no Tomadoi sur PS2) et surtout Kuroshitsuji avec Ciel et Sebastian, mais là encore les exemples sont vraiment nombreux.

Les années 2000 auront également vu naître davantage de séries qui, enfin, ne mentent pas sur le public visé. Que ce soit Loveless en 2005, Suki na Mono wa Suki Dakara Shōganai!! en 2005 également, Gakuen Heaven en 2006, Junjou Romantica en 2008 ou encore Togainu no Chi en 2010, ces séries ne sont qu'une poignée d'exemples d'un genre qui se sera rapidement démocratisé. Car ce qui est intéressant à noter est que le phénomène envahit également les anime dits "mainstream" : c'est un phénomène qui n'est pas nouveau et qui existait déjà dans les décennies précédentes comme je l'ai déjà Gundam OOmentionné un peu plus haut, mais le contexte de l'époque n'était pas le même et avec internet j'ai l'impression que cela intensifie le phénomène en question. Je prends par exemple le cas de Durarara!, très populaire auprès de la gent féminine, et dont l'anime aura tellement gagné une image de série pour fujoshi (les goodies de Durarara! dans les magasins Animate se vendent à côté des goodies de séries destinées aux filles et autres reverse-harem) que même sur des sites comme Nicovideo et 2ch, beaucoup de fans japonais de sexe masculin pensent réellement qu'il s'agit à la base d'une série pour fans de yaoi, ce qui m'aura au début vraiment surprise... Et il en est de même pour d'autres anime qui marchent bien plus auprès de la population féminine, comme Sengoku Basara et Ookiku Furikabutte.

Un autre aspect des séries pour filles sont les reverse-harem, adaptés le plus souvent de jeux de drague. Malheureusement, beaucoup de personnes (autant en occident qu'au Japon) s'imaginent qu'un anime rempli de bishōnen sera forcément un anime yaoi, alors que ce n'est pas le cas : des séries comme Angelique, Harukanaru Toki no Naka de ou encore Hakuouki, respectivement tirées de deux dating sims et d'un visual novel, sont de purs reverse-harem. Et si ce type d'anime commence lui aussi à devenir de plus en plus présent à la télévision japonaise, seul l'avenir nous dira s'il prendra réellement de l'importance dans la décennie à venir.

 

Rétrospective 2001-2010

Petit bilan final : rétrospective

Pour terminer ce bilan de la décennie, voici donc un bref récapitulatif de ces dix dernières années, avec quelques événements en vrac arrivés dans le monde de la japanim', ainsi qu'un avis personnel sur des séries qui m'ont marquée, en essayant de me limiter à un choix pour chaque catégorie. Là encore, cela reste un bref aperçu de la décennie très personnel et subjectif. ;-)

 

LES ANIME DE 2001

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LES ANIME DE 2002

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LES ANIME DE 2003

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LES ANIME DE 2004

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LES ANIME DE 2005

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LES ANIME DE 2006

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LES ANIME DE 2007

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LES ANIME DE 2008

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LES ANIME DE 2009

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Et en 2010 ?

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Ce bilan de la décennie se termine donc, bilan qui fut finalement plutôt long à écrire car j'avais commencé à rédiger tout cela début décembre et que j'ai passé mon temps à souvent le remanier. Dans quelques jours devront suivre les bilans de 2010, d'abord sur les jeux vidéo puis sur les anime. Et les impressions sur les nouvelles séries de l'hiver viendront bien plus tard, peut-être à la fin du mois ou en février, je verrai.

Pour finir, merci aux courageux qui auront tout lu jusqu'au bout !

OreImo
Kirino par Yoshitoshi ABe.
  Sources, références et liens utiles : - The Decade in Anime (Chocolate Syrupy Waffles) - Anime of the Decade (Ocha!) - アニメの歴史 (Wikipedia) - Outsourcing slowly killing Anime Industry (Cartoon Leap) - The freefall of Japan's Anime Industry (Japan Today) - The Future of Anime (Ramblings of DarkMirage) - How can the Anime Industry avoid stagnation (Animenation) - Industry group head says Anime is a bubble that burst (Anime News Network)

Fanarts : Super Heroine Taisen - "Nia Inverse".

