Après Nintendo, Sony, les RPG et la série Yakuza, ce cinquième et avant-dernier billet de mon interminable bilan va être consacré aux visual novels, avec également une bonne poignée d’otome games et quelques jeux dits « hybrides » que je ne savais pas trop où mettre, mais qui ne sont pas si éloignés que ça des visual novels.

Les titres sortis en 2018 qui manquent à l’appel et que j’aimerais faire un jour :

  • Les deux Muv-Luv sur Vita. Même s’ils sont disponibles depuis quelque temps déjà sur Steam, je préfère lire un visual novel sur console portable lorsque c’est possible. Et puis cela fait un bon moment que je voulais les faire vu leur réputation ;
  • Island sur Steam, en espérant que ça soit à la hauteur de ses critiques, plutôt bonnes dans l’ensemble ;
  • Death Mark, même si ce n’est pas un visual novel pur et dur. J’ai déjà la version japonaise sur Vita, mais je prendrai probablement aussi la version localisée, sur Switch ou Vita ;
  • Cendrillon Palika sur Switch, un otome game qui me tente bien et qui a lui aussi des critiques assez positives ;
  • Piofiore no Banshou, un otome game sur le thème de la mafia, et qui m’intéresse pas mal ;
  • Sanzen Sekai Yuugi ~MultiUniverse Myself~, le portage tout public sur Vita d’un otome game sorti sur PC en 2013. J’avais bien aimé la démo, mais je veux surtout y jouer parce que l’un des personnages ressemble un peu trop à Dante de Devil May Cry (oui, je suis faible) ;
  • London Detective Mysteria sur Vita, le premier otome game édité par Xseed et qui est sorti en fin d’année. Pas de version physique, malheureusement, il faut donc obligatoirement passer par le démat’.

Voici donc quelques impressions en vrac sur les visual novels et autres titres hybrides que j’ai pu faire cette année, la grosse majorité étant sur Vita et ne datant pas forcément de 2018. Seuls deux titres vont manquer à l’appel : Fuuraiki (PS2) et Time Travelers (Vita), qui ont déjà eu droit à une critique détaillée.

Élan Plus

Le premier jeu de ce bilan est un peu un intrus : il ne s’agit pas d’un visual novel pur et dur, mais d’un jeu hybride proposant des éléments de gestion et que l’on pourrait classer dans la catégorie des raising sims, aux côtés de la série des Princess Maker. Il y a toutefois ici un côté « dating sim » assez présent ainsi que de nombreux dialogues qui dépendent de ses affinités avec les différents personnages.

Le jeu se déroule dans un futur lointain, sur une base spatiale. L’humanité cherche à coloniser une nouvelle planète nommée « élan » dans l’unique but de sauver l’espèce humaine, la Terre ayant été rendue inhabitable à cause de nombreuses guerres. On incarne un homme ou une femme (au choix) qui fait partie d’un groupe de candidats élus, le but étant de devenir le ou la meilleure en réussissant plusieurs examens et avoir ainsi une chance d’être l’un des premiers êtres humains à débarquer sur la nouvelle planète.

C’est un jeu assez court (une partie dure en moyenne 3 heures), mais il a été pensé pour être terminé plusieurs fois étant donné sa grande rejouabilité, avec la présence de personnages et événements cachés pas forcément évidents à découvrir. Le côté gestion/raising sim est quant à lui limité en temps, avec chaque semaine des examens sur une compétence donnée (endurance, raisonnement…). Terminer le jeu avec la bonne fin demande en fait d’être premier partout au niveau des statistiques ET d’être très proche du personnage sur lequel on a jeté son dévolu, sachant que l’on peut être rejeté si on choisit un personnage avec lequel on a peu d’affinités.

C’est en tout cas un petit jeu plutôt sympa bien que forcément répétitif à cause de son concept, et que j’aurais probablement bien plus apprécié il y a quelques années. Il a de plus un côté très « shoujo sci-fi » qui m’a fortement fait penser à des œuvres comme Please Save My Earth !

Silent Möbius - Case : Titanic

J’ai été surprise de voir que même en 2018, le PSN japonais continuait d’alimenter son catalogue de jeux PSone en proposant ce Silent Möbius, qui sort du coup un peu de nulle part. Et comme je suis faible, je me suis jetée dessus dès que j’ai vu qu’il avait été développé par Gainax. Il s’agit du portage d’un jeu sorti à l’origine sur PC-98 et basé sur le manga (et anime) du même nom, dans lequel on suit une division spéciale de la police nommée AMP et leur lutte contre des esprits et autres créatures venant d’une dimension parallèle, les Lucifer Hawk.

Il est question ici du Titanic qui refait surface… Dans le ciel de Tokyo ! Avec tous ses passagers, comme si de rien n’était. Le jeu nous met dans la peau d’un jeune homme qui va enquêter sur ce mystère aux côtés des héroïnes de la série ; il s’agit d’un titre d’enquête/aventure à l’ancienne, avec des déplacements sous forme de lieux à sélectionner dans un menu, des objets à analyser et des personnages avec lesquels il faut discuter parfois plusieurs fois pour pouvoir faire avancer l’intrigue. Le tout dans un ordre souvent bien précis. Ce n’est malheureusement pas très long (moins de cinq heures), il y a peu de textes doublés et on a même droit à quelques combats textuels à la logique assez étrange. Bref, une petite curiosité vite jouée, vite oubliée, qui possède tout de même une bonne ambiance.

Save the Date

Ce petit jeu qui ne paye pas de mine propose une sorte de déconstruction des codes du visual novel, bien des années avant des titres comme Doki Doki Literature Club!. Save the Date est d’ailleurs lui aussi gratuit (disponible ici) ; j’ai eu du mal à accrocher au début, mais une fois pris au jeu, on se retrouve avec quelque chose de très sympa et bien plus profond que ça n’en a l’air.

Le but est de trouver le moyen de sauver sa dulcinée avec laquelle on est en train de dîner dans un restaurant, et dont le destin est visiblement de mourir. Peu importent les différents choix et sujets abordés, elle perd inéluctablement la vie à chaque fois, dans des situations plus ou moins farfelues. Il va donc falloir trouver comment la sauver en tentant par tous les moyens d’obtenir un « happy end ».

Je m’attendais à un petit jeu sans prise de tête, mais je me suis retrouvée avec une réflexion intéressante sur les visual novels et la répercussion des choix, avec une bonne dose d’humour absurde, de cynisme et de cassage de quatrième mur. C’est assez court (une heure environ), et ça devient très intéressant lorsque l’on se rend compte du rôle du joueur dans tout cela. C’est aussi une sorte de critique des visual novels, leur futilité et leur illusion du choix, avec ici un sentiment de désespoir et d’injustice qui fait que l’on va souvent se demander s’il existe réellement une bonne fin.

Save the Date est une bonne petite surprise que je ne peux que recommander aux amateurs de visual novels, avec un seul conseil : ne surtout pas se fier aux apparences et à sa première impression.

Save the Date - Chrono trigger

Steins;Gate 0

Steins;Gate 0

Disponible depuis un certain temps en anglais (2016, quand même), c’est l’arrivée de son adaptation en anime qui m’a finalement poussée à me mettre à ce visual novel : j’aime beaucoup Steins;Gate, mais je ne voyais pas trop l’utilité de cette « suite ».

Steins;Gate 0 se déroule donc dans la ligne temporelle où Okabe ne sauve pas Kurisu à la fin. Il faut bien entendu avoir vu l’anime ou fait le premier jeu avant, sinon cela n’a pas trop d’intérêt ; et on a beau savoir comment tout cela va forcément finir, ça n’en reste pas moins un visual novel intéressant. C’est aussi bien plus court que le Steins;Gate original : ce dernier m’avait demandé 35 heures pour le terminer entièrement et obtenir toutes les fins, tandis que cette suite m’a seulement pris 23 heures pour tout compléter à 100 %.

Le scénario est toujours aussi prenant, et cette fois-ci les différentes fins sont bien plus simples à obtenir. La manière dont le jeu est présenté et découpé est toutefois bien différente de celle de son prédécesseur, chaque route apportant ici des éléments de réponses vis-à-vis du scénario global : ces routes sont complètement différentes les unes des autres au niveau de leur contenu, certains personnages ayant parfois un rôle ou une personnalité différente. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’hésite à regarder l’anime, car je n’ose même pas imaginer comment tout cela a été adapté !

Mon principal reproche concernant Steins;Gate 0, c’est le personnage de Kagari, qui est un véritable plot device sur pattes. Son rôle diffère à chaque route, tout comme sa personnalité ; j’ai eu l’impression de voir un personnage malléable à souhait selon les besoins des scénaristes, et dont le rôle sert principalement à enchaîner les facilités au niveau du scénario. Et puis surtout, c’est moi où il n’a jamais été expliqué pourquoi elle ressemble autant à Kurisu ?!

Steins;Gate 0, c’est aussi un jeu bien plus sérieux et sombre que son prédécesseur, avec quelques nouveaux personnages. Je retiens bien évidemment Maho, que j’ai à ma grande surprise vraiment appréciée, et qui est la véritable héroïne de cette histoire. Dans le fond, ce visual novel reste largement dispensable, mais le lire a été un réel plaisir et je regrette même qu’il ne soit pas plus long. Je n’ai toutefois pas été très fan de certains aspects assez ambigus et vagues de la true ending, mais ça n’a pas vraiment gâché mon plaisir.

Au final, j’ai bien aimé ce Steins;Gate 0 malgré ses défauts. Dommage que la localisation ne soit pas parfaite : on a droit à des noms qui changent d’une scène à l’autre comme « Izaki » qui devient parfois « Isaki », ou encore à quelques fautes comme « its » au lieu de « it’s »…

Chaos;Head Noah

Chaos;Head Noah

Cela faisait un moment que je voulais y jouer, et quand j’ai vu que la version PS3 était disponible sur le PS Now japonais, je me suis jetée dessus. Chaos;Head Noah est la version « complète » du visual novel original, avec ici de nouvelles fins pour chaque personnage et quelques passages qui ont apparemment été réécrits.