49 comments

  1. « 2008 :LES SÉRIES QUE J’AI HONTE DE NE PAS ENCORE AVOIR REGARDÉES :

    … rien pour cette fois. »

    Tsssk, Kara no Kyoukai ! :D

    Très beau bilan, en tout cas. C’est intéressant de voir chaque année passée en revue, et j’ai beaucoup apprécié le graphique sur l’évolution des adaptations/oeuvres originales.

  2. J’applaudis d’abord le travail effectué pour collecter toutes ces infos, ça a du être long et chiant :p

    Le début de la baisse des contenus originaux semble corrélée au moment de l’explosion de la bulle, ce qui est une réaction compréhensible pour protéger le marché sur le court terme. Cependant, il faut voir maintenant quel va être le déclencheur pour faire repartir ces séries, et ne plus dépendre uniquement des adaptations.

    et in before : Drig qui dit que 2006 est le début de la fin.

  3. Merci pour ce résumé particulièrement intéressant. Au moins, on aura enfin une base avant de partir dans des débats. Et finalement, y’a quand même masse de trucs matables quoiqu’en pense les anti-moe.

  4. Article passionnant et très dense, que j’archive au côté de son prédecesseur. Je suis persuadé que ce travail statistique et analytique servira en beaucoup d’occasions.

    Merci !

  5. Exelen. Je ferai ce que tu veux. Nomme une bonne série qu’il est honteux que je n’aie toujours et je promets de vite la voir. ALORS S’IL TE PLAIT POUR L’AMOUR DE DIEU ET DE TOUS LES SAINTS, FULL METAL PANIC TE TEND LES BRAAAAAAS ;_____;

    Si necessaire, je suis prêt à lancer un nouveau projet comme pour Gundam 0080 !

  6. > « Et finalement, y a quand même masse de trucs matables quoiqu’en pense les anti-moe. »

    L’écrasante majorité d’entre eux concentrés dans la première moitié de la décennie, c’est-à-dire avant que le moe ne devienne systémique.

  7. Dans la série navet/truc honteux de 2005/2006, la trilogie des films de Zeta Gundam pourrait aussi avoir une très bonne place. Je n’ai pas les chiffres en tête mais il me semble qu’ils avaient plutôt bien fonctionné en terme d’entrée en plus.

    Sinon, je rejoins FFenril : mate FMP, c’est un ordre, en priant pour qu’on ait une nouvelle saison :D

  8. attends, ta MAL est plus longue que la mienne, OK.
    mais dans les anime que t’as honte de pas avoir vu, j’en ai vu facile les 3/4.
    tu préfères donc voir les daubes que les anime de qualité (ou pas parce que Stellvia tu peux t’en passer).

    merci d’avoir cité tenshi na konamaiki, un anime dont le but est d’être drôle mais que les moephile ne materont jamais parce que c’est moche.
    Je viens de me rendre compte que j’ai oublié de le citer dans les anime drôles, lors de mon commentaire du 29 décembre 2010 @ 16 h 23 min dans le dernier bilan.
    j’ai vraiment honte de moi. sérieusement.

    Moegaku est simplement le meilleur anime de 2008 :(

  9. Déjà bravo pour le travail de recherche. Bel article sur l’évolution de l’animation japonaise depuis 2000 en tout cas.

    Ensuite c’est vrai que tu vises l’epic fail avec toutes les séries que t’as pas vu ^^ (surtout que tu les traînes depuis un bon moment). Bref pour bien démarrer cette nouvelle décennie tu devrais essayer de rattraper ça ;).

    PS : 2ch critique le moe et Yui est élu meilleur perso de 2010 au Japon >_<.

  10. han t’as pas vu Hanada Shounenshi non plus en 2002 ! Honte à toi !
    et honte à moi de l’avoir également oublié aussi.
    2002 a vraiment été une année où on savait être drôle, yavait les Jungle Guu DX également …

  11. Excellent bilan pour un article très riche, comme le précédent :)
    Sinon, j’ai moi aussi trouvé l’année 2006 très fournie, sans doute plus que les autres années. Je n’ai d’ailleurs pas pu choisir entre .hack//Roots et Bakumatsu K.I. comme titre préféré. En fait, je me rends compte que j’ai raté pas mal de choses avant 2008, mais je devrais trouver le temps pour les regarder maintenant.