Avant d’y jouer, mes seules connaissances de l’univers de Chaos;Head se limitaient à mes maigres souvenirs de l’anime assez mauvais qui avait été diffusé il y a quelques années, avec son scénario un peu bizarre et sa fameuse phrase « sono me, dare no me » (« à qui sont ces yeux ? »). Le visual novel est évidemment bien meilleur, avec une intrigue réellement passionnante et intrigante. Son meilleur personnage est sans conteste son héros Takumi, que j’ai réellement adoré : lâche, paranoïaque et associable, il m’aura souvent amusée pour ses nombreuses réactions. Et puis son doubleur a fait là un travail absolument remarquable.

J’étais au départ un peu perdue avec le système de désillusions, qui permet de choisir entre une désillusion négative ou positive qui influe une scène spécifique, d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire d’activer la désillusion en question. Elles collent toutefois bien à la personnalité de Takumi, avec des résultats parfois hilarants et d’autres qui mettent bien mal à l’aise. Le jeu possède néanmoins quelques passages moins intéressants que le reste ; je pense surtout à ceux qui nous font suivre l’histoire du point de vue d’autres personnages, notamment les deux policiers qui enquêtent sur les étranges meurtres qui ont lieu à Shibuya.

Je suis également moins fan de la seconde partie du jeu : la première partie met en avant un aspect « horreur » avec un côté psychologique prononcé, et des tas de mystères avec ces nombreux personnages qui ne disent pas forcément tout ; la seconde partie part quant à elle dans de gros délires dès que les Gigalomaniacs et les Di-swords sont mis en avant, avec ses combats à l’épée et un « grand méchant » un peu ridicule. j’ai toutefois bien plus apprécié les routes des différentes héroïnes, qui ne peuvent se débloquer qu’après avoir fini la « route principale » ; elles sont là aussi assez inégales mais beaucoup contiennent des rebondissements vraiment intéressants, voire inattendus, certaines étant même assez déprimantes.

Ce n’est pas un visual novel sans défauts, mais je l’ai beaucoup aimé. J’ai tout de même un peu du mal à me dire que ça se déroule dans le même univers que Steins;Gate : ce dernier essaye d’être un minimum crédible au niveau de ses explications scientifiques, mais on ne peut pas dire que ce soit tellement le cas de ce Chaos;Head Noah.

Chaos;Child

Chaos;Child

Après avoir fini Chaos;Head Noah, je me suis enfin lancée dans sa suite Chaos;Child, qui se déroule quelques années après et avec de nouveaux personnages. J’en attendais beaucoup vu les critiques très positives, certains fans ayant même trouvé que c’était le meilleur visual novel de la série des « Science Adventure ». J’avais donc hâte de le lire, et… j’ai été extrêmement déçue.

J’étais pourtant très emballée, au début : ça commençait fort, avec des passages très prenants, voire angoissants. C’est assez mystérieux, et les moments de grosse tension qui mettent réellement mal à l’aise (le passage du Love Hotel, celui dans les sous-sols de l’hôpital…) m’ont scotchée à l’écran. Malheureusement, cela n’a pas duré. Le problème ? Chaos;Child est un visual novel long. Très, très, très long. Il est impossible de voir le temps que l’on a passé dessus, mais je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’il dure une bonne quarantaine d’heures au minimum. Et encore, si c’était long et intéressant, ça aurait pu aller, mais il y a de nombreux passages interminables qui s’étalent beaucoup trop en longueur, y compris durant le chapitre final. On suit souvent nos personnages dans leur vie de tous les jours, et ce n’est pas toujours très passionnant ; surtout le chapitre 3, centré sur le festival culturel de l’école. C’est censé approfondir la personnalité du héros, mais je pense qu’il était possible de faire la même chose avec moins de dialogues inutiles : il y a des visual novels bien plus courts qui y arrivent très bien.

Mon autre problème, plus personnel celui-là, est que j’ai eu du mal à accrocher à l’univers étant donné que ça se déroule une bonne partie dans un lycée. Dans Chaos;Head on évitait un minimum cet environnement scolaire vu que son héros essayait d’y aller le moins souvent possible, mais malheureusement ce n’est pas le cas ici. J’ai également eu du mal à accrocher aux personnages, et leur chara-design pas très inspiré n’aide pas (le policier dont j’ai déjà oublié le nom ressemble à un PNJ quelconque). Du coup, j’ai eu énormément de mal à prendre l’histoire un minimum au sérieux. J’ai quand même apprécié le héros, Takuru, même si le système de désillusions positives/négatives ne colle pas tellement avec sa personnalité ; c’est un système qui est vraiment fait à la base pour le héros de Chaos;Head Noah, qui était quand même mentalement moins stable.

Difficile en tout cas de ne pas comparer ce jeu à Chaos;Head, et je crois que ma grosse erreur a été de jouer à ce dernier juste avant : c’est beaucoup trop similaire, avec des thèmes qui se recoupent (démêler le vrai du faux, critique de la société, etc.). Quelques plot twists sont exactement les mêmes, notamment au niveau de la route de certains personnages, ce qui fait que l’on peut deviner certains rebondissements à l’avance. Et ça gâche vraiment le tout.

En bref, Chaos;Child est loin d’être un mauvais visual novel, bien au contraire ; il faut juste réussir à rentrer dans l’intrigue. Si on arrive à s’attacher à son univers et à ses personnages, certains rebondissements auront encore plus d’impact, mais malheureusement ça n’a pas été mon cas. Ce qui m’attriste d’ailleurs un peu parce que j’aurais tellement voulu aimer ce jeu.

Il restera pour moi un visual novel au rythme très inégal, avec des moments extrêmement prenants et intéressants coincés au beau milieu de dialogues à n’en plus finir et d’interminables longueurs : au final, j’ai largement préféré Chaos;Head Noah.

428: Shibuya Scramble

428: Shibuya Scramble

Visual novel culte au Japon, sa sortie en Occident relève quand même du miracle. 428: Shibuya Scramble, c’est avant tout la suite spirituelle de Machi, avec un gameplay similaire à ce dernier qui peut au départ surprendre (un découpage en heures, des dizaines et des dizaines de mauvaises fins, un système de « zapping » entre personnages…). Le jeu propose une aventure rocambolesque mêlée à une intrigue des plus sérieuses, avec des personnages hauts en couleur.

Il y a aussi bien des moments d’humour absurdes que des passages assez poignants ; le jeu débute sur une simple histoire d’enlèvement et de rançon, mais il va vite évoluer vers quelque chose de bien plus complexe. Une intrigue haletante qui, sans être extrêmement originale, est plutôt bien écrite et rythmée, avec énormément de rebondissements. On en voit venir certains, d’autres non, mais tout au long de l’histoire j’ai eu cette impression de suivre une série TV très palpitante. Je ne peux que conseiller de se jeter à l’aveuglette sur ce jeu, et de mon côté je suis quand même contente d’avoir un peu oublié le contenu de l’anime de Canaan (qui se déroule après les événements de 428), parce qu’avec du recul, je me rends compte que ce dernier spoile quand même pas mal de trucs.

Des personnages attachants, un scénario prenant et brillamment ficelé, une traduction qui a été éditée par Alexander O. Smith, de nombreux bonus à débloquer… Que demander de plus ? Je regrette tout de même l’impossibilité de faire défiler le texte rapidement : il y a bien la touche bas qui fait dérouler le texte de certains passages déjà lus, mais cela ne fonctionne pas quand on va en arrière dans la timechart du jeu, ce qui fait que débloquer les mauvaises fins est assez pénible. Mis à part cela, 428: Shibuya Scramble est un visual novel (ou plutôt sound novel) que je recommande chaudement aux fans du genre et qui voudraient essayer quelque chose de réellement différent. De mon côté, inutile de préciser que j’ai adoré !

Exile Election

Un jeu un peu acheté par hasard durant les soldes, et qui a été une bonne surprise. Sous ses faux airs de Danganronpa (des personnages qui se retrouvent enfermés dans un parc d’attractions mystérieux sans savoir comment ils sont arrivés là, une mascotte qui leur dit qu’ils sont trop nombreux et qu’il faut réduire le nombre de survivants à deux personnes…) se cache un visual novel assez original où il est possible de choisir nous-même à chaque fois la victime, ce qui modifie en conséquence certains dialogues. Avec en bonus un personnage principal qui a le pouvoir de repérer les mensonges.

Le jeu a eu un accueil assez mitigé au Japon, mais j’ai plutôt bien aimé ; en tout cas, je ne m’étalerai pas dessus car j’ai prévu d’écrire une critique plus détaillée, et qui devrait arriver avant la fin du mois.

Code:Realize - Future Blessings

J’aime beaucoup Code Realize, que ce soit son univers ou encore ses personnages, donc forcément je n’allais pas passer à côté de ce fandisc ! Les retours n’étant toutefois pas fameux, je n’en attendais pas grand-chose, ce qui m’a peut-être empêchée d’être réellement déçue.

Ce fandisc propose une histoire bonus, des « After Story » se déroulant après les routes de chacun des personnages principaux, ainsi que quelques routes supplémentaires qui auraient pu prendre place durant le premier jeu (celles de Sholmès et Finis). Code Realize n’est d’ailleurs pas réputé pour être un otome game avec une romance excessivement présente, et c’est aussi le cas de ce fandisc. En général, un fandisc c’est surtout l’occasion d’avoir du fan service à gogo, mais c’est finalement loin d’être le cas ici. Les « After Story » sont assez inégales en terme d’intérêt, et on sent parfois que les scénaristes n’avaient pas trop d’idées pour certaines (genre la route de Van Helsing) ; la route d’Impey est probablement la seule qui correspondait un peu à l’idée que je m’étais fait de ce fandisc, et celle de ce pauvre Saint-Germain était une fois de plus bourrée de passages angsty à souhait.