  12. Tu aurais peut-être dû également faire un graphique montrant le pourcentage occupé par chaque catégorie dans le total des œuvres de chaque année, pour relativiser la quantité de séries évoluant avec le temps : si cela ne change pas grand chose pour les adaptations de romans et de light novel, pour celles de VN/SN/dating sim/eroge et pour les suites, on constate par contre que la courbe des adaptations de manga reste à peu près stable et que celle des séries originales fait une franche dégringolade. Le graphique obtenu donne ceci (en reprenant tes catégories et tes chiffres) : http://i.imgur.com/RWpOR.jpg

  13. C’est tout de même incroyable de constater l’appauvrissement des productions depuis 2007. Notamment quand on regarde ce qui ressort de 2009 et 2010 : pas grand chose, au final. L’impression persiste que cette industrie est arrivée artistiquement au bout du rouleau, bouffée qu’elle est par une fanbase de demeurés.

    Un animé marquant de la décennie qu’il faut absolument citer en ces pages : Kemonozume, que j’ai d’ailleurs regardé plusieurs fois. Un de ces animés qui a tenté, comme d’autres, de réformer l’industrie de l’animation japonaise… Mais le moe a gagné.

  14. Rukawa > Hanada Shounenshi, je l’ai complètement oublié. Surtout que je voulais le voir après avoir lu un article dessus (je crois que c’était sur le blog de Sirius).
    Pour les séries pas vues, certaines je les gardais au chaud en période de disette, pour les autres j’aurais bien voulu les voir mais ça passait pas sur les chaines que je recevais quand j’étais au Japon ou alors c’était diffusé trop tard le soir, et il y a des années où j’avais pas internet. Il n’y a que vers 2007/2008 que j’ai commencé à faire du téléchargement massif plutôt que de me prendre la tête à tout enregistrer sur un magnétoscope et à accumuler des VHS, donc j’ai raté pas mal de séries intéressantes. :(
    Après j’avoue que j’ai aussi moins de mal à regarder une daube, bizarrement…

    FFenril & Tetho > surtout que les DVD de FMP, je les avais achetés lors de l’Epitanime de 2008, et qu’ils ont fait le voyage avec moi au Canada puis au Japon. xD

    cyberpenpen > c’est vrai que ca aurait été plus pertinent de faire ca, merci pour le graphique. Je me permets de le rajouter dans l’article, j’espère que cela ne te dérange pas. :)

    brotch > oui, j’aurais pu citer Kemonozume, c’est vrai. Mais là encore le style graphique peut rebuter, comme ce fut le cas avec Kaiba.

  15. Merci pour le travail fourni, les chiffres et graphiques. Ca donnera du grain a moudre pour les discussions enflammees sur forum ou IRC. C’est toujours un peu triste de constater que les adaptations sont reines et que les projets originaux fondent. Pas que ces derniers soient toujours signe de qualite et les adaptations toujours mauvaises evidemment, mais les deux sont necessaires et devraient pouvoir cohabiter sans s’ecraser.

    Et my 2 cents completement subjectif : dans les series que tu n’as pas encore vues, l’indispensable de la decennie est a mon sens Eureka seveN :)

  16. Personnellement celui qui m’a le plus choqué dans la liste des trucs que t’as eu honte de pas avoir vu Exelen, je crois que j’aurais dit School Rumble. Non pas que je le préfère a d’autres animes de la liste ( indice deux de mes animes favoris se cachent dans les animes que tu as honte pas avoir vu, saura tu les retrouver? ) mais c’est vraiment l’anime que tout le monde a tendance a avoir vu dans le lot, car c’est un anime tout public, classique de chez classique. Apres je pourrais te remonter les bretelles a la manière d’un FFenril sur mes favoris dans ta petite liste ( coucou Aria, Honey & Clover et Monster ) mais ça reste des animes visant un certain type de public. Alors que bon School Rumble j’aurais tendance a dire que ça peut plaire a tout le monde et que tout le monde l’a vu~

  17. NiKi > j’en profite pour poser une question d’ailleurs, pourquoi School Rumble est une série aussi connue parmi les fans d’anime en France ? C’est un truc que je me suis toujours demandée : pourquoi cet anime-là en particulier ? Il y a une raison à ce qu’il soit devenu un classique ? Car j’ai l’impression qu’il est même plus populaire à l’étranger qu’au Japon.