Au niveau des autres routes, ma préférée a été, à ma grande surprise, celle du frère de Cardia, Finis. Et rien que pour son histoire, ce fandisc vaut le coup. Ce n’est pas un personnage que j’avais spécialement aimé dans le jeu original, mais cette histoire a tout de même réussi à me le faire apprécier davantage. Je remarque aussi que ça doit être l’un des rares otome games où une route avec un frère et une sœur se termine sans inceste. :’D

En revanche, la pire route du fandisc est probablement la nouvelle histoire avec la mafia, qui a l’air un peu sortie de nulle part étant donné qu’elle met en avant une jeune fille qui devient la toute première amie de notre héroïne Cardia. Ce qui n’a bien entendu jamais été mentionné dans le jeu principal, durant lequel cette « route » est censée prendre place. En tout cas, j’ai trouvé ça tellement inintéressant que sur la fin j’ai fini par zapper la majorité des dialogues.

En gros, j’ai trouvé que c’était un fandisc assez moyen, mais en grande partie sauvé par la route de Finis. Vivement le second fandisc, Wintertide Miracles, dont la sortie en anglais est prévue pour cette année et qui est apparemment bien meilleur. J’espère de mon côté que ce pauvre Saint-Germain aura enfin droit à une route un peu plus joyeuse !

KLAP!! ~Kind Love And Punish~ Fun Party

Ce fandisc de KLAP, dont j’avais parlé dans mon bilan de 2016, est une sorte de suite qui permet de retrouver les personnages et son univers. Le premier jeu racontait les mésaventures de Koyomi, notre héroïne qui était devenue malgré elle enseignante dans un lycée peuplé de yōkai, dans un village perdu au beau milieu de la campagne japonaise. C’est un otome game vraiment rafraîchissant et bourré d’humour, avec en prime la présence d’un mini-jeu assez particulier dans lequel il est possible d’aider les étudiants qui ont du mal à contrôler leur pouvoir de yōkai en les « corrigeant » avec divers objets de « torture ». Et bien entendu, ce mini-jeu est de retour dans ce fandisc, avec encore plus d’options ! ( ͡º ͜ʖ ͡º)

Ce fandisc propose donc des « after story » pour chacun des personnages du premier jeu, mais aussi deux nouvelles routes, l’une consacrée à Shinobu (l’infirmier de l’école) et l’autre à Ryō (un étudiant qui se transforme en loup-garou). On sent quand même que le budget ne devait pas être très élevé : les personnages sont méconnaissables sur certaines CG, l’illustrateur original ayant visiblement été remplacé par quelqu’un qui essaye d’imiter tant bien que mal son style, sans parler de la présence de nombreuses CG avec des personnages en chibi.

C’est toujours aussi mignon et drôle, mais ce fandisc n’est pas vraiment indispensable, à moins d’avoir vraiment adoré le premier jeu (ça tombe bien, c’est mon cas). J’ai tout de même passé un très bon moment dessus !

Psychedelica of the Black Butterfly

Psychedelica of the Black Butterfly

Psychedelica of the Black Butterfly est un otome game réputé pour avoir une romance en retrait par rapport au scénario, et effectivement, c’est le cas ! Il s’agit d’un titre très prenant, et j’ai tout de suite réussi à rentrer dedans dès les premières minutes grâce à son scénario mystérieux, même s’il est loin d’être original : notre héroïne Beniyuri se réveille dans un manoir abandonné, sans savoir qui elle est. Elle se retrouve soudainement attaquée par des monstres, mais elle va vite découvrir que d’autres personnes sont également enfermées dans cet étrange endroit ; ensemble, ils vont essayer de sortir de là à tout prix.

Dans l’ensemble, c’est loin d’être un jeu très joyeux, l’intrigue et le scénario étant même plutôt sombres par moment. Il y a quelques rebondissements bien trouvés et les personnages s’en prennent littéralement plein la tronche, surtout quand ils se retrouvent confrontés à la réalité et à leurs souvenirs perdus. Personnellement, j’ai beaucoup aimé Yamato et Monshiro, qui sont devenus mes deux personnages préférés. Hikage a probablement l’histoire la plus déprimante, et Kagiha ne m’a pas trop marquée ; quand à Karasuba, c’est le seul personnage que j’ai vraiment détesté.

Certains personnages sont malheureusement moins développés que d’autres, et la plupart des « routes » (si on peut appeler ça des routes) sont tellement courtes que je me suis parfois demandée pourquoi elles étaient là. Quant à l’héroïne, Beniyuri, elle est pour une fois doublée. Cela permet de lui donner un minimum de personnalité, d’autant qu’elle a droit elle aussi à son développement. J’aime beaucoup son design et surtout sa voix, qui est toute mignonne : elle est doublée par Mai Nakahara, connue pour son rôle de Nagisa dans Clannad ou encore Rena dans Higurashi no Naku Koro ni.

Psychedelica of the Black Butterfly est donc un otome game très sympathique, mais avec quelques petits problèmes qui m’ont empêchée d’être réellement emballée. Tout d’abord, la localisation n’est pas terrible : il y a quelques erreurs au niveau des dialogues, certains textes étant inversés voire même répétés plusieurs fois ! Ensuite, je n’ai pas été fan de l’obligation de lire des histoires annexes pour faire avancer le scénario : ça casse un peu le rythme. Les histoires en question sont plus légères que l’intrigue principale, mais j’aurais préféré qu’elles restent optionnelles. Enfin, mon dernier reproche et gros regret est que c’est beaucoup trop court. J’aurais tellement aimé en savoir plus sur cet univers et ces personnages, mais tout va tellement vite. Et dévorer le jeu en seulement cinq jours n’a probablement pas aidé.

Je classerais tout de même Psychedelica of the Black Butterfly dans le haut du panier des otome games disponibles traduits chez nous, même si je m’attendais quand même à mieux. Je n’ai rien contre les otome games qui se concentrent davantage sur leur scénario, bien au contraire, mais ce serait bien de ne pas oublier non plus de développer ses personnages.

Moujuutachi to Ohimesama ~ Beast and Princess

Moujuutachi to Ohime-sama ~ Beast and Princess

Beast and Princess, c’est un peu la suite spirituelle de Moujuutsukai to Ouji-sama / Beast Master and Prince. Et vu que Beast Master and Prince fait partie de mes otome games préférés, je voulais quand même y jouer malgré les critiques très négatives. Parce qu’en effet, ce n’était pas terrible.

L’histoire n’est certainement pas ce que je vais retenir de ce titre : une princesse nommée Julia, qui a été enfermée depuis son plus jeune âge dans une tour avec ses animaux de compagnie (un chien, un ours, un cheval et un canari… pourquoi pas), retrouve la liberté grâce à son cousin le jour où elle apprend que ses parents ont été tués par son oncle, et qu’elle est la prochaine sur la liste. Elle va donc fuir avec ses animaux, et grâce à une poudre magique que sa mère lui avait donné, ces derniers vont prendre une apparence humaine.

C’est un peu différent de Beast Master and Prince, car dans ce dernier les personnages étaient à l’origine des humains victimes d’une malédiction. Dans Beast and Princess, seul Ryszard (le cheval) est à l’origine un humain, mais ce qui me gêne tout de même ici est que les autres personnages, sous leur nouvelle forme, n’ont aucun mal à s’adapter et à comprendre les us et coutumes des humains alors qu’ils sont à la base des animaux.

Et le scénario, dans tout ça ? Et bien en fait… Il ne se passe pas grand-chose, du moins jusqu’à la toute fin où une méchante sorcière pointe le bout de son nez. Quelques passages humoristiques relèvent un peu le tout, notamment celui où le canari, sous forme humaine, mange dans un restaurant des œufs durs et trouve ça délicieux : peut-on considérer cela comme du cannibalisme ?! Il y a également quelques mauvaises fins, certaines proposant un destin assez tragique pour notre héroïne.

Le jeu est en revanche très beau et joliment présenté, à la manière d’un conte de fée, et les références à Beast Master and Prince sont très nombreuses : les deux jeux sont en fait nettement plus liés que ce à quoi je m’étais attendue. Quant à l’héroïne, Julia, elle a malheureusement autant de personnalité qu’un sac de patates, et tout le côté romance n’est pas mieux. Quand l’un des personnages lui fait sa déclaration, et bien en fait elle avoue qu’elle était elle aussi amoureuse de lui. Et là j’ai eu l’impression de rater un truc, parce que ses sentiments ont l’air de venir de nulle part : on ne la voit pas tomber amoureuse. C’est la même chose pour les autres personnages, qui donnent en fait l’impression d’être amoureux de l’héroïne depuis le départ. Peut-être parce qu’ils ont été enfermés avec elle dans une tour durant de longues années ; une sorte de syndrome de Stockholm, en gros.

Bref, c’est un otome game que j’ai trouvé assez creux et inintéressant, et surtout pas à la hauteur de Beast Master and Prince. Et dire qu’il existe même un fandisc ! Heureusement que c’est joli, parce qu’à part ça, il n’y a pas grand-chose à sauver là-dedans.

7'scarlet

7'scarlet

7’scarlet a été une sacrée déception, surtout après tout ce que j’avais entendu dessus. Cet otome game propose un scénario mystérieux qui prend place dans un village perdu dans la campagne japonaise, l’héroïne étant à la recherche de son frère. Et… c’était loin d’être aussi intéressant que ça n’en a l’air. J’ai mis plus de deux mois pour le terminer, principalement parce que j’ai trouvé les deux premières routes, celles de Hino et Isora, chiantes comme la mort (désolée, mais il n’y a pas d’autres mots).

Le problème ici est que le jeu nous force à suivre un certain ordre pour progresser dans l’histoire, en débloquant les routes au fur et à mesure. Et les deux première sont loin d’être palpitantes : l’héroïne, qui vient quand même dans un lieu reculé pour enquêter sur la disparition de son frère, donne surtout l’impression qu’elle n’en a rien à cirer et qu’elle est juste venue prendre des vacances.

La route d’Isora m’a également laissé un goût amer étant donné qu’à un moment, pour protéger l’héroïne blessée à la jambe, il l’enferme dans une pièce d’un bâtiment abandonné. Non seulement il est content au fond de lui qu’elle soit blessée parce qu’il peut ainsi s’occuper d’elle, mais en plus il regrette même un peu qu’elle ne se soit pas plutôt blessée à la main, comme ça il aurait pu lui donner lui-même à manger. On apprend plus tard que les autres personnages étaient au courant de la situation, mais ils n’ont rien fait parce que visiblement c’était quelque chose de normal. WTF. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais mis en pause le jeu pendant deux mois avant de le reprendre ; ça m’a rappelé de mauvais souvenirs de la route de Tōma dans Amnesia. Brrr.