  18. Un Billet très intéressant et fort agréable à lire. Particulièrement la partie intitulée  » Adaptations & suites à foison  » qui aura , sans aucun doute , nécessitée un travail « gargantuesque » . Chapeau bas !

  19. Je sais pas trop Exelen. Difficile a dire. Mais j’ai envie de dire que c’est abordable par tous, c’est tres japonais ( au niveau de l’humour, la narration et les personnages ) sans que ça soit bizarre ( c’est une comédie romantique que je peux présenter a des gens ayant aucun rapport avec la japanim sans qu’il me regarde bizarrement, ce qui est pas le cas de séries de méchas par exemple, même si celles-ci sont tous publics et s’appellent Full Metal Panic par exemple )

    C’est aussi une démonstration de « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ». Et la série a une certaine aura avec un gros nombre de persos ( je trouve que ça joue beaucoup dans l’appel d’une série, ça justifie nottamment le succes d’un One Piece dont on vante souvent son univers vaste )

    Non seulement c’est une série qui est ouverte a tout le monde, non seulement elle a ses moments « cultes », dés moment qui dépassent la barrière du fou rire instantané et qui sont « mémorables ». Moi je trouve que ça manque ce genre de séries, on a beau dire que c’est « tres classique » on en voit pas si souvent en fait. Deja j’trouve dommage que le standard du triangle amoureux se perd derrière celui du harem, et c’est p’tet l’une des raisons qui font que j’ai surkiffé voir Toradora par exemple. M’enfin je m’égare.

    Toujours est-il que c’est difficile d’expliquer le « succes » d’une série, bien plus que d’en vanter ses qualités. Le succes se joue a des qualités fédératrices je pense, et School Rumble en a, ces qualités étant ses persos et situations loufoques – et qui ne sont pas que momentanés, on se souvient des gags de School Rumble, je pense que c’est important a préciser – , ses couples qui arrivent a nous accrocher avec des progressions sporadique, sa facilité d’accès qui nourrissent ce qui fait l' »aura » d’un classique.

    J’aurais beau adorer ARIA par exemple, je sais pertinemment qu’elle a pas les qualités pour être classique. C’est pas des qualités fédératrices qu’elle a, c’est des qualités qui plairont a certaines personnes. Les qualités de School Rumble, elles, sont susceptible de plaire a tout le monde.

    D’ailleurs c’est a la toute fin que j’y pense, mais un truc qui est cool dans School Rumble c’est que il y a un héros et une héroine qui rallieront les public des deux sexes. Y’a un fort facteur identification dans la série je pense, on prend plaisir a voir des gens comme nous, ça joue aussi dans le fait que la série marque.

    Enfin encore une fois c’était une question bien difficile que tu m’as posé, ça m’étonnerait pas que ma réponse ne puisse pas vraiment répondre a tes intérrogations.

  20. Je note juste un biais possible après ce mémorable compte-rendu, Excelen, c’est que tu ne prends pas en compte le format des séries alors que tu n’as pas manqué de réserver un paragraphe sur le sujet lors de ta première partie. Quand tu dis que « c’est en 2010 que l’on obtient pour la première fois un nombre de suites supérieur aux nouvelles adaptations », en sachant que le format 13 épisodes est maintenant bien ancré, avec sa suite (économiquement viable), on retombe sur une série (une) de 26 épisodes.
    Et puis ce demi format permet d’augmenter les statistiques alors qu’en est-il de la véritable densité ?

    « Kirino par Yoshitoshi ABe »

    Ca m’a fait un choc, un très gros choc. J’ai le palpitant qui saigne. En plus, je la trouve moche car cette imouto ne correspond pas tu tout à son dessin.

    En tout cas, je vois que je n’ai pas été le seul à être choqué en m’apercevant le genre de série que tu as pu louper. En un sens je t’envie, toutes ces découvertes à venir.

  21. Il y a tout de même un point que je trouve contestable : celui concernant les « secondes saisons » ; d’autant qu’elles ne sont pas considérés ici comme des adaptations.
    Les séries qui continuent tant qu’elles marchent, cela ne date pas d’hier. Pour autant, allons parler de « saisons » pour Saint Seiya ? Non, nous parlons d’arcs. Et lorsque le succès s’est démenti, l’adaptation s’est achevé.
    Là, ce n’est pas tellement différent. C’est juste que les studios vont être plus prudents, procéder par pallier, et annoncer – selon le succès – que la série va continuer. Au final, cela va être considéré comme un titre de plusieurs « saisons » même si sa diffusion ne connait pas d’interruption.

  22. @Rukawa
    Ouais mais non, Stellvia est une très bonne série et est de loin la meilleure production originale du studio Xebec depuis une décennie. C’était aussi le premier projet d’animation pour Makoto Uno en tant que character designer.

  23. NiKi > merci beaucoup pour tes précisions sur School Rumble. Ça me permet d’avoir un meilleur aperçu de ce qu’a à proposer la série, car pour le peu que j’en avais entendu parler et vu, ca m’avait l’air d’être une énième comédie scolaire comme tant d’autres, alors que ce n’est visiblement pas le cas du tout, donc je ne m’étais jamais vraiment penchée dessus. Je vais donc essayer de voir ca au moins cette année. :)

    Ileca > le problème avec les différents formats des séries, c’est que les saisons ne se suivent pas forcement et que certaines suites débarquent bien plus tard. Donc à cause de cela il m’aurait été impossible de faire un graphique prenant en compte ces formats, ou du moins de faire quelque chose de plus « juste » : comment faire par exemple avec une série de 26 épisodes dont 13 ont été diffusés en 2006 et 13 autres en 2008 ?

    Gemini > je te confirme que cela a été un véritable casse-tête pour classer les secondes saisons, et aussi les 3ème et 4ème saisons pour certaines séries. J’ai donc fait le choix volontaire de compter les suites et de les différencier du reste : du moment qu’une série change de nom, ou que quelque chose dans son titre la différencie de la première saison d’origine, je la considère comme une suite et non comme une même continuité.
    Pour prendre ton exemple avec Saint Seiya, ce sont bien des arcs différents comme tu le dis, et je considère comme toi la série comme un « tout », d’autant plus qu’elle n’aura pas changé de nom au cours de sa diffusion ; et ce au contraire d’autres séries comme Sailor Moon.
    Donc en gros, pour me simplifier la vie, si un titre d’une seconde saison est différent, je la considère comme une suite. Et moi-même ca m’aura un peu gênée pour certains cas où deux saisons étaient diffusées l’une a la suite de l’autre, mais ce n’était heureusement pas la majorité : il y a beaucoup de séries dont les suites sont arrivées assez tardivement (un ou deux ans plus tard maximum).
    Sinon, tu peux aussi considérer la catégorie « suites / spin offs » de mon graphique comme la mise en avant de la prudence des studios. ;-)

  24. Exelen >> Sailor Moon a changé de nom à chaque arc – sauf R, qui compte deux parties – mais il s’agit d’un projet parallèle au manga et n’ayant pas connu d’interruption, donc je serai d’avis de le considérer comme un tout. Je considère qu’il a plus de différence entre Sanctuary et Asgard (pour de multiples raisons) qu’entre S et Super S ; mais l’un a changé de nom, l’autre non.

  25. school day m’a dégouté du ecchi pendant au moins une bonne semaine j’avais peur de parler aux filles après je suis donc d’accord avec toi pour dire qu’il a marqué 2007

  26. T’avais peur de parler aux filles pendant une semaine. Pauvre chou. Est-ce qu’on doit comprendre que tu as réussi à t’identifier à une pauvre merde comme le héros principal de cette série de merde ? Jamais rien entendu d’aussi drôle depuis longtemps !