Heureusement, l’histoire devient un peu plus intéressante avec les autres routes, même si c’était très inégal. J’ai également eu du mal avec les personnages qui tombent amoureux un peu trop rapidement de l’héroïne, et la romance qui sort en général un peu de nulle part. Sans parler de la personnalité de l’héroïne qui change d’une route à l’autre ! Je retiens tout de même de ce jeu son aspect visuel : c’est très joli. Il y a un réel soin apporté à la présentation, avec même des décors animés : ça change vraiment de la plupart des visual novels.

Je n’ai donc que très moyennement aimé 7’scarlet, qui m’a assez déçue. J’ai trouvé que c’était un jeu trop court et mal rythmé qui aurait finalement gagné à être un peu plus long, avec une intrigue un peu plus développée et mieux racontée. Parce que balancer la majorité des révélations à la toute fin, c’est quand même moyen.

Storm Lover V 1 & 2

Storm Lover V & Storm Lover 2nd V

Je termine ce billet avec deux otome games que j’ai beaucoup aimés, et que je regroupe ensemble étant donné qu’il s’agit plus ou moins de la même chose, mais avec des personnages différents.

Storm Lover est à la base un jeu sorti il y a quelques années sur PSP qui a eu droit à un portage (ainsi que sa suite) sur PS Vita, en 2015. Je n’ai jamais eu l’occasion de les faire, et comme ils ont été offerts en 2018 dans le programme du PS Plus (japonais, bien entendu), j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Et je dois dire que j’ai vraiment beaucoup aimé ! Ces deux jeux sont un « dating sim » à l’ancienne, comme Tokimeki Memorial, avec des statistiques à augmenter et un jeu qui se déroule sur une période donnée (une année, ici), dans un milieu scolaire.

Dans ces deux Storm Lover, le scénario de base est le même : une jeune fille (Yuuna dans le premier jeu, Mari dans le second) intègre un lycée privé nommé St. Louis High. Le but est de conquérir le cœur de la personne sur laquelle on a jeté son dévolu ; chaque personnage possède son propre scénario, avec deux fins différentes à chaque fois, le scénario en question prenant réellement de l’importance dans les derniers mois du jeu.

Il ne faut donc surtout pas y jouer pour son histoire, mais pour le reste : les personnages sont attachants, et surtout, le jeu est bourré d’humour. Il y a toutefois bien des aspects qui peuvent rebuter : ces deux Storm Lover V reposent sur un côté aléatoire, les différents événements des personnages ne se déclenchant pas à un moment ou à une date précise. C’est d’ailleurs un jeu assez cauchemardesque pour ceux qui voudraient obtenir le trophée platine (personnellement, je n’ai pas tenté, et je ne préfère pas !).

L’autre problème est en fait inhérent au système du jeu : c’est répétitif. On fera toujours la même chose en boucle pendant une année : monter ses statistiques, étudier, répondre à ses SMS et en envoyer… D’autant plus que ces actions coûtent de l’énergie, cette dernière se rechargeant un peu chaque jour/semaine. Ce côté répétitif est toutefois moins marqué dans Storm Lover 2nd V : si le premier jeu se déroule journée par journée, ce qui est un peu ennuyeux à la longue, le second jeu se déroule enfin semaine par semaine (comme dans Tokimeki Memorial, en fait), et c’est nettement plus supportable.

L’autre particularité de ce jeu, c’est de proposer du… netorare. C’est heureusement optionnel, même si le jeu semble être plus intéressant et moins répétitif lorsque l’héroïne drague ouvertement un autre personnage alors qu’elle a officiellement un petit ami (dans ce jeu, on peut soit faire sa déclaration, soit en recevoir une). Cela peut donner des dialogues exclusifs à ce genre de situation et quelques confrontations, mais personnellement j’ai juste essayé une seule fois par curiosité : ça m’a tellement fait mal au cœur que je n’ai pas pu continuer. Les personnages sont tous tellement attachants, et les trahir ainsi est horrible. ;_;

En bref, ce sont deux jeux bien sympas, mais qu’il vaut mieux savourer à petite dose ; je n’ai d’ailleurs même pas fini toutes les routes et je me suis contentée de faire uniquement celles des personnages qui m’intéressaient. J’ai tout de même une préférence pour le second Storm Lover, qui est nettement plus agréable à jouer grâce à ses améliorations au niveau du gameplay. Ça ne vaut pas un Tokimeki Memorial, mais c’est plutôt sympathique et souvent très drôle. En tout cas, j’ai beaucoup aimé !

Pour finir, ces versions Vita possèdent également de nombreux bonus par rapport aux versions PSP : des nouveaux génériques, de nombreux scénarios bonus et additionnels (avec leur propre CG !), des tonnes de DLC gratuits… C’est très complet et ça fait plaisir.

Storm Lover 2nd V
Il y a aussi pas mal d’engrish dans le second jeu ! :3

Et pour cette année 2019 ? Quelques titres me tentent bien, avec du côté des otome games Variable Barricade sur Vita, Shiritsu Verbara Gakuen ~Versailles no Bara Re*imagination~ sur Switch (c’est un hommage à Lady Oscar, donc impossible de passer à côté), Steam Prison qui devrait débarquer en anglais en février, sans oublier le fandisc Code: Realize ~Wintertide Miracles~, qui sera probablement l’un des derniers jeux en boîte chez nous sur Vita. Pour le reste, je verrai comme d’habitude au fil des sorties.

Quant aux autres visual novels, 2019 signe aussi l’arrivée chez nous de certains titres comme la version localisée et traduite du remake de Yu-No: A Girl Who Chants Love at the Bound of this World (je ne suis pas fan du nouveau style des illustrations…) ou encore la sortie sur console de Song of Memories, déjà disponible sur Steam, et qui me tente uniquement parce qu’il possède une traduction française (!). Our World is Ended devrait également sortir chez nous sur Steam, PS4 et Switch, tout comme World End Syndrome (ça fait beaucoup de fins du monde, tout ça).

Le fameux visual novel méta Kimi to Kanojo to Kanojo no Koi devrait lui aussi débarquer en anglais, mais ce ne sera peut-être pas pour 2019 vu que c’est Jast USA qui s’en occupe. Du côté des sorties japonaises, pas de nouvelles en revanche de Anonymous;Code, annoncé il y a déjà un bon moment, et ne parlons même pas du remake de Tsukihime. Quant au reste… wait and see.

Pour terminer, voici quelques liens vers des blogs qui proposent également un tour d’horizon de l’année 2018 ainsi que des prévisions pour 2019 au niveau des visuel novels et otome games (surtout otome games, en fait) parce que je me rends compte qu’il n’y en a pas tant que ça, et encore moins en français :

Rendez-vous (normalement) ce week-end pour l’ultime billet de ce bilan des jeux vidéo, avec l’habituel top/flop de l’année !

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Inuki
Inuki

Alors Steins;Gate 0. Déjà j’ai fait le jeu avant l’anime et ça rend celui-ci vraiment perfectible. Des pans entiers du scénario disparaissent, le rôle de certains persos est zappé et Okabe perd pas mal de sa superbe vu que des scènes sont absentes. Bref le jeu était plaisant dans l’ensemble même si loin d’être aussi prenant que le premier.

428 me fait trop envie mais j’attends un prix plus raisonnable. Sans compter que j’ai 11 jeux à faire sur PS4 plus un certain nombre sur 3DS donc ça peut attendre XD.

Elesia

Merci pour le lien du blog !

Pour tes retours de l’année sur les otome games, j’ai été comme toi relativement déçue par 7’scarlet (et par Side kicks, du même studio qui pourtant était soi-disant meilleur…ben non en fait). L’ordre forcé des routes n’est pas un problème dans mon cas mais plutôt l’écriture que j’ai trouvé laborieuse ainsi qu’une narration chaotique. Bon après, ayant aussi joué à la version anglaise, ça n’a pas dû aider.
En revanche, j’ai été très agréablement surprise par Psychedelica of the Black Butterfly. Le parti-pris narratif est plutôt audacieux donc ça m’a plu dans le sens que ce n’était pas commun pour un otome game. Après oui, c’est plus un pur visual novel qu’un otome mais c’est intéressant.

Sinon, pour les jeux japonais, j’aI fais Storm Lovers mais sur PSP et j’en garde un souvenir mitigé…comme tu le dis le jeu est très répétitif mais est aussi assez « vide » si on le compare à son rival de l’époque : Tokimeki Memorial Girl’s Side : the 3rd Story. J’avais aussi trouvé le jeu trop simple pour une simulation et les gars trop faciles à « faire tomber amoureux ». Tu me diras, c’est bien pire dans TMMGS où les mecs t’envoient bouler alors que tu te casses littéralement le cul à les séduire mais au moins y’a du challenge XD. Alors que Storm Lovers, les relations amoureuses s’établissent quand même très très vite et le reste de l’année scolaire est super long à suivre une fois qu’on a son copain…(d’où l’intérêt d’aller voir ailleurs je suppose…). Du coup je n’ai pas touché au second opus de la série. C’est exactement pareil ou ils ont modifié des trucs ?

Pour 2019, j’attends surtout Kenka Bancho Otome 2 parce que je sens que ça va être encore des moments de rigolade où l’on défonce tout le monde sur son passage XD J’ai de grosses attentes pour Variable Barricade également qui lui aussi joue à fond sur la love-com et des mini-jeux rigolos.

Enfin je fini sur Piofiore no Banshou qui est sorti fin 2018 : Vu tes goûts en matière d’otome, je ne sais pas si tu l’apprécieras autant. Perso, j’ai tenu bon grâce à une excellente narration et un univers crédible et mature mais il faut s’accrocher pour apprécier les personnages (surtout dans les bad ends). Pour te dire, il m’a fallu du mignon tout plein (Yunohana SPRING) derrière pour ne pas sombrer. Les otomes matures ont beau être très cool sur le papier, c’est beaucoup trop rare quand ça ne vire pas en balance ton otome boy sur tout le casting -_-