    Excelen : Baaah… heuuu… on peut résoudre le problème par la multiplication des graphiques mais ça risquerait d’alourdir ta page – le côté synthétique tendrait à s’effacer.

    Pour la densité, on peut soit utiliser le nombre d’épisodes, tout simplement, ou donner un coefficient à chaque format. Le résultat serait de donner une masse des épisodes produits et la moyenne d’épisodes des séries par année.
    Concernant les suites directes diffusées directement après la « première saison », j’aurais été d’avis de les compter comme une série unique de 26 épisodes – quitte à préciser avec une ligne si ça te gène de souder « deux » séries. Après je comprends parfaitement ton problème concernant les suites directes diffusées deux ans après. Peut-être aurait-il fallu faire un simple graphique détaillant le contenu de ce que tu appelles des « suites », ce qui aurait contenté pas mal de monde et permis à chacun d’additionner ce qu’il considère réellement comme des suites pour ensuite pouvoir faire ses propres comparaisons. Pour ce dernier problème, je l’avoue, c’est embêtant d’être précis.

  27. *pon* Deuxième partie finie. Clap clap de partout.

    Bon moi comme un gros connard qui fait jamais comme les autres, je vais appuyer sur Divergence Eve. Je suis parfaitement d’accord avec toi que le chara-design pulmonaire est infect (en même temps c’était déjà le cas sur Amazing Nurse Nananko-Chan mais bon), il faut aussi noter que la 3D est totalement gerbante, et que l’animation est, hors certaines scènes particulières, franchement merdique. Ca donne certe pas envie de lire ça, mais à coté, tu as une série de sf franchement intelligente, sous son couvert de ecchi dans l’espace (ce qu’elle n’est absolument pas), vraiment bien menée. Les personnages sont bons et attachants, le scénario « tient la route » (un peu dure avec leurs délires spatio-temporels comme d’hab, mais ca passe), des moments de détente comme de tensions importants, des morts qui prennent aux tripes, un générique tellement improbable pour la S2 qu’il en est excellent, et une ambiance du tonnerre que je mets toujours au niveau d’un Alien (oui Ialda oui :p).
    Franchement, je l’ai lancé en voulant mater des gros seins dans l’espace, et j’me suis pris une super série de sf. J’ose pas dire « meilleur », y’a eu du lourd cette décennie heureusement entre les Casshern, Kaiba, Ergo Proxy, Texhnolyze, Denno Coil etc…, mais l’idée est la.

    Intéressant ton point de vue sur les fujoshi aussi, ca change un peu d’avoir ce genre d’infos dont on parle peu, et qui commence à prendre une place prépondérante (surtout dans nos anime de robots :(). Ca reste un genre de série je pense peu regardé par chez nous encore, avec une frange de consommateurs masculins importante, donc c’est bien que tu certains en parles un peu. Et merci de m’avoir dit que Legende of duo était une daube, ca me fera ca de moins à mater (pourquoi je voulais le mater ? J’en sais rien ^^).

  28. Un peu la même réaction que Ruka et Tetho : arrête de regarder les merdes dont on nous inonde depuis des années et révise tes classiques. Honnêtement, dans les animes que tu n’as pas vus, doit y en avoir 5 ou 6 qui font objectivement partie des dix meilleures séries de la décennie… Certaines ne sont d’ailleurs même pas évoquées, ce qui est un pur scandale ! D:

    Bonne résolution pour 2011 : prendre la majorité de tes  » non-vus  » et les regarder en priorité. En plus, le ciel est avec toi sur ce coup-ci, il t’a servi une saison particulièrement médiocre en ce moment. Plus aucune excuse pour procrastiner !

  29. Aer > merci !

    Fenriyl > c’est bien ce que j’ai prévu de faire cette année, surtout vu la tronche de la saison d’anime de cet hiver. :D
    Sinon ce n’est pas vraiment de ma faute si certains classiques passaient sur des chaines de télé payantes, comme Wowow, et que d’autres ne sont absolument pas diffusés dans toutes préfectures du Japon : comme je l’ai écrit plus haut en réponse à Rukawa, pendant longtemps mon seul moyen de suivre des anime fut de regarder ce qui passait directement à la télévision japonaise (donc ni téléchargement, ni achat de DVD parce qu’ici ça coûte un bras), et je suis donc passée ainsi à côté de nombreux titres. Maintenant, la pile de titres à regarder d’urgence me fait un peu peur.

  30. J’aime comment les commentaires tournent surtout autour de ce que tu n’as pas vu XD Je crois que tu vas être déçue par FMP quand tu regardera enfin tellement tu vas avoir d’attente. Merci pour le bilan par année, je vois que j’ai apparemment commencé à regarder sérieusement des anime en 2001, et ça me rassure de voir que je connais quasiment toutes les séries que tu mentionnes (on est au moins d’accord sur le coup de coeur de 2003 XD) Vivement le bilan 2010 pour que je vois à quel point je suis larguée ._.;

    Sinon School Rumble, j’ai vu/j’ai lu et je trouve ça très dispensable Oo C’est drôle, j’ai même du rire franchement par moment, mais ça m’étonne que ce soit si populaire.

  31. VIVE LES YAOISTES ET VIVEMENT SEKAI ICHI HATSUKOI MM SI JE PREFERE JUNJU UN YAOI QUI A DONNER UN NOUVEAU SOUFFLE AU GENRE ET A CONVAINCU UN TAS DE FANS NON YAOISTE S INTERRESSER U GENRE GRACE A L ANIME CHU IOI

  32. t inquiete pas en tu ne manques pas grand chose ! full metal panic c’est sympas mais sans plus c’est pas un chef d’oeuvre! raxephon j’ai pas du tout aimé le hero est trop lent indecis parfois il est plus preoccupé de savoir si il a possibilité avec tel ou tel filles que de resoudre les problèmes, il y a un copine d’enfance psychopathe, une fille mysterieuse qui sort d’on ne sait d’ou et une trentenaire qui va se tape un petit jeune alias notre hero! un clone raté de misato d’evangelion -_- bref..j’ai pas du tout aime! les animes a voir à tout prix sont pour moi claymore elfen lied gunlister girl (fabuleux serieux!!)baccano, durahrarah ,gundam seed (trop fabuleux scenarios perso…) destiny à la rigeur mm si ça faut pas seed mais il y a asran xvx! full metal alchemist eureka seven evangelion mm si ça date de 1996 ça a fortement marqué la japanim…voilà en gros les animes marquant. apres si on est plus fleur bleu je conseille fruit bast air clannad qui m’on bien marqué voulou comme quoi je ne regarde pas que du yaoi mais aux gens ouvert je conseille junjou romantica car cette serie est très très bien voilà!

  33. les animes a voir aussi sas etre super marquant mais beaux quant mm il y a macross frontière et un truc qui marque c’est higurashi 3 series c’est psychologique et sanglant et vraiment particulier j’ai bien apprecié moi!

  34. J’ai enfin eu le courage (ou plutôt, j’ai pris la peine ;-) ) de lire tes deux bilans. Et j’ai été récompensé par une analyse intéressante, mais un peu effrayante.
    Je suis assez « jeune » dans le monde de l’animation (depuis 2008) et j’ai la joie d’avoir tant de séries, tant de films, certainement merveilleux, à voir.
    Tout ce que je peux espérer pour le futur, c’est que ta liste « LES SÉRIES QUE J’AI HONTE DE NE PAS ENCORE AVOIR REGARDÉES » continue de s’allonger ^^.

  35. Je viens d’entamer Wolf’s rain (parmi une looongue liste de série à voir), et j’ai pensé aux fujoshi. Tu ne la cites pas parmi les séries acclamées, mais je trouve qu’elle possède des attribus qui devraient leur plaire: quatre beaux mâles (enfin presque ^^), chacun avec un style différent pouvant contenter pas mal de gouts (l’ingénu, le rigolo, le mystique, le rebel), et que dire du style vestimentaire de Tsume lol ?

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